📖 Livre blanc gratuit
Passer de micro-entreprise à société
Le guide complet pour choisir le bon moment et éviter les erreurs coûteuses.
Vous développez votre activité et vous vous demandez s'il est temps de créer une société ? Découvrez les avantages, les pièges à éviter et la méthode pour prendre la bonne décision selon votre situation.
À qui s'adresse ce guide ?
Ce livre blanc est fait pour vous si :
- Vous approchez des plafonds de la micro-entreprise
- Vous souhaitez optimiser votre rémunération
- Vous envisagez de recruter
- Vous souhaitez protéger votre patrimoine
- Vous vous demandez si une SASU ou une EURL est plus adaptée
- Vous voulez éviter une transition mal préparée
Dans ce guide, découvrez notamment :
Les signes qui montrent qu'il est temps de quitter la micro-entreprise
Les avantages et les inconvénients de chaque statut
Les différences entre SASU, EURL et entreprise individuelle
Les impacts fiscaux et sociaux
Les démarches pour changer de statut
Les erreurs les plus fréquentes (et comment les éviter)
Livre blanc
Comment passer de micro-entreprise
à société ?
Le guide complet pour réussir votre transition en 2026.
Préambule
Vous avez créé votre micro-entreprise, elle a grandi : et maintenant ?
Vous avez lancé votre micro-entreprise il y a quelques mois ou quelques années. Depuis, vous avez trouvé vos premiers clients, affiné votre offre, construit une réputation. Votre activité tourne. Et c'est justement parce qu'elle tourne bien qu'une question commence à occuper vos pensées : la micro-entreprise est-elle toujours faite pour moi ?
Ce guide s'adresse aux micro-entrepreneurs qui exercent une activité commerciale, artisanale ou de prestation de services, y compris les professions libérales non réglementées (consultants, développeurs, formateurs, recruteurs...).
À l'intérieur, vous trouverez :
Une analyse factuelle des limites de la micro-entreprise.
Un comparatif détaillé des statuts de sortie (EI au régime réel, EURL, SASU, SARL, SAS).
Les démarches à suivre, les conséquences fiscales, sociales et comptables du changement.
Quatre inquiétudes reviennent dans la bouche de presque tous les entrepreneurs qui envisagent ce passage de micro à société.
-
Les charges vont-elles exploser ?
-
Les démarches sont-elles vraiment aussi compliquées qu'on le dit ?
-
Combien coûte la création d'une société ?
-
Et surtout, est-ce que je risque de perdre des clients pendant la transition ?
Chacune de ces questions trouvera une réponse précise et chiffrée dans les pages qui suivent.
En tant qu'experts du passage de micro-entreprise à société, nous avons déjà accompagné plus de 5 000 entrepreneurs dans cette étape décisive.
Partie 1
Les limites concrètes de la micro-entreprise : plafonds de CA, TVA et protection patrimoniale
La micro-entreprise reste le régime préféré des créateurs d'entreprise en France. Sa simplicité de création (une déclaration en ligne, zéro capital, zéro statuts) et sa comptabilité allégée (un livre de recettes suffit) en font un point de départ logique. Avec près de 2,8 millions de micro-entrepreneurs économiquement actifs en France, il reste le premier choix des créateurs et représente plus de 60% des nouvelles immatriculations.
Ce cadre a toutefois des limites structurelles que la croissance de l'activité met progressivement en lumière.
Des plafonds de chiffre d'affaires qui contraignent la croissance
Depuis 2026, les plafonds de chiffre d'affaires annuel HT applicables au régime de la micro-entreprise sont fixés à :
203 100€
pour les activités de vente de marchandises
83 600 €
pour les prestations de services (BIC, BNC, locations de tourisme classées)
Ces seuils s'appliquent pour la période 2026-2028.
Un dépassement ponctuel sur une seule année n'entraîne pas de sortie immédiate du régime. En revanche, si le chiffre d'affaires dépasse le plafond pendant deux années consécutives, l'activité bascule automatiquement vers un régime réel d'imposition au 1er janvier de l'année suivante.
En clair, le micro-entrepreneur n'a plus le choix : le régime simplifié lui échappe, avec des obligations comptables plus lourdes à la clé.
Bon à savoir : Seuils de CA 2026 en micro-entreprise : 203 100 € pour la vente de marchandises, 83 600 € pour les prestations de services.
Source : URSSAF, février 2026
Un régime fiscal et des cotisations calculés sur le chiffre d'affaires
C'est la limite la plus coûteuse, et la moins visible au départ. En micro, tout se calcule sur le chiffre d'affaires, pas sur le bénéfice réel. Côté impôt, le régime applique un abattement forfaitaire sur le CA :
71%
pour la vente de marchandises
50%
pour les prestations de services BIC
34%
pour les prestations BNC
L'impôt sur le revenu s'applique ensuite sur le montant restant.
Côté cotisations sociales, même logique : elles sont calculées sur le CA brut, aux taux 2026 suivants :
12,3%
pour la vente de marchandises
21,2%
pour les prestations de services BIC
25,6%
pour les prestations de services BNC (professions libérales)
Le problème apparaît dès que vos charges réelles dépassent l'abattement.
Prenons un artisan qui réalise un chantier à 4 000 € et achète 1 800 € de matériel.
En micro, il ne déduit rien : après abattement de 50 %, il est imposé sur 2 000 €, alors que son bénéfice réel n'est que de 200 €. En EI au réel ou en société, il aurait déduit ses 1 800 € et payé impôt et cotisations sur son vrai bénéfice.
En clair : plus vos charges sont élevées, plus la micro vous fait payer sur de l'argent que vous n'avez jamais gagné.
L'impossibilité de s'associer, de recruter ou de lever des fonds
La micro-entreprise n'est pas une société : c'est un régime simplifié qui s'applique à une entreprise individuelle. Or, par définition, une entreprise individuelle n'a qu'un seul propriétaire, vous. Il n'y a ni capital, ni parts, ni associés à qui répartir la propriété de l'activité.
Concrètement, cela veut dire que vous ne pouvez pas :
-
accueillir un associé qui investirait de l'argent dans le projet en échange d'une part de l'entreprise ;
-
partager la propriété et les décisions avec un cofondateur ;
-
faire entrer un investisseur au capital pour financer votre croissance.
Vous pouvez bien sûr travailler avec d'autres personnes (sous-traitance, prestataires, freelances partenaires), mais chacun reste indépendant : personne ne détient une part de votre activité, et vous ne détenez pas de part de la leur.
Dès que vous voulez vous associer pour de vrai, c'est-à-dire partager la propriété, le capital et les décisions, il faut passer en société. Une SARL ou une SAS permet d'accueillir un ou plusieurs associés, de répartir le capital entre eux et d'organiser leurs droits (dividendes, vote, gouvernance). C'est souvent le vrai déclencheur du passage en société : le projet grandit et se construit désormais à plusieurs.
Patrimoine personnel : une protection partielle
Depuis la loi du 14 février 2022 (en vigueur le 15 mai 2022), la séparation des patrimoines personnel et professionnel est automatique pour les entrepreneurs individuels : vos biens personnels sont protégés des dettes professionnelles, sans démarche à faire.
En société, la protection repose sur un autre mécanisme : la société étant une personne juridique distincte, votre responsabilité se limite à vos apports.
Les points clés à retenir de la "Partie 1"
-
Les plafonds de CA 2026 en micro sont de 203 100 € (vente) et 83 600 € (services). Deux dépassements consécutifs imposent la sortie du régime.
- L'abattement forfaitaire ne reflète pas les charges réelles. Si vos charges dépassent 34 à 50 % du CA, la micro-entreprise vous coûte plus qu'elle ne vous rapporte.
- La micro interdit de s'associer, de faire entrer un investisseur ou de structurer une équipe.
- La protection du patrimoine personnel est renforcée depuis 2022, mais reste moins solide qu'en société.
Partie 2
Choisir son statut de sortie : EI au régime réel, EURL, SASU, SARL ou SAS selon votre profil
2.1 - L'EI au régime réel : l'alternative souvent ignorée avant de créer une société
Avant de foncer vers la création d'une société, une option mérite d'être examinée : l'entreprise individuelle au régime réel. Ce statut permet de sortir des limites de la micro (pas de plafond bloquant, déductibilité des charges réelles, assujettissement à la TVA) sans le formalisme d'une société.
Deux déclinaisons existent :
L'EI au régime réel classique concerne les activités commerciales et artisanales (BIC).
L'EI au régime réel BNC s'adresse aux professions libérales non réglementées : consultants en informatique, marketing, RH, stratégie, développeurs web, formateurs, cabinets de recrutement, managers de transition.
Les cotisations sociales s'élèvent à environ 45 % du bénéfice net, au titre du régime TNS. La comptabilité est plus exigeante qu'en micro (tenue d'un livre-journal, déclaration de résultats), mais reste plus légère que celle d'une société. Depuis 2022, le patrimoine personnel est séparé automatiquement du patrimoine professionnel.
En revanche, l'EI ne permet ni de s'associer, ni de lever des fonds, ni de bénéficier de la crédibilité qu'offre un Kbis. Elle convient aux entrepreneurs dont l'activité repose sur la prestation individuelle et qui cherchent avant tout à déduire leurs charges sans complexifier leur gestion.
EI au réel vs Micro-entreprise vs Société
| Critère | Micro-entreprise | EI au réel | Société (SASU / EURL) |
| Plafond de CA | 83 600 € (services) / 203 100 € (vente) | Aucun | Aucun |
| Déduction des charges réelles | Non (abattement forfaitaire) | Oui (charges réelles) | Oui (charges réelles) |
| Capital social | Aucun | Aucun | 1 € minimum |
| Possibilité de s'associer | Non | Non | Oui |
| Responsabilité | Séparation auto depuis 2022 | Séparation auto depuis 2022 | Limitée aux apports |
| Cotisations sociales | 12,3 % à 25,6 % du CA | ~45 % du bénéfice | ~45 % TNS (EURL) ou ~70-80 % assimilé salarié (SASU) |
| Comptabilité | Livre de recettes | Comptabilité de trésorerie | Comptabilité de trésorerie |
Bon à savoir : L'EI au régime réel n'est pas une société. Elle ne permet pas de s'associer, de lever des fonds ou de transmettre facilement l'activité. Pour certains profils, c'est une étape pertinente. Pour d'autres, il vaut mieux passer directement en société.
2.2 - Vous restez seul en société : EURL ou SASU
L'EURL est une SARL à associé unique. Le gérant relève du régime TNS. Par défaut, elle est à l'impôt sur le revenu (vos cotisations, environ 45 % du bénéfice, se calculent dessus), mais vous pouvez opter pour l'IS : la société paie alors l'impôt sur son bénéfice (15 % jusqu'à 42 500 €, puis 25 %) et vous n'êtes imposé que sur ce que vous vous versez.
La SASU confère au président le statut d'assimilé salarié. Les cotisations sont plus élevées (environ 70 à 80 % du salaire net versé), mais la couverture est plus complète (retraite de base et complémentaire, prévoyance). Le président ne cotise pas à l'assurance chômage. La SASU est à l'IS par défaut, et les dividendes sont soumis à la flat tax de 31,4 %, sans cotisations sociales supplémentaires.
EURL vs SASU
| Critère | EURL | SASU |
| Régime social du dirigeant | TNS (gérant-associé) | Assimilé salarié (président) |
| Taux de cotisations sociales | ~45 % du bénéfice/rémunération | ~70-80 % du salaire brut |
| Couverture sociale | Maladie, retraite de base, allocations familiales. Pas de chômage. | Maladie, retraite de base et complémentaire, prévoyance. Pas de chômage. |
| Régime fiscal par défaut | IR (option IS possible, irrévocable) | IS (option IR possible, 5 ans max) |
| Taux IS | 15 % jusqu'à 42 500 €, puis 25 % | 15 % jusqu'à 42 500 €, puis 25 % |
| Dividendes et cotisations sociales | Cotisations sur la part > 10 % du capital | Pas de cotisations sociales |
| Capital minimum | 1 € | 1 € |
| Flexibilité statutaire | Encadrée par la loi | Très grande liberté |
| Maintien ARE | Partiel (réduction selon bénéfice) | Intégral si pas de rémunération |
| Évolution naturelle | SARL | SAS |
Étude de cas
Prestataire de services
Thomas, développeur freelance, CA de 80 000 €/an, charges réelles de 15 000 €/an
En micro-entreprise (BNC) :
-
Cotisations sociales (25,6 %) = 20 644 €
-
Base imposable (abattement 34 %) = 52 800 €
- Impôt sur le revenu = 8 944 €
- Dépenses professionnelles non déductibles = 15 000€
- Revenu net final ≈ 35 412 € (après déduction des dépenses non déductibles décaissées)
En EURL à l'IS :
- Rémunération = 43 976€
- Cotisations sociales (~45 % de la rémunération) = 21 022 €
- Impôt sur le revenu = 4 978 €
- Revenu net final ≈ 38 998 €
Constat : avec 15 000 € de charges, la micro impose Thomas sur 52 800 €, alors qu'il ne dégage jamais autant, et ses cotisations tombent aussi sur le chiffre d'affaires. Il ne lui reste que ~35 412 € net. En société, il déduit ses charges, n'est imposé que sur son bénéfice réel et conserve ~38 998 €. Soit environ 3 586 € de revenu net gagnés par an, simplement en changeant de régime.
2.3 - Vous vous associez : SARL ou SAS, ce que dit vraiment la loi
La SARL (Société à Responsabilité Limitée) est encadrée par des règles légales strictes : un gérant, des parts sociales, des décisions prises en assemblée avec des quorums définis par la loi. Le gérant majoritaire relève du régime TNS, avec des cotisations de 45 % de la rémunération brute.
La SAS (Société par Actions Simplifiée) offre une liberté quasi totale dans la rédaction des statuts. Le président est assimilé salarié. La répartition du capital, les conditions d'entrée et de sortie des associés, les modalités de gouvernance sont définies librement dans les statuts.
Un piège fréquent dans les associations mal préparées concerne la répartition du capital. Une répartition 50/50 peut conduire à des blocages en cas de désaccord. Prévoir un pacte d'associés dès la création de la société est une précaution que beaucoup négligent et regrettent.
SARL vs SAS
| Critère | SARL | SAS |
| Nombre d'associés | 2 à 100 | 2 minimum, pas de maximum |
| Régime social du gérant/président | TNS (gérant majoritaire) / Assimilé salarié (minoritaire) | Assimilé salarié |
| Taux de cotisations | ~45 % (TNS) / ~70-80 % (assimilé) | ~70-80 % |
| Flexibilité des statuts | Encadrée par la loi | Très grande liberté |
| Cession de parts/actions | Agrément obligatoire, droits d'enregistrement 3 % | Libre (sauf clause), droits 0,1 % |
| Régime fiscal | IS par défaut | IS par défaut |
| Profil adapté | Petites structures familiales, artisans, TPE | Startups, projets à forte croissance, levée de fonds |
2.4 - Professions libérales non réglementées : quel statut selon votre activité ?
Professions libérales non réglementées
Consultants en informatique, marketing, RH, stratégie, banque/finance, développeurs web, cabinets de recrutement, managers de transition, assistants administratifs
Toutes les formes juridiques proposées par Swapn sont accessibles. EI au régime réel BNC, SASU, EURL, SAS, SARL. Le profil type correspond souvent à un indépendant qui a démarré en micro-entreprise, dont le CA approche ou dépasse 40 000 à 50 000 €, et qui cherche à déduire ses charges réelles (matériel, logiciels, coworking, déplacements). Le passage en société devient intéressant à partir de ce seuil, surtout si les charges déductibles dépassent 10 000 € par an.
Professions réglementées par un ordre
Médecins, chirurgiens, vétérinaires, pharmaciens
Ces professionnels exercent sous des formes juridiques spécifiques (SELAS, SELARL, SCM) qui ne sont pas couvertes par ce guide. Un accompagnement spécialisé est recommandé.
Bon à savoir : Ce guide ne couvre pas les professions soumises à un ordre professionnel (médecins, pharmaciens, avocats, experts-comptables…). Ces activités relèvent de formes juridiques spécifiques nécessitant un accompagnement dédié.
Vous hésitez entre plusieurs statuts ?
Le simulateur de statuts juridiques Swapn analyse votre situation (activité, CA, objectifs, statut social souhaité) et vous oriente vers le statut le plus adapté.
-
Gratuit et sans engagement
Les points clés à retenir de la "Partie 2"
-
L'EI au régime réel est une alternative pertinente si vous souhaitez déduire vos charges sans créer de société. Elle ne permet pas de s'associer.
- L'EURL offre des cotisations TNS allégées (~45 %), la SASU une protection sociale renforcée mais plus coûteuse (~70-80 %).
- Le passage en société est généralement intéressant à partir de 40 000 à 50 000 € de CA annuel.
- En SAS ou SARL, un pacte d'associés est une précaution à prendre dès la création pour éviter les blocages.
Partie 3
Les démarches pour passer de micro-entreprise à société : chronologie à respecter
3.1 - Pourquoi « transformer » sa micro-entreprise est juridiquement impossible
La micro-entreprise n'est pas une entité juridique autonome. C'est un régime fiscal et social appliqué à une personne physique. Aucun mécanisme légal ne permet de la « transformer » en société, car il n'y a rien à transformer : pas de personnalité morale, pas de patrimoine social, pas de structure à faire évoluer.
La seule voie consiste à créer une société distincte et à radier la micro. L'ordre dans lequel vous menez ces deux opérations n'est pas neutre : il conditionne la continuité de votre activité et votre situation vis-à-vis de l'URSSAF. Le bon réflexe n'est pas de créer la société d'abord, mais de partir de la fermeture de votre micro et de construire la suite autour.
3.2 - L'ordre recommandé dans la majorité des cas
C'est la situation de la grande majorité des prestataires de services (consultants, développeurs, marketeurs, freelances) : pas de bail commercial, pas de matériel significatif, pas de marque ou de logiciel déposé. Bonne nouvelle, la procédure est simple, sans apport, sans cession, sans droits d'enregistrement. Voici la marche à suivre :
01
Faites le point sur votre activité en micro
Contrats clients en cours, factures et encaissements en attente, dernier chiffre d'affaires à déclarer. C'est le moment de vérifier vos contrats : en cas de clause d'intuitu personae, obtenez l'accord écrit du client avant de transférer le contrat.
02
Fixez votre date de radiation sur le Guichet unique
Vous pouvez choisir une date future (par exemple, déclarer en cours de mois une cessation au dernier jour du mois). Cela vous laisse le temps de créer la société en parallèle.
03
Créez la société en parallèle
Optez pour une date de début d'activité au lendemain de la radiation. L'idéal : radiation le 31, démarrage de la société le 1er. Aucune interruption, aucun chevauchement.
04
Transférez les contrats clients vers la société
Prévenez vos clients du changement de structure et mettez à jour vos documents commerciaux au nom de la société : nouveau SIREN, nouvelles coordonnées bancaires, mentions légales, devis et factures.
05
Déclarez votre dernier chiffre d'affaires micro
Après la cessation, déclarez votre dernier CA à l'URSSAF dans le délai imparti : vos dernières cotisations font l'objet d'une régularisation, avec remboursement en cas de trop-perçu. Informez l'administration fiscale de la fermeture et conservez vos documents comptables et factures pendant 10 ans.
Cet ordre garantit la continuité d'activité : la société est opérationnelle avant la fermeture de la micro, ce qui évite toute interruption de facturation.
3.3 - L'exception : gérant majoritaire de SARL ou d'EURL
Si vous créez une SARL ou une EURL dont vous serez gérant majoritaire, vous ne pouvez pas être simultanément gérant majoritaire ET micro-entrepreneur. Ces deux statuts relèvent du même régime TNS (Sécurité sociale des indépendants), et leur cumul est interdit. Vous devez radier votre micro-entreprise AVANT de prendre vos fonctions de gérant. L'ordre des étapes est donc inversé dans ce cas précis.
Le non-respect de cette règle expose à une régularisation URSSAF, voire à un redressement. En pratique, il faut organiser la création de l'EURL/SARL en amont (rédaction des statuts, dépôt du capital) mais fermer la micro-entreprise avant à la prise de fonction de gérant.
3.4 - Apport ou cession du fonds de commerce : quelle option selon votre situation ?
Cas 1
Vous avez un fonds de commerce valorisable
Bail commercial, matériel significatif, marque déposée, logiciel propriétaire, stock, clientèle contractualisée
Deux options se présentent :
-
L'apport en nature consiste à intégrer le fonds de commerce au capital social de la société. Un commissaire aux apports intervient pour évaluer la valeur du fonds et déterminer le nombre de titres reçus en contrepartie. Le régime fiscal applicable est un sursis d'imposition : la plus-value n'est pas immédiatement taxée.
-
L'apport en fonds de commerce est intéressant lorsque l'entrepreneur souhaite peser davantage dans le capital de la nouvelle société, notamment en cas d'association via une SAS ou une SARL.
La cession du fonds de commerce implique la rédaction d'un acte de cession. La société paie un prix d'achat et l'entrepreneur est imposé sur la plus-value réalisée.
Des droits d'enregistrement s'appliquent :
-
0% jusqu'à 23 000€
-
3% entre 23 001 € et 200 000 €
-
5% au delà de 200 000 €
Le montant minimum des droits d'enregistrement est de 25 €.
Apport vs Cession du fonds de commerce
| Critère | Apport en nature | Cession |
| Mécanisme | Le fonds intègre le capital social | La société achète le fonds |
| Commissaire aux apports | Obligatoire (sauf décision unanime des associés dans certains cas) | Non requis |
| Impact fiscal pour l'entrepreneur | Sursis d'imposition (plus-value différée) | Plus-value imposable immédiatement |
| Droits d'enregistrement | En principe fixes | 0 % / 3 % / 5 % selon le prix |
| Complexité | Élevée | Moyenne |
| Cas d'usage principal | S'associer, peser dans le capital | Récupérer des liquidités |
Bon à savoir : Le commissaire aux apports est obligatoire en SAS/SASU dès qu'un apport en nature est réalisé. En EURL/SARL, les associés peuvent l'écarter à l'unanimité si aucun apport en nature ne dépasse 30 000 € et si le total des apports en nature ne représente pas plus de la moitié du capital social.
Cas 2
Vous êtes prestataire de services sans fonds de commerce valorisable
Consultants, développeurs, marketeurs, freelances dont l'activité repose sur la relation personnelle, sans bail commercial, sans matériel significatif, sans actif incorporel déposé
C'est le cas le plus fréquent parmi les prestataires de services intellectuels. Bonne nouvelle : il n'y a ni apport ni cession à réaliser, pas de commissaire aux apports, pas d'évaluation, pas de droits d'enregistrement.
La procédure est simple. Créer la société. Transférer les contrats clients vers la société (en vérifiant l'absence de clause d'intuitu personae bloquante dans les contrats existants, et en obtenant l'accord écrit du client le cas échéant). Fermer la micro-entreprise.
Bon à savoir : Comment savoir si j'ai un fonds de commerce valorisable ? Posez-vous trois questions. Est-ce que j'ai un bail commercial ? Un matériel ou un stock significatif ? Une marque, un logiciel ou un actif incorporel déposé ? Si la réponse est non aux trois, vous n'avez pas de fonds de commerce et la procédure est allégée.
Les points clés à retenir de la "Partie 3"
-
Aucune « transformation » juridique n'est possible. Il faut créer une société et radier la micro-entreprise.
- Cas courant (sans fonds de commerce) : préparez la fermeture, fixez une date de radiation, créez la société avec un démarrage le lendemain.
- Exception : gérant majoritaire d'EURL/SARL → radier la micro AVANT la prise de fonction.
- Prestataires de services sans fonds de commerce : pas d'apport ni de cession. Transfert des contrats et fermeture de la micro.
- En cas de fonds de commerce valorisable, l'apport diffère l'imposition, la cession génère des droits d'enregistrement.
Partie 4
Radier sa micro-entreprise : étapes, délais et erreurs fréquentes
4.1 - La procédure de radiation de la micro étape par étape
Depuis janvier 2023, toutes les formalités (création, modification, cessation) se font exclusivement via le Guichet unique (formalites.entreprises.gouv.fr). Les anciens CFE (Chambres de Commerce, URSSAF) ne reçoivent plus de demandes directes.
La procédure consiste à se rendre sur le Guichet unique, rubrique « déposer une formalité de cessation d'activité », et à remplir le formulaire de cessation P2-P4. La clôture peut se faire en 24 heures ou être programmée à une date future, ce qui permet de l'aligner avec la date de début d'activité de la nouvelle société.
Bon à savoir : Depuis janvier 2023, le Guichet unique est le seul point d'entrée pour toutes les formalités d'entreprise en France : création, modification et cessation. Les CFE ne reçoivent plus de demandes directes.
4.2 - Les obligations restantes après radiation de la micro
Dans les 60 jours suivant la cessation d'activité, le micro-entrepreneur doit déclarer son dernier chiffre d'affaires auprès de l'URSSAF et informer l'administration fiscale de la fermeture. Les dernières cotisations sociales dues font l'objet d'une régularisation : en cas de trop-perçu, un remboursement intervient sous 30 jours. Les documents comptables et les factures doivent être conservés pendant une durée légale de 10 ans.
Les contrats en cours (clients, fournisseurs) doivent avoir été transférés à la société avant la cessation, ou résiliés dans les formes prévues.
4.3 - Les 5 erreurs les plus fréquentes lors de la radiation
Erreur 1 : radier la micro-entreprise avant que la société soit opérationnelle.
Conséquence : interruption d'activité, impossibilité de facturer pendant plusieurs semaines.
Solution : ne radier la micro qu'une fois le Kbis de la société obtenu et les contrats transférés.
Erreur 2 : oublier de déclarer le dernier chiffre d'affaires dans les 60 jours.
Conséquence : pénalités et majoration des cotisations dues.
Solution : programmer une alerte dès la date de cessation.
Erreur 3 : ne pas anticiper les cotisations minimales en EURL.
Conséquence : découvert de trésorerie en début d'activité.
Solution : provisionner ce montant avant la transition.
Erreur 4 : ne pas vérifier les clauses d'intuitu personae dans les contrats clients existants.
Conséquence : un client peut refuser le transfert du contrat vers la société.
Solution : lire chaque contrat et obtenir l'accord écrit des clients concernés avant la cessation.
Erreur 5 : cumuler gérance majoritaire d'EURL/SARL et micro-entreprise.
Conséquence : régularisation URSSAF et potentiel redressement.
Solution : radier la micro-entreprise avant la prise de fonction de gérant.
Swapn prend en charge, gratuitement* et sans engagement toutes les démarches de création de votre société :
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rédaction et envoi de vos statuts sous 24h
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dépôt de capital simplifié et sans honoraire via notre notaire partenaire
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publication de l'annonce légale
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immatriculation sur le Guichet Unique
Un conseiller dédié vous accompagne à chaque étape pour faire les bons choix en toute sérénité.
* Hors frais légaux obligatoires (greffe, annonce légale)
Les points clés à retenir de la "Partie 4"
-
La radiation se fait exclusivement via le Guichet unique. Procédure rapide et gratuite.
-
Le dernier CA doit être déclaré dans les 60 jours suivant la cessation.
-
Ne jamais radier la micro avant que la société soit opérationnelle (sauf exception EURL/SARL gérant majoritaire).
-
Vérifier systématiquement les clauses d'intuitu personae avant de transférer les contrats clients.
Partie 5
Différences micro-entreprise vs sociétés : fiscalité, statut social, comptabilité et TVA
5.1 - Conséquences fiscales : IS vs IR, et optimisation de la rémunération du dirigeant
En micro-entreprise, l'imposition porte sur le CA brut après abattement forfaitaire :
-
71 % pour la vente
-
50 % pour les BIC prestations
-
34 % pour les BNC
En EI au régime réel, l'imposition porte sur le bénéfice réel (CA diminué de toutes les charges déductibles). Le barème progressif de l'IR s'applique. Depuis 2022, l'option pour l'IS est également possible.
En société à l'IS, le taux d'imposition est de 15 % sur les 42 500 premiers euros de bénéfice (pour les PME éligibles), puis de 25 % au-delà. La rémunération du dirigeant est déductible du résultat de la société. Les dividendes distribués sont soumis à la flat tax de 31,4 % (12,8 % d'IR + 18,6 % de prélèvements sociaux) pour le président de SASU/SAS. En EURL/SARL, les dividendes excédant 10 % du capital, des primes d'émission et des comptes courants d'associés supportent des cotisations sociales supplémentaires.
5.2 - Conséquences sociales : TNS vs assimilé salarié
Le gérant-associé d'EURL ou gérant majoritaire de SARL relève du régime TNS. Les cotisations représentent globalement 45 % des revenus. La couverture comprend l'assurance maladie, les indemnités journalières (plus faibles qu'au régime général), la retraite de base, les allocations familiales. Aucune assurance chômage n'est incluse.
Le président de SASU/SAS est assimilé salarié. Les cotisations s'élèvent à 70 à 80 % du salaire brut. La couverture est plus complète : maladie, maternité, retraite de base et complémentaire, prévoyance, invalidité-décès. Le président ne cotise pas à l'assurance chômage. En cas d'arrêt d'activité, aucune indemnisation n'est versée au titre du mandat social.
L'EI au régime réel relève du même régime TNS que l'EURL avec des cotisations minimales dues même en l'absence de rémunération.
TNS vs Assimilé salarié
| Critère | TNS (EURL, SARL gérant majoritaire, EI) | Assimilé salarié (SASU, SAS) |
| Taux global de cotisations | ~45 % de la rémunération / bénéfice | ~70 à 80 % du salaire brut |
| Retraite complémentaire | Limitée | Incluse (régime AGIRC-ARRCO) |
| Indemnités journalières | Plus faibles | Proches du régime salarié |
| Assurance chômage | Non | Non |
| Cotisations minimales sans rémunération | Oui | Non (0 € si pas de salaire) |
Bon à savoir : Le président de SAS/SASU assimilé salarié ne cotise pas à l'assurance chômage. En cas d'arrêt d'activité, aucune indemnisation n'est versée au titre du mandat social. Une assurance privée (type GSC) peut compenser ce risque.
5.3 - Conséquences comptables : vers une comptabilité formelle obligatoire
En micro-entreprise, la comptabilité se résume à un livre des recettes et, pour certaines activités, un registre des achats. Aucun bilan, aucun compte de résultat.
En EI au régime réel, la comptabilité de trésorerie est obligatoire (livre-journal, déclaration de résultats annuelle). C'est plus exigeant qu'en micro, mais plus léger qu'en société : pas de bilan ni de comptes annuels à déposer au greffe. Les pièces comptables se conservent 10 ans, comme pour toute entreprise qui tient une comptabilité.
En société (SASU, EURL, SAS, SARL), les obligations comptables sont complètes : livre-journal, grand-livre, bilan, compte de résultat, annexes, dépôt des comptes annuels au greffe. Le recours à un expert-comptable, bien que non obligatoire légalement, est recommandé dans la pratique.
5.4 - Conséquences TVA : choisir entre les 3 régimes dès la création de la société
En micro-entreprise, la franchise en base de TVA s'applique sous les seuils de 85 000 € (commerce/hébergement) et 37 500 € (prestations de services) en 2026. Aucune TVA n'est facturée, collectée ou déduite.
En société et en EI au régime réel, l'assujettissement à la TVA s'applique dès le premier jour (sauf option franchise sous conditions strictes). Trois régimes sont possibles.
Le régime réel simplifié concerne les entreprises dont le CA est inférieur aux seuils de 945 000 € (vente) ou 286 000 € (services). La déclaration se fait annuellement (CA12/CA12E), avec deux acomptes semestriels et une régularisation en fin d'exercice.
Le régime réel normal impose des déclarations mensuelles ou trimestrielles (CA3). Le remboursement de crédit de TVA est plus rapide.
Le mini-réel combine le régime réel normal pour l'IS et le régime réel simplifié pour la TVA. Il peut convenir aux sociétés qui souhaitent simplifier leurs déclarations de TVA tout en bénéficiant du régime réel normal pour l'imposition des bénéfices.
Comparatif des 3 régimes TVA
| Critère | Réel simplifié | Réel normal | Mini-réel |
| Fréquence déclarative TVA | Annuelle (CA12) + 2 acomptes | Mensuelle ou trimestrielle (CA3) | Simplifiée (CA12) |
| Remboursement crédit TVA | Annuel | Mensuel ou trimestriel | Annuel |
| IS | Réel simplifié | Réel normal | Réel normal |
| Profil adapté | TPE, CA modéré | Entreprises avec achats importants, besoin de trésorerie | Hybride, besoin IS normal + TVA simplifiée |
Bon à savoir : Le choix du régime TVA peut être modifié en cours d'exercice. Pour passer du réel simplifié au réel normal, la demande doit être faite avant le 1er février de l'année concernée ou dans les trois mois suivant le début d'activité.
Swapn vous accompagne gratuitement et sans engagement dans la création de votre société. Et pour la suite ? Pas besoin de chercher un nouvel interlocuteur : notre service de comptabilité tout-en-un prend le relais dès 29€ HT/mois. Déclarations de TVA, bilan et liasse fiscale certifiés par un Expert-Comptable, assistance de nos comptables sous 24h (téléphone, visio, chat, e-mail) : tout est inclus. Les deux services sont indépendants et sans engagement : à vous de choisir selon vos besoins.
Les points clés à retenir de la "Partie 5"
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Le taux réduit d'IS à 15 % s'applique sur les 42 500 premiers euros de bénéfice. Au-delà, 25 %.
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Les cotisations TNS (~45 %) sont moins élevées que les cotisations assimilé salarié (~70-80 %), mais la couverture est moindre.
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Le président de SASU ne cotise pas au chômage. Une assurance privée est recommandée.
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La comptabilité en société est complète et le recours à un expert-comptable est recommandé.
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L'assujettissement à la TVA est immédiat dès la création d'une société. Le choix entre réel simplifié, réel normal et mini-réel mérite d'être étudié dès le départ.
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La flat tax sur les dividendes en SASU est de 31,4 % (12,8 % IR + 18,6 % prélèvements sociaux), sans cotisations sociales.
Conclusion - Passer de micro-entreprise à société : une décision stratégique pour la croissance
La micro-entreprise est un point de départ formidable. Elle a permis à des centaines de milliers d'entrepreneurs de tester leur activité avec un minimum de contraintes.
Mais quand l'activité se développe, les plafonds, l'absence de déductibilité des charges et les limites de la protection patrimoniale deviennent des freins concrets...
C'est à ce moment qu'il est conseillé de créer une société adaptée à vos besoins !
Les étapes sont identifiées :
Choisir le statut adapté à son profil et à ses objectifs
Créer la société
Organiser le transfert d'activité
Fermer la micro-entreprise
Chacune de ces étapes a été détaillée dans ce guide avec les données chiffrées de 2026.
Des milliers d'entrepreneurs ont déjà fait ce chemin. Les outils et les accompagnements existent pour que la transition se passe sans interruption d'activité et sans mauvaise surprise.
Être bien accompagné, c'est la clé pour une transition de micro-entreprise à société réussie.
FAQ - Les questions les plus fréquentes sur le passage de micro-entreprise à société
Est-ce que je garde mes clients quand je passe en société ?
Oui. Les clients font partie de votre activité. Si vous avez un fonds de commerce, il est transféré par apport ou cession à la nouvelle société. Si vous êtes prestataire de services sans fonds de commerce, il suffit de transférer les contrats vers la société. Vérifiez l'absence de clause d'intuitu personae bloquante dans vos contrats existants et obtenez l'accord écrit du client si cette clause est présente.
Dois-je fermer ma micro-entreprise avant de créer la société ?
Dans la majorité des cas, non. L'ordre recommandé est de créer la société d'abord, transférer l'activité, puis fermer la micro-entreprise. L'exception concerne les gérants majoritaires d'EURL et de SARL, qui doivent radier la micro-entreprise avant de prendre leurs fonctions de gérant (incompatibilité des régimes TNS).
Combien coûte la création d'une société en 2026 ?
Pour une EURL, les frais se composent de l'annonce légale (~124 €), des frais de greffe (~35,50 € + 15 € pour une activité artisanale ou 8 € pour une activité commerciale), et de la déclaration des bénéficiaires effectifs (~20 €). Le capital social minimum est de 1 €. Budget total : 200 à 450 €. Pour une SASU, comptez 250 à 500 €. Des services comme Swapn prennent en charge gratuitement les démarches administratives (hors frais légaux obligatoires).
Quel est le seuil de CA à partir duquel le passage en société est intéressant ?
Pour un prestataire de services, le passage en société devient généralement pertinent à partir de 40 000 à 50 000 € de CA annuel, surtout si les charges déductibles dépassent 10 000 € par an ou si le maintien de l'ARE est un objectif.
Quelle est la différence entre les cotisations en micro-entreprise et en société ?
En micro-entreprise, les cotisations sont calculées sur le CA brut : 12,3 % (vente), 21,2 % (services BIC), 25,6 % (services BNC). En EURL, elles sont de ~45 % du bénéfice ou de la rémunération (régime TNS). En SASU, elles représentent 70 à 80 % du salaire brut versé (assimilé salarié), mais aucune cotisation n'est due en l'absence de salaire.
Le passage en société déclenche-t-il une double cotisation sociale ?
Si la transition est bien séquencée (radiation de la micro après prise d'effet de la société), il n'y a pas de double cotisation. Les cotisations micro sont dues jusqu'à la date de cessation, les cotisations société démarrent à la date d'immatriculation. Le risque de chevauchement existe uniquement si les deux statuts coexistent pendant plusieurs mois.
L'ACRE est-elle accessible lors de la création d'une société après une micro-entreprise ?
L'ACRE (aide à la création ou reprise d'entreprise) offre une exonération partielle de 50 % des cotisations sociales pendant la première année d'activité pour les créations avant le 1er juillet 2026, puis de 25 % pour les créations à partir de cette date. L'éligibilité dépend de critères personnels (demandeur d'emploi, bénéficiaire de minima sociaux, etc.) et de la non-obtention de l'aide dans les trois années précédentes.
La SASU permet-elle de cumuler ARE et création d'entreprise ?
Oui. Si le président de SASU ne se verse aucun salaire, il peut continuer à percevoir l'intégralité de ses allocations chômage (ARE). Dès qu'il commence à se rémunérer, France Travail ajuste les versements à la baisse. C'est l'un des avantages spécifiques de la SASU par rapport à l'EURL (où le bénéfice de la société peut réduire les allocations).
Peut-on cumuler une micro-entreprise et une SASU ?
Oui, sous certaines conditions, à condition que les deux activités soient distinctes. La SASU est le seul statut de société compatible avec le cumul d'une micro-entreprise. Ce cumul reste déconseillé en raison de la complexité administrative et des conflits de régime social potentiels.
Qu'est-ce qui change en matière de facturation électronique quand je passe en société ?
Toutes les entreprises assujetties à la TVA sont concernées par la réforme, y compris les micro-entreprises. Dès septembre 2026, les TPE/PME doivent pouvoir recevoir des factures électroniques. L'obligation d'émission s'appliquera à partir de septembre 2027. En créant une société, vous entrez dans le périmètre de la réforme et devez choisir une plateforme agréée (PA, ex-PDP) pour émettre et recevoir vos factures dans un format structuré (Factur-X, UBL ou CII). Le Portail Public de Facturation (PPF) a été abandonné. Les sanctions en cas de non-conformité ont été renforcées : 50 € par facture non émise électroniquement, plafond de 15 000 € par an.
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