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Charges sur les salaires : taux, calcul et réductions
Temps de lecture : 10 min
Résumé de l'article
- Charges sur les salaires : les cotisations sociales prélevées sur le brut financent la protection sociale.
- Deux catégories : les cotisations salariales s'élèvent à 22 à 25 % du brut, réduisant le net versé.
- Cotisations patronales : elles pèsent entre 25 et 42 % du brut selon secteur et exonérations.
- Coût total employeur : le salaire brut majoré des charges patronales atteint 1,25 à 1,42 fois le brut.
- Réduction Fillon : jusqu'à 1,6 SMIC, elle allège les charges patronales de plus de 30 %.
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Grégoire Charroyer
Expert en création d’entreprise chez Swapn
Article mis à jour
Le 25 juillet 2026
Quelles sont les cotisations salariales et leurs taux ?
Les cotisations salariales sont prélevées directement sur le salaire brut. Elles apparaissent sur chaque ligne du bulletin de paie et réduisent le montant versé au salarié. Voici le détail de chaque cotisation avec les taux en vigueur.
Cotisations de Sécurité sociale (part salariale)
Deux cotisations d'assurance vieillesse sont retenues sur le salaire brut :
- Assurance vieillesse plafonnée : 6,90 %. Elle porte sur la part du salaire brut qui ne dépasse pas le plafond mensuel de la Sécurité sociale (PMSS), fixé à 4 005 € par mois.
- Assurance vieillesse déplafonnée : 0,40 %. Elle porte sur la totalité du salaire brut, sans limite.
Ces deux cotisations financent la retraite de base du régime général. Un salarié qui gagne 3 000 € brut paie donc 207 € (6,90 % × 3 000) + 12 € (0,40 % × 3 000) = 219 € par mois pour sa retraite de base.
Cotisations de retraite complémentaire (Agirc-Arrco)
La retraite complémentaire Agirc-Arrco s'ajoute à la retraite de base. Les taux varient selon la tranche de salaire :
- Tranche 1 (jusqu'à 1 PSS, soit 4 005 €/mois) : 3,15 % de cotisation salariale.
- Tranche 2 (de 1 à 8 PSS, soit de 4 005 € à 32 040 €/mois) : 8,64 % de cotisation salariale. Cette tranche ne concerne que les salariés dont la rémunération dépasse le plafond.
Deux contributions d'équilibre s'y ajoutent :
- CEG (Contribution d'Équilibre Généralisée) : 0,86 % en tranche 1 et 1,08 % en tranche 2.
- CET (Contribution d'Équilibre Technique) : 0,14 %, uniquement pour les salariés dont le salaire dépasse 1 PSS.
Les cadres paient en plus une cotisation APEC de 0,024 % (sur le salaire jusqu'à 4 PSS).
CSG et CRDS

La CSG (Contribution Sociale Généralisée) et la CRDS (Contribution au Remboursement de la Dette Sociale) financent la protection sociale au sens large. Leurs taux :
- CSG : 9,20 %, dont 6,80 % déductible de l'impôt sur le revenu et 2,40 % non déductible.
- CRDS : 0,50 %, entièrement non déductible.
Ces deux contributions ne portent pas sur le salaire brut total mais sur 98,25 % du brut. Un abattement forfaitaire de 1,75 % pour frais professionnels réduit l'assiette de cotisation. Sur un salaire de 3 000 € brut, la CSG et la CRDS sont calculées sur 2 947,50 € (3 000 × 98,25 %).
La distinction entre CSG déductible et non déductible a un impact direct sur le net imposable. Ce dernier est plus élevé que le net à payer, car la CSG non déductible (2,40 %) et la CRDS (0,50 %) sont réintégrées dans le revenu imposable.
Bon à savoir : L'assiette de la CSG et de la CRDS n'est pas le salaire brut mais 98,25 % du brut, après un abattement de 1,75 % pour frais professionnels. Cette nuance modifie le montant réellement prélevé et explique l'écart entre le taux facial (9,70 % au total) et le taux effectif sur le brut (environ 9,53 %).
Tableau récapitulatif des cotisations salariales
| Cotisation | Taux salarial | Assiette |
|---|---|---|
| Assurance vieillesse plafonnée | 6,90 % | Jusqu'à 1 PSS (4 005 €/mois) |
| Assurance vieillesse déplafonnée | 0,40 % | Totalité du brut |
| Retraite complémentaire T1 (Agirc-Arrco) | 3,15 % | Jusqu'à 1 PSS |
| Retraite complémentaire T2 (Agirc-Arrco) | 8,64 % | De 1 à 8 PSS |
| CEG T1 | 0,86 % | Jusqu'à 1 PSS |
| CEG T2 | 1,08 % | De 1 à 8 PSS |
| CET | 0,14 % | Totalité du brut (si salaire > 1 PSS) |
| CSG | 9,20 % | 98,25 % du brut |
| CRDS | 0,50 % | 98,25 % du brut |
| APEC (cadres uniquement) | 0,024 % | Jusqu'à 4 PSS |
| Total estimé | environ 22 à 25 % | du salaire brut |
Bon à savoir : En Alsace-Moselle (Bas-Rhin, Haut-Rhin, Moselle), une cotisation maladie supplémentaire de 1,30 % est prélevée sur le salaire brut, en raison du régime local d'assurance maladie. Le salaire net y est donc légèrement inférieur à celui d'un salarié du régime général dans le reste de la France.
Quelles sont les cotisations patronales et leurs taux ?
Les cotisations patronales, souvent appelées « charges sociales employeur », sont payées par l'employeur en plus du salaire brut. Elles n'apparaissent pas sur la ligne « net à payer » du bulletin de paie, mais elles pèsent directement sur le budget de l'entreprise.
Cotisations de Sécurité sociale (part patronale)
L'employeur verse cinq cotisations de Sécurité sociale :
- Assurance maladie : 13 % sur la totalité du brut. Un taux réduit de 7 % s'applique pour les salaires ne dépassant pas 2,5 SMIC (environ 4 668 € brut/mois). L'économie atteint 6 points de cotisation.
- Assurance vieillesse plafonnée : 8,55 % sur le salaire brut dans la limite de 1 PSS.
- Assurance vieillesse déplafonnée : 2,02 % sur la totalité du brut.
- Allocations familiales : 5,25 % sur la totalité du brut. Un taux réduit de 3,45 % s'applique pour les salaires ne dépassant pas 3,5 SMIC (environ 6 535 € brut/mois).
- AT/MP (Accidents du Travail / Maladies Professionnelles) : taux variable selon le secteur d'activité et la sinistralité de l'entreprise, de 0,70 % à plus de 6 %. Un bureau de conseil paie moins qu'une entreprise de BTP.
Cotisations chômage et garantie des salaires
Deux cotisations financent l'assurance chômage et la garantie des salaires :
- Assurance chômage : 4,05 % sur le salaire brut dans la limite de 4 PSS. Cette cotisation est entièrement patronale depuis 2019 (la part salariale a été supprimée). Elle finance les allocations versées par France Travail (ex-Pôle emploi).
- AGS (Assurance Garantie des Salaires) : 0,25 % sur le salaire brut dans la limite de 4 PSS. Ce fonds garantit le paiement des salaires en cas de redressement ou de liquidation judiciaire de l'employeur.
Autres contributions patronales
Plusieurs contributions complètent les cotisations principales :
- FNAL (Fonds National d'Aide au Logement) : 0,10 % jusqu'à 1 PSS pour les entreprises de 50 salariés ou moins, ou 0,50 % sur la totalité du brut au-delà de 50 salariés.
- CSA (Contribution Solidarité Autonomie) : 0,30 % sur la totalité du brut.
- Contribution au dialogue social : 0,016 % sur la totalité du brut.
- Taxe d'apprentissage : 0,68 % sur la totalité du brut (0,44 % en Alsace-Moselle).
- Contribution à la formation professionnelle : 0,55 % pour les entreprises de moins de 11 salariés, ou 1 % à partir de 11 salariés.
- Forfait social : 20 % sur certains éléments de rémunération (intéressement, participation), hors salaire de base.
Ces contributions ajoutent 1 à 2 points de cotisation au total. Les omettre dans un calcul fausse l'estimation du coût total employeur.
Tableau récapitulatif des cotisations patronales
| Cotisation | Taux patronal | Assiette | Remarques |
|---|---|---|---|
| Assurance maladie | 13 % (ou 7 %) | Totalité du brut | Taux réduit si salaire ≤ 2,5 SMIC |
| Assurance vieillesse plafonnée | 8,55 % | Jusqu'à 1 PSS | |
| Assurance vieillesse déplafonnée | 2,02 % | Totalité du brut | |
| Allocations familiales | 5,25 % (ou 3,45 %) | Totalité du brut | Taux réduit si salaire ≤ 3,5 SMIC |
| AT/MP | Variable (0,70 % à 6 %+) | Totalité du brut | Selon secteur et sinistralité |
| Assurance chômage | 4,05 % | Jusqu'à 4 PSS | 100 % patronale depuis 2019 |
| AGS | 0,25 % | Jusqu'à 4 PSS | |
| FNAL | 0,10 % ou 0,50 % | 1 PSS ou totalité | Selon effectif (≤ ou > 50 salariés) |
| CSA | 0,30 % | Totalité du brut | |
| Dialogue social | 0,016 % | Totalité du brut | |
| Taxe d'apprentissage | 0,68 % | Totalité du brut | 0,44 % en Alsace-Moselle |
| Formation professionnelle | 0,55 % ou 1 % | Totalité du brut | Selon effectif (< ou ≥ 11 salariés) |
| Retraite complémentaire T1 | 4,72 % | Jusqu'à 1 PSS | |
| CEG T1 | 1,29 % | Jusqu'à 1 PSS | |
| Total estimé | environ 25 à 42 % | du salaire brut | Fourchette selon secteur et exonérations |

Comment calculer le coût total d'un salarié pour l'employeur ?
Le coût total d'un salarié ne se limite pas au salaire brut inscrit sur le contrat de travail. Les cotisations patronales s'y ajoutent et peuvent peser lourd dans le budget d'une TPE. Voici la méthode de calcul des charges sur les salaires, suivie de deux exemples concrets.
La formule de calcul du coût total
La formule est directe :
Coût total employeur = salaire brut + cotisations patronales
En règle générale, le coût total atteint entre 1,25 et 1,42 fois le salaire brut, selon les exonérations applicables et le taux AT/MP du secteur. Côté salarié, le salaire net avant prélèvement à la source (PAS) équivaut à environ 78 % du brut pour un non-cadre et 75 % pour un cadre.
Pour un salaire brut de 2 500 €, le coût total employeur se situe donc entre 3 125 € (avec exonérations) et 3 550 € (sans exonération, secteur à risque élevé). Si vous êtes dirigeant de TPE en cours de création, anticiper ce calcul avant de signer un contrat de travail vous évitera de mauvaises surprises budgétaires.
Cas pratique n°1 - salarié au SMIC
Profil : salarié non-cadre, entreprise de moins de 50 salariés, SMIC mensuel brut d'environ 1 867 € (taux AT/MP retenu : 1 %).
| Cotisation | Part salariale (€) | Part patronale (€) |
|---|---|---|
| Assurance vieillesse plafonnée | 128,82 | 159,63 |
| Assurance vieillesse déplafonnée | 7,47 | 37,71 |
| Assurance maladie | - | 130,69 (taux réduit 7 %) |
| Allocations familiales | - | 64,41 (taux réduit 3,45 %) |
| AT/MP (taux moyen 1 %) | - | 18,67 |
| Assurance chômage | - | 75,61 |
| AGS | - | 4,67 |
| Retraite complémentaire T1 | 58,81 | 88,12 |
| CEG T1 | 16,06 | 24,08 |
| CSG (9,20 % sur 98,25 % du brut) | 168,76 | - |
| CRDS (0,50 % sur 98,25 % du brut) | 9,17 | - |
| FNAL (0,10 %) | - | 1,87 |
| CSA | - | 5,60 |
| Dialogue social | - | 0,30 |
| Taxe d'apprentissage | - | 12,70 |
| Formation professionnelle (0,55 %) | - | 10,27 |
| Total | 389,09 | 634,33 |
- Salaire net avant PAS : 1 867,02 - 389,09 = 1 477,93 €
- Coût total employeur sans réduction Fillon : 1 867,02 + 634,33 = 2 501,35 €
- Coût total employeur avec réduction Fillon : environ 1 900 € (la réduction efface la quasi-totalité des cotisations patronales URSSAF, chômage et Agirc-Arrco au niveau du SMIC)
Cas pratique n°2 - salarié à 3 000 € brut
Profil : salarié non-cadre, entreprise de moins de 50 salariés, salaire brut mensuel de 3 000 € (taux AT/MP retenu : 1 %).
| Cotisation | Part salariale (€) | Part patronale (€) |
|---|---|---|
| Assurance vieillesse plafonnée | 207,00 | 256,50 |
| Assurance vieillesse déplafonnée | 12,00 | 60,60 |
| Assurance maladie | - | 210,00 (taux réduit 7 %) |
| Allocations familiales | - | 103,50 (taux réduit 3,45 %) |
| AT/MP (taux moyen 1 %) | - | 30,00 |
| Assurance chômage | - | 121,50 |
| AGS | - | 7,50 |
| Retraite complémentaire T1 | 94,50 | 141,60 |
| CEG T1 | 25,80 | 38,70 |
| CSG (9,20 % sur 98,25 % du brut) | 271,17 | - |
| CRDS (0,50 % sur 98,25 % du brut) | 14,74 | - |
| FNAL (0,10 %) | - | 3,00 |
| CSA | - | 9,00 |
| Dialogue social | - | 0,48 |
| Taxe d'apprentissage | - | 20,40 |
| Formation professionnelle (0,55 %) | - | 16,50 |
| Total | 625,21 | 1 019,28 |
- Salaire net avant PAS : 3 000 - 625,21 = 2 374,79 €
- Coût total employeur : 3 000 + 1 019,28 = 4 019,28 €
À 3 000 € brut, le salaire dépasse 1,6 SMIC (environ 2 987 €) : la réduction Fillon ne s'applique plus. Le taux effectif de cotisations patronales atteint 34 % du brut, contre seulement 2 % au SMIC après réduction Fillon. C'est un écart que tout dirigeant de TPE doit anticiper avant de recruter.
Swapn accompagne les dirigeants de TPE dans la gestion de leur comptabilité, y compris le suivi des charges sociales, dès 29 € HT/mois avec l'assistance de comptables disponibles par téléphone, chat ou visio.
Quelles réductions de charges sur les salaires existent ?
Plusieurs dispositifs permettent aux employeurs de réduire le poids des cotisations patronales. Les trois principaux mécanismes ciblent les salaires proches du SMIC et s'appliquent automatiquement, sans démarche particulière.

La réduction générale des cotisations patronales (ex-réduction Fillon)
La réduction générale, souvent appelée « réduction Fillon », est une exonération dégressive des cotisations patronales. Elle s'applique aux salaires bruts ne dépassant pas 1,6 SMIC (environ 2 987 € brut/mois).
Le principe : plus le salaire est proche du SMIC, plus la réduction est forte. Au niveau exact du SMIC, l'exonération couvre la quasi-totalité des cotisations URSSAF, chômage et retraite complémentaire. Le coefficient de réduction se calcule avec cette formule simplifiée :
C = (T / 0,6) × [(1,6 × SMIC annuel / rémunération annuelle brute) - 1]
T est le taux maximal de réduction (environ 0,3194 pour les entreprises de 50 salariés ou moins). Le montant de la réduction = C × rémunération brute mensuelle. Au SMIC, C atteint sa valeur maximale (C = T), soit une réduction d'environ 576 € par mois. Le coût patronal passe alors de 634 € à environ 58 €.
Le dispositif concerne tous les contrats : CDI, CDD, temps partiel et apprentissage. Si vous envisagez d'embaucher un apprenti, sachez que la réduction Fillon s'applique également à ce type de contrat.
Bon à savoir : Au niveau du SMIC, la réduction Fillon peut atteindre environ 32 % du brut, ce qui ramène le coût patronal quasiment à zéro pour les cotisations URSSAF, chômage et retraite complémentaire. C'est l'un des dispositifs les plus avantageux pour les TPE qui recrutent.
Le taux réduit d'allocations familiales
Le taux normal de la cotisation d'allocations familiales est de 5,25 %. Pour les salaires ne dépassant pas 3,5 SMIC (environ 6 535 € brut/mois), un taux réduit de 3,45 % s'applique automatiquement.
L'économie : 1,80 point de cotisation en moins. Sur un salaire de 3 000 € brut, cela donne 54 € d'économie par mois, soit 648 € par an. Aucune demande n'est à formuler : le taux réduit est appliqué directement par l'URSSAF.
Le taux réduit d'assurance maladie
Le taux normal de la cotisation patronale d'assurance maladie est de 13 %. Pour les salaires ne dépassant pas 2,5 SMIC (environ 4 668 € brut/mois), le taux passe à 7 %.
L'économie est nette : 6 points de cotisation en moins. Sur un salaire au SMIC (1 867 € brut), cela fait 112 € d'économie par mois. Ce taux réduit est cumulable avec la réduction générale (Fillon).
Le simulateur URSSAF pour estimer vos charges
L'URSSAF met à disposition un simulateur gratuit en ligne qui calcule le détail des cotisations salariales et patronales pour un salaire donné. Vous renseignez le salaire brut, le statut du salarié (cadre ou non-cadre), la taille de l'entreprise et le secteur d'activité. L'outil affiche chaque cotisation, les exonérations applicables et le coût total employeur.
C'est un bon point de départ pour vérifier vos estimations avant de finaliser un budget d'embauche. Pour vous assurer de bénéficier de toutes les exonérations auxquelles vous avez droit, un expert-comptable peut aussi vérifier vos bulletins de paie. Swapn, inscrit à l'Ordre des Experts-Comptables, accompagne les dirigeants de TPE avec un service comptable complet dès 29 € HT/mois, sans engagement.
Charges sur les salaires : cadres et non-cadres, quelles différences ?
Le statut cadre entraîne quelques cotisations supplémentaires qui modifient à la fois le net à payer du salarié et le coût pour l'employeur. Voici les principales différences à connaître.
Les cotisations spécifiques aux cadres
Trois éléments distinguent les charges d'un cadre de celles d'un non-cadre :
- Cotisation APEC : 0,06 % au total, répartie entre 0,024 % salarial et 0,036 % patronal. Elle finance l'Association Pour l'Emploi des Cadres et porte sur le salaire brut dans la limite de 4 PSS.
- Assurance décès cadres : 1,50 % minimum à la charge de l'employeur. Le taux exact dépend de la convention collective applicable.
- Tranche 2 Agirc-Arrco : les cadres ont plus souvent des salaires qui dépassent 1 PSS (4 005 €/mois). La tranche 2, avec un taux salarial de 8,64 % et un taux patronal de 12,95 %, est donc plus fréquemment sollicitée.
Impact concret sur le bulletin de paie
Pour un même salaire brut de 3 500 €, voici la comparaison entre un cadre et un non-cadre (entreprise de moins de 50 salariés, hors prévoyance conventionnelle spécifique) :
| Élément | Non-cadre | Cadre |
|---|---|---|
| Salaire brut | 3 500 € | 3 500 € |
| Cotisations salariales totales | ~730 € | ~755 € |
| Salaire net avant PAS | ~2 770 € | ~2 745 € |
| Cotisations patronales totales | ~1 190 € | ~1 245 € |
| Coût total employeur | ~4 690 € | ~4 745 € |
L'écart de net entre un cadre et un non-cadre au même brut est d'environ 20 à 30 € par mois, lié à la cotisation APEC et aux éventuelles cotisations de prévoyance conventionnelle. Côté employeur, le surcoût patronal atteint environ 50 à 60 € par mois, dû à l'assurance décès obligatoire et à la cotisation APEC patronale. La contrepartie pour le salarié cadre : une couverture prévoyance et retraite complémentaire renforcée.
Les questions fréquentes sur les charges sur les salaires
Quel est le pourcentage total de charges sur un salaire brut ?
Les charges salariales s'élèvent à environ 22 à 25 % du salaire brut, et les charges patronales entre 25 et 42 % du brut. Pour un salaire brut de 2 000 €, l'employeur débourse entre 2 500 et 2 840 € au total (brut + patronales), tandis que le salarié perçoit environ 1 550 € net avant impôt.
Comment passer du salaire brut au salaire net ?
Soustrayez l'ensemble des cotisations salariales du salaire brut. En approximation rapide : salaire net ≈ salaire brut × 0,78 pour un non-cadre et × 0,75 pour un cadre. Ce calcul ne tient pas compte du prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu, qui réduit encore le montant versé.
Quelle différence entre charges salariales et charges patronales ?
Les charges salariales sont prélevées sur le salaire brut du salarié et réduisent son net. Les charges patronales sont payées par l'employeur en plus du brut. Les deux financent la protection sociale, mais seules les patronales augmentent le coût total pour l'entreprise au-delà du brut.
Combien coûte réellement un salarié au SMIC à l'employeur ?
Un salarié au SMIC (environ 1 867 € brut/mois) coûte à l'employeur entre 1 900 et 2 130 € par mois après application de la réduction Fillon. Sans cette réduction, le coût total serait d'environ 2 501 €. La réduction Fillon diminue fortement le surcoût patronal au niveau du SMIC.
Les charges patronales sont-elles les mêmes pour un cadre et un non-cadre ?
Non. Un cadre génère des cotisations patronales supplémentaires : cotisation APEC (0,036 %), assurance décès (1,50 % minimum) et des cotisations retraite complémentaire potentiellement plus élevées si son salaire dépasse le plafond de la Sécurité sociale. L'écart de coût patronal est d'environ 1,5 à 2 points de pourcentage.
Qu'est-ce que la réduction Fillon et qui peut en bénéficier ?
La réduction Fillon (ou réduction générale des cotisations patronales) est une exonération dégressive qui s'applique automatiquement aux salaires inférieurs ou égaux à 1,6 SMIC brut. Elle concerne tous les employeurs du secteur privé, pour tous les types de contrats (CDI, CDD, apprentissage, temps partiel). Plus le salaire est proche du SMIC, plus la réduction est forte.
Les charges sur les salaires sont-elles les mêmes en Alsace-Moselle ?
Non. Les salariés en Alsace-Moselle (Bas-Rhin, Haut-Rhin, Moselle) paient une cotisation maladie supplémentaire de 1,30 % sur leur salaire brut, en raison du régime local d'assurance maladie. Leur salaire net est donc légèrement inférieur, mais la couverture santé est plus avantageuse avec de meilleurs remboursements.
Comment simuler les charges sur un salaire en ligne ?
L'URSSAF met à disposition un simulateur gratuit en ligne qui calcule le détail des cotisations salariales et patronales pour un salaire donné. Vous renseignez le salaire brut, le statut (cadre ou non-cadre) et la taille de l'entreprise. L'outil affiche chaque cotisation ainsi que les exonérations applicables.
Les cotisations sociales changent-elles chaque année ?
Les taux de cotisation sont relativement stables, mais le plafond de la Sécurité sociale (PSS) est revalorisé chaque 1er janvier, ce qui modifie le montant en euros des cotisations plafonnées. Certains taux (AT/MP, formation professionnelle) peuvent aussi évoluer. Vérifiez les taux en vigueur chaque début d'année sur le site de l'URSSAF.
Un micro-entrepreneur paie-t-il les mêmes charges sur les salaires ?
Non. Le micro-entrepreneur ne verse pas de « salaire » au sens classique. Il paie des cotisations sociales en micro-entreprise calculées sur son chiffre d'affaires encaissé : 21,20 % pour les prestations de services BIC, 25,60 % pour les professions libérales BNC, 12,30 % pour l'achat-revente. Ce régime simplifié ne concerne pas les cotisations salariales et patronales traitées ici, sauf si le micro-entrepreneur emploie lui-même un salarié.
Sources & Références
Service-Public : Cotisations salariales - Salarié du secteur privé
URSSAF : Taux de cotisations - Secteur privé
Service-Public : Cotisations sociales : quels taux au 1er janvier 2025
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