Blog Actualités Aides à l’embauche d’apprentis : les changements et nouveautés 2026

Aides à l’embauche d’apprentis : les changements et nouveautés 2026

Auteur

Article mis à jour le 13/03/2026

Par Grégoire Charroyer

Grégoire Charroyer

Grégoire, avec une décennie d'expertise dans la création de société, il est incollable sur les sujets entrepreneuriaux. Son objectif ? Démystifier la création d'entreprise. Hors du travail, il se passionne pour le tennis, la course à pied et se plonge dans des romans policiers. Sa réalisation la plus folle ? Un service de Dog Sitting couplé à un traiteur à domicile pour chiens, alliant affaires et fantaisie.

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Résumé de l'article

  • L'aide à l'apprentissage : c'est un soutien financier versé aux employeurs qui recrutent un apprenti pour encourager la formation des jeunes.
  • Deux dispositifs existent mais ne sont pas cumulables : l'aide unique concerne les TPE-PME jusqu'au niveau bac, l'aide exceptionnelle s'applique plus largement selon la taille de l'entreprise.
  • Les montants varient de 750 € à 6 000 € : ils dépendent de la taille de l'entreprise, du niveau de diplôme préparé et de la situation éventuelle de handicap de l'apprenti.
  • La nouvelle aide exceptionnelle couvre les contrats signés entre le 8 mars et le 31 décembre 2026 : aucune rétroactivité n'est prévue pour les contrats conclus avant cette date.
  • Aucune démarche spécifique n'est requise : l'employeur doit simplement déclarer l'embauche en DSN et transmettre le contrat à l'OPCO dans un délai de six mois.

Conscient du rôle clé que jouent les aides à l’apprentissage pour soutenir le recrutement et la formation des jeunes, le gouvernement a choisi de maintenir ce dispositif. Toutefois, dans un contexte de maîtrise des dépenses publiques, ses modalités évoluent et se resserrent. Ainsi, un décret du 6 mars 2026, applicable aux contrats d’apprentissage conclus à partir du 8 mars 2026, précise en effet les nouvelles modalités de l’aide versée aux employeurs. Il fixe notamment les montants applicables aux contrats signés à compter de cette date et débutant avant le 1er janvier 2027.

Aide unique vs aide exceptionnelle : quelles différences ?

Lorsqu’une entreprise souhaite recruter un apprenti, deux dispositifs d’aide peuvent s’appliquer selon la situation de l’entreprise et le niveau de formation préparé : l’aide unique et l’aide exceptionnelle.

L’aide unique à l’apprentissage constitue le dispositif de droit commun, c’est-à-dire l’aide “classique” prévue par le Code du travail.
Elle concerne les entreprises de moins de 250 salariés et s’applique aux contrats préparant un diplôme ou un titre professionnel jusqu’au niveau bac (niveau 4).

Cette aide est versée au titre de la première année du contrat d’apprentissage. Son montant est aujourd’hui fixé à 5 000 € maximum, ou 6 000 € lorsque l’apprenti est en situation de handicap.

En parallèle, l’aide exceptionnelle à l’embauche d’apprentis constitue un dispositif plus ponctuel, mis en place par les pouvoirs publics afin d’encourager davantage le recours à l’apprentissage. C’est cette aide qui a récemment évolué suite à la publication d’un décret le 6 mars 2026. Celui-ci précise les nouveaux montants et les conditions d’attribution pour les contrats conclus à partir du 8 mars 2026.

Ces deux aides ne sont pas cumulables, puisqu’elles poursuivent la même finalité : soutenir l’embauche d’un apprenti durant la première année du contrat. Ainsi, lorsqu’un contrat est éligible à l’aide exceptionnelle, celle-ci se substitue à l’aide unique.

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Même si deux dispositifs existent, un seul type d’aide peut être attribué pour un même contrat d’apprentissage. Lorsque le contrat est éligible à l’aide exceptionnelle, celle-ci remplace automatiquement l’aide unique, sans démarche particulière de l’employeur.

Une aide exceptionnelle reconduite mais ajustée

Comme évoqué plus haut, l’aide exceptionnelle à l’apprentissage est reconduite par le gouvernement afin de continuer à encourager l’embauche d’apprentis. Elle vient compléter le dispositif existant, tout en étant ajustée dans un contexte de maîtrise des dépenses publiques.

Son montant varie désormais de 750 € à 5 000 €, selon la taille de l’entreprise et le niveau de qualification du diplôme ou du titre préparé par l’apprenti. Les formations de l’enseignement supérieur sont les principales concernées par la réduction du montant de l’aide.

Enfin, cette nouvelle aide exceptionnelle s’applique aux contrats d’apprentissage conclus entre le 8 mars 2026 et le 31 décembre 2026. Aucune rétroactivité n’est prévue : un employeur ayant signé un contrat d’apprentissage entre le 1er janvier 2026 et le 7 mars 2026 ne pourra donc pas bénéficier de cette aide exceptionnelle version 2026. Durant cette période transitoire, seule l’aide unique s’appliquait et pouvait donc être attribuée.

Les montants de l’aide selon l’entreprise et le diplôme préparé

Voici les montants applicables aux contrats conclus à partir du 8 mars 2026 :

Niveau du diplôme ou titre préparé

Entreprises de moins de 250 salariés

Entreprises de 250 salariés et plus

Bac et infra-bac (niveaux 3 et 4)

5 000 € (aide unique)

2 000 € (aide exceptionnelle)

Bac +2 (niveau 5)

4 500 € en Hexagone (aide exceptionnelle) / 5 000 € en Outre-mer (aide unique)

1 500 € (aide exceptionnelle)

Licence et Master (niveaux 6 et 7)

2 000 € (aide exceptionnelle)

750 € (aide exceptionnelle)

Apprenti en situation de handicap (tous niveaux)

6 000 € (aide unique)

6 000 € (aide exceptionnelle)


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La date prise en compte est la date de signature du contrat d’apprentissage, et non la date de début de la formation ou de l’activité dans
l’entreprise. Un contrat signé avant le 8 mars 2026 ne peut donc pas bénéficier des nouveaux montants de l’aide exceptionnelle.

Des obligations spécifiques pour les grandes entreprises

Les entreprises d’au moins 250 salariés doivent respecter certaines obligations pour pouvoir bénéficier de l’aide exceptionnelle à l’apprentissage en 2026. Elles doivent notamment s’engager à atteindre un objectif en matière d’alternance en remplissant l’une des conditions suivantes :

  • atteindre au moins 5 % de contrats favorisant l’insertion professionnelle dans leurs effectifs (contrats d’apprentissage, contrats de professionnalisation, embauches à l’issue de ces contrats, VIE ou conventions Cifre) ;
  • ou compter au moins 3 % d’alternants dans leurs effectifs, tout en justifiant d’une progression d’au moins 10 % du nombre d’alternants.

Ces objectifs devront être justifiés par l’entreprise. À défaut, celle-ci pourra être amenée à rembourser l’aide perçue.

Quelles démarches pour obtenir l’aide ?

Aucune démarche spécifique n’est à effectuer pour bénéficier de l’aide à l’apprentissage. L’employeur doit simplement déclarer l’embauche de l’apprenti dans la déclaration sociale nominative (DSN).

Par ailleurs, le contrat d’apprentissage doit être transmis à l’opérateur de compétences (OPCO) dont dépend l’entreprise, au plus tard dans les six mois suivant sa conclusion. Selon les OPCO, ce dépôt peut se faire en ligne via leur site internet ou par courrier.

Une fois le contrat enregistré, l’OPCO le transmet aux services du ministère chargé de la formation professionnelle, qui le relaient ensuite à l’Agence de services et de paiement (ASP). L’employeur est alors informé de cette transmission, qui vaut acceptation et déclenchement du versement de l’aide.

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Même si aucune demande spécifique n’est à effectuer, le versement de l’aide dépend du dépôt du contrat auprès de l’OPCO. Si ce dépôt n’est pas effectué dans les six mois suivant la conclusion du contrat, l’employeur risque de perdre le bénéfice de l’aide

Questions courantes sur les aides à l'embauche d'un apprenti

Qu’est-ce que l’aide à l’apprentissage ?

L’aide à l’apprentissage est un soutien financier versé aux employeurs qui recrutent un apprenti. Elle vise à encourager la formation des jeunes et à faciliter leur insertion professionnelle.

Depuis le décret du 6 mars 2026, les modalités et montants de certaines aides ont évolué pour les contrats d’apprentissage conclus à partir du 8 mars 2026 et avant le 1er janvier 2027.

Quelles sont les deux aides possibles pour recruter un apprenti ?

Il existe deux dispositifs :

1. L’aide unique à l’apprentissage

  • Dispositif de droit commun.
  • Réservé aux entreprises de moins de 250 salariés.
  • Concerne les contrats préparant un diplôme jusqu’au niveau bac (niveau 4).
  • Montant :
    • 5 000 € maximum
    • 6 000 € si l’apprenti est en situation de handicap

2. L’aide exceptionnelle à l’apprentissage

  • Dispositif temporaire instauré par le gouvernement.
  • Applicable selon la taille de l’entreprise et le niveau de formation.
  • Montant variable de 750 € à 5 000 €.

Peut-on cumuler l’aide unique et l’aide exceptionnelle ?

Non.
Les deux aides ne sont pas cumulables.

Si un contrat est éligible à l’aide exceptionnelle, celle-ci remplace l’aide unique.

Quels sont les montants de l’aide selon l’entreprise et le diplôme ?

Bac ou infra-bac (niveaux 3 et 4)

  • Entreprise de moins de 250 salariés :
    5 000 € (aide unique)
  • Entreprise de 250 salariés et plus :
    2 000 € (aide exceptionnelle)

Bac +2 (niveau 5)

  • Moins de 250 salariés :
    4 500 € en métropole (aide exceptionnelle)
    5 000 € en outre-mer (aide unique)
  • 250 salariés et plus :
    1 500 € (aide exceptionnelle)

Licence ou Master (niveaux 6 et 7)

  • Moins de 250 salariés :
    2 000 € (aide exceptionnelle)
  • 250 salariés et plus :
    750 € (aide exceptionnelle)

Apprenti en situation de handicap

  • Toutes entreprises :
    6 000 €

Pour quelles dates de contrat ces aides s’appliquent-elles ?

La nouvelle aide exceptionnelle concerne les contrats d’apprentissage conclus entre le 8 mars 2026 et le 31 décembre 2026.

Les contrats signés entre le 1er janvier 2026 et le 7 mars 2026 ne peuvent pas bénéficier de cette version de l’aide exceptionnelle.

Les grandes entreprises ont-elles des obligations particulières ?

Oui.
Les entreprises de 250 salariés et plus doivent atteindre l’un des objectifs suivants :

  • 5 % de contrats favorisant l’insertion professionnelle (apprentissage, professionnalisation, VIE, conventions Cifre, etc.) dans leurs effectifs
    ou
  • 3 % d’alternants minimums, avec une progression d’au moins 10 % du nombre d’alternants.

Si ces objectifs ne sont pas respectés, l’entreprise peut être contrainte de rembourser l’aide.

Quelles démarches faut-il effectuer pour obtenir l’aide ?

Aucune demande spécifique n’est nécessaire.

L’employeur doit simplement :

  1. Déclarer l’embauche dans la DSN (Déclaration sociale nominative).
  2. Transmettre le contrat d’apprentissage à l’OPCO dont dépend l’entreprise dans un délai maximum de 6 mois.

Une fois le contrat validé :

  • l’OPCO transmet le dossier au ministère,
  • puis à l’Agence de services et de paiement (ASP) qui verse l’aide.

Quand l’aide est-elle versée ?

L’aide est versée automatiquement après l’enregistrement du contrat d’apprentissage et sa transmission aux services de l’État.

Sources et références

Economie.gouv.fr - https://www.economie.gouv.fr/entreprises/gerer-ses-ressources-humaines-et-ses-salaries/embauche-dun-apprenti-vous-avez-droit-des-aides

Entreprendre.service-public.gouv.fr - https://entreprendre.service-public.gouv.fr/vosdroits/F23556