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Simulateur chômage partiel | Indemnité et reste à charge
Mis à jour le 13 mai 2026
Comment calculer l'indemnité de chômage partiel ?
L'activité partielle (terme officiel du Code du travail, art. L5122-1) permet à un employeur de réduire temporairement le temps de travail de ses salariés ou de fermer son établissement, tout en leur versant une indemnité compensatrice. Voici comment cette indemnité est calculée, côté salarié.
La formule de calcul de l'indemnité salarié
Le calcul repose sur trois données :
Indemnité brute = salaire brut horaire × nombre d'heures chômées × 60 %
Le taux de 60 % s'applique sur la rémunération brute servant de base au calcul de l'indemnité de congés payés. Concrètement, ce taux de 60 % du brut correspond à environ 72 % du salaire net habituel du salarié, car l'indemnité d'activité partielle est exonérée de la plupart des cotisations sociales (seules la CSG et la CRDS sont prélevées).
Prenons un exemple rapide : un salarié gagne 2 000 € brut par mois pour 151,67 heures. Son salaire brut horaire est de 13,19 €. S'il chôme 50 heures dans le mois, son indemnité brute sera de 13,19 × 50 × 60 % = 395,70 €.
L'indemnité ne peut jamais descendre en dessous du SMIC net horaire. Ce plancher protège les salariés les moins rémunérés. Pour rappel, le SMIC horaire brut est fixé à 12,02 € depuis le 1er janvier 2026.
L'indemnité complémentaire pour les salaires proches du SMIC
Lorsque le calcul à 60 % du brut donne un montant inférieur au SMIC net horaire, l'employeur doit verser un complément. Ce plancher horaire est fixé à 8,57 € net par heure chômée.
Avec un SMIC horaire brut à 12,02 € en 2026, un salarié payé au SMIC perçoit une indemnité brute de 12,02 × 60 % = 7,21 € par heure chômée. Ce montant étant inférieur au plancher de 8,57 € net, l'employeur doit compléter la différence pour atteindre ce minimum.
Bon à savoir : ce complément est à la charge de l'employeur. L'État ne rembourse que l'allocation calculée selon ses propres règles (détaillées plus bas dans cet article).
Le plafond de l'indemnité
L'indemnité est plafonnée à 4,5 fois le SMIC horaire brut par heure chômée. En 2026, ce plafond horaire est de 4,5 × 12,02 € = 54,09 € brut par heure chômée.
Ce plafond concerne les salariés dont la rémunération brute horaire dépasse 90,15 € (soit 54,09 € ÷ 60 %). Pour un contrat de 151,67 heures mensuelles, cela correspond à un salaire brut mensuel d'environ 13 676 €. En dessous de ce seuil, le plafond ne s'applique pas.
Simulateur chômage partiel : estimez votre indemnité
Deux angles de calcul sont nécessaires pour comprendre l'impact financier de l'activité partielle : ce que perçoit le salarié et ce que supporte l'employeur après remboursement de l'État.
Calculateur côté salarié
Pour estimer votre indemnité, vous avez besoin de trois informations :
- Salaire brut mensuel (figurant sur votre bulletin de paie)
- Durée contractuelle hebdomadaire (35 h pour un temps plein standard)
- Nombre d'heures chômées par semaine
Le tableau ci-dessous simule trois scénarios types sur une base mensuelle :
| Donnée | Scénario A | Scénario B | Scénario C |
| Salaire brut mensuel | 1 823,07 € | 2 500,00 € | 4 500,00 € |
| Heures contractuelles / mois | 151,67 h | 151,67 h | 151,67 h |
| Heures chômées / mois | 75,83 h (50 %) | 45,50 h (30 %) | 151,67 h (100 %) |
| Salaire brut horaire | 12,02 € | 16,49 € | 29,67 € |
| Indemnité brute (60 % × brut × h) | 546,90 € | 450,17 € | 2 700,24 € |
| CSG-CRDS (6,7 % après abattement 1,75 %) | 36,01 € | 29,63 € | 177,82 € |
| Indemnité nette salarié | 546,90 € (plancher SMIC appliqué) | 420,54 € | 2 522,42 € |
Les montants sont arrondis. Le scénario A bénéficie du plancher SMIC net, ce qui limite l'impact de la CSG-CRDS.
Le simulateur accepte les données en mensuel ou en hebdomadaire : choisissez selon ce qui figure sur votre contrat de travail.
Calculateur côté employeur
L'employeur verse l'indemnité au salarié, puis reçoit une allocation de l'État en remboursement partiel. La bonne intégration de ces flux dans la gestion des congés et jours fériés est essentielle pour éviter les erreurs de paie :
| Donnée | Scénario A | Scénario B | Scénario C |
| Indemnité brute versée au salarié | 546,90 € | 450,17 € | 2 700,24 € |
| Allocation État (36 % du brut horaire × h) | 328,14 € | 270,10 € | 1 620,14 € |
| Reste à charge employeur | 218,76 € | 180,07 € | 1 080,10 € |
L'allocation État est plafonnée à 4,5 SMIC horaire brut (54,09 €/h) et ne peut pas être inférieure à 8,57 € par heure chômée.
Avertissement légal
Ces résultats sont des estimations indicatives. Ils ne tiennent pas compte de certaines situations particulières (temps partiel, convention collective plus favorable, heures supplémentaires structurelles). Pour une simulation officielle et personnalisée, utilisez le simulateur de l'Urssaf disponible sur mon-entreprise.urssaf.fr. En cas de doute sur votre situation, rapprochez-vous d'un expert-comptable.
3 exemples concrets de calcul du chômage partiel
Chaque cas ci-dessous détaille le calcul pas-à-pas, du salaire brut horaire jusqu'au reste à charge de l'employeur. Voici les trois profils simulés :
- Cas n° 1 : salarié au SMIC avec 50 % d'heures chômées
- Cas n° 2 : salarié à 2 500 € brut avec 30 % d'activité réduite
- Cas n° 3 : cadre à 4 500 € brut en chômage partiel total
Cas n° 1 - Salarié au SMIC à 50 % d'activité
Données de départ :
- Salaire brut mensuel : 1 823,07 € (SMIC 2026)
- Heures contractuelles mensuelles : 151,67 h
- Heures chômées : 75,83 h (50 % de 151,67 h)
Calcul de l'indemnité salarié :
- Salaire brut horaire : 1 823,07 ÷ 151,67 = 12,02 €
- Indemnité brute : 12,02 × 75,83 × 60 % = 546,89 €
- Vérification du plancher : 546,89 ÷ 75,83 = 7,21 €/h. Ce montant est inférieur au plancher de 8,57 € net/h. L'employeur doit compléter.
- Indemnité nette après complément : 8,57 × 75,83 = 649,96 € net
Calcul côté employeur :
- Allocation État : 12,02 × 75,83 × 36 % = 328,14 €
- Vérification du plancher État : 328,14 ÷ 75,83 = 4,33 €/h. Le plancher de 8,57 € s'applique aussi à l'allocation. L'allocation est donc portée à 8,57 × 75,83 = 649,96 €
- Reste à charge employeur : indemnité versée (649,96 €) - allocation reçue (649,96 €) = 0 €
Pour un salarié au SMIC, le mécanisme du plancher fait que l'État rembourse la quasi-totalité de l'indemnité.
Cas n° 2 - Salarié à 2 500 € brut à 30 % d'activité réduite
Données de départ :
- Salaire brut mensuel : 2 500 €
- Heures contractuelles mensuelles : 151,67 h
- Heures chômées : 45,50 h (30 % de 151,67 h)
Calcul de l'indemnité salarié :
- Salaire brut horaire : 2 500 ÷ 151,67 = 16,49 €
- Indemnité brute : 16,49 × 45,50 × 60 % = 450,17 €
- CSG-CRDS : 450,17 × 98,25 % × 6,7 % = 29,63 €
- Indemnité nette : 450,17 - 29,63 = 420,54 €
- Vérification du plancher : 420,54 ÷ 45,50 = 9,24 €/h. Supérieur à 8,57 €, pas de complément nécessaire.
Calcul côté employeur :
- Allocation État : 16,49 × 45,50 × 36 % = 270,10 €
- Reste à charge employeur : 450,17 - 270,10 = 180,07 €
L'employeur supporte un reste à charge de 180,07 € pour ce salarié, soit environ 40 % de l'indemnité brute versée.
Cas n° 3 - Cadre à 4 500 € brut en chômage partiel total (100 %)
Données de départ :
- Salaire brut mensuel : 4 500 €
- Heures contractuelles mensuelles : 151,67 h
- Heures chômées : 151,67 h (100 %)
Calcul de l'indemnité salarié :
- Salaire brut horaire : 4 500 ÷ 151,67 = 29,67 €
- Indemnité brute : 29,67 × 151,67 × 60 % = 2 700,24 €
- Vérification du plafond : 29,67 × 60 % = 17,80 €/h. Le plafond est de 54,09 €/h. Pas de dépassement.
- CSG-CRDS : 2 700,24 × 98,25 % × 6,7 % = 177,82 €
- Indemnité nette : 2 700,24 - 177,82 = 2 522,42 €
Calcul côté employeur :
- Allocation État : 29,67 × 151,67 × 36 % = 1 620,14 €
- Reste à charge employeur : 2 700,24 - 1 620,14 = 1 080,10 €
Le reste à charge grimpe à plus de 1 000 € par mois. Pour une entreprise avec plusieurs cadres en chômage partiel total, l'impact sur la trésorerie est significatif. Un accompagnement par un expert-comptable spécialisé en création et gestion d'entreprise permet d'anticiper ces flux et d'optimiser les demandes de remboursement.
Tableau récapitulatif des 3 cas :
| Salaire brut | Heures chômées | Indemnité nette salarié | Allocation État | Reste à charge employeur | % du net conservé (approx.) | |
| Cas 1 - SMIC | 1 823,07 € | 75,83 h (50 %) | 649,96 € | 649,96 € | 0 € | ~90 % |
| Cas 2 - 2 500 € | 2 500,00 € | 45,50 h (30 %) | 420,54 € | 270,10 € | 180,07 € | ~85 % |
| Cas 3 - 4 500 € | 4 500,00 € | 151,67 h (100 %) | 2 522,42 € | 1 620,14 € | 1 080,10 € | ~72 % |
Ces calculs doivent être correctement intégrés dans vos bulletins de paie et votre comptabilité. Les experts-comptables Swapn accompagnent les dirigeants de TPE/PME dans la gestion de l'activité partielle, du paramétrage paie au suivi des remboursements ASP.
Quelles cotisations sociales sur l'indemnité d'activité partielle ?
L'indemnité d'activité partielle est un revenu de remplacement. Son régime de cotisations sociales diffère donc de celui d'un salaire classique.
CSG et CRDS sur l'indemnité
Deux prélèvements s'appliquent sur l'indemnité brute d'activité partielle :
| Cotisation | Taux | Assiette | Applicable ? |
| CSG (revenus de remplacement) | 6,2 % | 98,25 % de l'indemnité brute | ✅ |
| CRDS | 0,5 % | 98,25 % de l'indemnité brute | ✅ |
| Cotisation chômage | - | - | ❌ |
| Retraite complémentaire (Agirc-Arrco) | - | - | ❌ |
| Assurance maladie-maternité | - | - | ❌ |
| Cotisation vieillesse (régime de base) | - | - | ❌ |
L'abattement de 1,75 % sur l'assiette correspond à la déduction forfaitaire pour frais professionnels, identique à celle appliquée sur les salaires. Le taux global de prélèvement est donc de 6,7 % (6,2 % + 0,5 %) appliqué sur 98,25 % de l'indemnité brute.
Une règle protège les bas salaires : après prélèvement de la CSG-CRDS, l'indemnité nette ne peut pas être inférieure au SMIC net horaire (8,57 €). Si le prélèvement fait passer l'indemnité sous ce seuil, la CSG-CRDS est réduite ou annulée.
Exonération des cotisations patronales et salariales classiques
Sur la part correspondant aux heures chômées, aucune cotisation d'assurance chômage, de retraite complémentaire ou de maladie-maternité n'est due, ni côté salarié, ni côté employeur. Seule la CSG-CRDS s'applique.
Cette exonération a un effet secondaire : les heures chômées ne génèrent pas de points de retraite complémentaire Agirc-Arrco. En revanche, les périodes d'activité partielle sont prises en compte pour la validation des trimestres de retraite du régime de base. En 2026, il faut percevoir au moins 1 803 € brut dans l'année pour valider un trimestre (salaire + indemnités confondus). Les entrepreneurs qui s'interrogent sur leur retraite en SASU trouveront des parallèles utiles avec ces mécanismes de validation de trimestres.
Quel remboursement l'État verse-t-il à l'employeur ?
L'employeur avance l'indemnité d'activité partielle au salarié, puis se fait rembourser partiellement par l'État via une allocation. Le montant de cette allocation, les délais de versement et les cas de prise en charge majorée méritent d'être détaillés.
Le montant de l'allocation d'activité partielle
En droit commun, l'État verse à l'employeur une allocation pour chaque heure chômée indemnisée. Cette allocation est calculée ainsi :
Allocation par heure = rémunération brute horaire de référence × 36 %
Deux garde-fous encadrent ce calcul :
- Plancher : 8,57 € par heure chômée. Si le calcul à 36 % donne moins, l'allocation est portée à 8,57 €.
- Plafond : 4,5 × SMIC horaire brut = 4,5 × 12,02 € = 54,09 € par heure chômée.
Pour un salarié à 2 500 € brut (16,49 €/h), l'allocation horaire est de 16,49 × 36 % = 5,94 €. Ce montant étant inférieur au plancher de 8,57 €, l'allocation est relevée à 8,57 € par heure.
Comment calculer le reste à charge pour l'entreprise ?
La formule est simple :
Reste à charge = indemnité brute versée au salarié - allocation reçue de l'État
Reprenons le cas n° 2 (salarié à 2 500 € brut, 45,50 heures chômées) :
- Indemnité brute versée : 450,17 €
- Allocation État (avec plancher) : 8,57 × 45,50 = 389,94 €
- Reste à charge : 450,17 - 389,94 = 60,23 €
| Indemnité brute versée | Allocation État | Reste à charge | |
| Cas n° 2 | 450,17 € | 389,94 € | 60,23 € |
Un point de vigilance : l'allocation n'est pas versée immédiatement. L'employeur dépose sa demande d'indemnisation auprès de l'ASP (Agence de services et de paiement) après chaque période d'activité partielle. Le délai de traitement peut atteindre plusieurs semaines, ce qui pèse sur la trésorerie, surtout pour les petites structures. Les dirigeants de TPE peuvent consulter notre guide sur la création d'une TPE pour mieux anticiper ces contraintes de trésorerie dès le lancement.
Cas particuliers avec prise en charge majorée
Certaines situations permettent une prise en charge plus favorable que le droit commun :
Activité partielle de longue durée (APLD) : le taux de l'allocation État passe à 60 % de la rémunération brute horaire (contre 36 % en droit commun). Le reste à charge de l'employeur est donc nettement réduit. Ce dispositif est détaillé dans la section suivante.
Secteurs protégés : lors de crises majeures, certains secteurs (culture, tourisme, événementiel) ont historiquement bénéficié de taux de remboursement majorés. Ces taux dérogatoires sont fixés par décret et varient selon le contexte. Vérifiez les textes en vigueur sur le portail activitepartielle.emploi.gouv.fr.
Formation pendant l'activité partielle : lorsque l'employeur met en place des actions de formation pendant les heures chômées, des financements complémentaires peuvent être mobilisés via les OPCO (opérateurs de compétences). Le salarié perçoit alors son indemnité d'activité partielle normalement, et le coût pédagogique peut être pris en charge séparément.
Quelle différence entre chômage partiel, activité partielle et APLD ?
Ces trois termes reviennent souvent dans les recherches. Deux d'entre eux désignent le même dispositif, le troisième est un mécanisme distinct avec ses propres règles.
Chômage partiel et activité partielle : deux noms, un seul dispositif
« Activité partielle » est le terme officiel utilisé dans le Code du travail (articles L5122-1 et suivants). « Chômage partiel » est l'appellation courante, héritée de l'usage et encore très répandue dans le langage quotidien et les moteurs de recherche.
Les deux expressions recouvrent exactement le même dispositif : la possibilité pour un employeur de réduire les horaires de travail ou de fermer temporairement son établissement, avec versement d'une indemnité aux salariés et remboursement partiel par l'État. Que votre employeur parle de « chômage partiel » ou d'« activité partielle », vos droits sont identiques.
Le dispositif couvre deux situations : la réduction du temps de travail (par exemple passer de 35 h à 20 h par semaine) et la fermeture temporaire totale (0 heure travaillée pendant une période donnée). Les salariés qui envisagent de créer leur entreprise pendant cette période peuvent s'informer sur le cumul chômage et création d'entreprise.
L'activité partielle longue durée (APLD) : quelles spécificités ?
L'APLD est un dispositif distinct, plus protecteur pour le salarié et plus avantageux pour l'employeur en termes de remboursement. Il est encadré par un accord collectif d'établissement, d'entreprise ou de branche, ou à défaut par un document unilatéral de l'employeur.
| Critère | Activité partielle classique | APLD |
| Taux indemnité salarié | 60 % du brut | 70 % du brut |
| Taux allocation État | 36 % du brut | 60 % du brut |
| Durée maximale | 6 mois sur 12 mois glissants | 36 mois sur 48 mois consécutifs |
| Accord collectif requis | Non | Oui (ou document unilatéral) |
| Engagement de maintien dans l'emploi | Non | Oui |
| Réduction maximale d'horaires | 100 % (fermeture totale possible) | 40 % de la durée légale (sauf cas exceptionnels : 50 %) |
| Formation pendant le dispositif | Possible | Encouragée (prise en charge renforcée) |
L'APLD est conçue pour les entreprises confrontées à une baisse d'activité durable mais qui souhaitent éviter les licenciements. L'engagement de maintien dans l'emploi signifie que l'employeur s'interdit de licencier pour motif économique les salariés concernés pendant toute la durée de l'accord.
Comment l'employeur demande-t-il le chômage partiel ?
La mise en place de l'activité partielle suit un parcours administratif en trois temps : consultation des représentants du personnel, demande d'autorisation auprès de l'administration, puis respect d'obligations pendant toute la durée du dispositif.
La consultation préalable du CSE
Dans les entreprises de 11 salariés et plus dotées d'un comité social et économique (CSE), l'employeur doit consulter cette instance avant de déposer sa demande. L'avis du CSE est consultatif : il ne dispose pas d'un droit de veto.
L'employeur doit informer le CSE sur les motifs de la demande, la durée prévisionnelle, le nombre de salariés concernés et les catégories professionnelles touchées. Le procès-verbal de la réunion est joint au dossier de demande.
Dans les entreprises de moins de 11 salariés (ou sans CSE), cette étape n'est pas requise. L'employeur passe directement à la demande d'autorisation. Pour les dirigeants qui souhaitent mieux comprendre leurs obligations d'employeur vis-à-vis de leurs salariés, un guide dédié détaille l'ensemble du cadre légal.
La demande d'autorisation auprès de la DDETS
La procédure se déroule en ligne sur le portail activitepartielle.emploi.gouv.fr :
- Créer un compte sur le portail (si ce n'est pas déjà fait)
- Remplir le formulaire de demande d'autorisation préalable, en précisant le motif, la période souhaitée, le nombre de salariés et d'heures concernés
- Joindre l'avis du CSE (le cas échéant)
- Soumettre la demande à la DDETS (Directions départementales de l'emploi, du travail et des solidarités) du département où se situe l'établissement
Le délai de réponse est de 15 jours. Si l'administration ne répond pas dans ce délai, le silence vaut acceptation. L'autorisation est accordée pour une durée maximale de 3 mois, renouvelable dans la limite de 6 mois sur 12 mois glissants.
Les motifs recevables sont : la conjoncture économique défavorable, des difficultés d'approvisionnement en matières premières ou en énergie, un sinistre ou des intempéries à caractère exceptionnel, ou une transformation, restructuration ou modernisation de l'entreprise.
Les obligations de l'employeur pendant l'activité partielle
Une fois l'autorisation obtenue, l'employeur doit respecter plusieurs règles :
- Verser l'indemnité à la date habituelle de paie, sans attendre le remboursement de l'État
- Ne pas faire travailler le salarié pendant les heures chômées déclarées (le contrat de travail est suspendu sur ces heures)
- Mentionner sur le bulletin de paie le nombre d'heures indemnisées au titre de l'activité partielle et le montant de l'indemnité correspondante
- Déposer la demande d'indemnisation auprès de l'ASP dans les 6 mois suivant la fin de la période autorisée
Le non-respect de ces obligations peut entraîner un refus de remboursement par l'ASP, voire des sanctions pénales en cas de fraude (fausses déclarations d'heures chômées).
Un accompagnement comptable rigoureux évite les erreurs de déclaration qui peuvent entraîner un refus de remboursement par l'ASP. Chez Swapn, le suivi de l'activité partielle est intégré à la gestion sociale de votre entreprise.
Les questions fréquentes sur le simulateur de chômage partiel
Comment est calculée l'indemnité de chômage partiel en France ?
L'indemnité correspond à 60 % de votre salaire brut horaire multiplié par le nombre d'heures chômées. Ce montant ne peut pas être inférieur au SMIC net horaire (plancher de 8,57 €). En pratique, cela représente environ 72 % de votre salaire net habituel.
Quel est le montant minimum de l'indemnité de chômage partiel ?
L'indemnité ne peut pas descendre en dessous de 8,57 € net par heure chômée. Si le calcul à 60 % du brut donne un montant inférieur, l'employeur doit verser un complément pour atteindre ce plancher.
Est-ce que l'employeur est remboursé à 100 % par l'État ?
Non. En droit commun, l'État rembourse une allocation de 36 % de la rémunération brute de référence par heure chômée, avec un plancher de 8,57 € et un plafond de 4,5 SMIC. La différence entre l'indemnité versée au salarié et l'allocation reçue est le reste à charge de l'employeur.
Quelles cotisations sociales sont prélevées sur l'indemnité d'activité partielle ?
Seules la CSG (6,2 %) et la CRDS (0,5 %) sont prélevées, sur une assiette de 98,25 % de l'indemnité brute. Les cotisations classiques (chômage, retraite complémentaire, maladie) ne s'appliquent pas sur la part indemnisée.
Quelle différence entre activité partielle et activité partielle de longue durée (APLD) ?
L'activité partielle classique prévoit une indemnité à 60 % du brut et une allocation État à 36 %. L'APLD, encadrée par un accord collectif, porte l'indemnité à 70 % du brut et l'allocation à 60 %. L'APLD impose un engagement de maintien dans l'emploi et peut durer jusqu'à 36 mois.
Peut-on cumuler chômage partiel et temps partiel ?
Oui. Un salarié à temps partiel peut être placé en activité partielle. Le calcul se fait sur ses heures contractuelles : si son contrat prévoit 24 h/semaine et qu'il n'en travaille que 12, les 12 heures chômées sont indemnisées à 60 % du brut horaire.
Le chômage partiel donne-t-il droit à des trimestres de retraite ?
Oui. Les périodes d'activité partielle sont prises en compte pour la validation des trimestres de retraite du régime de base. Le salarié continue d'acquérir des droits, sous réserve que sa rémunération totale (salaire + indemnité) atteigne le minimum requis pour valider un trimestre, soit 1 803 € brut en 2026.
Comment faire une demande de chômage partiel en tant qu'employeur ?
L'employeur consulte d'abord le CSE (entreprises de 11+ salariés), puis dépose une demande d'autorisation en ligne sur activitepartielle.emploi.gouv.fr auprès de la DDETS. Le silence de l'administration pendant 15 jours vaut acceptation. L'autorisation est accordée pour 3 mois maximum, renouvelable.
Est-ce que l'indemnité de chômage partiel est imposable ?
Oui. L'indemnité d'activité partielle est soumise à l'impôt sur le revenu dans la catégorie des traitements et salaires. Elle figure sur le bulletin de paie et est soumise au prélèvement à la source. Les entrepreneurs qui souhaitent comprendre les mécanismes d'imposition plus larges peuvent consulter notre guide sur la loi de finances 2026 et ses changements pour les particuliers.
Mon employeur peut-il me faire travailler pendant les heures de chômage partiel ?
Non. Pendant les heures chômées déclarées, le contrat de travail est suspendu. L'employeur ne peut pas vous demander de travailler, même partiellement. Toute heure travaillée doit être rémunérée normalement et ne peut pas être indemnisée au titre de l'activité partielle.
Sources & Références
Service-Public : Rémunération d'un salarié en chômage partiel (activité partielle)
Urssaf : Simulateur du calcul de l'indemnité activité partielle
Legifrance : Article L5122-1 - Code du travail
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