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Simulateur SARL : calculez vos revenus nets gratuitement

Le simulateur SARL vous permet d'estimer votre revenu net et vos charges sociales selon votre statut de gérant, votre part de capital et votre stratégie de rémunération. En quelques minutes, vous obtenez une projection réaliste de ce que vous pouvez réellement percevoir.

Comment utiliser le simulateur SARL ?

Une collecte d'informations sur votre activité et votre statut

Ce que vous renseignez :

  • Le revenu net annuel que vous souhaitez percevoir, ou votre chiffre d'affaires si vous préférez partir de l'activité
  • Votre statut de gérant : majoritaire, minoritaire ou égalitaire
  • La part de capital que vous détenez (option « Ma part »)

Pourquoi on vous le demande : votre statut de gérant détermine votre régime social (TNS ou assimilé salarié), donc le niveau de vos cotisations. Votre part de capital sert quant à elle à calculer la fraction de dividendes soumise aux cotisations sociales, une règle propre à la SARL.

Bon à savoir : une SARL compte plusieurs associés, contrairement à l'EURL. L'option « Ma part » plafonne automatiquement le calcul sur votre quote-part réelle de l'enveloppe disponible (rémunération et dividendes), plutôt que sur la totalité du bénéfice de la société. Utile en cas de gérance à deux ou trois associés avec des parts inégales.

Une déclaration de vos charges professionnelles

Ce que vous pouvez indiquer :

  • Frais courants : déplacements, téléphonie, abonnements
  • Investissements : matériel, outils, logiciels
  • Prestataires : sous-traitance, comptabilité

Pourquoi on vous le demande : ces charges sont déductibles du résultat de la SARL. Elles réduisent votre base imposable, donc l'impôt sur les sociétés et, indirectement, l'enveloppe disponible pour votre rémunération.

Comment interpréter les résultats du simulateur de SARL ?

Plusieurs indicateurs s'affichent une fois la simulation lancée. Voici la chaîne de calcul, du bénéfice de la société jusqu'à votre revenu personnel.

Élément Explication
Bénéfice distribuable Résultat net de la SARL après impôt sur les sociétés, déduction faite de la réserve légale (5 % du bénéfice, jusqu'à atteindre 10 % du capital social)
Rémunération du gérant Montant voté en assemblée générale, soumis aux cotisations sociales selon le statut du gérant
Part de dividendes Calculée selon votre quote-part de capital (option Ma part), soumise à la Flat Tax et, au-delà du seuil des 10 %, aux cotisations TNS pour un gérant majoritaire
Cotisations sociales Environ 45 % du revenu net pour un gérant TNS, environ 65 % du salaire brut pour un gérant assimilé salarié
Revenu net Ce qu'il vous reste après cotisations sociales, avant impôt sur le revenu

Le chiffre d'affaires de la SARL ne correspond pas à ce que le gérant perçoit. Trois notions à distinguer :

  • Le bénéfice distribuable est ce que la société peut répartir entre rémunération et dividendes.
  • Le revenu net est ce que le gérant conserve après cotisations sociales.
  • Le super net tient compte, en plus, de l'impôt sur le revenu.
Bon à savoir : un bénéfice distribuable élevé ne garantit pas un revenu confortable pour chaque associé, surtout si le capital est réparti entre plusieurs personnes ou si la stratégie de rémunération n'est pas optimisée.

La Cotisation Foncière des Entreprises (CFE) est une taxe locale annuelle due par toute SARL, même sans bénéfice. Elle dépend de l'activité, du lieu d'exercice et d'un minimum fixé par la commune, généralement entre 200 et 600 €. Elle n'est pas incluse dans les résultats du simulateur, pensez à l'ajouter à votre budget prévisionnel.

Impôt sur les sociétés ou impôt sur le revenu : quelle option en SARL ?

Contrairement à l'EURL, la SARL est soumise par défaut à l'impôt sur les sociétés (IS). C'est la société elle-même qui paie l'impôt sur son bénéfice, avant toute distribution aux associés.

SARL à l'IS : le régime par défaut

  • La société paie l'IS sur son résultat, aux taux en vigueur.
  • Le gérant est ensuite imposé personnellement uniquement sur ce qu'il perçoit réellement : rémunération ou dividendes.
  • Ce fonctionnement permet de laisser de la trésorerie dans l'entreprise ou d'arbitrer entre salaire et dividendes selon les objectifs de chaque associé.

SARL à l'IR : une option limitée dans le temps

Sous certaines conditions, une SARL peut opter pour l'impôt sur le revenu pendant 5 exercices maximum : société de moins de 5 ans, non cotée, exerçant une activité principalement industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou libérale. Dans ce cas, le bénéfice est imposé directement entre les mains des associés, au prorata de leurs parts, qu'ils se versent une rémunération ou non.

Cas particulier : la SARL de famille (associés membres d'une même famille) peut opter pour l'IR sans limite de durée, sous conditions spécifiques.

TVA : faut-il l'intégrer dans la simulation de SARL ?

Oui, une SARL est en principe assujettie à la TVA, sauf si elle relève de la franchise en base (réservée aux chiffres d'affaires faibles). Le chiffre d'affaires à renseigner dans le simulateur doit toujours être exprimé hors taxes (HT).

La TVA collectée auprès des clients ne constitue ni un revenu ni une charge pour la société : elle est reversée à l'administration fiscale. En contrepartie de l'assujettissement, la SARL peut récupérer la TVA payée sur ses achats professionnels, ce qui réduit le coût réel de ses dépenses. Le simulateur calcule le résultat sur la base des montants HT, en traitant la TVA comme un flux neutre.

Gérant majoritaire de SARL : comment calculer vos charges TNS ?

Qu'est-ce qu'un gérant majoritaire ?

Un gérant est considéré comme majoritaire lorsqu'il détient plus de 50 % des parts sociales de la SARL. Ce seuil inclut les parts détenues par son conjoint, marié ou pacsé, et ses enfants mineurs.

Cette majorité entraîne une affiliation automatique au régime TNS (Travailleur Non Salarié), géré par la Sécurité Sociale des Indépendants. Le gérant ne reçoit pas de bulletin de paie : sa rémunération est fixée par décision collective des associés en assemblée générale.

Bon à savoir : en cas de gérance majoritaire collective, les parts de tous les co-gérants sont additionnées pour déterminer la majorité. Deux co-gérants détenant chacun 30 % des parts sont en gérance majoritaire (30 % + 30 % = 60 %), et chacun relève du régime TNS, même si individuellement aucun ne dépasse 50 %.

Quel taux de cotisations sociales pour un gérant TNS ?

Le taux global de cotisations sociales pour un gérant TNS est d'environ 45 % du revenu net. Il se décompose en plusieurs postes, chacun couvrant une branche de protection sociale.

Poste de cotisation Taux approximatif Base de calcul
Maladie-maternité 6,50 % Revenu net
Indemnités journalières 0,85 % Revenu net
Retraite de base 17,75 % Revenu net, plafonné à 1 PASS
Retraite complémentaire RCI 7,00 % Revenu net
Invalidité-décès 1,30 % Revenu net
Allocations familiales 3,10 % Revenu net
CSG/CRDS 9,70 % Revenu net et cotisations
Formation professionnelle 0,25 % 1 PASS
Total effectif ~45 % Revenu net

Exemple chiffré : coût réel pour l'entreprise à 30 000 €, 50 000 € et 70 000 € nets

  30 000 € nets 50 000 € nets 70 000 € nets
Cotisations sociales estimées 13 500 € 22 500 € 31 500 €
Coût total pour l'entreprise 43 500 € 72 500 € 101 500 €
Ratio coût/net 1,45 1,45 1,45

Pour chaque euro net perçu par le gérant, l'entreprise débourse environ 1,45 €. À 50 000 € nets par an, les cotisations TNS s'élèvent à 22 500 €, pour un coût total de 72 500 € pour la SARL. Ce montant doit être intégré dans le prévisionnel de trésorerie dès la création de l'entreprise.

Attention au décalage de trésorerie des cotisations TNS

Les cotisations TNS ne sont pas calculées sur les revenus de l'année en cours. L'Urssaf se base sur les revenus de N-2 pour fixer des acomptes provisionnels, puis régularise l'écart une fois les revenus réels connus.

En première année d'activité, les cotisations sont calculées sur une base forfaitaire faible, environ 8 000 €. Le gérant paie donc peu au départ. Mais en année 2 ou 3, l'Urssaf régularise sur les revenus réels : pour un revenu de 50 000 € nets, le rattrapage peut atteindre plusieurs milliers d'euros en une seule échéance.

Bon à savoir : pour éviter ce choc de trésorerie, provisionnez 45 % de votre revenu net chaque mois dès le premier jour d'activité, sur un compte dédié à la régularisation.

Gérant minoritaire ou égalitaire : quelles charges en assimilé salarié ?

Quand êtes-vous gérant minoritaire ou égalitaire ?

Le gérant est minoritaire s'il détient moins de 50 % des parts sociales, en cumulant les parts de tous les co-gérants. Il est égalitaire s'il détient exactement 50 %. Dans les deux cas, il relève du statut d'assimilé salarié, comme un salarié classique.

Conséquence directe : le gérant reçoit un bulletin de paie chaque mois, et sa rémunération est soumise aux charges patronales et salariales.

Quel taux de charges pour un assimilé salarié ?

Les charges sociales d'un gérant assimilé salarié représentent environ 65 % du salaire brut, en cumulant les cotisations patronales, environ 40 %, et salariales, environ 25 %. Ce taux couvre la maladie, la retraite de base (CNAV), la retraite complémentaire (AGIRC-ARRCO) et la prévoyance.

Le gérant assimilé salarié ne cotise pas à l'assurance chômage. Il n'a donc pas droit aux allocations chômage en cas de perte de mandat.

S'il ne se verse aucune rémunération, il ne paie aucune cotisation, mais il n'acquiert aucun droit à la protection sociale : pas de trimestres retraite, pas d'indemnités journalières en cas de maladie, pas de couverture prévoyance.

Exemple chiffré : coût pour l'entreprise à 30 000 €, 50 000 € et 70 000 € nets

  30 000 € nets 50 000 € nets 70 000 € nets
Cotisations sociales estimées 24 000 € 40 000 € 56 000 €
Coût total pour l'entreprise 54 000 € 90 000 € 126 000 €
Ratio coût/net 1,80 1,80 1,80

À revenu net équivalent, le régime assimilé salarié coûte nettement plus cher à l'entreprise. Pour 50 000 € nets, le coût total atteint 90 000 €, contre 72 500 € en régime TNS. L'écart s'explique par le niveau plus élevé des charges patronales et salariales, qui financent une couverture sociale plus complète.

Comparaison TNS et assimilé salarié : quel régime coûte le moins ?

Revenu net Cotisations TNS Coût total TNS Cotisations AS Coût total AS Écart
30 000 € 13 500 € 43 500 € 24 000 € 54 000 € 10 500 €
50 000 € 22 500 € 72 500 € 40 000 € 90 000 € 17 500 €
70 000 € 31 500 € 101 500 € 56 000 € 126 000 € 24 500 €

Le régime TNS coûte environ 20 à 25 % de moins que le régime assimilé salarié à revenu net équivalent. À 50 000 € nets, l'écart atteint 17 500 € par an. Ce différentiel de coût s'accompagne d'un différentiel de couverture sociale à prendre en compte avant de choisir sa répartition de parts.

Critère TNS (gérant majoritaire) Assimilé salarié (gérant minoritaire)
Couverture maladie Identique (régime général) Identique (régime général)
Indemnités journalières Couverture de base, plafonnée Couverture identique à un salarié
Retraite de base Identique (CNAV) Identique (CNAV)
Retraite complémentaire RCI, droits inférieurs AGIRC-ARRCO, droits supérieurs
Prévoyance décès-invalidité Non incluse par défaut Incluse
Droit au chômage Non Non

Le TNS coûte moins cher, mais sa retraite complémentaire génère des droits environ 30 % inférieurs à ceux de l'AGIRC-ARRCO. La prévoyance n'est pas incluse par défaut : le gérant TNS doit souscrire un contrat Madelin pour se couvrir. Le gérant assimilé salarié bénéficie d'une couverture plus complète sans démarche supplémentaire.

Rémunération ou dividendes en SARL : que choisir ?

Comment fonctionne la distribution de dividendes en SARL ?

Les dividendes sont versés à partir du bénéfice distribuable de la SARL, c'est-à-dire le bénéfice net après impôt sur les sociétés, déduction faite de la réserve légale (5 % du bénéfice, jusqu'à atteindre 10 % du capital social). La distribution est décidée en assemblée générale ordinaire annuelle, et le capital doit être intégralement libéré.

Par défaut, les dividendes sont soumis à la Flat Tax de 30 %, soit 12,8 % d'impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux. Mais en SARL, une règle spécifique change la donne pour les gérants majoritaires.

La règle des 10 % : le piège fiscal des dividendes en SARL

Pour un gérant majoritaire, la part des dividendes qui dépasse 10 % du capital social, augmenté des primes d'émission et des apports en compte courant d'associé, est soumise aux cotisations sociales TNS, environ 45 %, en plus de l'impôt sur le revenu. Seule la fraction inférieure à ce seuil reste soumise uniquement à la Flat Tax.

Cette règle est spécifique à la SARL, elle n'existe pas en SAS ou SASU.

Cas pratique : Sophie, gérante majoritaire d'une SARL de conseil

Sophie a un capital social de 5 000 € et se verse 20 000 € de dividendes.

  • Seuil des 10 % : 10 % x 5 000 € = 500 €
  • Part soumise à la Flat Tax uniquement : 500 €, soit 150 € de prélèvement
  • Part soumise aux cotisations TNS : 20 000 - 500 = 19 500 €, soit environ 8 775 € de cotisations
  • Coût fiscal total : 8 925 €

Sur 20 000 € de dividendes, Sophie paie 8 925 € de prélèvements, soit un taux effectif de 44,6 %. Avec un capital plus élevé, le seuil des 10 % aurait été plus favorable.

Bon à savoir : les dividendes soumis aux cotisations TNS au-delà du seuil des 10 % n'ouvrent aucun droit à la retraite. Si vous comptez sur ces versements pour votre protection sociale, la rémunération reste préférable : elle valide vos trimestres et alimente vos droits retraite.

Quel arbitrage optimal entre salaire et dividendes ?

La stratégie « tout dividendes » est rarement optimale en SARL. Au-delà de 10 % du capital, les dividendes sont taxés au même niveau que la rémunération, environ 45 % de cotisations TNS, mais sans générer de droits retraite. Autant se verser un salaire dans ce cas.

Cas pratique : Marc, gérant majoritaire, capital 10 000 €

Marc a un bénéfice distribuable de 60 000 €. Voici trois stratégies comparées :

  • Tout en dividendes : seuil des 10 % à 1 000 €. Sur les 59 000 € restants, environ 26 550 € de cotisations TNS, plus 300 € de Flat Tax sur la part sous le seuil. Net perçu : environ 33 150 €, aucun droit retraite acquis.
  • Tout en rémunération : 60 000 € nets coûtent 87 000 € à l'entreprise, cotisations TNS d'environ 27 000 €. Trimestres retraite validés, droits sociaux complets.
  • Mix optimisé : 7 000 € nets de rémunération (suffisant pour valider les 4 trimestres retraite, cotisations d'environ 3 150 €) et 1 000 € de dividendes dans la limite des 10 % (Flat Tax : 300 €). Le reste est conservé en trésorerie ou réinvesti.

La troisième stratégie minimise les prélèvements tout en sécurisant les droits sociaux. Au-delà du seuil des 10 %, chaque euro supplémentaire à extraire gagne à être versé en rémunération plutôt qu'en dividendes, puisque le coût est identique mais la rémunération génère des droits retraite.

Comment optimiser votre rémunération de gérant de SARL ?

Les contrats Madelin

Réservés aux gérants TNS majoritaires, les contrats Madelin permettent de déduire du revenu imposable les cotisations versées pour une mutuelle santé, un contrat de prévoyance ou un plan de retraite supplémentaire.

Les plafonds de déduction sont généreux : 10 % du bénéfice imposable, plafonné à 8 PASS, pour la retraite, avec un bonus de 15 % sur la fraction comprise entre 1 et 8 PASS. Pour la prévoyance et la mutuelle, le plafond est de 3,75 % du bénéfice imposable plus 7 % du PASS.

Les frais réels et les indemnités kilométriques

Le gérant peut se faire rembourser ses frais professionnels réels : déplacements, repas, hébergement, fournitures. Ces remboursements ne sont soumis ni aux cotisations sociales ni à l'impôt sur le revenu, à condition de respecter les barèmes fiscaux et de conserver les justificatifs.

L'épargne salariale : PEE et PERCOL

Si la SARL emploie au moins un salarié, le gérant peut bénéficier de l'épargne salariale. Le Plan d'Épargne Entreprise (PEE) et le PERCOL permettent de recevoir un abondement de l'entreprise exonéré de charges sociales et d'impôt sur le revenu, dans les limites légales : 8 % du PASS pour le PEE, 16 % du PASS pour le PERCOL.

Que faire après la simulation SARL ?

Situation observée Action à envisager Objectif visé
Le coût total pour l'entreprise est trop élevé Comparer le statut de gérant majoritaire (TNS) et minoritaire (assimilé salarié) selon la répartition du capital Réduire le coût de la rémunération à revenu net équivalent
Les dividendes dépassent largement le seuil des 10 % Rééquilibrer entre rémunération et dividendes, ou augmenter le capital social Limiter la part soumise aux cotisations TNS
La protection sociale semble insuffisante Souscrire un contrat Madelin (mutuelle, prévoyance, retraite) Compenser les lacunes du régime TNS

Ce type d'analyse permet d'aller au-delà des chiffres bruts et d'utiliser le simulateur comme un véritable outil d'aide à la décision.

Swapn, une legaltech inscrite à l'Ordre des Experts-Comptables, accompagne les gérants de SARL dans l'optimisation de leur rémunération, avec bilan et liasse fiscale certifiés par un Expert-Comptable inclus, dès 29 € HT/mois, sans engagement.

Nos conseils pour éviter les erreurs fréquentes en SARL

Anticipez le décalage de trésorerie des cotisations TNS

Les cotisations sont calculées sur une base forfaitaire en première année, puis régularisées sur les revenus réels en année 2 ou 3. Provisionnez dès le départ pour éviter les mauvaises surprises.

Ne négligez pas le seuil des 10 % sur les dividendes

Cette règle propre à la SARL peut faire basculer une part importante de vos dividendes dans l'assiette des cotisations sociales TNS. Vérifiez toujours le montant du capital social avant d'arbitrer.

N'oubliez pas la répartition entre associés

Plusieurs personnes se partagent souvent le capital et les décisions de rémunération. L'option « Ma part » du simulateur permet d'isoler votre situation personnelle de celle de vos co-associés.

Ne vous fiez pas uniquement aux dividendes pour votre protection sociale

Ils n'ouvrent aucun droit à la retraite ni à la sécurité sociale. Une stratégie reposant uniquement sur les dividendes expose à une couverture insuffisante en cas d'arrêt maladie ou de départ à la retraite.

Faites-vous accompagner par un expert

Le simulateur est un outil précieux pour projeter vos revenus et tester des scénarios, mais il ne remplace pas l'analyse d'un professionnel. Swapn peut analyser votre situation et vous accompagner de la création de votre SARL jusqu'à sa gestion comptable.

Les questions fréquentes sur le simulateur de SARL

Quelles charges sociales paie un gérant majoritaire de SARL ?

Un gérant majoritaire relève du régime TNS et paie environ 45 % de cotisations sociales sur son revenu net. Ces cotisations couvrent la maladie, la retraite de base et complémentaire, l'invalidité-décès, les allocations familiales et la CSG/CRDS. Pour 50 000 € nets, comptez environ 22 500 € de cotisations, soit un coût total de 72 500 € pour l'entreprise.

Quelle différence entre gérant majoritaire et gérant minoritaire pour les charges ?

Le gérant majoritaire relève du régime TNS avec environ 45 % de charges sur le revenu net. Le gérant minoritaire ou égalitaire est assimilé salarié avec environ 65 % de charges sur le brut. À revenu net équivalent, le gérant majoritaire coûte environ 20 à 25 % de moins à l'entreprise, mais sa protection sociale est inférieure.

À quoi sert l'option « Ma part » du simulateur SARL ?

Elle permet d'indiquer votre pourcentage de parts sociales pour que le simulateur calcule votre revenu net et vos charges sur votre quote-part réelle de l'enveloppe disponible, et non sur la totalité du bénéfice de la société. Elle tient compte du fait qu'une SARL compte généralement plusieurs associés, contrairement à l'EURL.

Les dividendes sont-ils soumis aux cotisations sociales en SARL ?

Oui, partiellement. Pour un gérant majoritaire, la part des dividendes qui dépasse 10 % du capital social, primes d'émission et compte courant d'associé inclus, est soumise aux cotisations TNS, environ 45 %. Seule la fraction sous ce seuil est soumise uniquement à la Flat Tax, 30 %. Cette règle est spécifique à la SARL.

Une SARL est-elle imposée à l'IS ou à l'IR ?

Par défaut, une SARL est soumise à l'impôt sur les sociétés. Une option pour l'impôt sur le revenu reste possible pendant 5 exercices maximum, sous conditions : société de moins de 5 ans, non cotée, activité principalement industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou libérale.

Comment fonctionne le décalage de trésorerie des cotisations TNS ?

Les cotisations TNS sont calculées sur une base provisionnelle, les revenus de N-2. En première année, la base est forfaitaire et faible. Quand l'Urssaf régularise sur les revenus réels, en année 2 ou 3, le rattrapage peut atteindre plusieurs milliers d'euros. Provisionnez 45 % de votre revenu net chaque mois pour éviter ce choc.

Vaut-il mieux se verser un salaire ou des dividendes en SARL ?

La stratégie « tout dividendes » est rarement optimale à cause de la règle des 10 %. Au-delà de ce seuil, les dividendes sont taxés comme de la rémunération mais n'ouvrent aucun droit retraite. Versez-vous une rémunération suffisante pour valider 4 trimestres, environ 7 212 € nets en 2026, puis complétez par des dividendes dans la limite des 10 % du capital.

Un gérant minoritaire de SARL a-t-il droit au chômage ?

Non. Même assimilé salarié et cotisant au régime général, le gérant minoritaire ne cotise pas à l'assurance chômage et n'a pas droit aux allocations chômage. Il peut souscrire une assurance chômage privée, dont le coût varie de 500 à 2 000 € par an.

La SARL coûte-t-elle moins cher que la SAS en charges sociales ?

Oui, si le gérant est majoritaire. En SARL avec gérant TNS, les charges représentent environ 45 % du net. En SAS, le président est assimilé salarié avec environ 65 % de charges sur le brut. À 50 000 € nets, l'écart de coût total est d'environ 17 500 € en faveur de la SARL. La SAS offre en revanche une meilleure couverture retraite, et ses dividendes ne sont pas soumis à la règle des 10 %.

Comment réduire les charges d'un gérant majoritaire de SARL ?

Trois leviers principaux : les contrats Madelin permettent de déduire les cotisations mutuelle, prévoyance et retraite supplémentaire du revenu imposable. Les remboursements de frais réels, indemnités kilométriques et repas, ne sont soumis ni aux cotisations ni à l'impôt sur le revenu. L'épargne salariale, PEE et PERCOL, est accessible si l'entreprise emploie au moins un salarié, avec un abondement exonéré de charges.

Sources et références

URSSAF, simulateur de revenus pour les indépendants

Service-Public, protection sociale du commerçant et de l'artisan

BOFiP, rémunérations allouées aux gérants majoritaires de SARL