Sommaire
Résumé de l'article
- L'envie d'entreprendre en France : 15,7 millions de Français souhaitent se lancer, un niveau record depuis avant la pandémie.
- La réussite selon les Français : ils privilégient la créativité et l'épanouissement personnel avant la rentabilité.
- Le principal frein à la création d'entreprise : 53 % des Français citent la peur de l'instabilité financière en premier.
- Tester avant de tout quitter : démarrer en micro-entreprise en parallèle de son emploi est une option pour se lancer avant de créer une société.
- Swapn pour se lancer : nous vous accompagnons tout au long de la création de votre société : de la rédaction des statuts jusqu'à la réception de votre Kbis.
À l'occasion de Go Entrepreneurs, rendez-vous phare de l'entrepreneuriat en France, la CCI France et le Medef ont mené une étude approfondie avec OpinionWay : "Les Français redéfinissent la performance entrepreneuriale". Il en ressort une envie d'entreprendre forte et assumée, portée par des valeurs nouvelles : innovation, créativité, impact social, environnemental et sociétal, quitte à accepter une rémunération moindre. Pourtant, si l'élan est réel, 74% des Français identifient au moins un frein qui les retient de passer à l'acte.
15 millions de Français veulent se lancer : l'envie d'entreprendre à son plus haut niveau
Près de 15,7 millions d'entrepreneurs potentiels, c'est ce que nous révèle l'étude. Un niveau qui n'avait pas été atteint depuis la crise du Covid-19. La preuve d'un désir entrepreneurial grandissant et à toute épreuve : des défaillances historiques ont été enregistrées en 2025, dans un contexte économique et géopolitique complexe, sans que cela suffise à décourager les entrepreneurs en devenir.
Lorsqu'on leur demande quand ils comptent passer à l'acte, 52 % des interrogés souhaitent concrétiser leur projet dans les deux prochaines années, soit 8,1 millions de personnes. Cette volonté est particulièrement marquée chez les jeunes : 53 % des 18-24 ans et 48 % des 25-34 ans déclarent vouloir se lancer, contre 18 % seulement chez les 50-64 ans.
Pour créer votre entreprise, Swapn vous conseille sur la forme juridique la plus adaptée à votre projet et s’occupe de vos démarches administratives gratuitement.
Créativité, épanouissement, impact : ce que les Français considèrent vraiment comme une réussite entrepreneuriale
Bien au-delà des critères de performances que l'on s'imagine, tels que la rentabilité ou la croissance, les entrepreneurs d'aujourd'hui et du futur ont une idée toute autre de la réussite :
| Critère de réussite | % des Français |
|---|---|
| Créativité et capacité à innover | 49 % |
| Épanouissement personnel | 48 % |
| Préserver son équilibre de vie | 39 % |
| Rémunération | 4e position |
Cette vision se retrouve également dans la façon dont les Français évaluent la performance d'une entreprise :
| Critère | % des Français |
|---|---|
| Satisfaction client, innovation, résilience | 78 % |
| Critères financiers (rentabilité, croissance du CA) | 64 % |
| Impact positif | 43 % |
Ces trois dimensions sont complémentaires : les Français conçoivent la réussite d'une entreprise comme l'articulation entre performance économique et utilité sociale.
Cette vision se traduit aussi dans leurs choix personnels : plus d'un Français sur deux (52 %) accepterait de gagner moins pour travailler dans une activité à impact, certains jusqu'à -10 % (24 %) voire -20 % de revenus (18 %).
Créer son entreprise en France : un ancrage local fort et assumé
Autre fait révélé par l'étude, les Français qui souhaitent entreprendre affichent un fort ancrage national et local. 83% d'entre eux choisiraient de créer leur entreprise en France, contre seulement 16% qui envisageraient de s'établir à l'étranger. Nous assistons donc à un véritable sursaut patriotique entrepreneurial.
Mieux encore, la majorité souhaiterait se lancer dans leur région de résidence, témoignant d'une volonté d'entrepreneuriat de proximité, enraciné dans les territoires plutôt que tourné vers les grandes métropoles ou l'international. Un point commun partagé avec les entrepreneurs que Swapn accompagne dans la création d'entreprise.
Quels sont les freins à la création d'entreprise et comment les surmonter ?
Comme nous venons de le voir, l'envie d'entreprendre est forte et réelle. Pourtant, 74 % des Français identifient au moins un frein à leur passage à l'acte.
| Frein identifié | Part des Français concernés |
|---|---|
| Peur de l'instabilité financière | 53 % |
| Sentiment de ne pas "être fait pour ça" | 28 % |
| Idée qu'il faut "tout quitter" | 20 % |
| Attendre le projet parfait | 18 % |
| Syndrome de l'imposteur (18-24 ans) | 27 % |
Peur de l'instabilité financière : le frein n°1 à la création d'entreprise
C'est le frein numéro un, et il est légitime. Quelques pistes pour l'apprivoiser :
- Tester son projet en statut micro-entrepreneur tout en conservant son emploi, pour valider sans tout risquer. Une fois la phase de test validée, vous pourrez choisir un autre statut juridique, en vous faisant accompagner par une legaltech comme Swapn habilitée à vous conseiller car inscrite à l'ordre des experts-comptables.
- Construire un prévisionnel financier réaliste pour anticiper ses revenus et ses charges dès le départ. Certains organismes comme les CCI ou France Travail peuvent vous accompagner dans cette phase.
- S'informer sur les aides et dispositifs existants (ACRE, ARE maintenu, etc.) qui sécurisent les premiers mois.
- Anticiper : profitez de la phase de préparation, avant même de vous lancer, pour constituer une trésorerie de secours.
"Je ne suis pas fait pour entreprendre" : un frein psychologique que l'on peut dépasser
Contrairement aux idées reçues, l'entrepreneuriat ne s'hérite pas, il s'apprend. Pour dépasser ce sentiment, vous pouvez :
- Vous faire accompagner par un mentor ou un coach qui a déjà emprunté ce chemin.
- Lister ses compétences transférables, via un bilan de compétences ou bien en autonomie. Souvent, vous avez des qualités et des compétences bien plus solides que vous ne le pensez, simplement acquises dans un autre contexte.
- Rejoindre une communauté d'entrepreneurs pour réaliser que personne ne se sent 100% légitime au départ.
Faut-il tout quitter pour créer son entreprise ? Non, et voici pourquoi.
Des alternatives existent pour se lancer à son rythme :
- Démarrer son activité en parallèle de son emploi grâce au statut adapté (en micro-entreprise pour la plupart).
- Adopter une approche progressive et par étapes, avec des jalons clairs et un retroplanning concret.
- Enfin, rien n'est gravé dans le marbre, même si vous "quittez tout" pour entreprendre, il vous sera toujours possible de reprendre la route du salariat.
Attendre le projet parfait pour se lancer : un mythe qui freine trop d'entrepreneurs
C'est aussi une idée reçue mais le projet parfait n'existera peut-être jamais ! Quelques pistes pour se lancer malgré tout :
- Commencer petit : une première offre, un premier client, un premier test. L'idée, c'est de démarrer, pas d'être parfait.
- Se fixer une échéance concrète : sans date, le projet reste éternellement "presque prêt". Une deadline, même symbolique, change tout.
- Accepter l'imperfection comme moteur : la plupart des grandes entreprises d'aujourd'hui ne ressemblent plus à ce qu'elles étaient au départ.
Syndrome de l'imposteur : pourquoi les jeunes entrepreneurs doutent d'eux-mêmes
Le syndrome de l'imposteur frappe particulièrement les jeunes. Pour le contrer :
- S'entourer de pairs du même âge qui vivent les mêmes doutes : il existe de nombreuses associations, réseaux et groupements, où vous pourrez trouver de jeunes entrepreneurs.
- Travailler avec un accompagnateur qui aide à objectiver les compétences et le potentiel. Si vous êtes encore en études, de nombreuses écoles, universités, instituts proposent des parcours entrepreneuriaux ou bien peuvent mettre à votre disposition un mentor. Si vous êtes déjà dans la vie active, vous pouvez vous tourner vers des organismes publics ou privés.
Bon à savoir : 63 % des Français estiment que l'entrepreneuriat est réservé à des personnes très performantes, et 57% que la peur de ne pas être assez performant les freine à se lancer.
Entrepreneuriat en France : un manque de reconnaissance encore trop fort
C'est la question que pose l'étude et la réponse est sans appel : deux Français sur trois (65 %) estiment que la France ne valorise pas suffisamment la contribution des entrepreneurs. Ce sentiment de manque de reconnaissance traverse toutes les générations et s'exprime avec une intensité particulière chez les 65 ans et plus (76 %).
D'ailleurs, cette donnée peut-être confrontée à un autre résultat de l'étude : celui du choix du statut. En effet, le statut de micro-entrepreneur ou auto-entrepreneur arrive en tête (34 %) des formes envisagées, suivi de l'entreprise classique TPE/PME (16 %) et du statut de freelance ou indépendant (15 %). Ces choix reflètent une aspiration à l'autonomie progressive, sans rupture brutale avec la situation professionnelle existante.
Bien que la micro-entreprise est souvent envisagée comme la solution de facilité pour démarrer son activité, un autre statut juridique peut être plus cohérent avec vos besoins. N'hésitez pas à contacter l'un de de nos conseillers Swapn pour bénéficier d'une expertise sur-mesure selon votre projet !
Sources & Références
OpinionWay : https://www.opinion-way.com/fr/publications/les-francais-redefinissent-la-performance-entrepreneuriale-2026-23089/
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Rédigé par Grégoire Charroyer
Grégoire, avec une décennie d'expertise dans la création de société, il est incollable sur les sujets entrepreneuriaux. Son objectif ? Démystifier la création d'entreprise. Hors du travail, il se passionne pour le tennis, la course à pied et se plonge dans des romans policiers. Sa réalisation la plus folle ? Un service de Dog Sitting couplé à un traiteur à domicile pour chiens, alliant affaires et fantaisie.
