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Calcul de l'allocation chômage : simulateur et exemples

Renseignez votre âge et votre rémunération brute totale sur la période de référence pour obtenir une estimation de votre allocation de retour à l'emploi (ARE). Le simulateur applique les barèmes France Travail en vigueur et vous donne le montant estimé de l'allocation chômage (en euros).

Comment calculer le montant de votre allocation chômage (ARE) ?

Le calcul de l'Allocation d'Aide au Retour à l'Emploi (ARE) suit une mécanique précise en trois étapes. Votre ancien salaire brut, votre durée d'emploi et votre âge déterminent le montant que vous percevrez chaque mois. Voici comment reproduire ce calcul vous-même.

En résumé, les trois étapes du calcul :

  • Calculer votre Salaire Journalier de Référence (SJR) à partir de vos rémunérations brutes
  • Appliquer les deux formules officielles et garder le montant le plus élevé
  • Vérifier que le résultat respecte le plancher et le plafond réglementaires

Étape 1 - Déterminer votre Salaire Journalier de Référence (SJR)

Le SJR est la base de tout le calcul de l'ARE. Pour l'obtenir, France Travail (ex-Pôle emploi) suit deux opérations successives.

Calculer le salaire de référence

Le salaire de référence correspond au total des rémunérations brutes perçues pendant votre période de référence :

  • 24 derniers mois si vous avez moins de 53 ans à la fin de votre contrat
  • 36 derniers mois si vous avez 53 ans ou plus

Sont inclus dans ce total : les salaires bruts, les primes contractuelles (13ᵉ mois, prime d'ancienneté) et les heures supplémentaires. En revanche, les indemnités de licenciement, les indemnités compensatrices de compte épargne-temps (CET) depuis avril 2025 et les sommes liées à l'intéressement ou à la participation sont exclues.

Diviser par la durée d'indemnisation et appliquer le coefficient 0,75

France Travail calcule d'abord le nombre de jours calendaires travaillés pendant la période de référence, puis applique un coefficient de 0,75 pour obtenir la durée d'indemnisation. Le SJR est ensuite obtenu en divisant le salaire de référence par cette durée d'indemnisation.

Formule du SJR : Salaire de référence / (nombre de jours calendaires travaillés × 0,75)

Étape 2 - Appliquer les deux formules de calcul

Une fois le SJR déterminé, France Travail applique deux formules et retient celle qui vous est la plus favorable.

Formule Calcul
Formule 1 40,4 % du SJR + 13,18 € par jour (partie fixe)
Formule 2 57 % du SJR

Concrètement, pour un SJR de 80 €, la formule 1 donne : (80 × 40,4 %) + 13,18 = 45,50 €. La formule 2 donne : 80 × 57 % = 45,60 €. France Travail retient 45,60 €, le montant le plus élevé.

Bon à savoir : La partie fixe de 13,18 € (valeur au 1er juillet 2025) est réduite proportionnellement si vous travailliez à temps partiel. Un salarié à 80 % verra cette partie fixe ramenée à 13,18 × 80 % = 10,54 €.

Étape 3 - Vérifier les planchers et plafonds

Le résultat des formules est encadré par trois garde-fous :

  • Plancher : l'allocation journalière nette ne peut pas descendre en dessous de 31,97 € par jour, soit environ 959 € par mois.
  • Plafond : l'allocation journalière ne peut pas dépasser 75 % du SJR.
  • Dégressivité : si votre ancienne rémunération brute dépassait 4 939,67 € par mois, l'ARE est réduite de 30 % à partir du 7ᵉ mois d'indemnisation. Après cette réduction, le montant ne peut pas passer sous 92,57 € par jour. Cette dégressivité ne s'applique pas aux demandeurs d'emploi de 57 ans et plus (pour les fins de contrat antérieures au 1er avril 2025).

Tableau récapitulatif des paramètres de calcul de l'ARE

Ce tableau centralise tous les paramètres à connaître pour simuler votre allocation chômage.

Paramètre Valeur
Période de référence (moins de 53 ans) 24 derniers mois
Période de référence (53 ans et plus) 36 derniers mois
Formule 1 40,4 % du SJR + 13,18 €/jour
Formule 2 57 % du SJR
Montant retenu Le plus élevé des deux formules
Allocation minimum nette 31,97 €/jour (≈ 959 €/mois)
Plafond de l'allocation 75 % du SJR
Seuil de dégressivité Rémunération > 4 939,67 € brut/mois
Réduction en cas de dégressivité -30 % à partir du 7ᵉ mois
Plancher après dégressivité 92,57 €/jour

Exemples concrets : simulation du chômage pour 3 niveaux de salaire

Les formules sont plus parlantes avec des chiffres réels. Voici trois simulations complètes, du SMIC au salaire cadre, pour vous permettre de reproduire le calcul avec votre propre rémunération.

Cas pratique 1 - Salarié au SMIC (1 823 € brut/mois)

Profil : Marie, salariée à temps plein au SMIC (1 823,07 € brut/mois), licenciée après 2 ans d'ancienneté. Elle a moins de 53 ans.

Salaire de référence :
1 823,07 € × 24 mois = 43 753,68 €

Nombre de jours calendaires travaillés : 730 jours (24 mois × 365/12)

Durée d'indemnisation : 730 × 0,75 = 547,5 jours, arrondi à 548 jours (plafonné à 548 jours pour les moins de 53 ans)

SJR : 43 753,68 / 548 = 79,84 €

Application des formules :

  • Formule 1 : (79,84 × 40,4 %) + 13,18 = 32,26 + 13,18 = 45,44 €/jour
  • Formule 2 : 79,84 × 57 % = 45,51 €/jour

Montant retenu : 45,51 €/jour (formule 2, la plus avantageuse)

Vérification du plafond : 75 % × 79,84 = 59,88 €. L'allocation de 45,51 € est bien en dessous : pas de dépassement.

Estimation mensuelle : 45,51 × 30 = ≈ 1 365 € brut/mois

Cas pratique 2 - Salaire médian (2 500 € brut/mois)

Profil : Thomas, salarié à 2 500 € brut/mois, rupture conventionnelle après 3 ans. Moins de 53 ans.

Salaire de référence :
2 500 × 24 = 60 000 € (seuls les 24 derniers mois sont retenus, même avec 3 ans d'ancienneté)

Durée d'indemnisation : 730 × 0,75 = 548 jours (plafonné)

SJR : 60 000 / 548 = 109,49 €

Application des formules :

  • Formule 1 : (109,49 × 40,4 %) + 13,18 = 44,23 + 13,18 = 57,41 €/jour
  • Formule 2 : 109,49 × 57 % = 62,41 €/jour

Montant retenu : 62,41 €/jour (formule 2)

Vérification du plafond : 75 % × 109,49 = 82,12 €. Pas de dépassement.

Estimation mensuelle : 62,41 × 30 = ≈ 1 872 € brut/mois

À noter : Thomas percevra un différé d'indemnisation lié à son indemnité de rupture conventionnelle si celle-ci dépasse le minimum légal (voir la FAQ en fin d'article).

Cas pratique 3 - Cadre (4 500 € brut/mois)

Profil : Sophie, cadre à 4 500 € brut/mois, licenciée après 5 ans. Moins de 53 ans.

Salaire de référence :
4 500 × 24 = 108 000 €

Durée d'indemnisation : 730 × 0,75 = 548 jours (plafonné)

SJR : 108 000 / 548 = 197,08 €

Application des formules :

  • Formule 1 : (197,08 × 40,4 %) + 13,18 = 79,62 + 13,18 = 92,80 €/jour
  • Formule 2 : 197,08 × 57 % = 112,34 €/jour

Montant retenu : 112,34 €/jour (formule 2)

Vérification du plafond : 75 % × 197,08 = 147,81 €. L'allocation de 112,34 € est en dessous : pas de plafonnement.

Estimation mensuelle : 112,34 × 30 = ≈ 3 370 € brut/mois

Alerte dégressivité : le salaire de Sophie (4 500 € brut/mois) est inférieur au seuil de 4 939,67 €. La dégressivité ne s'applique pas dans son cas. Si son salaire avait été de 5 200 € brut/mois, son allocation aurait été réduite de 30 % à partir du 7ᵉ mois, avec un plancher à 92,57 €/jour.

Ces estimations sont indicatives et dépendent de votre situation exacte (primes, jours non travaillés, temps partiel). Pour un accompagnement personnalisé sur l'optimisation de votre rémunération et de vos charges en tant que créateur d'entreprise, les experts Swapn sont disponibles pour faire le point sur votre situation.

Combien de temps dure l'indemnisation chômage ?

La durée de versement de l'ARE dépend de deux facteurs : le temps que vous avez travaillé et votre âge à la fin de votre dernier contrat.

Le principe : durée travaillée = durée indemnisée

Depuis la réforme de l'assurance chômage, la durée d'indemnisation correspond aux jours calendaires travaillés pendant la période de référence, multipliés par le coefficient 0,75. Ce coefficient réduit la durée d'indemnisation par rapport à la durée réellement travaillée.

La durée minimale d'indemnisation est de 182 jours calendaires, soit environ 6 mois. Pour y avoir droit, vous devez justifier d'une durée d'affiliation minimale de 6 mois (130 jours travaillés ou 910 heures) sur les 24 derniers mois.

Exemple : vous avez travaillé 600 jours calendaires sur les 24 derniers mois. Votre durée d'indemnisation sera de 600 × 0,75 = 450 jours, soit environ 15 mois.

Durée maximale selon votre âge à la fin du contrat

La durée d'indemnisation est plafonnée selon votre tranche d'âge. Les demandeurs d'emploi de 53 ans et plus bénéficient d'une période de référence allongée à 36 mois, ce qui leur permet de cumuler davantage de jours travaillés.

Âge à la fin du contrat Période de référence Durée maximale d'indemnisation
Moins de 53 ans 24 mois 548 jours (≈ 18 mois)
53-54 ans 36 mois 685 jours (≈ 22,5 mois)
55 ans et plus 36 mois 822 jours (≈ 27 mois)

Cas particulier des travailleurs saisonniers

Bon à savoir : Les travailleurs saisonniers bénéficient d'une durée minimale d'indemnisation réduite à 152 jours calendaires (au lieu de 182). Cette règle s'applique aux personnes titulaires de contrats saisonniers spécifiques ou n'ayant pas ouvert de droit à l'ARE au cours des 20 dernières années.

Qui a droit à l'allocation chômage ? Les conditions d'éligibilité

Avant de calculer votre ARE, vérifiez que vous remplissez les quatre conditions exigées par France Travail. Toutes sont cumulatives : il suffit qu'une seule manque pour que la demande soit refusée.

Les 4 conditions cumulatives pour percevoir l'ARE

  1. Être involontairement privé d'emploi : licenciement (économique, personnel, faute), rupture conventionnelle homologuée, fin de CDD, ou démission légitime.
  2. Justifier d'une durée d'affiliation minimale : 6 mois de travail (130 jours ou 910 heures) sur les 24 derniers mois. Ce seuil passe à 36 mois pour les personnes de 53 ans et plus.
  3. Être inscrit comme demandeur d'emploi auprès de France Travail dans les 12 mois suivant la fin du contrat de travail.
  4. Être apte à exercer un emploi et rechercher activement un emploi (ou suivre une formation validée dans le cadre du projet personnalisé d'accès à l'emploi).

La rupture conventionnelle ouvre-t-elle droit au chômage ?

Oui. La rupture conventionnelle individuelle homologuée par la DREETS (ex-Direccte) est assimilée à une privation involontaire d'emploi. Vous bénéficiez de l'ARE dans les mêmes conditions qu'un licenciement.

Un point à anticiper : si votre indemnité de rupture dépasse le minimum légal, un différé d'indemnisation spécifique s'applique. Ce différé repousse le début du versement de l'ARE. Il est calculé en divisant la part supra-légale de l'indemnité par votre SJR, dans la limite de 150 jours calendaires. Un délai d'attente incompressible de 7 jours s'y ajoute.

Démission : dans quels cas peut-on toucher le chômage ?

Le principe est clair : une démission classique ne donne pas droit à l'ARE. Trois exceptions existent.

Les démissions légitimes : France Travail reconnaît 17 motifs de démission légitime qui ouvrent droit à l'ARE. Les plus fréquents :

  • Suivi du conjoint qui déménage pour un motif professionnel
  • Non-paiement des salaires par l'employeur
  • Actes de violence au travail
  • Mariage ou PACS entraînant un changement de lieu de résidence
  • Fin d'un contrat d'insertion (contrat unique d'insertion, par exemple)

La démission pour création ou reprise d'entreprise : vous pouvez percevoir l'ARE si vous justifiez d'au moins 5 ans d'activité salariée continue et que votre projet de création est jugé réel et sérieux par une commission paritaire interprofessionnelle régionale. Toutes les démarches à connaître sont détaillées dans notre article sur la démission pour création d'entreprise.

Le réexamen après 121 jours : si votre démission ne rentre dans aucun cas légitime, vous pouvez demander un réexamen de votre situation après 121 jours de chômage non indemnisé, à condition de prouver vos recherches actives d'emploi.

Calcul du chômage et cas particuliers

Plusieurs situations modifient la mécanique standard de calcul de l'ARE. Voici les cas les plus courants et leur impact sur votre indemnisation.

Allocation chômage et temps partiel

Si vous travailliez à temps partiel, le SJR est calculé sur les salaires bruts réellement perçus, pas sur un équivalent temps plein. La partie fixe de la formule 1 (13,18 €) est également réduite au prorata de votre temps de travail.

Un salarié à mi-temps percevant 900 € brut/mois aura un SJR plus faible qu'un salarié à temps plein, et la partie fixe sera ramenée à 13,18 × 50 % = 6,59 €.

Si vous reprenez un emploi à temps partiel après votre inscription à France Travail, vous pouvez bénéficier de droits rechargeables : les jours travaillés pendant votre période d'indemnisation allongent votre durée totale de droits.

Cumul emploi-chômage : travailler en percevant l'ARE

Vous pouvez cumuler l'ARE avec les revenus d'une activité salariée ou indépendante. Le mécanisme est le suivant : France Travail déduit 70 % du salaire brut mensuel de votre nouvelle activité du montant mensuel de votre allocation. Si vous envisagez de cumuler une activité salariée et une activité indépendante, les règles applicables méritent d'être bien anticipées.

Exemple : votre ARE mensuelle est de 1 500 €. Vous reprenez un emploi à temps partiel rémunéré 800 € brut/mois. Déduction : 800 × 70 % = 560 €. Vous percevez : 1 500 - 560 = 940 € d'ARE, en plus de votre salaire de 800 €. Total mensuel : 1 740 €.

Les jours non indemnisés grâce à cette déduction ne sont pas perdus : ils allongent la durée totale de vos droits.

Création ou reprise d'entreprise pendant le chômage

Deux dispositifs coexistent pour les demandeurs d'emploi qui créent ou reprennent une entreprise. Si vous souhaitez cumuler chômage et création d'entreprise, voici les deux options disponibles.

Critère Maintien de l'ARE ARCE
Principe Versement mensuel pendant la création Capital = 60 % des droits restants
Versement Mensuel, sous conditions de déclaration En 2 fois (immédiat + 6 mois après)
Avantage Sécurité mensuelle, droits préservés Trésorerie immédiate pour investir
Inconvénient Revenus d'activité déduits de l'ARE Perte de 40 % des droits restants
Profil idéal Activité à revenus progressifs Besoin de capital de départ

Le choix entre ARE maintenue et ARCE (Aide à la Reprise ou à la Création d'Entreprise) dépend de votre besoin de trésorerie. Si votre activité ne génère pas de revenus les premiers mois, le maintien de l'ARE vous assure un revenu régulier. Si vous avez besoin d'investir rapidement (matériel, stock, local), l'ARCE vous apporte un capital immédiat.

Pour lancer votre activité dans les meilleures conditions, Swapn vous accompagne gratuitement dans le choix du statut juridique et la création de votre entreprise, puis dans le suivi comptable dès 29 € HT/mois.

Chômage après 53 ans : les règles spécifiques pour les seniors

Les demandeurs d'emploi de 53 ans et plus bénéficient de trois aménagements :

  • Période de référence allongée : 36 mois au lieu de 24, ce qui permet de comptabiliser davantage de jours travaillés et d'augmenter la durée d'indemnisation.
  • Durée maximale augmentée : 685 jours (≈ 22,5 mois) pour les 53-54 ans, 822 jours (≈ 27 mois) pour les 55 ans et plus.
  • Dégressivité aménagée : pour les fins de contrat antérieures au 1er avril 2025, la dégressivité ne s'applique pas avant 57 ans. Vérifiez les règles en vigueur au moment de votre inscription auprès de France Travail, car ces seuils peuvent évoluer.

Quelles aides après la fin de vos droits au chômage ?

L'épuisement de vos droits à l'ARE ne signifie pas la fin de toute aide. Plusieurs dispositifs prennent le relais selon votre situation.

L'Allocation de Solidarité Spécifique (ASS)

L'ASS est destinée aux demandeurs d'emploi qui ont épuisé leurs droits ARE et qui justifient d'au moins 5 ans d'activité salariée dans les 10 dernières années. Son montant est forfaitaire : environ 18,17 € par jour, soit environ 545 € par mois.

L'ASS est soumise à des conditions de ressources. Pour une personne seule, les ressources mensuelles ne doivent pas dépasser un plafond fixé par décret (environ 1 271 € par mois). Elle est versée par périodes de 6 mois renouvelables.

La prime d'activité et le RSA

La prime d'activité est accessible si vous reprenez un emploi, même à temps partiel ou faiblement rémunéré. Elle complète vos revenus d'activité et se cumule avec d'autres aides sous conditions de ressources. La demande se fait auprès de la CAF.

Le RSA (Revenu de Solidarité Active) est le filet de sécurité pour les personnes sans ressources suffisantes. Son montant pour une personne seule est d'environ 635 € par mois. Il est versé par la CAF et soumis à des conditions de ressources et d'engagement dans un parcours d'insertion. À noter : un dirigeant de SASU peut se retrouver dans une situation où le RSA est envisageable selon ses revenus déclarés.

Les aides complémentaires (CAF, Action Logement)

Plusieurs aides complémentaires peuvent alléger vos charges pendant une période de chômage :

  • Aides au logement (APL) : recalculées automatiquement par la CAF en fonction de la baisse de vos revenus. Si vous ne les perceviez pas en activité, vous pouvez y devenir éligible.
  • Action Logement : aide MOBILI-PASS pour les frais liés à une mobilité professionnelle, aide à la recherche de logement en cas de déménagement pour un nouvel emploi.
  • Aides locales : les CCAS (Centres Communaux d'Action Sociale) et les fonds de solidarité départementaux peuvent accorder des aides d'urgence (alimentation, énergie, transport).

Renseignez-vous auprès de votre CAF et de votre mairie pour connaître les dispositifs accessibles dans votre commune. Des aides financières à la création d'entreprise existent également si vous envisagez de vous lancer à votre compte pendant cette période.

Les questions fréquentes sur le calcul de l'allocation chômage

Comment est calculé le montant de l'allocation chômage en France ?

L'ARE est calculée à partir du Salaire Journalier de Référence (SJR). France Travail applique deux formules (40,4 % du SJR + 13,18 € ou 57 % du SJR) et retient la plus avantageuse. Le montant ne peut être inférieur à 31,97 €/jour ni supérieur à 75 % du SJR.

Quel chômage pour un salaire de 2 000 € net ?

Pour un salaire net de 2 000 € (environ 2 560 € brut), l'ARE mensuelle est estimée entre 1 100 € et 1 250 € net selon la durée d'affiliation et la formule applicable. Le calcul exact dépend du SJR et de la période de référence.

La rupture conventionnelle donne-t-elle droit au chômage ?

Oui, la rupture conventionnelle individuelle homologuée ouvre droit à l'ARE dans les mêmes conditions qu'un licenciement. Un différé d'indemnisation peut s'appliquer si l'indemnité de rupture dépasse le minimum légal.

Peut-on toucher le chômage après une démission ?

En principe non, sauf dans trois cas : démission légitime (17 motifs reconnus, comme le suivi de conjoint), démission pour création d'entreprise (sous conditions d'ancienneté), ou réexamen après 121 jours de chômage non indemnisé. La démission-reconversion représente une opportunité réelle pour ceux qui souhaitent se lancer à leur compte.

Combien de temps peut-on toucher le chômage ?

La durée dépend de l'âge et du nombre de jours travaillés. Maximum 548 jours (≈ 18 mois) pour les moins de 53 ans, 685 jours (≈ 22,5 mois) pour les 53-54 ans, et 822 jours (≈ 27 mois) pour les 55 ans et plus. Durée minimale : 182 jours (6 mois).

Qu'est-ce que la dégressivité de l'allocation chômage ?

Si votre ancien salaire brut dépassait 4 939,67 € par mois, l'ARE est réduite de 30 % à partir du 7ᵉ mois d'indemnisation. Le montant après réduction ne peut pas descendre en dessous de 92,57 € par jour.

Peut-on cumuler un emploi et l'allocation chômage ?

Oui, le cumul emploi-chômage est possible. France Travail déduit 70 % du salaire brut de la nouvelle activité du montant mensuel de l'ARE. Les jours non indemnisés allongent la durée totale des droits.

Vaut-il mieux choisir le maintien de l'ARE ou l'ARCE pour créer son entreprise ?

Le maintien de l'ARE assure un revenu mensuel tant que l'activité ne génère pas de revenus importants. L'ARCE (60 % des droits restants en capital) convient mieux si vous avez besoin de trésorerie immédiate pour investir. Le choix dépend de votre besoin de cash-flow initial. Si vous envisagez de créer une SAS tout en touchant le chômage, les règles spécifiques à ce statut méritent d'être étudiées.

Comment est calculé le différé d'indemnisation après une rupture conventionnelle ?

Le différé spécifique est calculé en divisant l'indemnité supra-légale (part au-dessus du minimum légal) par le salaire journalier de référence. Il est plafonné à 150 jours calendaires. Un délai d'attente de 7 jours s'y ajoute.

Quel est le montant minimum de l'allocation chômage ?

Le montant minimum net de l'ARE est de 31,97 € par jour, soit environ 959 € par mois (pour 30 jours). Ce plancher s'applique quel que soit le résultat des formules de calcul, à condition de remplir les conditions d'éligibilité.

Sources & Références

Service-Public.fr : Allocation chômage d'aide au retour à l'emploi (ARE)

France Travail : Comment est calculé le montant de mon allocation ?

France Travail : L'allocation d'aide au retour à l'emploi expliquée en 7 questions