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Les 20 étapes pour créer sa micro-entreprise
Ce guide vous accompagne pas à pas, de la création du compte jusqu'à la réception de votre immatriculation, avec les chiffres 2026 et les points où les créateurs se trompent le plus souvent.
Bonne nouvelle : personne n'a besoin de payer un intermédiaire pour créer sa micro-entreprise. L'objectif de ce guide est de vous rendre autonome.
À qui s'adresse ce guide ?
Ce livre blanc est fait pour vous si :
- Vous voulez tester une activité en solo, en complément ou à plein temps
- Vous êtes freelance, prestataire de services ou artisan et vous démarrez
- Vous ne savez pas dans quelle catégorie ranger votre activité
- Vous hésitez sur le versement libératoire ou la périodicité de vos cotisations
- Vous voulez éviter un dossier renvoyé pour régularisation
- Vous voulez comprendre vos obligations avant de vous lancer
Dans ce guide, découvrez notamment :
Les activités possibles ou exclues en micro-entreprise
Les 20 écrans du guichet unique, expliqués un par un
Le versement libératoire : conditions, taux et vrai calcul
Les abattements applicables selon votre activité
Les pièces justificatives à préparer avant de commencer
Les erreurs les plus fréquentes et comment les éviter
Livre blanc
Créer sa micro-entreprise : le guide détaillé en 20 étapes
Introduction
Vous avez un projet entrepreneurial et souhaitez créer votre entreprise simplement, gratuitement et sans prendre de risque ?
La micro-entreprise est peut-être faite pour vous.
Dans ce guide, découvrez l’essentiel pour comprendre les différentes étapes et créer votre micro-entreprise en toute simplicité.
Partie 1
La micro-entreprise, c’est quoi ?
La micro-entreprise est un régime simplifié de l’entreprise individuelle.
Concrètement, vous êtes seul à la tête de votre activité.
Vous pouvez par exemple faire :
Achat-revente : vous achetez des produits pour les revendre : vêtements, bijoux, cosmétiques, meubles, véhicules, etc.
Prestations de services artisanales : vous réalisez une prestation manuelle ou technique : plomberie, électricité, coiffure, peinture, réparation, etc.
Prestations de services libérales : vous vendez principalement votre expertise ou vos compétences : développement informatique, conseil, formation, community management, etc.
La liste est longue : de nombreuses activités peuvent être exercées en micro-entreprise. Mais pour certaines activités ce n'est pas le cas, notamment :
- Certaines activités agricoles relevant de la MSA
- Certaines activités immobilières, comme les marchands de biens
- Certaines activités artistiques relevant du régime des artistes-auteurs
- Certaines activités financières et d’assurance, comme les activités de banque ou d’assurance
- Certaines professions réglementées soumises à un régime spécifique
Attention : une activité réglementée n’est pas forcément interdite en micro-entreprise. Elle peut simplement nécessiter un diplôme, une qualification professionnelle, une autorisation ou une inscription spécifique.
C’est notamment le cas de certaines activités artisanales.
Par exemple :
- Plombier : qualification professionnelle obligatoire.
- Électricien : qualification professionnelle obligatoire.
- Coiffeur : qualification professionnelle obligatoire.
- Chauffeur VTC : carte professionnelle VTC obligatoire.
- Activités du bâtiment : qualification professionnelle et assurance décennale peuvent être nécessaires.
Si vous avez un doute, vérifiez toujours les règles applicables à votre activité avant de créer votre micro-entreprise.
Partie 2
Comment créer votre micro-entreprise ?
Étape 1 - Créer son compte INPI
-
Aller sur le Guichet unique : https://procedures.inpi.fr/?/
-
Créer son compte
-
ou vous pouvez utiliser FranceConnect+ ou INPI Connect (si vous avez déjà un compte)
Étape 2 - Commencer la création
Entreprises → Créer, modifier ou cesser une entreprise
Puis → Créer une entreprise
Puis → Entrepreneur individuel → Oui, je souhaite opter pour le statut micro-entrepreneur → Indiquez si vous avez déjà eu une micro entreprise (si Oui, il faudra indiquer votre ancien numéro SIREN)
Étape 3 - Votre identité
Indiquez ensuite vos informations personnelles :
-
nom ;
-
prénom ;
-
date et lieu de naissance ;
-
nationalité ;
-
adresse ;
-
situation personnelle ;
-
etc.
Étape 4 - Régime micro-social
Vous devez choisir la périodicité de déclaration et de paiement de vos cotisations sociales :
-
Mensuelle
-
Trimestrielle
Notre conseil : nous vous recommandons la déclaration mensuelle, plus simple pour suivre votre activité et anticiper vos cotisations.
Étape 5 - Renseigner son adresse et ses coordonnées
Vous devez maintenant renseigner vos coordonnées personnelles :
- Adresse de l’entrepreneur : indiquez votre adresse personnelle.
- Adresse e-mail : indiquez une adresse que vous consultez régulièrement.
- Téléphone
Étape 6 - Renseigner son volet social
Vous devez maintenant renseigner les informations liées à votre situation sociale :
- Numéro de sécurité sociale : renseignez votre numéro à 15 chiffres.
- Activité non salariée antérieure : indiquez si vous avez déjà exercé une activité indépendante (en micro-entreprise par exemple)
- Organisme d’assurance maladie actuel
- Demande d’ACRE : indiquez si vous avez déjà effectué une demande d’ACRE auprès de l’Urssaf
- Activité simultanée : indiquez si vous exercez une autre activité en parallèle, par exemple si vous êtes salarié.
- Affiliation biologiste / pharmacien : concerne uniquement les personnes concernées.
Étape 7 - Adresse de l’entreprise
Vous devez maintenant choisir l’adresse de votre micro-entreprise.
La solution la plus simple est de domicilier votre entreprise chez vous.
Il vous suffit de sélectionner « Oui » et de confirmer que vous avez pris connaissance des conséquences.
Attention : votre adresse personnelle pourra être publiée dans les registres publics de votre entreprise.
Si vous ne souhaitez pas utiliser votre adresse personnelle, vous pouvez faire appel à une société de domiciliation ou utiliser une autre adresse professionnelle (comme un local par exemple).
Étape 8 - Déclarer un contrat d’appui
Cette étape concerne uniquement les personnes qui ont signé un contrat d’appui au projet d’entreprise (CAPE) avec une structure d’accompagnement.
→ Si vous n’avez jamais signé de CAPE, sélectionnez simplement « Non ».
Étape 9 - Personnes ayant le pouvoir d’engager l’entreprise
Cette partie concerne les personnes qui ont le pouvoir d’engager l’entreprise à votre place.
Si vous êtes seul à gérer votre micro-entreprise et que personne n’a reçu ce pouvoir, vous n’avez rien à ajouter.
Étape 10 - L’insaisissabilité
Cette étape concerne la protection de votre résidence principale.
Depuis 2022, votre résidence principale est automatiquement protégée contre les créanciers professionnels.
→ Dans la grande majorité des cas, si vous n’avez pas fait de déclaration particulière devant un notaire, sélectionnez « Non ».
Si vous avez déjà effectué une déclaration d’insaisissabilité devant un notaire, sélectionnez « Oui ».
Puis, si vous ne possédez pas de résidence secondaire, ou si vous n’avez jamais effectué cette démarche chez un notaire, vous n’avez rien à renseigner ici.
Étape 11 - Déclarer ses activités
Vous devez maintenant renseigner les informations concernant l’établissement de votre micro-entreprise.
- Établissement principal : sélectionnez « Oui » si c’est votre seul établissement.
- Nom commercial : facultatif. Vous pouvez indiquer le nom sous lequel vous souhaitez exercer votre activité. Si vous n’en avez pas, laissez la case vide.
- Adresse de l’établissement : Sélectionnez l’adresse où votre activité est domiciliée.
→ Si vous avez choisi votre domicile personnel comme adresse de votre entreprise à l’étape précédente, vous pouvez reprendre cette même adresse.
Si vous créez votre micro-entreprise seul et que vous n’avez aucun salarié, sélectionnez :
- Présence de salariés → Non
- Emploie son premier salarié → Non
Étape 12 - Déclarer ses activités
C’est une étape importante : vous devez maintenant indiquer l’activité que vous allez exercer avec votre micro-entreprise.
Cliquez sur « Ajouter une activité », puis renseignez votre activité.
Vous devez maintenant renseigner les informations précises sur votre activité.
- Activité principale : sélectionnez « Oui » si c’est votre activité principale.
- Date de début : indiquez la date à laquelle vous commencez réellement votre activité.
- Exercice de l’activité : sélectionnez « Permanente » si vous exercez toute l’année. Choisissez « Saisonnière » uniquement si votre activité est limitée à certaines périodes.
- Activité ambulante : sélectionnez « Oui » uniquement si votre activité est exercée de manière ambulante.
- Description de l’activité : décrivez simplement et précisément ce que vous allez faire.
Exemple de description
Développeur web → Développement, édition et vente de logiciels, sites web et d'applications web et mobiles
Electricien → Électricien avec réalisation de travaux sur installation électrique sous haute et basse tension
Fabrication de bijoux → Fabrication d'objet divers tel que bijoux fantaisie, bracelet et autres accessoires
Catégorisation de l’activité : Sélectionnez la catégorie qui correspond le mieux à ce que vous allez réellement exercer.
Exemple :
Développeur web → Industrie et artisanat de fabrication -> Edition, informatique et télécommunication → Programmation, conseil et autres activités informatiques → A titre commercial

Étape 13 - Nom de domaine internet
Cette rubrique est facultative.
Si vous avez déjà acheté un nom de domaine pour votre activité, vous pouvez l’indiquer ici.
→ Exemple : www.monentreprise.fr
Si vous n’avez pas encore de site internet ou de nom de domaine, laissez simplement cette case vide et passez à l’étape suivante.
Ne vous inquiétez pas si vous n’avez pas encore de nom de domaine. Vous pourrez en acheter un plus tard, même après la création de votre micro-entreprise.
Étape 14 - Choisir le versement libératoire
Vous devez maintenant choisir si vous souhaitez opter pour le versement libératoire de l’impôt sur le revenu.
Le versement libératoire, c’est quoi ?
Le principe est simple : vous payez votre impôt sur le revenu directement avec vos cotisations sociales, lors de votre déclaration URSSAF.
L’impôt est calculé directement sur votre chiffre d’affaires encaissé.
Les taux sont les suivants :
| Secteur d'activité | Taux appliqué |
| Activité d'achat/revente, de vente de denrées à consommer sur place (BIC) | 1% |
| Location meublées de toutes natures et chambres d'hôte | 1,7% |
| Activité de services relevant des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) | 1,7% |
| Activité de services relevant des bénéfices non commerciaux (BNC) | 2,2% |
Ces pourcentages correspondent uniquement à l’impôt sur le revenu. Vos cotisations sociales sont calculées séparément.
Exemple
Vous êtes consultant et vous encaissez 2 000 €.
Votre activité relève des BNC.
Avec le versement libératoire : 2 000 € × 2,2 % = 44 € d’impôt
Ces 44 € sont payés en même temps que vos cotisations sociales lors de votre déclaration URSSAF.
Qui peut choisir le versement libératoire ?
Pour pouvoir en bénéficier, vous devez notamment respecter une condition de revenu fiscal de référence n-2 (RFR).
Pour une option au titre de 2026, votre RFR 2024 doit être inférieur à :
- 29 315 € pour 1 part ;
- 58 630 € pour 2 parts ;
- 73 287,50 € pour 2,5 parts ;
- 87 945 € pour 3 parts.
Attention : le versement libératoire n’est pas automatiquement avantageux pour tout le monde.
Notre conseil : ne choisissez pas « Oui » automatiquement. Le versement libératoire peut être intéressant dans certaines situations, mais le régime classique (barème progressif d'imposition) peut être plus avantageux dans d’autres. Par exemple, si vous ne payez pas d'impôt sur le revenu aujourd'hui, l'option pour le versement libératoire pourrait vous en faire payer inutilement.
Et si vous ne choisissez pas le versement libératoire ?
Si vous sélectionnez « Non », vous restez soumis au fonctionnement classique de l’impôt sur le revenu (barème progressif).
Le principe est simple :
Vous déclarez votre chiffre d’affaires → l’administration applique automatiquement un abattement → le montant restant est ajouté aux autres revenus de votre foyer → l’ensemble est soumis au barème de l’impôt sur le revenu.
Quel abattement ?
L’abattement dépend de votre activité :
-
Achat revente : 71% du CA
30 000 € (CA) - 71% = 8 700€ - Activité artisanale : 50% du CA
30 000 € - 50% (abattement) = 15 000€ - Prestation de service : 34% du CA
30 000 € - 34% = 19 800€ (montant imposable)
L’administration applique automatiquement cet abattement. Vous ne déduisez donc pas vos dépenses réelles.
Exemple
Vous êtes community manager et vous encaissez 50 000 € sur l’année.
Votre activité relève des BNC.
50 000 € – 34 % d’abattement = 33 000 €
→ Les 33 000 € sont ensuite pris en compte dans le calcul de l’impôt sur le revenu de votre foyer.
Vous n’avez donc pas à calculer vous-même votre impôt : l’administration fiscale fait le calcul à partir des informations que vous avez déclarées.
Quand payez-vous l’impôt ?
Vous déclarez votre chiffre d’affaires de l’année précédente lors de votre déclaration annuelle de revenus.
Exemple
CA encaissé en 2026 → déclaration au printemps 2027.
L’impôt est ensuite calculé avec les autres revenus de votre foyer et selon le barème progressif de l’impôt sur le revenu.
Étape 15 - Ajouter les pièces justificatives
Vous devez maintenant télécharger les documents nécessaires à la création de votre micro-entreprise.
Les documents demandés peuvent varier selon votre situation et votre activité.
Pour une création classique, vous devrez notamment fournir :
- Une pièce d’identité (recto-verso)
- Un justificatif de domiciliation de l’entreprise de moins de 3 mois (exemple : facture d’électricité ; facture internet ; facture téléphone fixe)
- Une déclaration sur l’honneur de non-condamnation et une attestation de filiation, datées et signées
Site de l’état pour générer le document Modèle de lettre - Déclaration de non-condamnation et de filiation - Entreprendre.Service-Public.fr
- Un justificatif de qualification ou d’autorisation, si votre activité est réglementée (exemple : plomberie, électricité..)
Étape 16 - Observations et utilisation de vos données
Cette dernière partie vous permet de renseigner des observations concernant votre dossier.
→ Si vous n’avez rien de particulier à signaler, vous pouvez laisser la case vide.
Vous devez ensuite faire deux choix concernant vos données :
-
Répertoire Sirene : vous pouvez demander à ce que certaines informations enregistrées dans le répertoire Sirene ne puissent pas être consultées par des tiers.
-
Prospection commerciale : l’INPI vous demande également si vous acceptez que vos données personnelles soient utilisées à des fins de prospection commerciale.
Étape 17 - Choisir l’adresse de correspondance
Vous devez maintenant indiquer où vous souhaitez recevoir les courriers liés à votre entreprise.
Dans la plupart des cas, vous pouvez sélectionner :
→ « L’entreprise »
L’adresse renseignée sera alors utilisée par les administrations pour vous envoyer les documents et courriers concernant votre micro-entreprise.
Vous devez également renseigner :
- Votre adresse e-mail
- Votre numéro de téléphone
Étape 18 - Récapitulatif
Vous arrivez à la dernière étape avant l’envoi de votre dossier.
L’INPI vous présente un récapitulatif de toutes les informations renseignées lors de votre création.
Une erreur ? Ne validez pas immédiatement votre dossier. Revenez dans la rubrique concernée en haut à gauche et corrigez l’information.
Étape 19 - Signer, payer et envoyer sa demande
Une fois votre récapitulatif vérifié, cliquez sur « Valider le dossier ».
01
Signer la formalité
Vous devez télécharger et vérifier une dernière fois la synthèse de votre dossier.
Si tout est correct :
→ cochez la case confirmant l’exactitude des informations ;
→ cliquez sur « Signer la demande de création ».
Une fois la demande signée, vous ne pourrez plus modifier votre dossier ou ajouter de pièces directement.
02
Payer la formalité
Dans certains cas vous devrez effectuer le paiement si des frais sont applicables à votre création.
03
Votre demande est envoyée
Une fois votre formalité validée, signée et payée, elle est transmise aux organismes compétents pour être examinée.
Vous pourrez ensuite suivre l'avancement de votre dossier directement depuis votre espace INPI, dans « Suivre l’avancement d’une formalité d’entreprise».
Si votre dossier comporte une erreur ou une pièce manquante, l'INPI vous indiquera qu'une régularisation est nécessaire directement depuis votre espace.
Étape 20 - Votre micro-entreprise est créée !
Félicitations ! Votre demande a été validée et votre micro-entreprise est officiellement créée.
Vous allez recevoir votre kbis ainsi que vs informations d’immatriculation, notamment :
-
Votre numéro SIREN : identifie votre entreprise
- Votre numéro SIRET : identifie votre établissement
- Votre code APE : correspond à l'activité principale de votre entreprise.
Et maintenant ?
La création de votre micro-entreprise n’est que la première étape !
Vous devez maintenant mettre en place votre organisation : facturation, compte bancaire, déclaration URSSAF, CFE, impôts, assurances…
Pas d’inquiétude : toutes ces obligations sont expliquées dans les chapitres suivants
Conclusion - Votre micro-entreprise est créée, place à l'organisation
La micro-entreprise est le régime le plus accessible pour se lancer. Formalités gratuites ou presque, comptabilité allégée, cotisations calculées sur ce que vous encaissez réellement : rien ne vous engage au-delà de votre activité.
Mais l'immatriculation n'est pas la fin du parcours, c'est le début.
Les quatre réflexes qui suivent conditionnent la suite :
Déclarer votre chiffre d'affaires à l'URSSAF, chaque mois ou chaque trimestre
Facturer dans les règles, avec les mentions obligatoires
Suivre vos seuils de CA et de TVA, qui ne se déclenchent pas au même niveau
Anticiper la sortie du régime si votre activité décolle
Chacune de ces étapes est détaillée ci-dessus avec les chiffres 2026. Gardez en tête les deux seuils qui comptent : 203 100 € de CA en vente et hébergement, 83 600 € en prestations de services, et une franchise de TVA qui s'arrête bien plus tôt, à 85 000 € et 37 500 €.
Et si un jour la micro devient trop étroite, parce que vous dépassez les plafonds, que vos charges réelles pèsent ou que vous voulez recruter, Swapn vous accompagne pour votre passage en société : 0 €, sans engagement.
FAQ - Les questions les plus fréquentes sur la création d'une micro-entreprise
Combien coûte la création d'une micro-entreprise en 2026 ?
Pour une activité libérale, c'est gratuit. Comptez 24,08 € pour une activité commerciale et 45,00 € pour une activité artisanale. Ce sont les seuls frais obligatoires : la démarche se fait directement sur le guichet unique, aucun intermédiaire payant n'est nécessaire.
Combien de temps avant de recevoir mon numéro SIREN ?
Comptez 3 à 15 jours ouvrés selon votre activité et le nombre d'organismes à consulter. Vous suivez l'avancement depuis votre espace sur le guichet unique, et vous êtes averti si une régularisation est demandée.
Quels sont les plafonds de chiffre d'affaires en 2026 ?
203 100 € pour la vente de marchandises et l'hébergement, 83 600 € pour les prestations de services BIC et BNC. En activité mixte, le total ne doit pas dépasser 203 100 € dont 83 600 € de services au maximum. Ces montants sont revalorisés tous les trois ans et s'appliquent sur la période 2026-2028. Si vous dépassez deux années consécutives, vous basculez au régime réel au 1er janvier de l'année suivante.
À partir de quand dois-je facturer la TVA ?
C'est le piège le plus courant : les seuils de TVA sont bien plus bas que les plafonds de la micro. La franchise s'arrête à 85 000 € en vente et 37 500 € en services, avec des seuils majorés à 93 500 € et 41 250 €. Si vous dépassez le seuil majoré en cours d'année, la TVA s'applique dès le jour du dépassement. Tant que vous êtes en franchise, vos factures doivent porter la mention « TVA non applicable, art. 293 B du CGI ».
Combien vais-je payer de cotisations sociales ?
Vos cotisations se calculent sur le chiffre d'affaires encaissé, pas sur votre bénéfice. En 2026 : 12,3 % pour la vente de marchandises, 21,2 % pour les prestations de services BIC, 25,6 % pour les professions libérales relevant du régime général, 23,2 % pour celles rattachées à la CIPAV. S'y ajoute la contribution à la formation professionnelle : 0,10 % pour les commerçants, 0,20 % pour les libéraux non réglementés, 0,30 % pour les artisans.
Puis-je bénéficier de l'ACRE ?
L'ACRE a été recentrée au 1er janvier 2026 sur des publics ciblés : demandeurs d'emploi inscrits au moins 6 mois sur les 18 derniers, bénéficiaires du RSA, de l'ASS ou de l'AAH, jeunes de 18 à 25 ans (30 ans en situation de handicap), repreneurs d'entreprise en procédure collective, créateurs en quartier prioritaire. Deux changements importants : l'attribution n'est plus automatique, vous devez en faire la demande auprès de l'URSSAF dans les 60 jours, et l'exonération est passée de 50 % à 25 % des cotisations depuis le 1er juillet 2026, pendant 12 mois.
Le versement libératoire, bonne ou mauvaise idée ?
Il permet de payer votre impôt sur le revenu en même temps que vos cotisations, à un taux fixe : 1,0 % en vente, 1,7 % en services BIC, 2,2 % en BNC. Pour en bénéficier au titre de 2026, votre revenu fiscal de référence 2024 doit être inférieur à 29 315 € par part de votre foyer. C'est intéressant si votre taux d'imposition réel est supérieur au taux forfaitaire, et défavorable si vous n'êtes pas imposable, puisque vous payeriez un impôt que vous ne devez pas. L'option peut être prise à la création, ou avant le 30 septembre pour l'année suivante.
Puis-je cumuler ma micro-entreprise avec un emploi ou le chômage ?
Avec un emploi salarié, oui, en vérifiant l'absence de clause d'exclusivité ou de non-concurrence dans votre contrat. Avec l'ARE, le maintien est partiel : votre allocation est réduite de 70 % de vos revenus de micro-entreprise, et le cumul est limité à 60 % de vos droits restants depuis la réforme d'avril 2025. Vous pouvez aussi opter pour l'ARCE, qui verse 60 % de votre capital ARE en deux fois, mais elle suppose de bénéficier de l'ACRE. Avec une retraite à taux plein, le cumul est intégral.
Suis-je concerné par la facturation électronique ?
Oui, mais pas tout de suite pour l'émission, et c'est la confusion la plus répandue. Depuis le 1er septembre 2026, toutes les entreprises doivent être en capacité de recevoir des factures électroniques. L'obligation de les émettre ne s'applique aux TPE, PME et micro-entrepreneurs qu'au 1er septembre 2027. Les formats acceptés sont Factur-X, UBL 2.1 et CII : un PDF simple ne sera plus conforme. Il faut passer par une plateforme agréée, le portail public ne transmet plus les factures entre entreprises. Les sanctions sont de 15 € par facture non conforme, plafonnées à 15 000 € par an.
Est-ce que Swapn peut créer ma micro-entreprise ?
Non, et c'est volontaire : la création d'une micro-entreprise est gratuite ou quasi gratuite et se fait très bien seul, c'est tout l'objet de ce guide. Swapn crée les sociétés : SASU, SAS, EURL et SARL, pour 0 €, sans engagement, hors frais de tiers. En revanche, si vous êtes en entreprise individuelle au régime BNC, Swapn peut prendre en charge votre comptabilité dès 29 € HT/mois, sans engagement, avec le bilan et la liasse fiscale certifiés par un Expert-Comptable inclus.
Pour aller plus loin
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