SAS : définition, statut et avantages (2026)
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SASU : Les 8 avantages et inconvénients de ce statut (2026)
Temps de lecture : 11 min
Résumé de l'article
- Principal avantage de la SASU : la protection du patrimoine personnel de l'associé unique : sa responsabilité est limitée aux apports, ses biens personnels sont hors d'atteinte des créanciers professionnels.
- Pour les demandeurs d'emploi : la SASU dissocie l'activité du revenu. Le président ainsi conserver ses ARE pendant que la société encaisse du chiffre d'affaires.
- Principal inconvénient : le coût élevé de la rémunération du président : les charges sociales représentent entre 65 et 80 % du salaire brut, sans cotisation à l'assurance chômage.
- Le président bénéficie d'une protection sociale complète en tant qu'assimilé salarié : maladie, maternité, retraite et prévoyance, mais pas de couverture chômage.
- Vous ne savez pas si la SASU est le bon choix pour votre projet ? Swapn vous aide à le déterminer gratuitement, simplement et sans engagement.
Grégoire Charroyer
Expert en création d’entreprise chez Swapn
Article mis à jour
Le 14 septembre 2026
Les avantages et inconvénients de la SASU : tableau récapitulatif
Avant d'entrer dans le détail, voici une vue d'ensemble des avantages et inconvénients de la SASU pour vous aider à y voir clair rapidement.
Le principal avantage de la SASU pour les demandeurs d'emploi : la SASU permet de dissocier activité et revenu. Le président peut se verser zéro rémunération (par simple décision de l'associé unique), conserver ses ARE intégralement, pendant que la société encaisse du chiffre d'affaires. En micro-entreprise, c'est impossible : le CA est automatiquement considéré comme un revenu et réduit les allocations.
| Avantages de la SASU | Inconvénients de la SASU |
|---|---|
| Patrimoine personnel protégé (responsabilité limitée aux apports) | Frais de gestion plus importants qu'en micro-entreprise |
| Grande liberté dans l'organisation et la rédaction des statuts | Obligations juridiques et comptables annuelles strictes |
| Décisions simplifiées grâce à l'associé unique | Formalités coûteuses en cas de modification (siège, président, capital) |
| Capital librement fixé (possible dès 1 €) | Cotisations sociales élevées sur la rémunération (~82 % du net) |
| Ouverture facile du capital à de futurs associés | Arbitrage nécessaire entre salaire et dividendes |
| Statut social protecteur du dirigeant (régime général) | Absence de couverture chômage pour le président |
| Dividendes sans cotisations sociales (PFU 31,4 %) | Fermeture complexe (dissolution + liquidation) |
| Maintien possible des allocations chômage sous conditions | Impossibilité d'accéder au régime micro-fiscal |
| Image structurée et crédible auprès des partenaires | Gestion plus technique qu'une entreprise individuelle |
| Fiscalité modulable (IS par défaut, option IR possible) | Commissaire aux comptes obligatoire au-delà de certains seuils |
Bon à savoir : Cet article intègre le PFU à 31,4 % applicable depuis 2026 (prélèvements sociaux portés à 18,6 %). Chez Swapn, plus de 60 % des créations accompagnées sont des SASU, ce qui en fait le statut le plus demandé par les entrepreneurs qui se lancent seuls.
Bon à savoir : la SASU dispose d'une grande flexibilité. Elle protège aussi votre patrimoine. En revanche, certaines options, comme l’impôt sur le revenu (IR) limité à 5 ans, peuvent influencer votre fiscalité et vos charges. Pour savoir si la SASU est le statut le plus adapté à votre situation, vous pouvez utiliser notre simulateur de statut juridique.
Quels sont les avantages de la SASU ?
La SASU cumule plusieurs atouts qui en font un statut très prisé des créateurs d'entreprise solo. Voici les principaux avantages à connaître.
- Protéger son patrimoine personnel grâce à la responsabilité limitée aux apports
- Gérer sa société avec une grande liberté statutaire
- Fixer librement son capital social SASU, dès 1 €
- Accéder au régime général comme assimilé salarié
- Percevoir des dividendes sans payer de cotisations sociales
- Payer seulement 0,10 % de droits en cas de cession d'actions
- Conserver ses allocations chômage (ARE) pendant le lancement
- Choisir entre IS et IR selon sa situation fiscale
- Renvoyer une image structurée aux partenaires et financeurs
La responsabilité limitée de l'associé unique
Le principal atout de la SASU est la limitation de la responsabilité de l'associé unique à ses apports (article L227-1 du Code de commerce). Si l'entreprise rencontre des difficultés financières (dettes, liquidation judiciaire), l'associé n'est engagé qu'à hauteur des fonds investis dans le capital social. Son patrimoine personnel reste protégé.
Les créanciers ne peuvent pas saisir ses biens privés (résidence principale, épargne personnelle), sauf en cas de faute de gestion avérée ou si l'associé unique s'est porté caution personnelle pour un emprunt. C'est un principe rassurant pour tout entrepreneur qui veut se lancer seul en limitant ses risques financiers.
Bon à savoir : C'est une différence importante avec l'entreprise individuelle, où l'entrepreneur engage la totalité de son patrimoine professionnel. Pour comparer les deux structures, consultez notre analyse SASU ou entreprise individuelle.
Un fonctionnement souple et adapté aux entrepreneurs
La SASU est particulièrement appréciée pour sa flexibilité de gestion.
| Atout | Détail |
|---|---|
| Liberté statutaire | L'associé unique rédige lui-même les statuts et fixe les règles d'organisation (prise de décision, pouvoirs du président, nomination d'un directeur général). |
| Prise de décision simplifiée | Aucune convocation ni quorum (nombre minimum de membres présents pour qu'une assemblée puisse valablement délibérer) n'est nécessaire. L'associé décide seul, par décision unilatérale. |
| Moins de contraintes légales | Contrairement à l'EURL, la SASU laisse une grande marge de manœuvre dans la gestion quotidienne, sans formalisme imposé pour les assemblées. |
Cette souplesse en fait une structure idéale pour démarrer et adapter son activité au fil du temps.
Une grande liberté concernant le capital social
L'associé unique peut démarrer avec un capital de 1 € seulement, ce qui rend la SASU accessible même avec un budget limité. Le capital peut être constitué d'apports en numéraire (argent) ou d'apports en nature (matériel, véhicule, brevet). Pour tout comprendre sur les modalités, consultez notre guide sur l'apport en capital SASU.
À la création, 50 % des apports en numéraire doivent être libérés, c'est-à-dire versés sur le compte de la société. Une attestation de dépôt des fonds est alors délivrée. Le solde doit être libéré dans les 5 ans (article L227-1 alinéa 3 du Code de commerce). Un commissaire aux apports est obligatoire uniquement si un apport en nature dépasse 30 000 € ou si la valeur totale des apports en nature dépasse la moitié du capital social.
La SASU peut aussi opter pour un capital variable, ce qui permet d'augmenter ou de réduire le capital dans les limites prévues par les statuts, sans modification juridique lourde. Pour en savoir plus sur ce mécanisme, consultez notre article sur la SASU à capital variable. L'arrivée de nouveaux associés se fait simplement par cession d'actions ou augmentation de capital : la SASU devient alors automatiquement une SAS, sans changement de forme juridique.
Bon à savoir : En cas d'apport d'un bien commun (bien acquis pendant le mariage sous régime de communauté), l'associé unique de SASU n'a pas besoin de l'autorisation de son conjoint, contrairement à l'EURL où l'information du conjoint est obligatoire (article 1832-2 du Code civil).
Un président affilié au régime général de la Sécurité sociale
Le président de la SASU a le statut d'assimilé salarié. Il est affilié au régime général de la Sécurité sociale et bénéficie d'une protection sociale complète (hors assurance chômage) : assurance maladie, maternité, retraite de base et complémentaire, invalidité-décès et prévoyance. Pour comprendre en détail ce que recouvre ce statut, consultez notre guide sur le statut assimilé salarié.
Cette couverture est plus protectrice que le régime des travailleurs non-salariés (TNS), notamment en matière de retraite complémentaire et de prévoyance. Le président ne cotise pas à l'assurance chômage, un point détaillé dans les inconvénients.
Des dividendes sans cotisations sociales : l'avantage fiscal majeur
En SASU, les dividendes SASU versés à l'associé unique sont des revenus de capitaux mobiliers soumis uniquement au prélèvement forfaitaire unique (PFU), aussi appelé « flat tax ». Ce PFU s'élève à 31,4 % depuis 2026 (12,8 % d'impôt sur le revenu + 18,6 % de prélèvements sociaux). Aucune cotisation sociale n'est due, quel que soit le montant distribué. Le président de SASU relève du régime général (article L311-3 du Code de la sécurité sociale) : ses dividendes ne sont pas des revenus d'activité.
C'est une différence majeure avec l'EURL. En EURL, les dividendes dépassant 10 % du capital social + primes d'émission + apports en compte courant d'associé sont soumis aux cotisations sociales TNS (environ 45 %). En SASU, ce seuil n'existe pas.
| SASU | EURL | |
|---|---|---|
| Prélèvement applicable | PFU 31,4 % sur la totalité | PFU 31,4 % jusqu'à 10 % du capital |
| Cotisations sociales sur dividendes | Aucune | ~45 % au-delà de 10 % du capital |
| Seuil de déclenchement | Aucun | 10 % du capital + primes + compte courant |
| Base légale | Art. L311-3 du CSS | Art. L131-6 du CSS |
L'associé unique peut aussi choisir le barème progressif de l'impôt sur le revenu au lieu du PFU, si son taux marginal d'imposition est inférieur à 12,8 %. Dans ce cas, un abattement de 40 % s'applique sur les dividendes avant imposition. Pour arbitrer entre ces deux options, consultez notre guide flat tax ou barème progressif.
Des droits d'enregistrement réduits en cas de cession
La cession d'actions de SASU est soumise à un droit d'enregistrement de 0,10 % du prix de cession (article 726 I-1° du CGI). En EURL, la cession de parts sociales est taxée à 3 % après un abattement égal à 23 000 € multiplié par le nombre de parts cédées, divisé par le nombre total de parts (article 726 I-2° du CGI).
L'écart est significatif. Pour une cession de 100 000 € portant sur la totalité des titres : le coût est de 100 € en SASU contre 2 310 € en EURL (après abattement). Si vous envisagez de revendre votre société à terme, la SASU est nettement plus avantageuse sur ce point. Pour en savoir plus sur les modalités pratiques, consultez notre article sur la cession d'actions SASU.
Le maintien possible des ARE (allocations chômage)
Si vous êtes indemnisé par France Travail, vous pouvez cumuler votre SASU avec vos allocations chômage (ARE) sous conditions. C'est l'un des avantages les plus concrets de ce statut pour les créateurs. Pour comprendre toutes les règles applicables, consultez notre guide sur la SASU et chômage.
La SASU permet de dissocier activité et revenu : la société encaisse du chiffre d'affaires pendant que le président conserve ses ARE, à condition de ne se verser aucune rémunération. En micro-entreprise, c'est impossible : le CA est automatiquement considéré comme un revenu et réduit les allocations. Dès que le président commence à se rémunérer, France Travail ajuste les versements progressivement.
Exemple concret : vous percevez 1 000 € d'ARE par mois et créez une SASU avec un bénéfice prévisionnel de 40 000 € la première année. Vous ne vous versez aucun salaire pendant les 6 premiers mois et continuez à toucher vos 1 000 € d'allocations. Ensuite, vous vous versez 1 500 € par mois : France Travail recalcule alors vos allocations.
L'ACRE (exonération partielle de cotisations sociales la première année d'activité, sous conditions de revenus) permet aussi de réduire le coût du premier salaire versé. Pour savoir comment en bénéficier, consultez notre guide sur l'ACRE en SASU.
Une fiscalité avantageuse et modulable
Par défaut, la SASU est soumise à l'impôt sur les sociétés (IS). Ce régime est souvent favorable grâce au taux réduit de 15 % sur les bénéfices jusqu'à 42 500 €, puis 25 % au-delà (article 219 I du CGI). Condition : CA HT inférieur à 10 M€, capital entièrement libéré et détenu à 75 % minimum par des personnes physiques.
Si votre SASU dégage 35 000 € de bénéfice, vous ne payez que 5 250 € d'IS.
Il est aussi possible d'opter pour l'impôt sur le revenu (IR) pendant les 5 premiers exercices. Six conditions cumulatives doivent être remplies (article 239 bis AB du CGI) :
- Société créée depuis moins de 5 ans
- Activité commerciale, artisanale, agricole ou libérale (hors gestion de patrimoine)
- Moins de 50 salariés
- CA annuel ou total de bilan inférieur à 10 M€
- Actions non cotées sur un marché réglementé
- Associé(s) exclusivement personne(s) physique(s)
L'option IR peut être intéressante si vous ne vous rémunérez pas ou peu les premières années, car elle évite la double imposition (IS + IR sur les dividendes). Attention : même sous option IR, la SASU reste au régime réel. Elle ne peut pas accéder au régime micro-fiscal, contrairement à l'EURL. Pour approfondir ce sujet, consultez notre guide sur la SASU impôt sur le revenu.
Bon à savoir : La demande d'option IR doit être formulée dans les 3 premiers mois de l'exercice concerné auprès du service des impôts. Passé ce délai, l'option est perdue pour l'exercice en cours. L'option est valable 5 exercices maximum et n'est pas renouvelable : le retour à l'IS est définitif.
Une image professionnelle renforcée
Choisir la SASU, c'est adopter un statut plus crédible qu'une entreprise individuelle. Un Kbis, des statuts, un capital social et une gouvernance claire renvoient une image sérieuse et structurée auprès des clients, partenaires, investisseurs et établissements bancaires.
Cette perception de fiabilité facilite souvent l'accès aux financements et la confiance des partenaires commerciaux.
Quels sont les inconvénients de la SASU ?
La SASU a aussi ses limites. Charges sociales élevées, formalisme administratif, fermeture complexe : voici les points à anticiper avant de vous lancer.
- Supporter des cotisations sociales d'environ 82 % du salaire net versé
- Assumer des frais de gestion plus lourds qu'en micro-entreprise
- Respecter un formalisme juridique et comptable strict
- Nommer un commissaire aux comptes si certains seuils sont dépassés
- Suivre une double procédure (dissolution + liquidation) pour fermer la société
- Renoncer au régime micro-fiscal, même sous option IR
- Financer soi-même sa couverture chômage
Des charges sociales élevées sur la rémunération du président
La SASU se distingue par un niveau de charges sociales SASU plus lourd que d'autres structures. Le président rémunéré est assimilé salarié : il cotise au régime général (hors chômage), selon les mêmes barèmes qu'un cadre. Il reçoit un bulletin de paie chaque mois, comme tout salarié.
| Statut | Base de calcul | Taux des cotisations | Protection sociale |
|---|---|---|---|
| Président de SASU (assimilé salarié) | Rémunération brute | Environ 82 % du net (~62 % du brut) | Complète (santé, maternité, retraite, prévoyance) |
| Gérant majoritaire d'EURL (TNS) | Rémunération nette | Environ 45 % du net | Plus limitée (pas de retraite complémentaire cadre, pas de prévoyance obligatoire) |
La protection d'un assimilé salarié a un coût : les charges sociales sur votre rémunération sont élevées et impactent directement votre revenu net. Alors, que vous reste-t-il réellement ?
Pour comprendre la logique, prenons un bénéfice annuel de 60 000 € pour votre SASU. Vous avez trois options pour percevoir cet argent.
Scénario 1 : 100 % salaire
Vous vous versez l'intégralité en rémunération. Sur 60 000 € de coût total employeur (salaire brut + cotisations patronales et salariales), il vous reste un salaire brut d'environ 33 000 €. Après déduction des cotisations salariales, votre net avant impôt sur le revenu est d'environ 25 500 €. L'IS est nul, car la rémunération du dirigeant est une charge déductible du bénéfice. Vous bénéficiez d'une protection sociale complète (retraite, maladie, prévoyance).
Scénario 2 : 100 % dividendes
Aucune rémunération versée au président. Zéro cotisation sociale, mais aussi zéro protection sociale.
- IS : 15 % sur 42 500 € = 6 375 € + 25 % sur 17 500 € = 4 375 €, soit un IS total de 10 750 €
- Bénéfice net après IS : 49 250 €
- PFU 31,4 % sur 49 250 € = 15 465 €
- Net perçu : 33 785 €
Le net est plus élevé qu'en 100 % salaire, mais vous n'avez aucun droit à la retraite, à l'assurance maladie ni à la prévoyance.
Scénario 3 : mix salaire + dividendes
Vous vous versez un salaire brut de 24 000 € (2 000 €/mois), soit un coût total employeur d'environ 36 000 €. Votre net de salaire avant IR est d'environ 18 500 €.
- Bénéfice résiduel : 60 000 € - 36 000 € = 24 000 €
- IS à 15 % : 3 600 €
- Bénéfice net après IS : 20 400 €
- PFU 31,4 % sur 20 400 € = 6 406 €
- Net de dividendes : 13 994 €
- Total net perçu : environ 32 500 € (salaire + dividendes)
Vous bénéficiez d'une protection sociale complète grâce au salaire, tout en réduisant la charge fiscale via les dividendes. C'est la stratégie la plus courante chez les dirigeants de SASU. Pour simuler votre propre situation, utilisez notre simulateur revenus SASU.
Ces montants sont des ordres de grandeur : les taux exacts varient selon les tranches URSSAF et la composition de la rémunération. L'ACRE (exonération partielle de cotisations la première année) atténue le coût des charges au démarrage.
Des coûts de fonctionnement plus élevés qu'en micro-entreprise
L'un des inconvénients de la SASU par rapport à la micro-entreprise est le poids des frais de fonctionnement. La tenue d'une comptabilité complète (bilan, compte de résultat, annexes) est obligatoire. Pour en savoir plus sur ce que cela implique concrètement, consultez notre article sur les obligations comptables SASU. Cela implique souvent de faire appel à un expert-comptable, dont le coût peut peser en début d'activité.
À cela s'ajoutent d'autres dépenses : dépôt des comptes au greffe, publication d'annonces légales, assurance responsabilité civile professionnelle.
Bon à savoir : Swapn accompagne les créateurs de SASU avec une solution comptable complète dès 29 € HT/mois, sans engagement, incluant le bilan certifié par un Expert-Comptable.
Un formalisme administratif contraignant
Contrairement à une micro-entreprise ou à une entreprise individuelle, la création et la gestion d'une SASU impliquent le respect de nombreuses obligations :
- La rédaction des statuts demande de bonnes connaissances juridiques (à moins de faire appel à un professionnel). Le dossier d'immatriculation doit être complet et conforme.
- Toutes les décisions importantes (approbation des comptes, rémunération du dirigeant, affectation du résultat) doivent être consignées dans le registre des décisions de l'associé unique.
- Chaque année, le représentant légal doit déposer les comptes (bilan, compte de résultat et annexes) auprès du greffe du tribunal de commerce.
Toute modification majeure (président, siège social, objet social, augmentation de capital) nécessite une mise à jour des statuts, une publication dans un journal d'annonces légales, puis une déclaration officielle au greffe. Ces étapes demandent du temps et engendrent des frais supplémentaires. Pour comprendre les modalités de publication, consultez notre guide sur les annonces légales SASU. La durée de vie maximale de la SASU est de 99 ans, renouvelable par décision de l'associé unique.
Bon à savoir : Swapn prend en charge gratuitement toutes les formalités de création de votre SASU : rédaction des statuts, dépôt de capital, immatriculation au greffe et obtention du Kbis.
Le commissaire aux comptes : obligatoire au-delà de certains seuils
La nomination d'un commissaire aux comptes (CAC) est obligatoire si la SASU dépasse 2 des 3 seuils suivants (article L227-9-1 du Code de commerce) :
- Total du bilan supérieur à 5 000 000 €
- Chiffre d'affaires HT supérieur à 10 000 000 €
- Effectif moyen supérieur à 50 salariés
En pratique, la grande majorité des SASU de créateurs ne sont pas concernées. Ce seuil devient pertinent uniquement en phase de croissance avancée. Le coût annuel d'un CAC démarre à partir de 2 000 à 5 000 € selon la taille de l'entreprise.
La fermeture d'une SASU : une procédure en plusieurs étapes
Contrairement à la micro-entreprise (simple déclaration de cessation), la fermeture d'une SASU impose une double procédure : dissolution anticipée puis liquidation amiable. Voici les 9 étapes à suivre pour la fermeture d'une SASU :
- Décision de dissolution anticipée par l'associé unique (procès-verbal de décision)
- Nomination d'un liquidateur amiable (souvent le président lui-même)
- Publication d'un avis de dissolution dans un journal d'annonces légales (~150 €)
- Dépôt du dossier de dissolution au greffe via le guichet unique (~200 €)
- Réalisation des opérations de liquidation (recouvrement des créances, paiement des dettes, clôture des comptes)
- Établissement des comptes de liquidation
- Décision de clôture de la liquidation par l'associé unique
- Publication d'un avis de clôture dans un journal d'annonces légales (~150 €)
- Demande de radiation au greffe, puis obtention de la radiation du RCS
Bon à savoir : Le coût total de la fermeture d'une SASU se situe entre 500 € et 1 000 € (annonces légales + greffe), hors honoraires d'accompagnement. Comptez 2 à 6 mois entre la décision de dissolution et la radiation effective.
L'impossibilité d'accéder au régime micro-fiscal
Contrairement à l'EURL, une SASU ayant opté pour l'IR ne peut pas bénéficier du régime de la micro-entreprise (abattement forfaitaire sur le chiffre d'affaires). Même sous option IR, la SASU reste soumise à une comptabilité complète avec déclaration du bénéfice réel.
Si vous recherchez la simplicité comptable d'un régime micro, la SASU n'est pas le bon choix. Pour comparer les deux structures sur ce point, consultez notre guide SASU ou micro-entreprise.
Pas de protection chômage pour le président
Le dirigeant de SASU n'a pas droit à l'assurance chômage. Son statut d'assimilé salarié ne crée aucun lien de subordination : il ne cotise pas à France Travail et ne peut pas percevoir d'allocations en cas de cessation d'activité.
Pour se protéger contre ce risque, le président de SASU peut souscrire une assurance privée. Pour en savoir plus sur les options disponibles, consultez notre guide sur l'assurance SASU, comme la Garantie Sociale des Chefs d'entreprise (GSC), qui verse une indemnisation en cas de perte de revenus.
FAQ sur les avantages et inconvénients d’une SASU
La SASU est-elle vraiment plus chère qu'une EURL ?
Oui et non. Les charges sociales sur le salaire du dirigeant sont plus élevées en SASU (environ 80% du net) qu'en EURL (environ 45%). En revanche, les dividendes sont moins taxés en SASU, ce qui peut la rendre plus avantageuse si vous privilégiez ce mode de rémunération. Pour une comparaison détaillée, consultez notre guide SASU vs EURL.
Quel est le principal avantage de la SASU par rapport à la micro-entreprise ?
Le principal avantage est la protection de votre patrimoine personnel. En SASU, votre responsabilité est limitée à vos apports, alors qu'en micro-entreprise vos biens personnels et professionnels sont confondus. De plus, la SASU n'a pas de plafond de chiffre d'affaires, ce qui est idéal si vous envisagez de passer de la micro-entreprise à la SASU.
Le statut de SASU permet-il de bénéficier de l’ARE ou du maintien des allocations ?
Oui, sous certaines conditions. Pour cumuler la SASU avec l’ARE, il est nécessaire que l’associé unique ne se verse pas de rémunération. Ainsi, France Travail (anciennement Pôle emploi) continue de verser les allocations tout en permettant à l’entrepreneur de développer son activité. Cela peut constituer un soutien financier intéressant lors du lancement.
Peut-on créer une SASU sans capital ?
Non. La loi impose un capital, même symbolique (1 €). Il faut déposer ce capital sur un compte bloqué avant l’immatriculation de la SASU. Vous recevrez une attestation de dépôt de fonds. Il est souvent conseillé de prévoir un capital plus conséquent (nous conseillons entre 500 et 1 000€) pour renforcer la crédibilité de la société.
La SASU est-elle éligible à la TVA et aux réductions fiscales ?
Oui, la SASU peut opter pour la franchise en base de TVA si son chiffre d’affaires ne dépasse pas certains seuils, ou pour le régime réel selon son activité et ses besoins. Elle peut également bénéficier de crédits d’impôt et réductions fiscales, comme le CICE ou le CIR, selon la nature de son activité et les investissements réalisés.
Sources & références
Entreprendre.service-public.fr - Société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU) : ce qu'il faut savoir
Légifrance - Articles L227-1 à L227-20 du Code commerce
Résumer cet article avec :
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Rédigé par Grégoire Charroyer
Expert en création d’entreprise depuis plus de 10 ans. Grégoire a pour objectif de rendre l’entrepreneuriat simple et accessible à tous en France.
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