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Simulateur SAS : calculez votre revenu net et vos charges
Mis à jour le 10 août 2026
Comment fonctionne le simulateur de revenus SAS ?
Le simulateur SAS vous aide à estimer votre revenu net en tant que président, que vous dirigiez une SASU (SAS unipersonnelle) ou une SAS avec plusieurs associés. Le calcul des cotisations sociales et la fiscalité des dividendes sont identiques dans les deux cas : seule la répartition des dividendes entre associés change en SAS pluriassociée.
Comment utiliser le simulateur de SAS ?
Selon votre situation, vous pouvez lancer la simulation à partir de trois données différentes :
- Entrée par le CA prévisionnel. Vous testez un business plan ou évaluez la viabilité d'un projet. Saisissez votre chiffre d'affaires annuel estimé, déduisez vos charges, et le simulateur calcule votre revenu net selon la répartition salaire/dividendes que vous choisissez.
- Entrée par le superbrut (coût total employeur). Vous êtes déjà en activité et vous connaissez l'enveloppe que votre société peut consacrer à votre rémunération. Le simulateur convertit ce montant en salaire net perçu.
- Entrée par le TJM (taux journalier moyen). Vous facturez à la journée en tant que freelance. La formule est simple : CA annuel = TJM × nombre de jours facturés. Le simulateur applique ensuite la mécanique complète pour estimer votre revenu net.
Le simulateur Swapn vous permet de tester ces trois scénarios gratuitement et d'obtenir une estimation de votre revenu net en quelques clics.
Quelles variables influencent le résultat du simulateur SAS ?
Cinq paramètres font varier le résultat de votre simulation de revenus SAS :
- Salaire brut du président. Les cotisations patronales et salariales sont d'environ 80 % du salaire net versé. Plus le salaire est élevé, plus les cotisations augmentent, mais plus vos droits sociaux sont solides.
- Dividendes distribués. Ils sont soumis à la flat tax (prélèvement forfaitaire unique) de 31,40 %, soit 12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux (CSG/CRDS).
- Charges déductibles du CA. Frais de domiciliation, RC Pro, honoraires d'expert-comptable, logiciels, déplacements : ces dépenses réduisent le bénéfice imposable et donc l'IS à payer.
- Taux d'IS. L'impôt sur les sociétés s'applique à 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice, puis à 25 % au-delà.
- ACRE. Si vous êtes éligible, cette aide réduit vos cotisations sociales pendant les 12 premiers mois d'activité.
Ce que ce simulateur de SAS ne couvre pas
Bon à savoir : Ces résultats sont des estimations indicatives basées sur les taux en vigueur et les paramètres que vous saisissez. Ils ne se substituent pas aux calculs réels de votre expert-comptable. Le cas de la SAS ayant opté pour l'impôt sur le revenu (IR, option temporaire de 5 ans maximum), les holdings, les SCI et les activités mixtes ne sont pas pris en charge par ce simulateur.
Quelle formule pour calculer votre revenu net en SAS ?
Trois méthodes de calcul couvrent les situations les plus courantes des dirigeants de SAS.
- Partez de votre CA pour obtenir le revenu net global
- Convertissez le superbrut en salaire net perçu
- Transformez votre TJM en estimation de revenu annuel
Du CA au revenu net : la formule complète
La formule globale pour calculer vos revenus en SAS se décompose ainsi :
Revenu net = CA - charges déductibles - cotisations sociales (sur salaire) - IS (sur bénéfice restant) - flat tax (sur dividendes)
Prenons un exemple avec un CA de 80 000 € et 10 000 € de charges déductibles. Vous décidez de vous verser 30 000 € de salaire brut et de distribuer le reste en dividendes.
- Résultat avant rémunération : 80 000 - 10 000 = 70 000 €
- Cotisations patronales (42 % du brut) : 12 600 €
- Cotisations salariales (22 % du brut) : 6 600 €
- Superbrut (coût total pour la société) : 42 600 €
- Salaire net perçu : 23 400 €
- Bénéfice imposable à l'IS : 70 000 - 42 600 = 27 400 €
- IS à 15 % : 4 110 €
- Dividendes bruts distribuables : 23 290 €
- Flat tax à 31,40 % : 7 313 €
- Dividendes nets perçus : 15 977 €
- Revenu net total : 39 377 €, soit environ 3 280 € par mois
Le bénéfice imposable à l'IS (27 400 €) et l'assiette des dividendes distribuables (23 290 €, après paiement de l'IS) sont deux montants distincts. C'est une confusion fréquente dans les simulations.
Du superbrut au salaire net : comment ça marche ?
Le superbrut (ou total chargé) correspond à ce que la société débourse réellement pour vous rémunérer. Il inclut votre salaire net, les cotisations salariales et les cotisations patronales.
Superbrut = salaire net + cotisations salariales + cotisations patronales
Le ratio indicatif : pour 1 € de salaire net, l'entreprise débourse environ 1,78 à 1,82 € en superbrut. Un superbrut de 54 000 € donne ainsi environ 38 000 € de salaire brut et 29 660 € de salaire net. Ce ratio varie légèrement selon le taux AT/MP (accident du travail) de votre secteur d'activité.
Du TJM au revenu annuel net : le calcul pour les freelances
Si vous facturez à la journée, le point de départ est votre TJM :
CA annuel = TJM × nombre de jours facturés
Sur 218 jours ouvrés par an, un freelance facture en moyenne 140 à 170 jours après déduction des congés, jours de prospection, formation et administratif. Avec un TJM de 500 € et 150 jours facturés, votre CA annuel atteint 75 000 €. Il suffit ensuite d'appliquer la formule globale (charges, cotisations, IS, flat tax) pour obtenir votre revenu net. Pour aller plus loin sur ce sujet, consultez notre page dédiée au TJM en freelance.
Salaire ou dividende : quel scénario choisir pour la SAS ?
Le choix entre tout prendre en salaire ou répartir entre salaire et dividendes dépend de votre priorité : maximiser votre revenu net immédiat ou renforcer votre protection sociale.
Scénario 1 - 100 % salaire : avantages et limites
Verser l'intégralité du résultat en salaire génère des cotisations élevées (environ 80 % du net), mais ces cotisations ouvrent des droits complets : retraite de base et complémentaire (AGIRC-ARRCO), couverture maladie, indemnités journalières en cas d'arrêt, maternité, invalidité.
Le salaire est une charge déductible du bénéfice de la société. Si vous versez tout en salaire, le bénéfice imposable tombe à zéro : aucun IS à payer. Ce scénario convient aux dirigeants qui privilégient la sécurité sociale à long terme, notamment pour valider un maximum de trimestres de retraite.
La limite : à revenu brut égal, le coût total pour la société est plus élevé qu'avec des dividendes, et le revenu net perçu est légèrement inférieur.
Scénario 2 - Répartition salaire + dividendes : l'optimisation classique
L'idée est de se verser un salaire « raisonnable » pour couvrir les droits sociaux de base, puis de distribuer le surplus en dividendes. Les dividendes en SAS ne supportent que la flat tax de 31,40 %, sans aucune cotisation sociale (contrairement à l'EURL/SARL où les dividendes au-delà de 10 % du capital sont soumis aux cotisations SSI).
Ce taux de 31,40 % est souvent inférieur au poids des cotisations sociales sur un salaire équivalent. Le revenu net global est donc légèrement supérieur. Mais les dividendes ne génèrent aucun droit social : pas de trimestre de retraite, pas de couverture maladie, pas d'indemnité. Ce scénario convient aux dirigeants qui veulent maximiser le revenu disponible et qui complètent leur protection par une prévoyance privée.
Cas pratique chiffré : 60 000 € de bénéfice avant rémunération
Voici la comparaison détaillée des deux scénarios pour un résultat de 60 000 € disponible avant rémunération du président.
| Critère | 100 % salaire | Salaire + dividendes |
|---|---|---|
| Salaire brut | 42 250 € | 30 000 € |
| Cotisations patronales (42 %) | 17 750 € | 12 600 € |
| Cotisations salariales (22 %) | 9 295 € | 6 600 € |
| Salaire net perçu | 32 955 € | 23 400 € |
| Bénéfice imposable à l'IS | 0 € | 17 400 € |
| IS (15 %) | 0 € | 2 610 € |
| Dividendes bruts | 0 € | 14 790 € |
| Flat tax (31,40 %) | 0 € | 4 644 € |
| Dividendes nets | 0 € | 10 146 € |
| Revenu net total | 32 955 € | 33 546 € |
| Droits sociaux | ✅ Complets | ✅ Partiels (sur 30 000 € brut) |
L'écart de revenu net est modeste : environ 590 € par an en faveur du scénario mixte. La vraie différence se joue sur les droits sociaux. Avec 42 250 € de salaire brut, vous validez 4 trimestres de retraite et accumulez davantage de points AGIRC-ARRCO qu'avec 30 000 €.
Quels droits sociaux selon votre mode de rémunération ?
Le président de SAS est assimilé-salarié : il relève du régime général de la Sécurité sociale, mais avec des différences notables par rapport à un salarié classique. Vos droits dépendent directement du salaire que vous vous versez.
Ce que couvre le salaire du président assimilé-salarié
Dès qu'un salaire est versé (avec un bulletin de paie), le président de SAS bénéficie de :
- Assurance maladie et indemnités journalières en cas d'arrêt
- Congé maternité et paternité
- Couverture invalidité et décès
- Retraite de base (régime général)
- Retraite complémentaire AGIRC-ARRCO
Ce qui n'est pas couvert : l'assurance chômage (le président n'est pas éligible à France Travail, sauf maintien de l'ARE en cas de création d'entreprise) et les congés payés (le mandat social n'est pas un contrat de travail soumis au Code du travail). Pour tout savoir sur ce statut, consultez le guide complet du statut assimilé-salarié.
Ce que les dividendes ne génèrent pas
Les dividendes versés en SAS ne supportent aucune cotisation sociale. Seule la flat tax de 31,40 % s'applique. La conséquence directe : les dividendes n'ouvrent aucun droit à la retraite, aucune couverture maladie et aucune indemnité journalière.
Un président qui se rémunère exclusivement en dividendes (0 € de salaire) ne cotise à aucun régime. Zéro trimestre validé, zéro protection. C'est juridiquement possible, mais risqué à moyen terme, et l'administration fiscale peut requalifier cette pratique si elle est manifestement disproportionnée.
Les spécificités du statut assimilé-salarié vs salarié classique
Le statut d'assimilé-salarié ressemble à celui d'un salarié pour les cotisations, mais s'en distingue sur plusieurs points :
- Pas de contrat de travail : le président exerce un mandat social
- Pas de SMIC obligatoire : la rémunération peut être fixée à 0 €
- Pas de congés payés légaux
- Pas d'assurance chômage France Travail
- Un bulletin de paie est obligatoire dès qu'un salaire est versé
Bon à savoir : Un président de SAS qui ne se verse aucun salaire ne cotise à aucun régime social : zéro trimestre de retraite validé, zéro couverture maladie, zéro indemnité en cas d'arrêt. Même un salaire modeste de 500 € par mois suffit à ouvrir des droits minimaux.
Comment l'ACRE réduit vos charges la première année ?
L'ACRE (aide à la création ou reprise d'entreprise) est un dispositif d'exonération partielle des cotisations sociales pendant les 12 premiers mois d'activité. Pour un créateur de SAS, l'économie peut atteindre plusieurs milliers d'euros.
Impact concret sur les cotisations du président
L'exonération porte sur les cotisations maladie, maternité, invalidité, décès, vieillesse de base et allocations familiales. Elle ne couvre pas la CSG/CRDS ni la retraite complémentaire AGIRC-ARRCO.
Pour un salaire brut de 30 000 € sur la première année, l'économie est estimée à environ 5 500 € de cotisations en moins. Le superbrut baisse, ce qui laisse davantage de bénéfice dans la société pour distribuer des dividendes ou constituer de la trésorerie. À noter que le dispositif ACRE évolue en 2026, il est donc utile de vérifier les conditions en vigueur au moment de votre création.
Trois cas pratiques pour estimer vos revenus en SAS
Voici trois profils types avec des calculs détaillés pour vous aider à projeter votre propre situation.
- Estimez vos revenus avec un CA de 60 000 € en freelance
- Mesurez l'effet de l'ACRE sur un CA de 40 000 € en première année
- Mesurez la répartition des revenus dans une SAS à deux associés avec des parts inégales
Cas 1 - Freelance consultant, CA de 60 000 € (TJM 400 €)
Profil : consultant indépendant, 150 jours facturés par an, 8 000 € de charges déductibles (domiciliation, RC Pro, logiciels, expert-comptable). Stratégie : salaire brut de 24 000 € et dividendes sur le reste.
| Étape | Montant |
|---|---|
| CA annuel (400 € × 150 jours) | 60 000 € |
| Charges déductibles | - 8 000 € |
| Résultat avant rémunération | 52 000 € |
| Salaire brut | 24 000 € |
| Cotisations patronales (42 %) | 10 080 € |
| Cotisations salariales (22 %) | 5 280 € |
| Superbrut (coût total salaire) | 34 080 € |
| Salaire net perçu | 18 720 € |
| Bénéfice imposable (52 000 - 34 080) | 17 920 € |
| IS à 15 % | 2 688 € |
| Dividendes bruts | 15 232 € |
| Flat tax (31,40 %) | 4 783 € |
| Dividendes nets | 10 449 € |
| Revenu net total | 29 169 € (soit ~2 430 €/mois) |
Cas 2 - Créateur en début d'activité avec ACRE, CA de 40 000 €
Profil : ancien salarié en reconversion, première année d'activité, éligible à l'ACRE. Stratégie : salaire brut modéré de 18 000 € pour ouvrir des droits sociaux, maintien partiel de l'ARE (allocation de retour à l'emploi) en parallèle.
| Étape | Sans ACRE | Avec ACRE |
|---|---|---|
| CA annuel | 40 000 € | 40 000 € |
| Charges déductibles | - 5 000 € | - 5 000 € |
| Résultat avant rémunération | 35 000 € | 35 000 € |
| Salaire brut | 18 000 € | 18 000 € |
| Cotisations totales | 11 520 € | ~8 070 € |
| Superbrut | 25 560 € | ~23 200 € |
| Salaire net | 14 040 € | ~15 280 € |
| Bénéfice imposable | 9 440 € | 11 800 € |
| IS (15 %) | 1 416 € | 1 770 € |
| Dividendes bruts | 8 024 € | 10 030 € |
| Flat tax (31,40 %) | 2 520 € | 3 149 € |
| Dividendes nets | 5 504 € | 6 881 € |
| Revenu net total | 19 544 € | 22 161 € |
L'ACRE génère un gain d'environ 2 600 € sur la première année. Ce gain provient à la fois d'un salaire net plus élevé (moins de cotisations salariales) et de dividendes plus importants (le bénéfice imposable augmente car le superbrut diminue).
Swapn propose la création de SAS gratuitement et accompagne chaque créateur avec un conseiller dédié pour valider sa stratégie de rémunération dès le lancement.
Cas 3 - SAS à deux associés, répartition inégale du capital
Profil : Julien et Sarah ont cofondé une SAS de conseil. Julien, président, détient 60 % des parts. Sarah, directrice générale, détient 40 %. Chacun se verse une rémunération différente, décidée collectivement en assemblée, et les dividendes sont répartis selon leur pourcentage de détention du capital.
| Étape | Montant |
|---|---|
| CA annuel | 150 000 € |
| Charges déductibles | - 20 000 € |
| Résultat avant rémunération | 130 000 € |
| Salaire brut Julien (président) | 40 000 € |
| Salaire brut Sarah (directrice générale) | 30 000 € |
| Total salaires bruts | 70 000 € |
| Cotisations patronales (42 % du total brut) | 29 400 € |
| Superbrut total (coût salarial pour la société) | 99 400 € |
| Bénéfice imposable (130 000 - 99 400) | 30 600 € |
| IS à 15 % | 4 590 € |
| Dividendes bruts distribuables (enveloppe totale) | 26 010 € |
Une fois l'enveloppe de dividendes connue, chaque associé perçoit sa quote-part au prorata de sa participation au capital, puis applique individuellement la flat tax de 31,40 % sur sa part.
| Julien (60 %) | Sarah (40 %) | |
|---|---|---|
| Salaire brut | 40 000 € | 30 000 € |
| Cotisations salariales (22 %) | 8 800 € | 6 600 € |
| Salaire net perçu | 31 200 € | 23 400 € |
| Quote-part de dividendes bruts | 15 606 € | 10 404 € |
| Flat tax (31,40 %) | 4 900 € | 3 267 € |
| Dividendes nets perçus | 10 706 € | 7 137 € |
| Revenu net total | 41 906 € (~3 492 €/mois) | 30 537 € (~2 545 €/mois) |
La rémunération de chaque associé reste individuelle et négociée séparément : rien n'oblige à un salaire identique.
En revanche, l'enveloppe de dividendes est unique pour la société, et se répartit obligatoirement selon le pourcentage de parts détenues, sauf clause statutaire contraire (dividendes majorés, actions de préférence). C'est cette étape de répartition qui distingue le calcul d'une SAS pluriassociée de celui d'une SASU.
Quelles charges déduire avant de simuler vos revenus ?
Avant de lancer une simulation, listez vos charges réelles. Elles réduisent le bénéfice imposable et modifient directement le montant des dividendes distribuables et de l'IS à payer.
Les charges déductibles courantes en SAS
Les principales dépenses déductibles du résultat de votre SAS :
- Frais d'immatriculation et de création (annonce légale, greffe)
- Domiciliation ou loyer du local professionnel
- RC Pro (assurance responsabilité civile professionnelle)
- Honoraires d'expert-comptable
- Logiciels, abonnements SaaS et outils professionnels
- Site web, hébergement et nom de domaine
- Déplacements professionnels (transports, hôtels, péages)
- Repas d'affaires (dans la limite de 19,40 € par repas au-delà du forfait non déductible)
- Frais de compte bancaire professionnel
Pour une liste exhaustive, l'article sur les frais déductibles en SAS détaille chaque catégorie de dépenses.
Pourquoi les charges déductibles changent tout dans la simulation
Plus vos charges sont élevées, plus le bénéfice imposable baisse, et donc moins vous payez d'IS. Mais un bénéfice réduit signifie aussi moins de dividendes distribuables. L'équilibre dépend de votre stratégie : si vous privilégiez les dividendes, chaque euro de charge en moins augmente votre base de distribution.
L'erreur inverse existe aussi : gonfler artificiellement ses charges pour réduire l'IS expose à un risque de redressement fiscal. Seules les dépenses engagées dans l'intérêt de la société et justifiées par une facture sont déductibles.
Bon à savoir : Une erreur fréquente dans les simulateurs consiste à oublier de déduire ses charges réelles du CA avant de simuler. Le revenu net affiché est alors surévalué. Listez toutes vos charges prévisionnelles (RC Pro, domiciliation, expert-comptable, logiciels) pour obtenir une simulation réaliste.
Les questions fréquentes sur le simulateur SAS
Voici les réponses aux questions les plus courantes sur la simulation de revenus en SAS.
Comment calculer son salaire net en SAS à partir du brut ?
Appliquez un coefficient de 0,78 sur le salaire brut pour estimer le net (soit environ 22 % de cotisations salariales). Pour 3 000 € brut mensuel, comptez environ 1 740 € net. Ce ratio varie si vous bénéficiez de l'ACRE en première année.
Quelle est la différence entre flat tax et barème progressif pour les dividendes en SAS ?
La flat tax (PFU) applique un taux fixe de 31,40 % sur les dividendes bruts (12,8 % d'IR + 18,6 % de prélèvements sociaux). Le barème progressif soumet les dividendes à votre tranche marginale d'imposition après un abattement de 40 %, plus les 18,6 % de prélèvements sociaux. Le barème est avantageux si votre tranche marginale est à 0 % ou 11 %. L'article sur le choix entre flat tax ou barème progressif vous aide à trancher selon votre situation.
Est-ce que le président de SAS cotise pour la retraite ?
Oui, à condition de se verser un salaire. Les cotisations ouvrent des droits à la retraite de base (régime général) et complémentaire (AGIRC-ARRCO). Les dividendes, eux, ne génèrent aucun trimestre de retraite en SAS. Un président sans salaire ne valide rien.
Peut-on se verser 0 € de salaire et tout prendre en dividendes en SAS ?
Juridiquement, oui. Le président de SAS n'est pas soumis au SMIC. Mais zéro salaire signifie zéro cotisation et donc zéro protection sociale : pas de retraite, pas de couverture maladie, pas d'indemnités. L'administration fiscale peut aussi requalifier cette pratique si elle est manifestement disproportionnée.
Comment fonctionne l'ACRE pour un président de SAS ?
L'ACRE accorde une exonération partielle de cotisations sociales pendant les 12 premiers mois d'activité. La demande doit être faite auprès de l'URSSAF dans les 45 jours suivant la création. L'exonération ne couvre pas la CSG/CRDS ni la retraite complémentaire.
Quel TJM fixer pour gagner 3 000 € net par mois en SAS ?
Pour un objectif de 36 000 € net annuel, visez un CA d'environ 70 000 à 80 000 € selon votre stratégie de rémunération et vos charges. Avec 150 jours facturés par an, cela correspond à un TJM de 470 à 530 €. Le simulateur vous permet d'ajuster ces variables pour trouver votre TJM cible.
Les dividendes en SAS sont-ils soumis aux cotisations sociales ?
Non. Contrairement à l'EURL/SARL (où les dividendes au-delà de 10 % du capital social sont soumis aux cotisations SSI), les dividendes en SAS ne supportent que la flat tax de 31,40 %. C'est l'un des avantages fiscaux de la SAS pour les stratégies de rémunération mixte salaire/dividendes. L'article sur les dividendes en SAS détaille les règles de distribution applicables.
Simulateur SAS : les résultats sont-ils fiables ?
Un simulateur fournit des estimations indicatives basées sur les taux en vigueur et les paramètres saisis. Les résultats peuvent varier selon votre situation réelle (exonérations, taux AT/MP spécifique à votre secteur). Pour un calcul définitif, faites valider vos hypothèses par un expert-comptable.
Comment simuler ses revenus en SAS avec plusieurs associés ?
Le simulateur fonctionne de la même façon pour une SAS pluriassociée : le calcul des cotisations du président et la fiscalité des dividendes sont identiques. La seule différence est que les dividendes sont répartis entre les associés selon leur participation au capital. Chaque associé applique ensuite la flat tax de 31,40 % sur sa quote-part. Pour les questions liées à la gouvernance à plusieurs, le guide sur la direction d'une SAS apporte des précisions utiles.
Sources & Références
URSSAF : L'ACRE : l'aide pour les créateurs et repreneurs
Service-Public : Fiscalité de la SAS : ce qu'il faut savoir