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Passer de micro-entreprise à SASU : étapes & coûts 2026

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Temps de lecture : 11 min

Résumé de l'article

  • Transformation directe : aucune procédure directe n'existe, il faut créer une SASU puis fermer la micro-entreprise.
  • Les seuils : le dépassement des plafonds micro impose souvent le basculement vers une société.
  • Six étapes : statuts, dépôt de capital, annonce légale, immatriculation, cessation micro et transfert d'activité.
  • Le coût : environ 200€ en autonomie, jusqu'à 1 500€ avec un accompagnement professionnel.
  • La protection sociale : le président devient assimilé salarié et relève du régime général.
  • Créer sa SASU avec Swapn : Swapn vous propose la création à 0€ d'honoraires, hors frais légaux et sans engagement.

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Auteur

Grégoire Charroyer

Expert en création d’entreprise chez Swapn

Article mis à jour

Le 01 octobre 2026

Pourquoi passer de la micro-entreprise à la SASU ?

Plusieurs situations poussent un micro-entrepreneur à envisager la création d'une SASU. Plafonds de chiffre d'affaires, charges mal couvertes par l'abattement forfaitaire, besoin de meilleure protection sociale ou envie de structurer son activité : voici les raisons les plus fréquentes pour passer de micro-entreprise à SASU.

Vous dépassez les plafonds de chiffre d'affaires

La micro-entreprise impose des seuils de CA à ne pas franchir. En 2025, ces plafonds de la micro-entreprise sont fixés à 203 100 € HT pour les activités de vente et à 83 600 € HT pour les prestations de services (article 50-0 du CGI).

Si vous dépassez ces seuils sur deux années consécutives, vous sortez du régime micro-fiscal dès le 1er janvier de l'année suivante. Vous perdez aussi le régime micro-social simplifié et basculez vers le régime des travailleurs indépendants classique, avec une comptabilité plus lourde et des cotisations recalculées.

Attendre le dépassement effectif pour réagir, c'est se retrouver dans une situation subie. Mieux vaut anticiper et préparer la création de votre SASU quand votre CA atteint 70 à 80 % du plafond.

Vos charges réelles dépassent l'abattement forfaitaire

En micro-entreprise, vous ne déduisez pas vos charges réelles. L'administration applique un abattement forfaitaire sur votre CA : 34 % en BNC, 50 % en BIC services et 71 % en BIC vente. Si vos dépenses professionnelles dépassent cet abattement, vous payez de l'impôt sur un revenu fictif supérieur à votre revenu réel.

En SASU, toutes les charges professionnelles sont déductibles au réel : loyer, matériel, logiciels, déplacements, sous-traitance, formation.

Prenons un exemple concret. Sophie est consultante en stratégie (BNC). Son CA annuel est de 60 000 € et ses charges réelles atteignent 22 000 € (coworking, logiciels, déplacements, formation).

  • En micro-entreprise : l'abattement forfaitaire de 34 % lui donne une déduction fictive de 20 400 €. Sa base imposable est de 39 600 €.
  • En SASU à l'IS : ses charges réelles de 22 000 € sont intégralement déduites. Son bénéfice imposable tombe à 38 000 €.

La différence semble modeste ici (1 600 €), mais elle se creuse à mesure que les charges augmentent. Le seuil de rentabilité est simple : dès que vos charges réelles dépassent l'abattement forfaitaire (34 % du CA en BNC, 50 % en BIC services), le régime réel devient plus avantageux. Pour aller plus loin sur ce point, la comptabilité en BNC détaille les règles applicables aux professions libérales.

Vous voulez optimiser votre rémunération et votre protection sociale

En SASU, le président a le statut d'assimilé salarié. Il relève du régime général de la Sécurité sociale, avec une couverture identique à celle d'un salarié : meilleure retraite, prévoyance plus protectrice, indemnités journalières plus élevées en cas d'arrêt maladie. Tout ce que cela implique au quotidien est détaillé dans le guide sur le statut d'assimilé salarié.

Autre avantage : vous pouvez vous verser des dividendes. En SASU, ces dividendes sont soumis à la flat tax de 31,4 % (12,8 % d'IR + 18,6 % de prélèvements sociaux), sans cotisations sociales supplémentaires. Cet arbitrage entre salaire et dividendes permet d'ajuster votre rémunération nette selon votre situation.

Bon à savoir : En micro-entreprise, vous n'avez pas ce choix. Les cotisations sont forfaitaires sur le CA, et votre protection sociale relève du régime des travailleurs non salariés (TNS), moins couvrant sur la retraite et la prévoyance.

Vous souhaitez développer votre activité (associés, investisseurs, crédibilité)

La micro-entreprise est une entreprise individuelle. Elle ne peut pas accueillir d'associés ni émettre d'actions. La SASU, elle, est une société dotée d'une personnalité morale. Si votre projet évolue, vous pouvez ouvrir le capital à de nouveaux associés en la transformant en SAS, sans dissolution ni création d'une nouvelle structure. Les questions à se poser avant de s'associer méritent d'être anticipées dès cette étape.

Votre responsabilité est limitée aux apports : votre patrimoine personnel reste protégé en cas de difficultés. La personnalité morale facilite aussi l'accès au crédit bancaire, aux marchés publics et aux contrats BtoB. Certains donneurs d'ordre exigent de travailler avec une société, pas avec un auto-entrepreneur.

Micro-entreprise vs SASU : tableau comparatif

Pour y voir clair d'un coup d'œil, voici un tableau synthétique des différences entre micro-entreprise et SASU sur 13 critères actualisés.

Critère Micro-entreprise SASU
Forme juridique Entreprise individuelle (EI) Société (personne morale)
Plafond de CA 203 100 € (vente) / 83 600 € (services) Aucun plafond
Régime fiscal par défaut IR (micro-fiscal, abattement forfaitaire) IS (15 % jusqu'à 42 500 €, puis 25 %)
Option fiscale Versement libératoire possible Option IR possible pendant 5 ans
TVA Franchise en base (sous seuils) Assujettissement (sauf franchise en base sous seuils)
Charges déductibles Non (abattement forfaitaire) Oui (toutes charges réelles)
Statut du dirigeant Travailleur non salarié (TNS) Assimilé salarié (régime général)
Cotisations sociales 12,3 % à 25,6 % du CA ~75-82 % du salaire net versé
Protection sociale Régime indépendant (SSI) Régime général (identique salarié)
Dividendes Non applicable Flat tax 31,4 %, sans cotisations sociales
Comptabilité Livre des recettes uniquement Comptabilité complète (bilan, compte de résultat)
Responsabilité Illimitée (patrimoine personnel engagé) Limitée aux apports
Possibilité d'associés Non Oui (transformation en SAS)

La SASU est clairement plus avantageuse quand vos charges réelles sont élevées, que vous approchez des plafonds de CA ou que vous avez besoin d'une meilleure protection sociale. La micro-entreprise reste pertinente tant que votre activité est simple, votre CA modéré et vos charges faibles.

Bon à savoir : Si vous hésitez encore entre les deux statuts, le comparatif SASU ou micro-entreprise vous aidera à trancher selon votre situation.

Quand est le bon moment pour passer en SASU ?

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Le passage en SASU ne se décide pas du jour au lendemain. Certains signaux concrets vous indiquent qu'il est temps d'agir, et la bonne chronologie vous évite une interruption d'activité.

Les signaux qui indiquent qu'il est temps de changer

Plusieurs indicateurs doivent vous alerter :

  • Votre CA approche des 70-80 % du plafond micro (58 500 € en services, 142 000 € en vente)
  • Vos charges réelles dépassent l'abattement forfaitaire de votre catégorie
  • Vous avez besoin de recruter un salarié ou un stagiaire
  • Vous voulez séparer votre patrimoine personnel de votre activité professionnelle
  • Vous envisagez de vous associer ou de lever des fonds à court terme

Si deux ou trois de ces signaux se cumulent, le moment est venu de lancer les démarches. Vous pouvez aussi utiliser le simulateur de statut juridique pour objectiver votre décision.

Peut-on créer la SASU avant de fermer la micro-entreprise ?

Oui, et c'est même la méthode recommandée. Créer votre SASU d'abord vous permet de transférer progressivement vos clients et contrats vers la nouvelle structure, sans interruption d'activité.

La chronologie idéale : vous créez la SASU, vous commencez à facturer via la société, puis vous fermez la micro-entreprise une fois le transfert terminé. Attention toutefois : pendant la période de chevauchement, vous gérez deux déclarations fiscales et sociales en parallèle. Ne laissez pas cette coexistence durer plus de 2 à 3 mois pour limiter la complexité administrative. Les règles du cumul SASU et micro-entreprise sont détaillées si vous souhaitez en savoir plus sur cette période transitoire.

Bon à savoir : Vous pouvez cumuler temporairement votre micro-entreprise et votre SASU. Mais vous devrez gérer deux jeux de déclarations en parallèle. Limitez cette période de chevauchement à 2-3 mois maximum pour rester simple.

Comment passer de micro-entreprise à SASU en 6 étapes

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Il n'existe pas de procédure de « transformation » directe d'une micro-entreprise en SASU. La micro-entreprise est une entreprise individuelle, pas une société. Vous devez créer une nouvelle SASU, puis fermer votre micro-entreprise. Voici les 6 étapes à suivre.

  • Préparer et formaliser les statuts de votre société
  • Verser le capital sur un compte bloqué et obtenir l'attestation
  • Faire paraître l'avis de constitution dans un journal d'annonces légales
  • Enregistrer votre société via le portail de l'INPI
  • Radier votre micro-entreprise en ligne
  • Migrer vos contrats, clients et documents vers la nouvelle structure

Étape 1 - Rédiger les statuts de la SASU

Les statuts sont l'acte fondateur de votre société. Ils doivent contenir plusieurs mentions obligatoires : dénomination sociale, objet social, adresse du siège, montant du capital, durée de la société et identité du président (articles L227-1 et suivants du Code de commerce).

Le président peut être une personne physique ou morale. La SASU offre une grande liberté dans la rédaction des statuts : vous définissez librement les règles de fonctionnement, les conditions de cession d'actions et les modalités de prise de décision. Vous pouvez vous appuyer sur un modèle de statuts SASU gratuit et conforme pour démarrer.

Vous pouvez rédiger les statuts vous-même à partir d'un modèle, ou confier cette étape à un professionnel. Swapn propose la création de SASU gratuitement (0 €), avec rédaction des statuts sous 24h et prise en charge intégrale des formalités par un conseiller dédié.

Étape 2 - Déposer le capital social

Le capital social minimum d'une SASU est de 1 €. En pratique, un capital trop faible nuit à la crédibilité de votre société auprès des banques et des partenaires. Pour une activité de services, un capital de 500 à 5 000 € est généralement adapté. Les critères pour déterminer le capital d'une SASU sont expliqués en détail si vous souhaitez affiner ce choix.

Le dépôt se fait auprès d'une banque, d'un notaire ou d'un service en ligne. Vous recevez en retour une attestation de dépôt des fonds, indispensable pour le dossier d'immatriculation.

Si vous réalisez des apports en nature (matériel, véhicule, fonds de commerce), un commissaire aux apports doit intervenir lorsque la valeur d'un apport dépasse 30 000 € ou excède 50 % du capital.

Étape 3 - Publier une annonce légale

La publication d'un avis de constitution dans un journal d'annonces légales (JAL) du département de votre siège social est obligatoire. Le coût est forfaitaire : environ 142 € HT pour une SASU.

L'annonce doit mentionner la dénomination, la forme juridique, le capital, le siège, l'objet social, la durée et l'identité du président. Conservez l'attestation de parution : elle fait partie des pièces du dossier d'immatriculation. Les modalités de l'annonce légale en SASU sont détaillées si vous souhaitez préparer ce document vous-même.

Étape 4 - Immatriculer la SASU sur le guichet unique (INPI)

Le dossier complet est à déposer sur le guichet unique de l'INPI (formalites.entreprises.gouv.fr). Vous devez fournir :

  • Les statuts signés
  • L'attestation de dépôt de capital
  • L'attestation de parution de l'annonce légale
  • Un justificatif de siège social (bail, attestation de domiciliation)
  • La pièce d'identité du président
  • La déclaration de non-condamnation et de filiation du président

Les frais de greffe pour l'immatriculation au RCS (Registre du Commerce et des Sociétés) s'élèvent à environ 37,45 €. Comptez 3 à 7 jours ouvrés pour recevoir votre Kbis SASU.

Étape 5 - Déclarer la cessation de la micro-entreprise

Une fois votre SASU opérationnelle et vos clients transférés, déclarez la cessation d'activité de votre micro-entreprise. Cette déclaration se fait en ligne sur le guichet unique de l'INPI ou sur autoentrepreneur.urssaf.fr, dans les 30 jours suivant la cessation effective.

Vous devrez déclarer votre dernier chiffre d'affaires et régler les cotisations sociales correspondantes. Si vous étiez assujetti à la TVA en fin de micro-entreprise, pensez à régulariser vos obligations de TVA en micro-entreprise.

Étape 6 - Transférer votre activité vers la SASU

Le transfert ne se fait pas automatiquement. Informez chaque client et fournisseur du changement de structure. Pour les contrats en cours, un avenant ou un nouveau contrat au nom de la SASU est nécessaire.

Si vous possédez un fonds de commerce (clientèle, nom commercial, matériel), vous pouvez le céder ou l'apporter en nature à la SASU. Mettez à jour tous vos documents commerciaux (factures, CGV, site internet) avec les nouvelles mentions légales : forme juridique SASU, numéro RCS, montant du capital. Ouvrez un compte bancaire professionnel dédié à la société.

Quels sont les impacts fiscaux, sociaux et comptables du passage en SASU ?

Changer de statut modifie en profondeur votre fiscalité, votre protection sociale et vos obligations comptables. Voici ce qui change concrètement.

Impacts fiscaux : IS, IR et dividendes

Par défaut, la SASU est soumise à l'impôt sur les sociétés (IS). Le taux réduit est de 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice, puis 25 % au-delà. Vous pouvez aussi opter pour l'impôt sur le revenu en SASU pendant les 5 premiers exercices, sous certaines conditions.

Les dividendes versés par la SASU sont soumis au Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) de 31,4 %, sans cotisations sociales supplémentaires. Tant que les bénéfices restent dans la société, vous ne payez pas d'IR dessus. Le fonctionnement des dividendes en SASU est détaillé si vous souhaitez comprendre les mécanismes de distribution.

Prenons l'exemple de Marc, développeur freelance avec 80 000 € de CA annuel et 10 000 € de charges professionnelles.

  • En micro-entreprise : cotisations sociales de 20 480 € (25,6 % du CA). Base imposable à l'IR après abattement de 34 % : 52 800 €. IR estimé pour un célibataire : environ 9 100 €. Net disponible : environ 50 400 €, avec une protection sociale du régime indépendant.
  • En SASU : Marc se verse 30 000 € net de salaire annuel. Le coût total chargé est d'environ 53 400 €. Bénéfice restant : 80 000 - 10 000 - 53 400 = 16 600 €. IS à 15 % : 2 490 €. Dividendes distribuables : 14 110 €. Après flat tax (31,4 %) : 9 679 € net. Total net : 30 000 + 9 679 = 39 679 €, avec la couverture du régime général.

Le net disponible est plus faible en SASU à ce niveau de CA. Mais la différence se réduit quand les charges réelles augmentent, et la couverture du régime général (meilleure retraite, prévoyance, indemnités journalières) a une valeur concrète. Au-delà de 100 000 € de CA, l'arbitrage salaire-dividendes en SASU devient nettement plus compétitif. Pour simuler votre propre situation, le simulateur SASU vous donnera une estimation personnalisée de votre revenu net et de vos charges.

Impacts sociaux : du TNS à l'assimilé salarié

En micro-entreprise, vos cotisations sociales sont calculées forfaitairement sur le CA : 21,2 % pour les prestations de services BIC, 25,6 % pour les BNC et 12,3 % pour la vente en 2025. Vous relevez du statut du travailleur non salarié (TNS).

En SASU, les charges sociales en SASU sont d'environ 75 à 82 % du salaire net versé. C'est plus élevé, mais vous bénéficiez du régime général de la Sécurité sociale : meilleures indemnités journalières, retraite plus avantageuse et prévoyance renforcée.

La stratégie la plus courante consiste à se verser un salaire modéré pour valider ses droits sociaux, puis à compléter par des dividendes soumis uniquement à la flat tax. Le guide sur salaire ou dividende en SASU détaille les différentes combinaisons possibles selon votre niveau de revenus.

Bon à savoir : En SASU, si vous ne vous versez aucune rémunération, vous ne payez aucune cotisation sociale. Mais cela signifie aussi zéro couverture maladie, zéro trimestre de retraite validé et zéro indemnité journalière. Prévoyez au minimum un petit salaire pour maintenir vos droits.

Impacts comptables : quelles nouvelles obligations ?

En micro-entreprise, la comptabilité se limite à un livre des recettes (et un registre des achats pour les activités de vente). En SASU, vous passez à une comptabilité complète : bilan, compte de résultat, annexes et liasse fiscale à déposer chaque année. L'ensemble des obligations comptables en SASU est listé si vous souhaitez anticiper ce que cela implique concrètement.

Vous devez aussi gérer les déclarations de TVA si votre CA dépasse les seuils de franchise en base (37 500 € pour les services, 85 000 € pour la vente). Les comptes annuels doivent être déposés au greffe du tribunal de commerce.

Le recours à un expert-comptable n'est pas légalement obligatoire, mais il est fortement recommandé pour garantir la fiabilité de vos comptes et obtenir un bilan attesté. Des solutions de comptabilité en ligne inscrites à l'Ordre des Experts-Comptables, comme Swapn, permettent de gérer la tenue comptable complète avec bilan certifié dès 29 € HT/mois, sans engagement.

Combien coûte le passage de micro-entreprise à SASU ?

Le budget à prévoir dépend de votre niveau d'autonomie dans les démarches. Voici le détail des frais de création, de fermeture et des coûts récurrents.

Les frais de création de la SASU

Poste de dépense Coût estimé
Rédaction des statuts 0 € (vous-même) à 500-1 500 € (avocat ou plateforme)
Annonce légale ~142 € HT
Immatriculation au greffe ~37,45 €
Dépôt de capital 0 à 100 € selon l'établissement
Total en autonomie ~200 €
Total avec accompagnement 300 à 1 500 €

Pour une vue d'ensemble du coût de création d'une SASU, tous les postes de dépense sont détaillés poste par poste.

Les frais de fermeture de la micro-entreprise

La déclaration de cessation d'activité est gratuite. Vous devrez simplement régler vos dernières cotisations sociales, calculées sur le dernier CA déclaré. Si la cessation intervient en cours d'année, une cotisation foncière des entreprises (CFE) au prorata peut vous être réclamée. Les règles de la CFE en micro-entreprise s'appliquent jusqu'à la date de radiation.

Les coûts récurrents de la SASU

Une fois la SASU créée, prévoyez des frais de fonctionnement annuels :

  • Expert-comptable : de 29 € HT/mois (solutions en ligne) à 150-300 €/mois
  • CFE (Cotisation Foncière des Entreprises) : variable selon la commune, entre 200 et 2 000 €/an
  • Assurance responsabilité civile professionnelle : selon le secteur d'activité
  • Compte bancaire professionnel : 0 à 30 €/mois

Pour choisir votre banque, le guide sur le compte pro en ligne pour SASU compare les principales options du marché. Au total, les frais fixes annuels d'une SASU se situent entre 500 et 5 000 € selon vos choix. C'est un budget à intégrer dans votre prévisionnel avant de vous lancer.

Micro-entreprise vers SASU ou EURL : quelle alternative choisir ?

La SASU n'est pas la seule option quand vous quittez la micro-entreprise. L'EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée) est l'autre forme juridique adaptée à un entrepreneur solo. Le bon choix dépend de votre stratégie de rémunération et de vos priorités.

SASU ou EURL : les différences clés

Critère SASU EURL
Régime social du dirigeant Assimilé salarié (régime général) TNS (régime indépendant)
Cotisations sociales ~75-82 % du salaire net ~45 % du revenu net
Dividendes Flat tax 31,4 %, sans cotisations sociales Cotisations sociales au-delà de 10 % du capital
Souplesse statutaire Grande liberté de rédaction Plus encadrée par le Code de commerce
Comptabilité Complète (bilan, liasse fiscale) Complète (bilan, liasse fiscale)
Profil idéal Rémunération mixte salaire + dividendes Rémunération principalement en gérance

Dans quel cas l'EURL est-elle plus adaptée ?

L'EURL convient mieux si vous cherchez à minimiser vos charges sociales sur votre rémunération courante. Les cotisations TNS (~45 % du revenu) sont nettement inférieures à celles du régime général en SASU (~75-82 % du salaire net).

Elle est aussi pertinente si votre bénéfice reste modéré (moins de 50 000 €) et que vous ne prévoyez pas de vous verser des dividendes importants. En revanche, si vous envisagez un arbitrage salaire-dividendes ou l'entrée future d'associés, la SASU reste le choix le plus adapté. Pour approfondir cette comparaison, le guide SASU ou EURL détaille les différences clés entre les deux structures. Si vous optez finalement pour l'EURL, les étapes pour passer de micro-entreprise à EURL suivent une logique similaire à celle décrite dans cet article.

Vous souhaitez découvrir nos autres articles sur le passage de la micro-entreprise en société ?

Les questions fréquentes sur le passage de micro-entreprise à SASU

Est-ce qu'on peut transformer directement une micro-entreprise en SASU ?

Non. La micro-entreprise est une entreprise individuelle, pas une société. Il n'existe pas de procédure de « transformation » directe. Vous devez créer une nouvelle SASU, puis fermer votre micro-entreprise. Les deux démarches sont indépendantes.

Combien de temps faut-il pour passer de micro-entreprise à SASU ?

Comptez 2 à 4 semaines au total. La création de la SASU prend 1 à 2 semaines (statuts, dépôt de capital, annonce légale, immatriculation). La fermeture de la micro-entreprise est quasi immédiate. Prévoyez un délai supplémentaire pour transférer vos contrats clients.

Quel est le coût total pour passer d'auto-entrepreneur à SASU ?

En gérant les démarches vous-même, comptez environ 200 € (annonce légale + greffe). Avec un accompagnement professionnel, le budget monte à 300-1 500 €. La fermeture de la micro-entreprise est gratuite.

Puis-je garder mon numéro SIRET en passant de micro à SASU ?

Non. La SASU est une nouvelle personne morale avec un nouveau numéro SIREN et SIRET. Votre ancien SIRET de micro-entrepreneur sera radié. Pensez à informer vos clients, fournisseurs et partenaires de ce changement.

Est-ce que je perds mes droits au chômage (ARE) en créant une SASU ?

Non, la création d'une SASU ne supprime pas vos droits ARE. Si vous ne vous versez aucun salaire, France Travail considère que vous n'avez pas de revenu professionnel et maintient votre allocation. Dès que vous vous versez un salaire, l'ARE est recalculée proportionnellement. Le guide sur SASU et chômage détaille les règles applicables selon votre situation.

Vaut-il mieux passer en SASU ou en EURL quand on quitte la micro-entreprise ?

La SASU convient si vous voulez des dividendes sans cotisations sociales, le régime général ou l'entrée future d'associés. L'EURL est plus adaptée pour minimiser les charges sociales sur votre rémunération courante, avec des cotisations TNS moins élevées.

Quels sont les inconvénients de la SASU par rapport à la micro-entreprise ?

Les principaux inconvénients sont des cotisations sociales plus élevées sur la rémunération (~75-82 % du net), une comptabilité complète obligatoire, des obligations déclaratives plus lourdes (TVA, IS) et des frais de fonctionnement annuels (expert-comptable, CFE, compte bancaire pro). Le guide sur les avantages et inconvénients de la SASU présente un bilan complet des deux côtés de la balance.

À partir de quel chiffre d'affaires est-il rentable de passer en SASU ?

Il n'y a pas de seuil universel. Le passage devient généralement intéressant quand vos charges réelles dépassent l'abattement forfaitaire ou quand votre CA approche 50 000-60 000 € en prestations de services. L'arbitrage dépend aussi de votre besoin en protection sociale et de votre stratégie de rémunération. Le simulateur de revenus micro-entreprise peut vous aider à objectiver ce seuil dans votre cas.

Est-ce que je peux récupérer la TVA en passant en SASU ?

Oui, si votre SASU est assujettie à la TVA (au-delà de 37 500 € de CA pour les services, 85 000 € pour la vente). Vous pourrez alors déduire la TVA sur vos achats professionnels, ce qui est impossible en micro-entreprise sous franchise en base. Le régime de TVA en SASU est expliqué en détail si vous souhaitez anticiper vos obligations déclaratives.

Comment transférer mes clients et contrats de la micro-entreprise vers la SASU ?

Il n'y a pas de transfert automatique. Informez chaque client du changement et émettez de nouvelles factures au nom de la SASU. Pour les contrats en cours, un avenant ou un nouveau contrat est nécessaire. Si vous avez un fonds de commerce, vous pouvez le céder ou l'apporter en nature à la SASU.

Sources & Références

Service-Public : Aide à la création ou à la reprise d'une entreprise (Acre)

URSSAF : Cesser mon auto-entreprise

Impôts.gouv : Pour rester micro-entrepreneur, quel montant de chiffre d'affaires ne dois-je pas dépasser ?

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