Business plan crèche : budget, étapes et modèle
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Business plan galerie d'art : méthode et modèle 2026
Temps de lecture : 11 min
Résumé de l'article
- Business plan galerie d'art : il couvre 7 sections, de l'executive summary au prévisionnel financier.
- Modèle économique : la galerie fonctionne en dépôt-vente avec une commission de 40 à 60 % par vente.
- Budget de lancement : comptez entre 30 000 et 100 000 € selon l'emplacement choisi.
- Seuil de rentabilité : il faut vendre environ 6 œuvres par mois pour atteindre l'équilibre.
- Statut juridique : la SARL au régime TNS ou la SASU assimilé salarié sont recommandées.
- Ouvrir sa galerie d'art avec Swapn : Swapn vous propose la création à 0€ d'honoraires, hors frais légaux et sans engagement.
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Expérience de création d’entreprise idéale - Benoit B.
Parfait et rapide ! - Baptiste B.
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C'est un vrai gain de temps et de sérénité - Minh Thanh N.
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Sérieux, humain et ça rassure pour créer - Alain L.
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Grégoire Charroyer
Expert en création d’entreprise chez Swapn
Article mis à jour
Le 02 novembre 2026
Que contient un business plan de galerie d'art ?
Un business plan de galerie d'art suit une structure proche de tout plan d'affaires, mais chaque rubrique doit refléter les réalités du marché de l'art : modèle en dépôt-vente, revenus par commission, saisonnalité des ventes. Voici les rubriques à couvrir et ce qui rend ce document si particulier.
Les rubriques indispensables
Un business plan de galerie d'art complet s'articule autour de sept sections :
- Executive summary : une page qui résume votre positionnement artistique, votre ambition commerciale et vos chiffres clés.
- Présentation du porteur de projet : parcours, connaissance du marché de l'art, réseau d'artistes et de collectionneurs, compétences en gestion.
- Étude de marché : analyse de la demande locale et nationale, concurrence directe et indirecte.
- Stratégie commerciale : positionnement prix, plan marketing, choix du local.
- Plan opérationnel : organisation quotidienne, gestion des œuvres, logistique des expositions.
- Statut juridique et prévisionnel financier : forme juridique, investissement initial, projection de CA sur 3 ans, seuil de rentabilité.
- Annexes : CV du porteur, lettres d'intention d'artistes, photos du local, devis travaux.
Aucun diplôme n'est exigé pour ouvrir une galerie d'art. L'activité de galeriste est libre. Une connaissance solide du marché de l'art reste toutefois un atout décisif pour convaincre artistes et collectionneurs.
Ce qui distingue le business plan d'une galerie d'un commerce classique
Le premier point de différence est le modèle économique en dépôt-vente. La galerie ne possède pas les œuvres : elle les expose pour le compte des artistes et perçoit une commission, généralement comprise entre 40 et 60 % du prix de vente. Le stock est donc « immatériel » du point de vue comptable, et la rotation est lente. Un tableau peut rester exposé plusieurs mois avant de trouver acquéreur.
La saisonnalité pèse aussi sur le prévisionnel. Les vernissages et les foires d'art contemporain concentrent l'activité sur quelques temps forts, tandis que l'été est souvent une période creuse. Votre business plan doit refléter ces variations mois par mois.
Enfin, la relation artiste-galeriste est un actif stratégique. Fidéliser un artiste, c'est obtenir l'exclusivité de ses œuvres et sécuriser votre catalogue. Ce point mérite une section dédiée dans votre plan d'affaires.
Pour structurer votre réflexion, vous pouvez créer le business plan de votre galerie d'art en ligne et obtenir un document prêt à présenter à un banquier.
Comment réaliser l'étude de marché d'une galerie d'art ?
L'étude de marché est la colonne vertébrale de votre business plan. Elle démontre que la demande existe dans votre zone et que votre positionnement a sa place face à la concurrence.
Analyser le marché de l'art local et national
La France est le 4ᵉ marché mondial de l'art, avec environ 6 % des parts de marché en valeur. Ce chiffre cache des réalités très différentes selon les segments : art contemporain, art moderne, photographie, street art ou art numérique.
Commencez par identifier votre segment. Une galerie spécialisée en art contemporain accessible (œuvres de 500 à 5 000 €) ne s'adresse pas aux mêmes collectionneurs qu'une galerie positionnée sur le haut de gamme. Analysez la demande locale : profil des acheteurs potentiels, pouvoir d'achat du quartier, flux touristique, présence d'entreprises susceptibles d'acheter des œuvres (art corporate).
Les ventes en ligne pèsent environ 20 % du marché de l'art. Cette tendance pousse les galeries physiques à développer un catalogue numérique et à vendre via des plateformes spécialisées. Votre étude de marché doit intégrer cette dimension digitale.
Étudier la concurrence directe et indirecte
Cartographiez les galeries dans un rayon de 15 à 30 minutes : leur positionnement prix, leurs artistes, leur ancienneté. Notez aussi la concurrence indirecte : ventes aux enchères (Drouot, Christie's), plateformes en ligne (Artsy, Saatchi Art), salons et foires.
Construisez une grille d'analyse simple : nombre de galeries dans la zone, taux de rotation des expositions, réputation, niveau de prix moyen. L'objectif est d'identifier votre avantage concurrentiel : une niche artistique peu couverte, un prix d'entrée accessible, des services complémentaires comme le conseil en décoration ou la location d'œuvres aux entreprises.
Quelle stratégie commerciale prévoir pour une galerie d'art ?
Votre stratégie commerciale traduit votre positionnement en actions concrètes. Elle couvre trois axes : la politique de prix, le plan marketing et le choix du local.
- Fixer vos prix et votre commission sur chaque segment
- Planifier vos actions marketing (vernissages, digital, partenariats)
- Sélectionner et aménager un local adapté à l'accueil du public
Définir son positionnement et sa politique de prix

Le marché se structure en trois segments de prix :
| Segment | Fourchette de prix par œuvre | Profil d'acheteur type |
|---|---|---|
| Art accessible | 200 à 2 000 € | Particuliers, primo-accédants |
| Milieu de gamme | 2 000 à 20 000 € | Collectionneurs, entreprises |
| Haut de gamme | > 20 000 € | Collectionneurs confirmés, institutions |
La commission galeriste se situe en moyenne à 50 % du prix de vente (fourchette de 40 à 60 %). Ce taux se négocie avec chaque artiste selon sa cote et le niveau de service que vous lui apportez (promotion, vernissage, catalogue).
Pensez aussi à diversifier vos revenus : vente d'éditions limitées, tirages numérotés, location d'œuvres aux entreprises, produits dérivés. Ces sources complémentaires lissent les variations de trésorerie.
Construire un plan marketing adapté
Les vernissages sont le moyen n°1 de vente : 60 à 70 % des ventes se réalisent lors de ces événements. Prévoyez un calendrier d'expositions régulier, avec 6 à 10 vernissages par an.
Côté digital, Instagram est le canal prioritaire dans le monde de l'art. Complétez avec un site vitrine présentant votre catalogue en ligne et une newsletter pour fidéliser vos collectionneurs. Développez aussi des partenariats : foires d'art, collaborations avec des décorateurs d'intérieur, programmes d'art corporate auprès des entreprises locales.
Prévoyez un budget marketing de 5 à 10 % du CA en phase de lancement.
Choisir et aménager le local
L'emplacement est stratégique : un quartier d'art ou une rue passante, idéalement à proximité d'autres galeries (l'effet cluster attire les collectionneurs). Le bail commercial 3-6-9 implique un droit au bail (coût d'entrée) et un loyer mensuel de 1 500 à 5 000 € en centre-ville, davantage à Paris.
L'aménagement demande un éclairage professionnel (spots orientables, température de couleur entre 3 000 et 4 000 K), des cimaises, et un système de sécurité (alarme, vidéosurveillance). Si votre galerie accueille du public, elle est classée Établissement Recevant du Public (ERP) et doit respecter les normes d'accessibilité PMR.
Bon à savoir : L'assurance des œuvres en dépôt est indispensable. Le galeriste est responsable des œuvres confiées par les artistes. Prévoyez une assurance « clou à clou » couvrant les œuvres du moment où elles quittent l'atelier de l'artiste jusqu'à leur retour ou leur vente, pour un coût annuel d'environ 1 à 3 % de la valeur totale des œuvres exposées.
Quel statut juridique choisir pour ouvrir une galerie d'art ?

Le choix du statut juridique a un impact direct sur vos cotisations sociales, votre fiscalité et la protection de votre patrimoine personnel. Voici les options les plus adaptées à un galeriste.
Les statuts les plus adaptés à une galerie
La SARL ou l'EURL convient au galeriste qui veut protéger son patrimoine personnel tout en bénéficiant du régime TNS (travailleur non salarié). Les cotisations sociales sont d'environ 45 % du revenu net, soit un coût total d'environ 1 450 € pour 1 000 € nets versés. Pas de fiche de paie à produire, et des cotisations minimales d'environ 1 255 € par an même sans rémunération.
La SAS ou SASU séduit par sa souplesse statutaire. Le président est assimilé salarié, avec des cotisations d'environ 62 % du brut (soit environ 1,82 € de coût total pour 1 € net). L'avantage : zéro cotisation si vous ne vous versez aucun salaire la première année, ce qui peut être pertinent en phase de lancement.
La micro-entreprise est possible (plafond CA de 203 100 € en activité commerciale, cotisations de 12,30 % du CA), mais rarement adaptée. Les charges fixes élevées d'une galerie (loyer, assurance, vernissages) ne sont pas déductibles, ce qui pénalise la rentabilité dès que les charges dépassent 29 % du CA.
L'entreprise individuelle au réel reste simple à créer mais expose le patrimoine personnel.
Tableau comparatif des statuts pour un galeriste
| Critère | SARL / EURL | SAS / SASU | Micro-entreprise | EI au réel |
|---|---|---|---|---|
| Capital social minimum | 1 € | 1 € | Aucun | Aucun |
| Nombre d'associés | 1 à 100 | 1 à illimité | 1 seul | 1 seul |
| Protection du patrimoine | ✅ Oui | ✅ Oui | ❌ Limitée | ❌ Limitée |
| Régime social du dirigeant | TNS | Assimilé salarié | TNS | TNS |
| Taux de cotisations sociales | ~45 % du net | ~62 % du brut | 12,30 % du CA | ~45 % du net |
| Plafond de CA | Aucun | Aucun | 203 100 € | Aucun |
| Régime fiscal par défaut | IR (EURL) / IS (SARL) | IS | IR (micro-fiscal) | IR |
| Obligations comptables | Comptabilité complète | Comptabilité complète | Livre des recettes | Comptabilité complète |
Bon à savoir : Le galeriste est un diffuseur commercial d'œuvres d'art. Il doit s'immatriculer au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS) via le guichet unique de l'INPI, et contribuer à la Contribution à la Formation Professionnelle (0,1 % du CA pour les commerçants).
Comment construire le prévisionnel financier d'une galerie d'art ?
Le prévisionnel financier est la partie la plus scrutée par les banquiers et les investisseurs. Il doit être réaliste, détaillé et spécifique au modèle économique d'une galerie.
- Chiffrer l'investissement de départ selon l'emplacement
- Projeter votre chiffre d'affaires sur trois exercices
- Recenser toutes les charges fixes et variables
- Déterminer le nombre de ventes nécessaires pour atteindre l'équilibre
Estimer l'investissement initial
Le budget d'ouverture d'une galerie d'art varie de 30 000 à 100 000 € selon l'emplacement et le standing. Voici les principaux postes :
- Droit au bail ou pas-de-porte : 5 000 € en province à 50 000 €+ à Paris
- Travaux d'aménagement et éclairage professionnel : 10 000 à 30 000 €
- Stock initial d'œuvres (achat ferme) ou avance sur commissions : 5 000 à 20 000 €
- Dépôt de garantie du bail : 3 à 6 mois de loyer
- Frais de création d'entreprise : greffe, annonce légale, dépôt de capital
- Trésorerie de démarrage : 6 à 12 mois de charges fixes
À Paris, le budget total dépasse souvent 80 000 €. En ville moyenne, un projet bien calibré peut démarrer autour de 35 000 €.
Projeter le chiffre d'affaires sur 3 ans
La méthode de calcul est simple : nombre de ventes estimé × prix moyen × commission galeriste. Prenons l'exemple d'une galerie milieu de gamme visant 5 ventes par mois à 3 000 € en moyenne, avec une commission de 50 %.
| Année 1 (prudente) | Année 2 (montée en charge) | Année 3 (croisière) | |
|---|---|---|---|
| Ventes mensuelles | 3 | 4 | 5 |
| CA brut (ventes totales) | 108 000 € | 144 000 € | 180 000 € |
| Commission perçue (50 %) | 54 000 € | 72 000 € | 90 000 € |
| Charges fixes annuelles | 52 000 € | 54 000 € | 56 000 € |
| Charges variables annuelles | 8 000 € | 10 000 € | 12 000 € |
| Résultat avant impôt | - 6 000 € | + 8 000 € | + 22 000 € |
| Trésorerie cumulée | - 6 000 € | + 2 000 € | + 24 000 € |
L'année 1 est volontairement prudente (60 % de la cible). La montée en puissance se fait progressivement grâce à la fidélisation des collectionneurs et à la notoriété acquise. Intégrez aussi les revenus complémentaires : location d'espace pour événements, conseil en art, ventes en ligne.
Lister les charges fixes et variables
Charges fixes mensuelles
| Poste | Fourchette mensuelle |
|---|---|
| Loyer | 1 500 à 5 000 € |
| Assurance (RC pro + œuvres) | 100 à 300 € |
| Électricité / chauffage | 150 à 300 € |
| Abonnements (site web, logiciel) | 50 à 150 € |
| Comptabilité | 30 à 150 € |
| Cotisations sociales minimales | 100 à 200 € |
Pour la comptabilité, des solutions en ligne comme Swapn permettent un accompagnement complet par un expert-comptable inscrit à l'OEC dès 29 € HT/mois, bilan certifié inclus, un poste à intégrer dans vos charges fixes.
Charges variables
| Poste | Fourchette par événement / période |
|---|---|
| Vernissage (traiteur, communication) | 500 à 2 000 € par événement |
| Transport et encadrement des œuvres | Variable selon les œuvres |
| Stand en foire d'art | 3 000 à 15 000 € par foire |
| Commission plateforme de vente en ligne | 10 à 20 % du prix de vente |
Concernant la TVA, les œuvres d'art originales bénéficient d'un taux réduit de 5,5 % à l'importation et lors de la première vente par l'artiste. Pour la revente par le galeriste, le régime de la marge s'applique le plus souvent : la TVA est calculée uniquement sur la marge réalisée, pas sur le prix total.
Calculer le seuil de rentabilité
La formule est la suivante : seuil de rentabilité = charges fixes / taux de marge sur coûts variables.
Prenons un exemple concret. Votre galerie en centre-ville a des charges fixes de 4 000 € par mois. Votre marge nette sur chaque vente, après déduction des charges variables (transport, communication), est d'environ 45 % du prix de vente.
Seuil de rentabilité mensuel = 4 000 / 0,45 = 8 889 € de ventes nécessaires.
Traduit en nombre d'œuvres : à un prix moyen de 3 000 € et une commission de 50 %, chaque vente vous rapporte 1 500 €. Il faut donc vendre environ 6 œuvres par mois pour atteindre l'équilibre.
Le délai moyen pour atteindre la rentabilité d'une galerie se situe entre 18 et 36 mois.
Bon à savoir : La trésorerie est le nerf de la guerre pour une galerie d'art. Les délais de paiement peuvent être longs (ventes à tempérament, paiement en plusieurs fois par les collectionneurs). Prévoyez un fonds de roulement couvrant au minimum 6 mois de charges fixes pour absorber les périodes creuses.
Quelles démarches administratives pour ouvrir une galerie d'art ?
Créer une galerie d'art implique des formalités classiques de création d'entreprise, mais aussi des obligations propres au secteur artistique.
- Immatriculer votre société via le guichet unique
- Remplir les obligations spécifiques au diffuseur d'œuvres d'art
- Souscrire les assurances et respecter les normes légales
L'immatriculation via le guichet unique
Depuis le 1ᵉʳ janvier 2023, toutes les formalités de création passent par le guichet unique de l'INPI (formalites.entreprises.gouv.fr). Le code APE courant pour une galerie d'art est le 47.78C (Autres commerces de détail spécialisés divers).
Les pièces nécessaires : statuts signés, attestation de dépôt de capital, justificatif de domiciliation du siège social, pièce d'identité du dirigeant. Le délai d'obtention du Kbis est d'environ 1 à 2 semaines.
Les obligations spécifiques au secteur artistique
Le galeriste est un diffuseur commercial d'œuvres d'art. À ce titre, il verse une contribution diffuseur à la sécurité sociale des artistes-auteurs, gérée par l'URSSAF Limousin (anciennement Maison des Artistes / AGESSA). Cette contribution s'élève à 1,1 % des sommes versées aux artistes.
Autre obligation : la tenue d'un registre de police (registre des objets mobiliers). Ce registre est obligatoire pour tout commerce d'objets d'art, d'antiquités et de biens d'occasion. Chaque œuvre entrée et sortie doit y être consignée avec l'identité du vendeur.
Pensez aussi à la déclaration CFE (formulaire 1447-C-SD) avant le 31 décembre de l'année de création. Bonne nouvelle : vous êtes exonéré de CFE la première année d'activité.
Les assurances et obligations légales
Plusieurs assurances et obligations s'imposent au galeriste :
- Assurance responsabilité civile professionnelle : couvre les dommages causés à des tiers dans le cadre de votre activité.
- Assurance des œuvres (clou à clou) : couvre les œuvres en dépôt du transport à l'exposition.
- Conformité ERP et accessibilité PMR si la galerie accueille du public.
- Affichage des prix obligatoire sur chaque œuvre exposée (arrêté du 3 décembre 1987).
- Droit de suite : lors de la revente d'une œuvre, le galeriste doit reverser 4 % du prix de vente à l'artiste (ou ses ayants droit) pour les ventes supérieures à 750 €, plafonné à 12 500 €.
Comment financer l'ouverture de votre galerie d'art ?
Le financement combine généralement apport personnel, emprunt bancaire et aides publiques. Votre business plan est la pièce maîtresse pour décrocher un prêt.
L'apport personnel et le prêt bancaire
Un apport personnel de 20 à 30 % du budget total est recommandé pour rassurer les banques. Le prêt bancaire professionnel couvre le reste, sur une durée de 5 à 7 ans en général. La garantie BPI France peut couvrir jusqu'à 60 % du montant emprunté, ce qui réduit le risque pour la banque et facilite l'obtention du prêt.
Les aides à la création d'entreprise
Plusieurs dispositifs peuvent alléger le coût de lancement :
- ACRE : exonération partielle de cotisations sociales la première année. Demande à déposer dans les 60 jours suivant le début d'activité auprès de l'URSSAF.
- ARCE : conversion de 60 % de vos droits ARE en capital, versé en deux fois. Utile pour constituer votre apport personnel.
- Prêt d'honneur : jusqu'à 50 000 € à taux zéro via Initiative France ou Réseau Entreprendre.
- Aides régionales et municipales : certaines collectivités soutiennent l'implantation de commerces culturels. Renseignez-vous auprès de votre CCI locale.
- DRAC (Direction régionale des affaires culturelles) : subventions possibles pour les galeries d'art contemporain soutenant la jeune création.
Une fois votre business plan bouclé, Swapn vous accompagne gratuitement dans la création de votre société (SASU, SAS, EURL, SARL), avec des statuts rédigés en 24h, les formalités prises en charge et un conseiller dédié, puis assure votre comptabilité dès 29 € HT/mois, sans engagement.
Quels sont les risques à anticiper dans votre business plan ?
Un business plan crédible ne présente pas que le scénario rose. Les banquiers veulent voir que vous avez identifié les risques et prévu des solutions.
- Évaluer les risques financiers liés à la volatilité des ventes
- Anticiper les risques opérationnels et juridiques
- Préparer les arguments pour convaincre un financeur
Les risques financiers
La trésorerie tendue est le risque n°1. Les ventes sont irrégulières, et une galerie peut dépendre de quelques gros clients. Les charges fixes (loyer, assurance) restent dues même les mois sans vente. Un retournement du marché de l'art, sensible aux crises économiques, peut aussi ralentir brutalement l'activité. Prévoyez toujours un scénario pessimiste dans votre prévisionnel, avec un CA réduit de 30 à 40 % par rapport à votre hypothèse de base.
Les risques opérationnels et juridiques
Le modèle du dépôt-vente expose le galeriste à des risques spécifiques : vol, détérioration ou perte d'œuvres confiées par les artistes. Un litige avec un artiste sur les conditions de vente ou le montant de la commission peut aussi survenir si le contrat de dépôt-vente est mal rédigé.
La non-conformité réglementaire (registre de police non tenu, droit de suite non reversé) expose à des sanctions. Enfin, la dépendance à un petit nombre d'artistes ou de collectionneurs fragilise le modèle : diversifiez votre portefeuille dès le départ.
Comment rassurer un banquier ou un investisseur
Quatre éléments font la différence dans votre dossier de financement :
- Montrer des pré-engagements : artistes déjà en portefeuille, collectionneurs identifiés, lettres d'intention.
- Présenter un scénario pessimiste crédible, pas seulement le scénario optimiste.
- Démontrer votre maîtrise des charges fixes et votre plan B en cas de sous-performance (réduction de surface, sous-location ponctuelle, événements privés).
- Inclure un plan de trésorerie mensuel sur 12 mois minimum, qui montre mois par mois les entrées et sorties de cash.
Les questions fréquentes sur le business plan de galerie d'art
Faut-il un diplôme pour ouvrir une galerie d'art ?
Non, aucun diplôme n'est exigé. L'activité de galeriste est libre. Une connaissance solide du marché de l'art et un réseau d'artistes sont en revanche indispensables pour réussir.
Quel budget prévoir pour ouvrir une galerie d'art ?
Comptez entre 30 000 et 100 000 € selon l'emplacement. Les principaux postes sont le droit au bail (5 000 à 50 000 €+), les travaux d'aménagement (10 000 à 30 000 €) et la trésorerie de démarrage (6 à 12 mois de charges fixes). À Paris, le budget dépasse souvent 80 000 €.
Quelle est la commission moyenne d'une galerie d'art ?
La commission standard se situe entre 40 et 60 % du prix de vente, avec une moyenne de 50 %. Ce taux se négocie avec chaque artiste selon sa notoriété, le prix de l'œuvre et le niveau de service du galeriste.
Quel statut juridique choisir pour une galerie d'art ?
La SARL ou la SASU sont les statuts les plus adaptés. La SARL convient si vous souhaitez des cotisations sociales plus faibles (régime TNS, ~45 % du net). La SASU est préférable si vous voulez une couverture sociale de type salarié ou si vous ne vous rémunérez pas au départ.
Combien gagne un galeriste en France ?
Le revenu varie considérablement. Une galerie en lancement génère rarement un salaire la première année. En rythme de croisière, un galeriste indépendant peut espérer 2 000 à 5 000 € nets par mois sur une galerie milieu de gamme.
Comment fonctionne le dépôt-vente en galerie d'art ?
L'artiste confie ses œuvres à la galerie sans transfert de propriété. Le galeriste expose et vend, puis reverse à l'artiste sa part (40 à 60 % du prix). Un contrat de dépôt-vente écrit est indispensable pour fixer les conditions : durée, prix minimum, assurance, retour des œuvres.
Peut-on ouvrir une galerie d'art en micro-entreprise ?
C'est possible juridiquement (plafond CA : 203 100 €), mais rarement adapté. Les charges fixes élevées ne sont pas déductibles en micro-entreprise, ce qui pénalise la rentabilité. Le régime réel en société est recommandé dès que les charges dépassent 29 % du CA.
Comment convaincre une banque de financer ma galerie d'art ?
Présentez un business plan avec trois éléments clés : une étude de marché locale, un prévisionnel financier réaliste incluant un scénario pessimiste, et des preuves d'engagement (artistes en portefeuille, pré-engagements de collectionneurs). Un apport de 20 à 30 % et une garantie BPI France renforcent le dossier.
Quelles sont les obligations légales spécifiques d'un galeriste ?
Le galeriste doit tenir un registre de police, verser la contribution diffuseur (1,1 % des sommes versées aux artistes), respecter le droit de suite lors des reventes et se conformer aux normes ERP si la galerie accueille du public.
Un business plan de galerie d'art doit-il inclure les ventes en ligne ?
Oui. Les ventes d'art en ligne pèsent environ 20 % du marché. Votre business plan doit intégrer une stratégie digitale : site avec catalogue, présence sur les plateformes spécialisées (Artsy, Saatchi Art), réseaux sociaux, et un budget dédié à la photographie des œuvres et à la publicité ciblée.
Sources & Références
URSSAF : Diffuseur, vos cotisations et contributions sociales
BOFIP / impots.gouv.fr : TVA - Dispositions particulières applicables aux œuvres d'art, objets de collection ou d'antiquité
Service-Public : Guichet des formalités des entreprises
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Rédigé par Grégoire Charroyer
Expert en création d’entreprise depuis plus de 10 ans. Grégoire a pour objectif de rendre l’entrepreneuriat simple et accessible à tous en France.
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