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Simulateur de parts fiscales 2026 | Calcul gratuit

Renseignez votre situation familiale dans le simulateur ci-dessous pour obtenir votre nombre de parts fiscales. Le résultat s'affiche avec la décomposition ligne par ligne (exemple : « 1 part, déclarant + 0,5 part, case T parent isolé + 0,5 part, 1er enfant = 2 parts »). 

Combien de parts fiscales avez-vous ? Résultat en 1 minute

Comment utiliser le simulateur de parts fiscales ?

  1. Sélectionnez votre situation maritale : célibataire/séparé(e)/divorcé(e), marié(e) ou pacsé(e), veuf ou veuve
  2. Indiquez le nombre d'enfants à charge
  3. Renseignez les situations particulières : nombre d'enfants en situation de handicap, invalidité du déclarant et/ou du conjoint

Le simulateur couvre les cas standards et les situations particulières (demi-part invalidité, parts fiscales parent isolé, parts fiscales garde alternée). Pour valider votre résultat, confrontez-le au simulateur officiel sur impots.gouv.fr.

Comment se calcule le nombre de parts fiscales ?

Le nombre de parts du foyer fiscal repose sur trois éléments : votre situation matrimoniale, le nombre d'enfants à charge et les éventuelles demi-parts liées à des situations particulières. L'article 194 du Code général des impôts fixe l'ensemble de ces règles.

La règle de base selon la situation matrimoniale

Votre situation au 1er janvier de l'année d'imposition détermine votre nombre de parts de départ.

Situation Parts de départ
Célibataire 1
Divorcé(e) ou séparé(e) 1
Veuf/veuve sans enfant à charge 1
Marié(e) ou pacsé(e) (déclaration commune) 2

Un couple marié ou pacsé dépose une déclaration commune et bénéficie de 2 parts. Après un divorce, chaque ex-conjoint revient à 1 part, sauf demi-parts supplémentaires liées aux enfants ou à une situation particulière.

Les parts attribuées pour les enfants à charge

nombre-de-parts-fiscales

Chaque enfant à charge ajoute des parts au foyer fiscal. Les deux premiers enfants donnent chacun 0,5 part. À partir du troisième, chaque enfant donne 1 part entière.

Nombre d'enfants Parts supplémentaires Total couple marié/pacsé Total célibataire/divorcé
0 0 2 1
1 0,5 2,5 1,5
2 1 3 2
3 2 4 3
4 3 5 4
5 4 6 5

Un enfant est compté à charge s'il est mineur au 1er janvier de l'année d'imposition. Exception : un enfant né en cours d'année est pris en compte dès sa naissance (appréciation au 31 décembre). Un enfant majeur peut aussi être rattaché au foyer sous certaines conditions (voir la section dédiée plus bas).

La garde alternée : des demi-parts divisées par deux

Quand un enfant est en garde alternée, les parts qu'il génère sont partagées entre les deux parents :

  • 1er ou 2e enfant en garde alternée : 0,25 part par parent (au lieu de 0,5)
  • 3e enfant et suivants en garde alternée : 0,5 part par parent (au lieu de 1)

Chaque parent déclare les parts correspondantes sur sa propre déclaration.

Exemple : Marc et Sophie sont divorcés. Ils ont 2 enfants en garde alternée. Marc a aussi 1 enfant d'une nouvelle union qui vit avec lui à temps plein.

Pour Marc :

  • 1 part (célibataire)
  • 0,25 part (1er enfant en GA)
  • 0,25 part (2e enfant en GA)
  • 1 part (3e enfant à charge exclusive, compté comme 3e enfant du foyer)
  • Total : 2,5 parts

Pour Sophie :

  • 1 part (célibataire)
  • 0,25 part (1er enfant en GA)
  • 0,25 part (2e enfant en GA)
  • Total : 1,5 parts

L'ordre de comptage (1er, 2e, 3e enfant) tient compte de l'ensemble des enfants à charge du foyer, pas uniquement de ceux en garde alternée. Ce panachage entre enfants en résidence principale et enfants en garde alternée est tout à fait possible.

Quelles demi-parts supplémentaires pour les situations particulières ?

Certaines situations personnelles ouvrent droit à des demi-parts supplémentaires, au-delà de celles liées aux enfants. Ces demi-parts ne sont pas toujours préremplies sur la déclaration : vérifiez-les chaque année pour ne pas passer à côté d'un avantage fiscal. La loi de finances 2026 n'a pas modifié les règles fondamentales du quotient familial, mais il est toujours utile de vérifier les éventuels ajustements annuels.

Parent isolé - la case T

Si vous vivez seul(e) au 1er janvier de l'année d'imposition et que vous avez au moins un enfant à charge (mineur ou majeur rattaché), vous pouvez cocher la case T. Elle donne 0,5 part supplémentaire.

Les conditions à remplir :

  • Vivre seul(e), sans aucune vie maritale ni concubinage
  • Avoir au moins un enfant à charge ou rattaché au foyer
  • Cocher la case T manuellement sur la déclaration (elle n'est jamais préremplie)

L'avantage fiscal lié à la case T est plafonné à 4 149 €. Si vous ne remplissez plus les conditions (enfants partis du foyer), vous pouvez bénéficier de la case L à la place, à condition d'avoir élevé seul(e) un enfant pendant au moins 5 ans.

Bon à savoir : la case T est l'une des cases les plus souvent oubliées par les contribuables. Pensez à vérifier chaque année si vous y avez droit, car l'administration ne la coche jamais à votre place.

Veuf ou veuve avec enfants à charge

Un parent veuf conserve les 2 parts du couple à condition d'avoir au moins un enfant à charge issu de l'union avec le conjoint décédé. Les parts enfants s'ajoutent ensuite normalement.

Exemple : Claire est veuve et a 1 enfant mineur. Elle bénéficie de 2 parts (maintien des parts du couple) + 0,5 part (1er enfant) = 2,5 parts. Si elle n'avait aucun enfant à charge, elle reviendrait à 1 part, comme un célibataire.

Cette règle s'applique tant qu'au moins un enfant reste à charge. Dès que le dernier enfant quitte le foyer fiscal, le parent veuf perd le bénéfice des 2 parts et revient à 1 part (sauf case L si les conditions sont remplies).

Invalidité - la Carte Mobilité Inclusion (CMI)

La Carte Mobilité Inclusion avec mention « invalidité » (taux d'incapacité permanente d'au moins 80 %) donne droit à 0,5 part supplémentaire. Ce bonus s'applique au déclarant, à son conjoint ou à une personne à charge. Une pension d'invalidité d'au moins 40 % (accident du travail inclus) ouvre le même droit.

Situation Condition Demi-parts supplémentaires Case à cocher
Déclarant invalide CMI invalidité ou pension ≥ 40 % + 0,5 Cadre A (situation personnelle)
Conjoint invalide CMI invalidité ou pension ≥ 40 % + 0,5 Cadre A (situation personnelle)
Enfant mineur invalide CMI invalidité + 0,5 (cumul avec la part enfant) N
Enfant majeur invalide rattaché CMI invalidité + rattachement + 0,5 P
Personne invalide recueillie Hébergée chez vous + CMI invalidité + 0,5 R

Un enfant invalide cumule la part « enfant » classique et la demi-part « invalidité ». Par exemple, un couple avec 1 enfant mineur invalide a 2 + 0,5 (enfant) + 0,5 (invalidité enfant) = 3 parts.

Ancien combattant - la demi-part à partir de 74 ans

Le titulaire de la carte du combattant ou d'une pension militaire d'invalidité bénéficie d'une demi-part supplémentaire à partir de 74 ans révolus au 31 décembre de l'année d'imposition. Le conjoint survivant d'un ancien combattant y a également droit, quel que soit son âge.

La case à cocher est W (déclarant 1) ou S (déclarant 2). Avant 74 ans, la carte du combattant ne donne aucun avantage en termes de parts fiscales.

Tableau récapitulatif - nombre de parts selon votre situation

Le tableau ci-dessous croise les principales situations familiales avec le nombre d'enfants à charge. Il ne tient pas compte des demi-parts pour invalidité, ancien combattant ou personne invalide recueillie, qui s'ajoutent au total indiqué.

Situation 0 enfant 1 enfant 2 enfants 3 enfants 4 enfants 5 enfants
Célibataire / divorcé(e) 1 1,5 2 3 4 5
Couple marié / pacsé 2 2,5 3 4 5 6
Parent isolé (case T) - 2 2,5 3,5 4,5 5,5
Veuf/veuve avec enfants 1 2,5 3 4 5 6

Notes :

  • Parent isolé avec 0 enfant : la case T ne s'applique pas (il faut au moins 1 enfant à charge).
  • Veuf/veuve avec 0 enfant : retour à 1 part (pas de maintien des 2 parts du couple).
  • Garde alternée : divisez les parts enfants par 2 (0,25 au lieu de 0,5 pour les 1er et 2e enfants, 0,5 au lieu de 1 à partir du 3e).
  • Invalidité : ajoutez 0,5 part par personne concernée (déclarant, conjoint, enfant ou personne recueillie titulaire de la CMI).
  • Ancien combattant ≥ 74 ans : ajoutez 0,5 part.

Quel impact sur votre impôt ? Quotient familial et plafonnement

Le nombre de parts ne sert pas qu'à remplir la déclaration : il détermine directement le montant de votre impôt sur le revenu grâce au mécanisme du quotient familial. Mais cet avantage a une limite, le plafonnement. Pour les entrepreneurs qui se versent des dividendes, la flat tax sur les dividendes constitue un mécanisme distinct qui s'applique indépendamment du quotient familial.

Comment fonctionne le quotient familial ?

Le calcul de l'impôt sur le revenu suit trois étapes :

  1. Quotient familial = revenu net imposable ÷ nombre de parts
  2. Application du barème progressif sur le quotient familial
  3. Multiplication du résultat par le nombre de parts

Plus vous avez de parts, plus le quotient baisse, plus votre taux marginal d'imposition diminue, et plus l'impôt est réduit.

Cas pratique : couple marié, 2 enfants, RNI de 60 000 €

Nombre de parts : 2 + 0,5 + 0,5 = 3 parts

Étape 1 : quotient familial
60 000 ÷ 3 = 20 000 €

Étape 2 : barème progressif sur 20 000 €

  • De 0 à 11 600 € : 0 €
  • De 11 601 à 20 000 € : 8 400 × 11 % = 924 €
  • Impôt par part : 924 €

Étape 3 : impôt total
924 × 3 = 2 772 €

Pour la comparaison sans enfant (2 parts, QF = 30 000 €) :

  • De 0 à 11 600 € : 0 €
  • De 11 601 à 29 579 € : 17 979 × 11 % = 1 977,69 €
  • De 29 580 à 30 000 € : 421 × 30 % = 126,30 €
  • Impôt par part : 2 103,99 €
  • Impôt total : 2 103,99 × 2 = 4 208 €
Économie grâce aux 2 enfants : 4 208 - 2 772 = 1 436 €

Le plafonnement du quotient familial - l'avantage n'est pas illimité

Chaque demi-part supplémentaire (au-delà des 2 parts du couple ou de la part du célibataire) ne peut pas réduire l'impôt de plus de 1 791 €. C'est le plafonnement du quotient familial. Pour la case T (parent isolé), le plafond spécifique est de 4 149 €.

Cas pratique : couple marié, 3 enfants, RNI de 120 000 €

Nombre de parts : 2 + 0,5 + 0,5 + 1 = 4 parts (soit 4 demi-parts supplémentaires par rapport au couple de base)

Étape 1 : impôt théorique avec 4 parts

  • QF = 30 000 €, impôt par part = 2 103,99 €
  • Impôt total : 2 103,99 × 4 = 8 416 €

Étape 2 : impôt de référence sans enfant (2 parts)

  • QF = 60 000 €, impôt par part = 11 103,99 €
  • Impôt total : 11 103,99 × 2 = 22 208 €

Étape 3 : vérification du plafonnement

  • Avantage théorique : 22 208 - 8 416 = 13 792 €
  • Plafond autorisé : 1 807 × 4 demi-parts = 7 228 €
  • 13 792 > 7 228 → le plafonnement s'applique

Étape 4 : impôt réel 22 208 - 7 228 = 14 980 €

Résultat : sans plafonnement, cette famille paierait 8 416 €. Avec le plafonnement, elle paie 14 980 €, soit 6 564 € de plus. L'avantage fiscal des 3 enfants est limité à 7 228 € au lieu des 13 792 € théoriques.

 

Pour vérifier si le plafonnement vous concerne et adapter votre stratégie fiscale, les experts-comptables Swapn peuvent réaliser un diagnostic personnalisé de votre situation.

Rattachement d'un enfant majeur ou déduction de pension alimentaire ?

Quand un enfant devient majeur, vous avez le choix entre deux options fiscales. Le rattacher à votre foyer fiscal (et gagner une demi-part) ou déduire la pension alimentaire que vous lui versez. Les deux ne sont pas cumulables pour le même enfant. Ce type d'arbitrage s'inscrit dans une réflexion plus large sur la flat tax ou le barème progressif selon la nature de vos revenus.

Quand peut-on rattacher un enfant majeur ?

Le rattachement est possible dans trois cas :

  • Moins de 21 ans au 1er janvier de l'année d'imposition : rattachement sans condition particulière
  • Moins de 25 ans au 1er janvier et poursuivant des études : rattachement sur justificatif (certificat de scolarité)
  • Enfant marié ou pacsé : le rattachement du « couple enfant » est possible, mais il ne donne pas de demi-part. Il ouvre droit à un abattement de 6 855 € sur le revenu imposable du parent

L'enfant doit rédiger une demande de rattachement signée, jointe à la déclaration du parent. Un enfant rattaché ne dépose pas sa propre déclaration.

Pension alimentaire déductible - l'alternative au rattachement

Si l'enfant majeur n'est pas rattaché, vous pouvez déduire de votre revenu net imposable la pension alimentaire que vous lui versez, dans la limite de 6 674 € par an. L'enfant déclare alors cette pension dans ses propres revenus.

Cas pratique comparatif

Profil A : célibataire, RNI 45 000 €, 1 enfant majeur étudiant

Option Calcul Impôt
Rattachement (1,5 parts) QF = 30 000 €, plafonnement appliqué (avantage limité à 1 791 €) 4 874 €
Pension déduite (6 674 €) RNI ramené à 38 326 €, 1 part 4 663 €

La pension fait économiser 211 € par rapport au rattachement.

Profil B : même parent, RNI 90 000 €

Option Calcul Impôt
Rattachement (1,5 parts) Plafonnement appliqué (avantage limité à 1 791 €) 19 054 €
Pension déduite (6 674 €) RNI ramené à 83 326 €, 1 part 18 163 €

La pension fait économiser 891 €. L'écart se creuse avec le revenu, car le taux marginal d'imposition augmente alors que le plafond de la demi-part reste fixe.

Bon à savoir : si vous êtes parent isolé (case T), le rattachement peut devenir nettement plus avantageux. En perdant votre dernier enfant à charge, vous perdez aussi la case T et sa demi-part supplémentaire. Simulez toujours les deux options avant de choisir.

Cet arbitrage dépend de nombreux paramètres propres à votre foyer. Les experts-comptables Swapn peuvent simuler les deux scénarios sur votre déclaration et vous recommander la solution la plus avantageuse.

Quelles cases remplir sur votre déclaration de revenus ?

La situation familiale est généralement préremplie par l'administration, mais plusieurs cases liées aux demi-parts supplémentaires ne le sont pas. Si vous ne les cochez pas vous-même, vous perdez l'avantage fiscal correspondant. Les entrepreneurs qui exercent en société doivent également veiller à la cohérence entre leur imposition personnelle en SAS et leur déclaration de revenus, notamment lorsqu'ils perçoivent des dividendes.

Case Intitulé Situation concernée Impact sur les parts Préremplie
T Parent isolé Vit seul(e) avec au moins 1 enfant à charge + 0,5 part Non
L Personne seule, enfant élevé 5 ans A élevé seul(e) un enfant pendant 5 ans minimum + 0,5 part Non
W Ancien combattant (déclarant 1) Carte du combattant ou pension militaire, ≥ 74 ans + 0,5 part Non
S Ancien combattant (déclarant 2) Idem pour le conjoint + 0,5 part Non
G Parent isolé, garde alternée Parent isolé avec enfants en GA Majoration spécifique Non
R Personne invalide recueillie Héberge une personne invalide (CMI) + 0,5 part Non
N Enfant mineur invalide Enfant mineur titulaire de la CMI invalidité + 0,5 part Non
P Enfant majeur invalide rattaché Enfant majeur invalide rattaché au foyer + 0,5 part Non
F Enfants en garde alternée Nombre d'enfants en résidence alternée Parts enfants ÷ 2 Parfois

En cas de changement de situation familiale en cours d'année (mariage, PACS, divorce, décès), vous avez 60 jours pour le signaler sur impots.gouv.fr via la rubrique « Gérer mon prélèvement à la source ». Ce signalement ajuste votre taux de prélèvement à la source pour les mois suivants. Le nombre de parts est recalculé pour l'année entière selon la règle applicable : appréciation au 31 décembre pour un mariage ou un PACS, date de l'événement pour un décès.

Les questions fréquentes sur les parts fiscales

Combien de parts fiscales pour un parent isolé avec 2 enfants ?

Un parent isolé (case T cochée) a 1 part de base + 0,5 part pour la case T + 0,5 part pour le 1er enfant + 0,5 part pour le 2e enfant = 2,5 parts au total. La case T doit être cochée manuellement sur la déclaration. Condition : vivre seul(e) au 1er janvier et avoir au moins un enfant à charge.

Comment sont comptées les parts fiscales en garde alternée ?

Les parts attribuées pour les enfants sont divisées par deux entre les deux parents. Le 1er et le 2e enfant en garde alternée donnent chacun 0,25 part par parent (au lieu de 0,5). À partir du 3e enfant en garde alternée, c'est 0,5 part par parent (au lieu de 1). Chaque parent déclare sa quote-part sur sa propre déclaration.

La carte d'invalidité (CMI) donne-t-elle droit à une demi-part supplémentaire ?

Oui. La Carte Mobilité Inclusion avec mention « invalidité » (taux d'incapacité permanente d'au moins 80 %) ouvre droit à 0,5 part supplémentaire. Cela vaut pour le déclarant, son conjoint ou une personne à charge. Un enfant invalide titulaire de la CMI cumule la part « enfant » et la demi-part « invalidité ».

Un enfant majeur étudiant peut-il être rattaché au foyer fiscal de ses parents ?

Oui, à condition qu'il ait moins de 25 ans au 1er janvier de l'année d'imposition et qu'il poursuive des études. L'enfant doit rédiger une demande de rattachement signée. Si l'enfant est marié ou pacsé, le rattachement ne donne pas de demi-part mais un abattement de 6 855 € sur le revenu imposable du parent.

Vaut-il mieux rattacher un enfant majeur ou déduire une pension alimentaire ?

Cela dépend de votre revenu net imposable. Pour les revenus modestes à intermédiaires, l'écart entre les deux options est faible. Pour les hauts revenus, le plafonnement du quotient familial limite l'avantage de la demi-part : la pension alimentaire déductible réduit alors davantage l'impôt. Simulez les deux options avant de choisir, surtout si vous bénéficiez de la case T.

Qu'est-ce que le plafonnement du quotient familial et comment m'affecte-t-il ?

Le plafonnement limite l'avantage fiscal de chaque demi-part supplémentaire à 1 791 €. Au-delà d'un certain niveau de revenu, chaque demi-part ne peut plus réduire l'impôt que de ce montant maximum. Une famille nombreuse à hauts revenus ne bénéficie donc pas pleinement de toutes ses parts : l'économie d'impôt est « plafonnée ». Les dirigeants qui cherchent à optimiser leur fiscalité globale peuvent s'appuyer sur les stratégies d'optimisation fiscale en SASU pour articuler rémunération, dividendes et quotient familial.

Un veuf ou une veuve garde-t-il les 2 parts du couple ?

Oui, à condition d'avoir au moins un enfant à charge (mineur ou majeur rattaché) issu de l'union avec le conjoint décédé. Le parent veuf conserve les 2 parts du couple et ajoute les parts enfants normalement. Exemple : veuf avec 1 enfant = 2,5 parts. Sans enfant à charge, le veuf revient à 1 part.

Quelles cases cocher sur ma déclaration pour obtenir mes demi-parts supplémentaires ?

Les principales cases sont : T (parent isolé), L (personne seule ayant élevé un enfant 5 ans), W/S (ancien combattant), G (parent isolé en garde alternée), R (personne invalide recueillie), N (enfant mineur invalide), P (enfant majeur invalide rattaché). Ces cases ne sont presque jamais préremplies : vérifiez-les chaque année.

Est-ce qu'un ancien combattant a droit à une demi-part supplémentaire ?

Oui, mais sous condition d'âge. Le titulaire de la carte du combattant ou d'une pension militaire d'invalidité bénéficie de 0,5 part supplémentaire à partir de 74 ans révolus au 31 décembre de l'année d'imposition. Le conjoint survivant d'un ancien combattant en bénéficie aussi (case W ou S).

Un changement de situation familiale en cours d'année modifie-t-il mes parts fiscales ?

Oui. Un mariage, un PACS, un divorce ou un décès modifie le nombre de parts pour l'année entière. Vous avez 60 jours pour signaler le changement sur impots.gouv.fr, ce qui ajuste votre taux de prélèvement à la source. La règle d'appréciation dépend de l'événement : 31 décembre pour un mariage ou un PACS, date de l'événement pour un décès.

Sources & Références

Service-Public : Impôt sur le revenu - Quotient familial d'un couple marié ou pacsé

BOFiP : IR - Liquidation - Plafonnement des effets du quotient familial

Légifrance : Article 194 - Code général des impôts