Blog La micro-entreprise Passer de micro-entreprise à SASU : Le guide complet (2026)

Passer de micro-entreprise à SASU : Le guide complet (2026)

Auteur

Article mis à jour le 24/03/2026

Par Grégoire Charroyer

Grégoire Charroyer

Grégoire, avec une décennie d'expertise dans la création de société, il est incollable sur les sujets entrepreneuriaux. Son objectif ? Démystifier la création d'entreprise. Hors du travail, il se passionne pour le tennis, la course à pied et se plonge dans des romans policiers. Sa réalisation la plus folle ? Un service de Dog Sitting couplé à un traiteur à domicile pour chiens, alliant affaires et fantaisie.

Sommaire

Résumé de l'article

  • Les seuils de chiffre d'affaires : leur dépassement pendant 2 ans consécutifs oblige à quitter le régime micro-entreprise.
  • La SASU permet de déduire ses charges réelles : vous êtes imposé sur le bénéfice net, et non sur le chiffre d'affaires.
  • Le patrimoine personnel est protégé en SASU : la société forme une personne morale distincte de son dirigeant.
  • La protection sociale du président de SASU : il est assimilé salarié et bénéficie d'une couverture plus complète qu'en micro-entreprise.
  • Le passage se fait en quatre temps : préparation au changement de statut, création de la SASU, transfert de l'activité, puis fermeture de la micro-entreprise.
  • Swapn accompagne gratuitement la création de votre SASU : statuts rédigés sous 24h et toutes les démarches administratives prises en charge.

 

Pourquoi passer de micro-entreprise à SASU ?

En cas de dépassement des seuils de chiffre d’affaires

Vous pouvez envisager de passer en SASU dès que vous approchez des plafonds de chiffre d’affaires de la micro-entreprise ou que vous les avez déjà dépassés. En effet, en tant que micro-entrepreneur, vous êtes soumis à certains seuils de chiffre d'affaires selon votre activité.

Ces seuils sont fixés à :

  • Activité commerciale et d'hébergement : 203 100€ de chiffre d'affaires annuel
  • Activité de prestation de services et location de meublés de tourismes classés : 83 600€ de chiffre d'affaires annuel
  • Location de meublés de tourisme non classés : 15 000 € de chiffre d'affaires annuel (spécifique suivant certaines règles)
  • Activité libérale : 83 600€ de chiffre d'affaires annuel
Bon à savoir : le dépassement de seuil en auto-entreprise est autorisé pendant 2 années consécutives. Une fois les seuils dépassés, vous passez automatiquement au régime fiscal du réel simplifié d’imposition des bénéfices.

Si vous êtes dans ce cas, le passage de micro-entreprise à SASU doit être fait avant la fin de la deuxième année de dépassement.

Pour réduire ses charges fiscales et sociales

Lorsque vous déclarez votre chiffre d’affaires en auto-entreprise, vous ne pouvez pas déduire vos frais professionnels. À l’inverse, la SASU vous permet de déduire vos charges. Vous n’êtes donc pas imposé sur votre chiffre d’affaires (comme en micro-entreprise), mais sur le bénéfice réel de votre société (à savoir la différence entre vos revenus et vos dépenses).

S’agissant des charges sociales, elles sont calculées sur la base de votre chiffre d’affaires pour les micro-entreprises et en fonction du salaire versé pour les SASU.

Pour résumer :

  • En auto-entreprise, l'imposition et le calcul des charges sociales se font sur le chiffre d'affaires avec abattement suivant l'activité.
  • En SASU, l'imposition se fait sur le bénéfice que votre société a réalisé durant son exercice au cours de l'année, pour les charges sociales le calcul s'effectue sur le salaire du dirigeant.

Pour faciliter l'expansion de son entreprise

Le choix de passer de micro-entreprise à SASU peut aussi être justifié par l’envie de faire grandir votre entreprise. Vous envisagez d’augmenter votre chiffre d’affaires en élargissant vos offres et vos produits ou d’embaucher des salariés.

Pour protéger son patrimoine personnel

En micro-entreprise, vous exercez en nom propre, ce qui peut présenter un risque pour votre patrimoine personnel en cas de dettes. En SASU, votre activité professionnelle et votre patrimoine personnel sont clairement séparés, car la société dispose d’une personnalité juridique distincte.

Pour une protection sociale renforcée

En tant que micro-entrepreneur, vous êtes rattaché à la Sécurité sociale des indépendants. De son côté, le président d’une SASU est assimilé salarié (s’il décide de se rémunérer), ce qui offre une couverture sociale plus protectrice qu’en micro-entreprise.

Test express : est-ce le bon moment pour passer en SASU ?

Vérifiez si c’est le bon moment pour passer à la SASU grâce à notre checklist :

  • Vous vous rapprochez des plafonds autorisés pour la micro-entreprise.
  • Vous avez beaucoup de frais professionnels (déplacements, hébergement, repas, etc.) et vous souhaitez pouvoir les déduire de vos bénéfices.
  • Vous envisagez d’élargir vos offres de services ou de produits et augmenter votre CA
  • Vous devez investir dans du matériel ou du stock.
  • Vous souhaitez séparer plus clairement votre activité de votre situation personnelle.

Si vous cochez 3 cases sur 5, la SASU devient une option intéressante pour vous.

Envie de franchir le pas ? Swapn vous accompagne gratuitement pour créer votre SASU en ligne et sécuriser les démarches.

Quelles sont les étapes pour passer d’une micro-entreprise à une SASU ?

étapes pour passer de la micro entreprise à la sasu

Étape 1 - Se préparer au changement de forme juridique

Pour vous préparer au passage de la micro-entreprise à la SASU, vous devez d’abord évaluer les actifs de votre micro-entreprise (ressources financières, matérielles, etc.). Pour obtenir une évaluation précise, rapprochez-vous d’une commissaire aux apports.

Étape 2 - Constituer et immatriculer la SASU

La création d'une SASU se déroule en plusieurs étapes :

  1. La rédaction des statuts qui déterminent les règles de fonctionnement de la société.
  2. Le dépôt du capital social  de la société, qui peut être constitué d’apports en numéraires (de l’argent) ou en nature (des biens). Pour cela, vous pouvez passer par une banque qui ouvrira un compte temporaire le temps de la création de la société ou passer par un notaire. Avec Swapn, vous pouvez déposer votre capital social gratuitement avec notre notaire partenaire.
  3. La publication d’un avis de création dans un journal d'annonces légales (JAL).
  4. Le dépôt du dossier d’immatriculation via le guichet des formalités des entreprises ( guichet unique ).

À l’issue de cette étape, votre SASU existe officiellement.

Étape 3 - Transférer le fonds de commerce vers la SASU

Le transfert du fonds de commerce est l’étape qui permet à la SASU de reprendre l’activité de la micro-entreprise. Le transfert peut se faire de deux façons :

  • Par apport du fonds de commerce : vous apportez des fonds à la SASU en argent ou en nature (en cas d’apport en nature, il sera nécessaire de faire évaluer sa valeur en faisant appel à un commissaire aux apports, sauf si le montant des apports en nature ne représente pas plus de la moitié du capital social ou si aucun des apports en nature n’a une valeur supérieure à 30 000 euros) ;
  • Par cession du fonds de commerce : la SASU achète le fonds à votre micro-entreprise juste après sa constitution. Il sera alors nécessaire de rédiger un acte de cession de fonds de commerce.

Étape 4 - Fermer la micro-entreprise

Une fois la SASU créée et l’activité transférée, vous pouvez fermer votre micro-entreprise. Pour cela, il vous suffit de transmettre une déclaration de cessation d’activité à travers le portail du guichet unique de l'INPI.

Dans un délai de 60 jours après la cessation d’activité, vous devez déclarer votre dernier chiffre d’affaires et informer l’administration fiscale de la fermeture de votre micro-entreprise. De plus, vous devez payer les impôts et les cotisations sociales et, éventuellement, demander un dégrèvement de CFE.

Quelles conséquences en cas de passage à une SASU ?

Passer de la micro-entreprise à la SASU signifie que vous changez de cadre juridique, de régime social et fiscal, mais aussi la façon de gérer votre activité au quotidien.

Les conséquences juridiques

Lorsque vous êtes micro-entrepreneur, vous exercez en nom propre, ce qui signifie que vous et votre entreprise ne formez qu’une seule personne juridique (une micro-entreprise ne dispose pas de sa propre personnalité juridique). Au contraire, lorsque vous passez en SASU, vous créez une personne morale distincte.

Les conséquences fiscales du passage en SASU

En SASU, les bénéfices sont soumis à l’impôt sur les sociétés (IS) par défaut. En tant qu’associé unique (qui reçoit des dividendes) et en tant que président de la SASU (qui reçoit un salaire), vous êtes soumis au paiement de l’impôt sur le revenu (IR).

Ce régime fiscal vous permet de déduire vos frais réels (frais de transport, de repas, etc.), ce qui n’est pas possible avec la micro-entreprise.

Bon à savoir : une SASU peut, sous conditions, opter pour l’IR. Dans ce cas, le résultat est imposé directement à votre nom (au barème de l’IR) et l’option est limitée à 5 exercices maximum.

Les conséquences sociales du passage en SASU

En micro-entreprise, vous êtes rattaché au régime des travailleurs non salariés (Sécurité sociale des indépendants). Vos cotisations sociales sont calculées sur la base du chiffre d’affaires déclaré mensuellement ou trimestriellement, après application d’un taux forfaitaire.

En créant une SASU, vous en devenez le président et êtes rattaché au régime général de la Sécurité sociale en tant qu'assimilé salarié, à condition de percevoir une rémunération.

Vous bénéficiez alors d’une protection plus complète, proche de celle d’un salarié. Vous pouvez donc prétendre :

  • À l’assurance maladie et maternité ;
  • À l’assurance retraite de base ;
  • À l’assurance de retraite complémentaire ;
  • Aux allocations familiales.

Attention : En tant que dirigeant de SASU (assimilé-salarié), vous ne cotisez pas à l'assurance chômage classique et ne pouvez donc pas prétendre aux allocations de France Travail.

Bon à savoir : votre protection sociale dépend de la façon dont vous vous rémunérez avec la SASU.

En SASU, vous pouvez vous verser un salaire (en tant que président) ou des dividendes (en tant qu’associé unique). Le salaire correspond à une rémunération versée régulièrement et entraîne le paiement de cotisations sociales ouvrant des droits.

Quant aux dividendes, ils peuvent être versés uniquement si la société dégage un bénéfice. Ils n’entraînent pas de cotisations sociales pour le président de SASU, mais ils ne renforcent pas non plus votre protection sociale.

Pour en savoir plus sur le choix entre salaire ou dividende en SASU, consultez notre article dédié.

Les conséquences comptables

En tant que micro-entrepreneur, vos obligations comptables sont simplifiées (déclaration de chiffre d’affaires, livre des recettes et facturation).

À l'inverse, dès que vous basculez en SASU, votre gestion devient plus structurée. Vous devrez notamment :

  • Établir des comptes annuels (bilan, compte de résultat et annexe) ;
  • Tenir une comptabilité d'engagement (enregistrement de toutes les pièces comptables) ;
  • Réaliser les déclarations de TVA (selon votre régime d'imposition) ;
  • Déposer vos comptes au Greffe du tribunal de commerce chaque année.

Généralement, le recours à un expert-comptable est fortement recommandé pour éviter les erreurs. Pour un coût moyen de 2 000 euros par an, ce professionnel sécurise vos obligations et vous conseille dans vos choix entrepreneuriaux, ce qui peut vous faire réaliser des économies importantes.

Bon à savoir : si vous cherchez un accompagnement comptable adapté à votre SASU, Swapn peut prendre en charge votre comptabilité dès 29€ HT/mois, avec synchronisation bancaire, gestion des notes de frais et déclarations de TVA automatisées. Le bilan annuel, attesté par un expert-comptable membre de l'Ordre, est disponible à partir de 199€ HT/an.

Passer de la micro-entreprise à la SASU : tableau comparatif

 

Micro-entreprise

SAS

Cadre juridique

Exercice en nom propre : le micro-entrepreneur et l’entreprise ne forment qu’une seule personne juridique

Création d’une personne morale distincte

Statut social du dirigeant

Travailleur non salarié

Assimilé salarié

Fiscalité des bénéfices

Impôt sur le revenu (IR) calculé sur le chiffre d’affaires (avec abattement) ou prélèvement libératoire

Impôt sur les sociétés (IS) par défaut sur les bénéfices.


Possibilité de choisir l’impôt sur le revenu (IR) sous conditions, limitée à 5 exercices

Régime social

Travailleur non salarié (Sécurité sociale des indépendants) avec une protection généralement moins complète qu’un salarié

Président assimilé salarié, rattaché au régime général (si rémunéré) avec une protection plus complète

Calcul des cotisations sociales

Cotisations calculées sur le chiffre d’affaires déclaré, avec application d’un taux forfaitaire (selon l’activité)

Cotisations calculées sur le salaire du dirigeant

Obligations comptables

Obligations allégées : déclaration de CA mensuelle/trimestrielle, livre des recettes, factures à émettre

Comptabilité complète : comptes annuels (bilan, compte de résultat, etc.)

Vous pouvez également consulter nos articles complémentaires :

Quel est le coût d’un passage de micro-entreprise à SASU ?

Le coût du passage de micro-entreprise à SASU varie selon plusieurs éléments : les frais de création de SASU, les frais liés au transfert de l’activité et, si vous vous faites accompagner, les honoraires des professionnels.

Les frais de création de la SASU

S’agissant des formalités administratives de création de SASU, les coûts s’élèvent à :

  • 35,59 euros pour l’immatriculation de la société commerciale ;
  • 20,34 euros pour la déclaration des bénéficiaires effectifs ;
  • environ 142 euros HT pour la publication d’une annonce légale de constitution de SASU en 2026 (tarif variable selon le département).

Concernant le dépôt du capital social, comptez aussi sur des éventuels frais bancaires pour l’ouverture d’un compte (qui varient selon l’établissement choisi).

Les frais liés au transfert du fonds

Si vous transférez un fonds de commerce, il sera nécessaire de formaliser l’opération par la rédaction d’un acte. En cas de transfert par cession de fonds (lorsque la SASU achète le fonds à la micro-entreprise), des droits d’enregistrement s’appliquent et sont calculés par tranches :

  • 0 % du prix de cession jusqu’à 23 000 euros ;
  • 3 % pour la fraction du prix entre 23 001 euros et 200 000 euros ;
  • 5 % au-delà de 200 000 euros.

Les honoraires des professionnels

Enfin, prévoyez des honoraires si vous faites appel à un expert-comptable, à un avocat ou à un notaire pour sécuriser la création, le transfert (acte d’apport ou de cession) et vos choix de rémunération et de fiscalité. Le recours à un commissaire aux apports peut aussi être nécessaire si vous réalisez un apport en nature.

Pour vous aider à y voir plus clair, voici un tableau des coûts obligatoires et optionnels à prévoir lorsque l’on souhaite passer d’auto-entreprise à SASU :

Dépense

Obligatoire

Montant indicatif

Immatriculation de la société commerciale

Oui

35,59 euros

Déclaration des bénéficiaires effectifs

Oui

20,34 euros

Annonce légale de constitution (SASU)

Oui

142 euros HT

Frais d’ouverture de compte pour le dépôt de capital

Oui

Variable selon l’établissement

Acte de transfert (apport/cession du fonds)

Oui (s’il y a un transfert)

Variable

Droits d’enregistrement sur la cession de fonds

Oui (s’il y a une cession)

0 % jusqu’à 23 000 euros ;


3 % entre 23 001 euros et 200 000 euros ;


5 % au-delà de 200 000 euros.

Accompagnement professionnel (expert-comptable, avocat, notaire, etc.)

Non

Variable

Commissaire aux apports

Non

Variable

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter notre page dédiée à la création d'entreprise.

Peut-on cumuler micro-entreprise et SASU ?

En principe, il est possible de cumuler micro-entreprise et SASU, mais ce cumul n’est autorisé que si la micro-entreprise et la SASU n’exercent pas la même activité. Les clients, les missions et l'organisation des deux structures doivent donc être distincts. Par exemple, vous pouvez diriger :

  • une SASU qui a pour activité principale la gestion d'un bien en tant que conciergerie ;
  • une micro-entreprise en seconde activité pour l'achat et la revente de produits haut de gamme.

Ces deux activités sont totalement différentes et il est préférable de les séparer avec deux structures distinctes. Pour limiter les risques de confusion, il est recommandé d’avoir des offres clairement différenciables et de tenir une facturation et des comptes séparés.

De même, une micro-entreprise peut facturer une SASU, mais avec vigilance. Si les prestations ne sont pas identifiables ou facturées à un prix normal, l’administration fiscale peut y voir un montage artificiel et effectuer un redressement. Pour éviter cette situation, il est recommandé d’établir un contrat de prestation de services entre le micro-entrepreneur et la SASU indiquant clairement la nature des services et le tarif correspondant.

Que vérifier après la création d’une SASU ?

Après l’immatriculation de votre SASU, prenez le temps de vérifier que toute votre activité est bien transférée sur la nouvelle structure : encaissements, facturation, TVA, contrats, assurances, etc. Voici notre check-list pour vous aider à ne rien oublier :

Banque

  • Le compte bancaire est au nom de la SASU.
  • Les prélèvements et les abonnements (logiciels, hébergement, téléphonie, outils métiers) sont transférés sur le nouveau compte.
  • Il n’y a plus d’encaissements sur le compte de la micro-entreprise à partir de la date de bascule.

Facturation et documents commerciaux

  • L’outil de facturation est configuré au nom de la SASU (dénomination, adresse, SIREN/SIRET).
  • Les modèles de devis et de factures, les CGV, les mentions légales du site et la signature des e-mails sont mis à jour.

Gestion des clients et des fournisseurs

  • Un avenant ou un nouveau contrat est signé avec les clients et les fournisseurs (si l’identité juridique change) ;
  • Pour les devis en cours : vérifier que la facture finale correspond bien à l’entité qui exécute la prestation ;
  • Les comptes sur les plateformes (publicité, paiement, logiciels SaaS, etc.) sont au nom de la SASU.

Assurances

  • La RC Pro est au nom de la SASU ;
  • Si vous conservez une micro-entreprise en parallèle, les assurances couvrent bien chaque activité.

Communication et présence en ligne

  • Les coordonnées de la SASU sont mises à jour sur tous vos supports :

    • Fiche Google Business Profile ;
    • Site internet ;
    • Réseaux sociaux ;
    • Annuaires professionnels ;
    • Produits digitaux, etc.
Besoin d’aide ? Swapn vous accompagne gratuitement dans vos démarches de création de SASU en ligne.

FAQ : passer d’une micro-entreprise à une SASU

Quel chiffre d'affaires minimum pour une SASU ?

Il n’existe pas de chiffre d’affaires minimum pour une SASU. Toutefois, nous vous conseillons entre 40 000 € et 50 000 € de chiffre d'affaires en moyenne.

Combien de temps faut-il pour passer d'une micro-entreprise à SASU ?

Comptez généralement quelques semaines pour passer d’une micro-entreprise à une SASU : le temps de réflexion, d’effectuer les démarches de création de la SASU (statuts, capital, annonce légale, immatriculation), de transférer l’activité et de fermer la micro-entreprise. Le délai varie selon la complexité du transfert et la rapidité des formalités.

Bon à savoir : Grâce à Swapn, vous recevez vos statuts rédigés entre 24 et 48 h.

Si je ferme ma micro pour ouvrir une SASU, est-ce que j'ai le droit à l'ACRE ?

Attention, le passage en SASU est souvent considéré comme une continuité d'activité. Vous ne bénéficierez pas automatiquement d'une nouvelle exonération ACRE, sauf si vous respectez un délai de carence (généralement 1 an) ou changez radicalement d'activité.

Quand rester en micro-entreprise est-il plus avantageux ?

Rester en micro-entreprise est souvent plus intéressant si votre chiffre d’affaires est stable, si vous avez peu de charges et si vous n’avez pas besoin d’investir ni d’embaucher des salariés. C’est aussi une bonne option si vous démarrez et cherchez d’abord à valider votre marché.

Passer d’auto-entreprise à SASU : que faire des factures et des devis en cours ?

Les devis signés en micro-entreprise doivent rester cohérents avec la facturation finale. Idéalement, veillez à facturer et à encaisser au nom de la même entité. Si votre structure juridique change après l’émission d’un devis en micro-entreprise, il est recommandé d’établir un nouveau devis émis par la SASU.

Quel est le meilleur moment de l’année pour basculer d’une auto-entreprise à une SASU ?

Le bon moment pour passer d’une micro-entreprise à une SASU est celui qui simplifie votre gestion (avant de signer un gros contrat, avant une embauche, etc.). Il est également recommandé de choisir un début de période (mois/trimestre) pour éviter les chevauchements de facturation.

Faut-il un commissaire aux apports pour transférer l’activité ?

Selon votre situation, le recours à un commissaire aux apports n’est pas indispensable, Il peut être obligatoire en cas d’apport en nature (clientèle, matériel, etc.), sauf si vous remplissez les conditions de dispense (aucun apport en nature ne dépasse 30 000 euros et l’ensemble des apports en nature ne dépasse pas la moitié du capital).

Faut-il un expert-comptable pour créer une SASU ?

L’expert-comptable n’est pas obligatoire pour créer une SASU, mais son accompagnement est fortement recommandé. Il peut vous aider à rédiger les statuts, à choisir le bon régime fiscal, le mode de rémunération et à mettre en place la comptabilité afin d’éviter les erreurs.

L-Expert-Comptable.com peut vous accompagner dès la création de votre SASU et prendre en charge l'ensemble de vos obligations comptables tout au long de l'année : tenue des comptes, déclarations TVA, bilan annuel et conseil fiscal. Votre comptable dédié répond à vos questions en moins de 2h.

Peut-on transformer directement une micro-entreprise en SASU ?

Non. La transformation directe d’une micro-entreprise en SASU est impossible. Le passage se fait en trois temps : la création de la SASU, le transfert de l’activité (via le fonds de commerce), puis la fermeture de la micro-entreprise.

Sources & Références

Entreprendre.service-public : https://entreprendre.service-public.gouv.fr/vosdroits/F37383

Entreprendre.service-public : https://entreprendre.service-public.gouv.fr/vosdroits/F37398

Entreprendre.service-public : https://entreprendre.service-public.gouv.fr/vosdroits/F37688

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