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Amortissement excédentaire : calcul et plafonds 2026
Temps de lecture : 8 min
Résumé de l'article
- Amortissement excédentaire : la part de l'amortissement dépassant le plafond fiscal se réintègre au résultat imposable.
- Quatre plafonds CO2 : de 30 000 € pour l'électrique à 9 900 € pour les thermiques puissants.
- Véhicules concernés : seules les voitures particulières mention VP subissent le plafond, pas les utilitaires CTTE.
- Calcul du surcoût : un véhicule à 40 000 € TTC émettant 130 g/km génère 5 425 € d'IS supplémentaire.
- Batterie séparée : facturée à part, elle s'amortit intégralement sans plafond et réduit l'excédentaire.
- Gérer la comptabilité de son activité : Swapn propose une solution tout-en-un à partir de 29€ HT/mois, sans engagement.
Grégoire Charroyer
Expert en création d’entreprise chez Swapn
Article mis à jour
Le 23 juillet 2026
Qu'est-ce que l'amortissement excédentaire d'un véhicule ?
Quand une entreprise achète un véhicule de tourisme, elle l'amortit en comptabilité sur sa durée d'utilisation. Mais le fisc ne permet pas toujours de déduire la totalité de cet amortissement. La part non déductible, c'est l'amortissement excédentaire.
Amortissement comptable vs amortissement fiscal : quelle différence ?
L'amortissement comptable reflète l'usure réelle du véhicule. Il se calcule sur le prix d'achat total (TTC pour un véhicule de tourisme), réparti sur la durée d'utilisation prévue, généralement 5 ans.
L'amortissement fiscal, lui, est plafonné par l'article 39-4 du Code général des impôts (CGI). Ce plafond dépend du taux d'émission de CO2 du véhicule. Si le prix d'achat dépasse le plafond, une partie de l'amortissement n'est pas déductible du résultat fiscal.
L'écart entre l'amortissement comptable et l'amortissement fiscal maximal déductible est l'amortissement excédentaire. Cette fraction non déductible doit être réintégrée chaque année au résultat imposable de l'entreprise.
Pourquoi l'administration fiscale plafonne-t-elle l'amortissement ?
Le plafonnement poursuit deux objectifs. D'abord, limiter l'avantage fiscal lié à l'achat de véhicules coûteux : sans plafond, une berline à 80 000 € serait intégralement déduite du résultat, au même titre qu'un utilitaire. Ensuite, inciter les entreprises à choisir des véhicules moins polluants : plus le véhicule émet de CO2, plus le plafond est bas, et plus l'amortissement excédentaire est élevé.
Ce mécanisme s'applique à toutes les entreprises, qu'elles soient soumises à l'impôt sur les sociétés (IS) ou à l'impôt sur le revenu (IR) dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC).
Quels véhicules sont concernés par le plafond d'amortissement ?
Le plafond d'amortissement ne touche pas tous les véhicules. La distinction repose sur la catégorie inscrite sur le certificat d'immatriculation (carte grise).
Voitures particulières (VP) : toujours plafonnées
Le plafond s'applique aux voitures particulières, identifiées par la mention « VP » au champ J.1 de la carte grise. Ces véhicules appartiennent à la catégorie M1 (transport de personnes, 8 places assises maximum en plus du conducteur).
Sont concernés les véhicules de société comme les véhicules personnels utilisés à titre professionnel. Dans ce second cas, seule la quote-part professionnelle est amortie, mais le plafond s'applique quand même sur la base totale du véhicule.
Véhicules utilitaires : pas de plafond
Les véhicules utilitaires, identifiés par la mention « CTTE » au champ J.1 (catégorie N1), ne sont pas soumis au plafond. Leur amortissement est intégralement déductible, quel que soit le prix d'achat.

Bon à savoir : Attention aux véhicules « dérivés VP » : un SUV 2 places avec une carte grise portant la mention « CTTE » échappe au plafond, mais si la carte grise indique « VP », le plafond s'applique même si le véhicule sert exclusivement à l'activité professionnelle. C'est la carte grise qui fait foi, pas l'usage réel.
Quels sont les plafonds d'amortissement par taux de CO2 ?
Les plafonds d'amortissement véhicule varient selon le taux d'émission de CO2, réparti en quatre tranches. Ces seuils sont en vigueur pour les véhicules immatriculés depuis 2017.
Barème des plafonds pour les véhicules immatriculés depuis 2021
| Taux d'émission CO2 (g/km) | Plafond d'amortissement déductible | Type de motorisation | Exemples de véhicules |
|---|---|---|---|
| < 20 g/km | 30 000 € | Électrique | Tesla Model 3, Renault Mégane E-Tech, Peugeot e-208 |
| 20 à 49 g/km | 20 300 € | Hybride rechargeable | Peugeot 3008 PHEV, Renault Captur E-Tech Plug-in |
| 50 à 165 g/km | 18 300 € | Thermique ou hybride non rechargeable | Peugeot 308, Dacia Duster, Renault Clio |
| > 165 g/km | 9 900 € | Thermique puissant | SUV et berlines sportives à forte cylindrée |
Un véhicule dont le prix TTC reste inférieur au plafond applicable ne génère aucun amortissement excédentaire. Le mécanisme ne se déclenche que lorsque le prix dépasse le plafond.

Comment lire le taux d'émission CO2 de votre véhicule ?
Le taux d'émission de CO2 figure au champ V.7 de la carte grise. Depuis mars 2020, les véhicules neufs sont homologués selon la norme WLTP, qui donne des valeurs plus élevées que l'ancien cycle NEDC. Pour un véhicule d'occasion sans mention WLTP, référez-vous au certificat de conformité du constructeur.
Comment calculer l'amortissement excédentaire ?
Le calcul suit une logique simple : comparer ce que vous amortissez en comptabilité avec ce que le fisc vous autorise à déduire. Voici les étapes à suivre.
- Déterminer le prix d'achat TTC du véhicule (base d'amortissement)
- Chiffrer l'amortissement comptable annuel sur la durée d'utilisation
- Appliquer le plafond fiscal pour obtenir l'amortissement déductible
- Calculer l'écart (amortissement excédentaire) à réintégrer
- Ajuster au prorata temporis si le véhicule est acquis en cours d'année

La formule de calcul en 5 étapes
- Étape 1 - Base d'amortissement : additionnez le prix d'achat TTC, les frais de mise en service et les options/équipements. Pour un véhicule de tourisme, la TVA n'est pas récupérable : le prix TTC est le coût réel.
- Étape 2 - Amortissement comptable annuel : divisez la base par la durée d'utilisation normale (5 ans en général, 4 ans si usage intensif comme un VTC ou un commercial). Pour les chauffeurs qui se posent la question du statut adapté, la SASU pour les VTC présente des spécificités à connaître. Formule : base d'amortissement / durée d'utilisation = amortissement comptable annuel
- Étape 3 - Amortissement fiscal déductible : divisez le plafond CO2 applicable par la même durée d'utilisation. Formule : plafond fiscal / durée d'utilisation = amortissement fiscal déductible annuel
- Étape 4 - Amortissement excédentaire : soustrayez l'amortissement fiscal de l'amortissement comptable. Formule : amortissement comptable - amortissement fiscal déductible = amortissement excédentaire
- Étape 5 - Réintégration fiscale : l'amortissement excédentaire est ajouté au résultat fiscal (réintégration extra-comptable). Il augmente le bénéfice imposable sans modifier le résultat comptable.
Bon à savoir : La base d'amortissement à retenir est toujours le prix TTC, même pour les entreprises soumises à la TVA qui la récupèrent sur d'autres achats. Pour les voitures particulières, la TVA récupérable sur le carburant obéit à des règles distinctes : le prix TTC correspond au coût réellement supporté par l'entreprise.
Exemple chiffré complet : véhicule thermique à 40 000 € TTC
Scénario : une société soumise à l'IS achète un SUV le 1er avril pour 40 000 € TTC. Le véhicule émet 130 g de CO2/km (plafond applicable : 18 300 €). Durée d'amortissement : 5 ans en linéaire.
- Amortissement comptable annuel : 40 000 / 5 = 8 000 €
- Amortissement fiscal déductible annuel : 18 300 / 5 = 3 660 €
- Amortissement excédentaire annuel : 8 000 - 3 660 = 4 340 €
Avec un achat au 1er avril, le prorata temporis s'applique la première année (9 mois) et un complément de 3 mois est reporté en fin de période.
| Année | Amort. comptable | Amort. fiscal déductible | Amort. excédentaire | Surcoût IS (25 %) |
|---|---|---|---|---|
| Année 1 (9 mois) | 6 000 € | 2 745 € | 3 255 € | 814 € |
| Année 2 | 8 000 € | 3 660 € | 4 340 € | 1 085 € |
| Année 3 | 8 000 € | 3 660 € | 4 340 € | 1 085 € |
| Année 4 | 8 000 € | 3 660 € | 4 340 € | 1 085 € |
| Année 5 | 8 000 € | 3 660 € | 4 340 € | 1 085 € |
| Année 6 (3 mois) | 2 000 € | 915 € | 1 085 € | 271 € |
| Total | 40 000 € | 18 300 € | 21 700 € | 5 425 € |
Sur toute la durée d'amortissement, ce véhicule génère 21 700 € d'amortissement non déductible, soit un surcoût d'IS de 5 425 €.
Comment appliquer le prorata temporis ?
Quand un véhicule est acquis en cours d'année, l'amortissement de la première année est calculé au prorata du nombre de mois d'utilisation (mois d'acquisition inclus). Le complément est reporté sur une année supplémentaire en fin de période.
Le prorata s'applique à la fois à l'amortissement comptable et à l'amortissement fiscal déductible. L'amortissement excédentaire est donc lui aussi proratisé.
Exemple : un véhicule acquis le 1er juillet donne un prorata de 6/12 la première année. Si l'amortissement excédentaire annuel est de 4 340 €, la réintégration fiscale de la première année sera de 4 340 × 6/12 = 2 170 €. Le solde de 2 170 € sera réintégré lors de la sixième année fiscale.
Quel impact sur votre résultat fiscal et votre impôt ?
L'amortissement excédentaire ne modifie pas votre comptabilité. Son impact est purement fiscal : il augmente le montant de l'impôt à payer.
La réintégration extra-comptable : comment ça fonctionne ?
Chaque année, l'amortissement excédentaire est reporté sur le tableau 2058-A de la liasse fiscale, à la ligne WQ (« Amortissements excédentaires - article 39-4 du CGI »). Cette réintégration extra-comptable augmente le résultat fiscal sans toucher au résultat comptable. Aucune écriture comptable supplémentaire n'est nécessaire : l'ajustement se fait uniquement dans la liasse.
Avec une solution comme Swapn (dès 29 € HT/mois), la réintégration de l'amortissement excédentaire est automatisée dans votre liasse fiscale, sans manipulation manuelle.
Combien coûte réellement l'amortissement excédentaire ?
Le surcoût d'impôt se calcule simplement : amortissement excédentaire total × taux d'IS.
Dans l'exemple précédent (véhicule à 40 000 € TTC, 130 g/km) : 21 700 € × 25 % = 5 425 € d'IS supplémentaire sur toute la durée d'amortissement.
Pour une EURL ou une SARL à l'IR, l'amortissement excédentaire augmente directement le revenu imposable du dirigeant. L'impact dépend alors de la tranche marginale d'imposition via la flat tax ou le barème progressif : à 30 %, le surcoût atteint 6 510 € ; à 41 %, il monte à 8 897 €.
Véhicules électriques et hybrides : quelles règles spécifiques ?
Les véhicules à faibles émissions bénéficient de plafonds plus favorables. Pour les véhicules électriques, une règle supplémentaire permet de réduire encore l'amortissement excédentaire.
Le plafond majoré pour les véhicules électriques (30 000 €)
Les véhicules émettant moins de 20 g/km de CO2 (les 100 % électriques) bénéficient du plafond le plus élevé : 30 000 €. Ce plafond majoré réduit mécaniquement la fraction non déductible, voire la supprime pour les véhicules dont le prix TTC ne dépasse pas 30 000 €.
Comparaison concrète pour deux véhicules à 45 000 € TTC, amortis sur 5 ans :
- Véhicule thermique (130 g/km, plafond 18 300 €) : excédentaire annuel = (45 000 - 18 300) / 5 = 5 340 €, soit un surcoût d'IS de 1 335 €/an
- Véhicule électrique (0 g/km, plafond 30 000 €) : excédentaire annuel = (45 000 - 30 000) / 5 = 3 000 €, soit un surcoût d'IS de 750 €/an
À prix d'achat égal, le véhicule électrique génère 585 € d'IS en moins par an, soit 2 925 € d'économie sur 5 ans.
L'amortissement séparé de la batterie
Si la batterie est facturée séparément du véhicule (achat ou location), son coût n'entre pas dans le plafond d'amortissement. La batterie est alors amortie intégralement et séparément, sans plafond, sur sa durée de vie estimée (5 à 8 ans).
Cette règle peut générer un gain fiscal important. Exemple : pour un véhicule électrique affiché à 45 000 € TTC dont la batterie vaut 12 000 €, la base soumise au plafond tombe à 33 000 €. L'excédentaire annuel passe de 3 000 € à (33 000 - 30 000) / 5 = 600 €, et la batterie de 12 000 € est amortie intégralement en parallèle.
Bon à savoir : Pour bénéficier de l'amortissement séparé de la batterie, la facture d'achat doit impérativement distinguer le prix du véhicule hors batterie et le prix de la batterie. Pensez à le négocier avec le concessionnaire avant l'achat.
Les experts-comptables inscrits à l'OEC de Swapn peuvent vous accompagner dans le paramétrage de l'amortissement séparé de la batterie dès la création de votre société.
Les hybrides rechargeables : un plafond intermédiaire
Les véhicules hybrides rechargeables émettant entre 20 et 49 g/km de CO2 bénéficient d'un plafond de 20 300 €. C'est un niveau intermédiaire entre le plafond des électriques (30 000 €) et celui des thermiques classiques (18 300 €).
Attention : les hybrides non rechargeables émettent généralement plus de 50 g/km et relèvent du plafond de 18 300 €, voire de 9 900 € pour les modèles les plus puissants. Vérifiez le taux exact au champ V.7 de votre carte grise.
Cas particulier : l'amortissement excédentaire en LLD (location longue durée)
En location longue durée, le mécanisme de l'amortissement excédentaire s'applique différemment : il porte sur les loyers versés, pas sur un amortissement comptable.
Le mécanisme de réintégration en LLD
En LLD, l'entreprise ne possède pas le véhicule et ne l'amortit pas. C'est le loueur qui pratique l'amortissement. Mais la loi prévoit que la part des loyers correspondant à l'amortissement excédentaire pratiqué par le loueur n'est pas déductible pour le locataire.
La formule de calcul du loyer non déductible :
Loyer non déductible = loyer annuel × (prix du véhicule - plafond fiscal) / prix du véhicule
Exemple chiffré en LLD
Scénario : LLD d'un véhicule de 50 000 € TTC, émettant 140 g de CO2/km (plafond : 18 300 €), loyer mensuel de 800 € HT.
- Loyer annuel : 800 × 12 = 9 600 € HT
- Fraction non déductible : 9 600 × (50 000 - 18 300) / 50 000 = 9 600 × 0,634 = 6 086 €/an
- Fraction déductible : 9 600 - 6 086 = 3 514 €/an
Sur un contrat de 4 ans, la base locative non déductible atteint 24 344 €, soit un surcoût d'IS de 6 086 € (au taux de 25 %). Pour anticiper ce type de charge, il peut être utile de s'appuyer sur un logiciel de comptabilité adapté aux PME qui intègre ces retraitements fiscaux.
Les questions fréquentes sur l'amortissement excédentaire
Comment calculer l'amortissement excédentaire de mon véhicule de tourisme ?
Calculez l'amortissement comptable annuel (prix TTC / durée d'utilisation), puis l'amortissement fiscal maximal (plafond CO2 / même durée). La différence entre les deux est l'amortissement excédentaire à réintégrer chaque année dans votre résultat fiscal.
Quel est le plafond d'amortissement pour un véhicule émettant moins de 20 g de CO2 ?
Le plafond est de 30 000 € pour les véhicules émettant moins de 20 g/km de CO2. Ce plafond majoré concerne les véhicules 100 % électriques et c'est le plus élevé des quatre tranches prévues par l'article 39-4 du CGI.
L'amortissement excédentaire concerne-t-il les véhicules utilitaires ?
Non. Le plafond d'amortissement ne s'applique qu'aux voitures particulières (mention « VP » sur la carte grise, catégorie M1). Les véhicules utilitaires (mention « CTTE », catégorie N1) sont amortis intégralement sans plafond, quel que soit leur prix.
Où réintégrer l'amortissement excédentaire dans la liasse fiscale ?
L'amortissement excédentaire se réintègre sur le tableau 2058-A de la liasse fiscale, à la ligne WQ. Cette réintégration extra-comptable augmente le résultat fiscal sans modifier le résultat comptable.
Peut-on amortir la batterie d'un véhicule électrique séparément du véhicule ?
Oui, à condition que la facture distingue clairement le prix du véhicule hors batterie et le prix de la batterie. La batterie est alors amortie séparément, sans plafond, sur sa durée de vie estimée (5 à 8 ans). Le plafond de 30 000 € ne s'applique qu'au véhicule hors batterie.
Comment fonctionne l'amortissement excédentaire en location longue durée (LLD) ?
En LLD, le plafond s'applique aux loyers, pas à l'amortissement. La fraction non déductible du loyer se calcule ainsi : loyer annuel × (prix du véhicule - plafond fiscal) / prix du véhicule. Cette fraction est à réintégrer au résultat fiscal chaque année de location.
Quelle est la durée d'amortissement d'un véhicule de tourisme ?
La durée standard est de 5 ans (20 % par an en linéaire). Elle peut être réduite à 4 ans en cas d'usage intensif (commercial, taxi, VTC). La durée retenue doit correspondre à la durée réelle d'utilisation prévue dans l'entreprise.
L'amortissement excédentaire s'applique-t-il aussi aux entreprises individuelles ?
Oui. Le plafond de l'article 39-4 du CGI s'applique à toutes les entreprises soumises aux BIC, qu'elles soient à l'IS ou à l'IR. En entreprise individuelle à l'IR, l'amortissement excédentaire augmente directement le revenu imposable du dirigeant. Les frais déductibles en entreprise individuelle obéissent à des règles qu'il convient de maîtriser pour optimiser sa fiscalité.
Vaut-il mieux acheter un véhicule électrique ou thermique pour limiter l'amortissement excédentaire ?
À prix d'achat égal, le véhicule électrique génère moins d'amortissement excédentaire grâce à son plafond majoré (30 000 € vs 18 300 € pour un thermique émettant 50-165 g/km). Pour deux véhicules à 45 000 €, l'économie d'IS atteint 585 €/an avec l'électrique, soit 2 925 € sur 5 ans.
Le prorata temporis s'applique-t-il à l'amortissement excédentaire ?
Oui. L'année d'acquisition, l'amortissement comptable et l'amortissement fiscal déductible sont tous deux calculés au prorata du nombre de mois d'utilisation (mois d'acquisition inclus). L'amortissement excédentaire est donc aussi proratisé, et le complément est réintégré lors de la dernière année.
Sources & Références
BOFiP : BIC - Amortissements - Régimes particuliers - Amortissements des véhicules de tourisme
Legifrance : Article 39 - Code général des impôts
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