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Dividendes SAS : fiscalité, calcul et distribution 2026
Temps de lecture : 10 min
Résumé de l'article
- Dividende en SAS : c'est la part du bénéfice distribuable versée aux actionnaires après la clôture.
- Trois conditions : capital intégralement libéré, bénéfice distribuable positif et comptes annuels approuvés en assemblée.
- Flat tax : le prélèvement forfaitaire unique atteint 31,4 % depuis 2026, appliqué par défaut.
- Barème progressif : l'option avec abattement de 40 % devient avantageuse quand votre TMI reste sous 11 %.
- Avantage SAS : les dividendes du président échappent totalement aux cotisations sociales, contrairement au gérant majoritaire de SARL.
- Gérer la comptabilité : Swapn vous propose une solution tout-en-un à partir de 29€ HT/mois sans engagement.
Grégoire Charroyer
Expert en création d’entreprise chez Swapn
Article mis à jour
Le 28 août 2026
Un dividende en SAS est la part du bénéfice distribuable versée aux actionnaires après la clôture de l'exercice. Contrairement à la rémunération du président, le dividende rémunère l'apport en capital, pas le travail. Tout actionnaire peut en percevoir, qu'il s'agisse d'une personne physique ou d'une personne morale, y compris un président non rémunéré. Particularité de la SAS : les dividendes ne supportent aucune cotisation sociale, contrairement à ceux du gérant majoritaire de SARL.
Quelles conditions remplir avant de distribuer des dividendes ?
Trois conditions doivent être réunies avant de voter la moindre distribution de dividendes en SAS. Si l'une d'elles manque, la distribution est juridiquement impossible.
Le capital social doit être intégralement libéré
L'article L232-12 du Code de commerce interdit toute distribution de dividendes tant que le capital social n'est pas intégralement libéré. En SAS, seuls 50 % des apports en numéraire doivent être versés à la constitution. Le solde doit être appelé dans les 5 ans. Pour tout comprendre sur la libération du capital en SAS, les règles applicables sont détaillées dans un guide dédié.
Si un seul actionnaire n'a pas encore versé sa part, la distribution est bloquée pour tous les actionnaires, même si la société dégage un bénéfice confortable. En pratique, si vous avez créé votre SAS avec un capital de 10 000 € et n'avez libéré que 5 000 € à la constitution, vous devez appeler et obtenir le versement des 5 000 € restants avant toute distribution.
Un bénéfice distribuable doit exister
Le bénéfice distribuable se calcule selon cette formule :
Bénéfice distribuable = Résultat net de l'exercice - Pertes antérieures - Dotation à la réserve légale + Report à nouveau créditeur
La réserve légale impose de mettre de côté 5 % du résultat net chaque année, jusqu'à ce qu'elle atteigne 10 % du capital social. Les réserves facultatives ou statutaires peuvent aussi être distribuées si les statuts le permettent.
Cas pratique : une SAS au capital de 10 000 € affiche un résultat net de 80 000 €. Les pertes antérieures s'élèvent à 5 000 €. La réserve légale existante est de 500 €. Le plafond de réserve légale est de 10 % × 10 000 = 1 000 €. Il reste donc 500 € à doter (1 000 - 500). Le bénéfice distribuable est de 80 000 - 5 000 - 500 = 74 500 €.
Avec Swapn, votre bilan annuel est attesté par un Expert-Comptable inscrit à l'OEC : le bénéfice distribuable est calculé pour vous, sans surcoût.
Les comptes annuels doivent être approuvés
L'assemblée générale d'approbation des comptes doit se tenir dans les 6 mois suivant la clôture de l'exercice. Sans cette approbation, le bénéfice distribuable ne peut pas être constaté. En cas de dépassement de ce délai, une prorogation peut être demandée au tribunal de commerce.
C'est lors de cette AG, ou d'une AG ultérieure, que les actionnaires votent la distribution. Sans approbation des comptes, la distribution de dividendes est juridiquement nulle. Les règles relatives à l'approbation des comptes en SAS précisent les délais et formalités à respecter.
Bon à savoir : Si le capital n'est libéré qu'à 50 % à la constitution, vous avez 5 ans pour appeler le solde. Tant que ce solde n'est pas versé, toute distribution de dividendes est interdite, même si la société dégage un bénéfice.
Comment distribuer des dividendes en SAS étape par étape ?

La distribution de dividendes en SAS suit un processus en quatre étapes, de la détermination du montant distribuable jusqu'au versement effectif aux actionnaires.
- Déterminer le montant que la société peut verser
- Réunir les actionnaires en assemblée générale
- Adopter la résolution de distribution et formaliser la décision
- Procéder au paiement et déposer les déclarations fiscales
Étape 1 - Calculer le bénéfice distribuable
Reprenez la formule : résultat net - pertes antérieures - dotation à la réserve légale + report à nouveau créditeur. Si des réserves facultatives existent et que les statuts le permettent, elles peuvent aussi être mises en distribution.
Avec l'exemple précédent, la SAS peut distribuer jusqu'à 74 500 €. L'AG peut décider de distribuer tout ou partie de ce montant et d'affecter le solde en report à nouveau ou en réserves.
Étape 2 - Convoquer l'assemblée générale des actionnaires
La convocation respecte les règles prévues par les statuts, souvent 15 jours minimum avant la date de l'AG, par lettre recommandée ou remise en main propre. Les documents à joindre sont :
- Les comptes annuels
- Le rapport de gestion
- Le texte des résolutions proposées
- Le rapport du commissaire aux comptes, si la société en a un
En SAS, les règles de quorum et de majorité sont fixées librement par les statuts. Vérifiez les vôtres avant de convoquer : certains statuts exigent l'unanimité pour les décisions d'affectation du résultat. L'AG peut être l'assemblée annuelle d'approbation des comptes ou une assemblée distincte. Pour en savoir plus sur le fonctionnement de l'assemblée générale de la SAS, un guide complet est disponible.
Étape 3 - Voter la distribution et rédiger le PV d'assemblée
La résolution adoptée doit préciser :
- Le montant total distribué
- Le montant par action
- La date de mise en paiement
Le solde non distribué est affecté en report à nouveau ou en réserves. Le procès-verbal d'assemblée générale (PV d'AG) doit être signé et conservé : l'administration fiscale peut le demander lors d'un contrôle. Le versement doit intervenir dans un délai maximum de 9 mois après la clôture de l'exercice, sauf prorogation accordée par le tribunal.
Swapn prend en charge la comptabilité de votre SAS dès 29 € HT/mois, y compris les déclarations fiscales liées au versement de dividendes.
Étape 4 - Verser les dividendes
Le versement peut prendre trois formes :
- Virement bancaire (numéraire), la modalité la plus courante
- Mise à disposition en nature (bien immobilier, matériel)
- Inscription au crédit du compte courant d'associé (CCA)
Après le versement, la société dépose le formulaire 2777 auprès de l'administration fiscale dans les 15 jours du mois suivant. Ce formulaire déclare les prélèvements à la source : acompte d'IR de 12,8 % et prélèvements sociaux de 18,6 %.
Bon à savoir : L'inscription des dividendes au crédit du compte courant d'associé déclenche immédiatement l'obligation de payer la flat tax, même si l'actionnaire n'a pas encore retiré les fonds. C'est le fait générateur fiscal.
Quelle fiscalité sur les dividendes en SAS pour une personne physique ?
Deux régimes s'appliquent aux dividendes perçus par un actionnaire personne physique : la flat tax (régime par défaut) ou le barème progressif de l'impôt sur le revenu (sur option). Le choix entre les deux peut représenter plusieurs milliers d'euros d'écart. Pour aller plus loin sur l'imposition de la SAS, un guide complet présente l'ensemble des régimes fiscaux applicables.
La flat tax (PFU) à 31,4 % : le régime par défaut
Le prélèvement forfaitaire unique (PFU), communément appelé flat tax, se décompose en deux parts :
- 12,8 % d'impôt sur le revenu
- 18,6 % de prélèvements sociaux (contre 17,2 % avant 2026, suite à la Loi de finances 2026)
Le total atteint 31,4 %. Lors du versement des dividendes, la société prélève à la source l'acompte de 12,8 % et les 18,6 % de prélèvements sociaux. La régularisation s'effectue via la déclaration de revenus.
Vous pouvez demander une dispense d'acompte si votre revenu fiscal de référence de l'avant-dernière année est inférieur à 50 000 € (personne seule) ou 75 000 € (couple). La demande doit être adressée à la société avant le 30 novembre de l'année précédant le versement.
Cas pratique : vous percevez 50 000 € de dividendes bruts en SAS.
- IR : 12,8 % × 50 000 = 6 400 €
- PS : 18,6 % × 50 000 = 9 300 €
- Total prélevé : 15 700 €
- Net perçu : 34 300 €
L'option pour le barème progressif : quand est-ce plus avantageux ?
Si vous optez pour le barème progressif, les dividendes bénéficient d'un abattement de 40 % avant d'être soumis à l'impôt sur le revenu. Les prélèvements sociaux (18,6 %) restent calculés sur le montant brut, sans abattement. La CSG payée est partiellement déductible : vous pouvez déduire 6,8 % du montant brut de votre revenu imposable l'année suivante.
Deux points à retenir avant d'opter :
- L'option est globale : elle s'applique à tous les revenus mobiliers du foyer fiscal (intérêts, plus-values, dividendes)
- Le barème est généralement plus avantageux si votre taux marginal d'imposition (TMI) est de 11 % ou moins ; dès la tranche à 30 %, la flat tax l'emporte
Cas pratique comparatif : reprenons les 50 000 € de dividendes bruts pour un célibataire sans autre revenu.
Avec le barème progressif :
- Base imposable IR : 50 000 × 60 % = 30 000 € (après abattement de 40 %)
- IR au barème : 0 € sur la tranche à 0 % (jusqu'à 11 600 €) + 1 978 € sur la tranche à 11 % (de 11 601 à 29 579 €) + 126 € sur la tranche à 30 % (de 29 580 à 30 000 €) = 2 104 €
- PS : 18,6 % × 50 000 = 9 300 €
- Total : 11 404 €
- CSG déductible l'année suivante : 6,8 % × 50 000 = 3 400 € (économie d'impôt estimée à 1 020 € si le TMI reste à 30 %)
Avec la flat tax : 15 700 €. Le barème fait économiser plus de 4 000 € dans cet exemple. L'abattement de 40 % réduit fortement la base imposable, et les premières tranches du barème (0 % et 11 %) absorbent une grande partie du revenu. Pour un contribuable dont le TMI reste à 11 % (revenus plus faibles), l'avantage du barème est encore plus marqué : l'impôt total tombe à environ 12 600 € contre 15 700 € en flat tax. Pour approfondir ce choix, le comparatif flat tax ou barème progressif détaille les cas où chaque option est préférable.
Tableau comparatif : flat tax vs barème progressif selon votre TMI
Le tableau ci-dessous compare les deux régimes pour 50 000 € de dividendes bruts, en supposant que la totalité des dividendes tombe dans la tranche de TMI indiquée.
| TMI | Dividendes bruts | Impôt flat tax | Impôt barème | Net flat tax | Net barème | Meilleur choix |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 0 % | 50 000 € | 15 700 € | 9 300 € | 34 300 € | 40 700 € | Barème |
| 11 % | 50 000 € | 15 700 € | 12 600 € | 34 300 € | 37 400 € | Barème |
| 30 % | 50 000 € | 15 700 € | 18 300 € | 34 300 € | 31 700 € | Flat tax |
| 41 % | 50 000 € | 15 700 € | 21 600 € | 34 300 € | 28 400 € | Flat tax |
| 45 % | 50 000 € | 15 700 € | 22 800 € | 34 300 € | 27 200 € | Flat tax |
L'impôt au barème est calculé sur la base imposable après abattement de 40 % (soit 30 000 €), avec la formule : TMI × 30 000 + PS (9 300 €). La CSG déductible (6,8 % × 50 000 = 3 400 €) n'est pas intégrée dans ce tableau : elle réduit votre impôt l'année suivante et améliore légèrement l'option barème.
Bon à savoir : Depuis le 1er janvier 2026, les prélèvements sociaux sur les dividendes sont passés de 17,2 % à 18,6 % (Loi de finances 2026). La flat tax s'élève donc à 31,4 % et non plus 30 %. Vérifiez que vos simulations intègrent ce nouveau taux. Les principaux changements de la loi de finances 2026 sont détaillés dans un article dédié.
Dividendes SAS versés à une société : le régime mère-fille
Quand l'actionnaire d'une SAS est une autre société (holding, société mère), la fiscalité change radicalement. Le régime mère-fille permet d'éviter que le même bénéfice soit taxé deux fois.
Pourquoi le régime mère-fille existe-t-il ?
Sans ce régime, le bénéfice serait d'abord taxé à l'impôt sur les sociétés (IS) dans la SAS qui le génère, puis une seconde fois à l'IS chez la société mère qui reçoit les dividendes. Cette double imposition rendrait les structures de groupe très coûteuses. Le régime mère-fille corrige ce problème en exonérant quasi totalement les dividendes remontés à la société mère. Ce mécanisme est au cœur du fonctionnement d'une holding sous forme de SAS.
Quelles conditions pour bénéficier du régime mère-fille ?
Quatre conditions doivent être remplies :
- La société mère détient au moins 5 % du capital de la filiale
- Les titres sont conservés pendant au moins 2 ans (engagement de conservation)
- Les deux sociétés sont soumises à l'IS
- La société mère opte pour le régime sur sa liasse fiscale (formulaire 2058-A)
L'engagement de conservation de 2 ans court à compter de la date d'acquisition des titres. Si les titres sont cédés avant ce délai, le régime est remis en cause rétroactivement et les dividendes sont imposés normalement à l'IS.
Comment se calcule l'exonération ?
Les dividendes reçus sont exonérés d'IS à 95 %. Seule une quote-part de frais et charges de 5 % est réintégrée au résultat fiscal de la société mère. Pour les groupes en intégration fiscale, cette quote-part est réduite à 1 %.
Cas pratique : une holding détient 60 % d'une SAS et reçoit 100 000 € de dividendes. La quote-part réintégrée au résultat fiscal est de 5 % × 100 000 = 5 000 €. L'IS dû sur cette quote-part est de 25 % × 5 000 = 1 250 €. La charge fiscale effective tombe à 1,25 % du dividende reçu.
Dividendes SAS vs SARL : quelle différence pour le dirigeant ?
Le traitement des dividendes diffère fortement selon que vous dirigez une SAS ou une SARL. La distinction porte principalement sur les cotisations sociales. Pour une comparaison complète des deux formes sociales, l'article SAS ou SARL présente l'ensemble des critères à prendre en compte.
Pas de cotisations sociales sur les dividendes du président de SAS
En SAS, le président a le statut d'assimilé salarié. Ses dividendes ne supportent que la flat tax à 31,4 %, sans aucune cotisation sociale, quel que soit le montant distribué.
En SARL, le gérant majoritaire a le statut de travailleur non salarié (TNS). La fraction de ses dividendes qui dépasse 10 % du capital social (augmenté des primes d'émission et des apports en compte courant d'associé) est soumise à des cotisations sociales d'environ 45 %. Ces cotisations remplacent les prélèvements sociaux de 18,6 % sur cette fraction. Pour le détail de l'imposition des dividendes en SARL, un article spécifique traite des règles applicables au gérant majoritaire.
Exemple comparatif SAS vs SARL : 60 000 € de dividendes
Hypothèse : capital social de 5 000 €, dividendes bruts de 60 000 €, pas de primes d'émission ni de CCA.
| Critère | SAS (président) | SARL (gérant majoritaire) |
|---|---|---|
| Régime social du dirigeant | Assimilé salarié | TNS |
| Cotisations sociales sur dividendes | Aucune | ~45 % au-delà du seuil |
| Seuil de déclenchement | Aucun | 10 % × 5 000 = 500 € |
| Flat tax applicable | 31,4 % sur 60 000 € | 31,4 % sur 500 € uniquement |
| Prélèvements totaux | 18 840 € | ~34 500 € |
| Net perçu | 41 160 € | ~25 500 € |
| Droits sociaux ouverts | Aucun | Retraite, prévoyance |
L'écart de net dépasse 15 000 € en faveur de la SAS dans cet exemple. Les cotisations sociales versées en SARL ouvrent cependant des droits à la retraite et à la prévoyance, ce que la flat tax ne fait pas. Le choix entre SAS et SARL ne se réduit donc pas au seul coût fiscal des dividendes.
Distribution non proportionnelle, actions de préférence et cas particuliers
Certaines situations sortent du schéma classique de distribution proportionnelle. La SAS, grâce à la liberté de ses statuts, permet plusieurs aménagements.
Peut-on distribuer les dividendes de manière inégale en SAS ?
Par défaut, les dividendes sont répartis proportionnellement au nombre d'actions détenues par chaque actionnaire. Deux exceptions permettent de déroger à cette règle :
- Les statuts peuvent créer des actions de préférence avec des droits financiers renforcés : dividende prioritaire, dividende majoré ou dividende cumulatif
- Un pacte d'actionnaires peut organiser une répartition différente entre les signataires
Cette flexibilité est propre à la SAS. Les statuts peuvent librement aménager les droits financiers attachés à chaque catégorie d'actions, ce qui en fait un outil de structuration du capital très souple. La rédaction des statuts en SAS doit anticiper ces aménagements dès la création.
Démembrement de propriété et dividendes
Quand des actions de SAS sont démembrées (par exemple après une donation), la question se pose : qui perçoit les dividendes ? Par défaut, c'est l'usufruitier qui les perçoit. Le nu-propriétaire conserve les droits de vote aux assemblées, sauf clause contraire dans les statuts.
Les statuts peuvent aménager cette répartition, par exemple en attribuant certains droits de vote à l'usufruitier ou en prévoyant un partage des dividendes entre usufruitier et nu-propriétaire.
L'acompte sur dividendes : distribuer avant l'AG annuelle
Il est possible de verser un acompte sur dividendes avant l'approbation des comptes annuels. Les conditions sont strictes : un bilan intermédiaire doit être établi et certifié par un commissaire aux comptes (CAC), faisant apparaître un bénéfice distribuable suffisant (article L232-12 du Code de commerce).
En pratique, cette option est rare dans les petites SAS. La plupart ne sont pas soumises à l'obligation de nommer un CAC, et le coût de certification du bilan intermédiaire rend l'opération peu pertinente pour de faibles montants. L'acompte versé est ensuite déduit du dividende final voté en AG.
Les questions fréquentes sur les dividendes en SAS
Pourquoi l'abattement de 40 % s'applique-t-il sur les dividendes ?
L'abattement de 40 % compense le fait que les dividendes ont déjà été taxés une première fois à l'IS dans la société. Il ne s'applique que si vous optez pour le barème progressif, pas en flat tax. Son objectif est d'atténuer la double imposition économique du bénéfice distribué.
Un président de SAS non rémunéré peut-il se verser des dividendes ?
Oui. Le versement de dividendes dépend de la qualité d'actionnaire, pas de la rémunération du dirigeant. Un président non rémunéré qui détient des actions perçoit des dividendes proportionnellement à sa participation, dès lors qu'un bénéfice distribuable existe et que l'AG vote la distribution.
Quelle est la différence entre les dividendes d'une SARL et d'une SAS ?
La différence principale est sociale. En SAS, les dividendes ne supportent jamais de cotisations sociales. En SARL, le gérant majoritaire paie des cotisations sociales d'environ 45 % sur la fraction de dividendes dépassant 10 % du capital. Pour un même montant distribué, le dirigeant de SAS conserve plus en net.
Est-ce que je paie des cotisations sociales sur les dividendes en SAS ?
Non. Les dividendes versés au président de SAS (assimilé salarié) ne sont soumis qu'aux prélèvements sociaux au titre des revenus du capital (18,6 % depuis 2026), pas aux cotisations sociales du régime général.
Comment calculer le montant net de dividendes après flat tax en SAS ?
Multipliez le montant brut par 0,686. Exemple : pour 40 000 € de dividendes bruts, le net après flat tax = 40 000 × 0,686 = 27 440 €. Ce calcul inclut 12,8 % d'IR et 18,6 % de prélèvements sociaux. Un simulateur SASU permet d'effectuer ce calcul en ligne gratuitement.
Puis-je distribuer des dividendes la première année de ma SAS ?
Oui, à condition que le premier exercice soit bénéficiaire, que le capital soit intégralement libéré et que l'AG approuve les comptes et vote la distribution. Si votre premier exercice dure plus ou moins de 12 mois, le bénéfice distribuable est calculé sur la durée effective de l'exercice.
Vaut-il mieux se verser un salaire ou des dividendes en SAS ?
Cela dépend de vos priorités. Le salaire ouvre des droits sociaux (retraite, prévoyance, indemnités journalières) mais coûte environ 80 % de charges patronales et salariales. Les dividendes ne coûtent que 31,4 % mais n'ouvrent aucun droit social. Beaucoup de présidents de SAS combinent un salaire modéré et des dividendes. L'article salaire ou dividende en SASU détaille les arbitrages à effectuer selon votre situation.
Comment fonctionne le régime mère-fille pour les dividendes en SAS ?
Si une société mère détient au moins 5 % du capital de la SAS depuis 2 ans minimum et que les deux sociétés sont à l'IS, les dividendes remontés sont exonérés d'IS à 95 %. Seule une quote-part de frais et charges de 5 % est réintégrée au résultat fiscal. La charge fiscale effective tombe à environ 1,25 %.
Quel est le délai pour verser les dividendes après l'AG en SAS ?
Les dividendes doivent être versés dans un délai maximum de 9 mois après la clôture de l'exercice. Ce délai peut être prolongé par décision de justice. En pratique, le versement intervient souvent dans les semaines suivant le vote de l'AG.
Est-il possible de distribuer un acompte sur dividendes en SAS ?
Oui, mais sous conditions strictes. Un bilan intermédiaire doit être établi et certifié par un commissaire aux comptes, faisant apparaître un bénéfice distribuable suffisant (article L232-12 du Code de commerce). En pratique, cette option est rare dans les petites SAS qui n'ont pas de CAC.
Sources & Références
Service-Public : Fiscalité des dividendes perçus par les associés
Impots.gouv.fr : Les revenus mobiliers
Légifrance : Article L232-12 - Code de commerce (distribution de dividendes)
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Rédigé par Grégoire Charroyer
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