Sommaire
Résumé de l'article
- Créer une société prend 7 étapes et 1 à 2 semaines : du choix du statut juridique à la réception du Kbis. Avec une plateforme en ligne, les statuts sont prêts en 24 h.
- Quatre formes juridiques couvrent 90 % des créations : SASU et EURL si vous êtes seul, SAS et SARL à plusieurs. Le choix dépend de votre régime social et de vos objectifs.
- Les frais obligatoires vont de 177 à 267 € : frais de greffe, annonce légale et déclaration des bénéficiaires effectifs. L'accompagnement peut être gratuit.
- Un compte bancaire professionnel est obligatoire pour déposer le capital social et finaliser l'immatriculation de votre société.
- Création de société avec Swapn : les démarches sont prises en charge à 0 € avec les statuts rédigés sous 24 h et les frais légaux avancés.
Quelles sont les étapes pour créer une entreprise rapidement ?
La création d'une société suit un parcours en sept temps. Voici le fil conducteur avant d'entrer dans le détail :
- Déterminer la structure juridique qui correspond à votre situation personnelle et professionnelle
- Formaliser les règles de fonctionnement dans un acte écrit (les statuts)
- Verser les apports en numéraire sur un compte bloqué
- Diffuser un avis de constitution dans un support habilité
- Identifier et enregistrer les personnes qui contrôlent la société
- Déposer le dossier complet sur la plateforme officielle de l'État
- Récupérer votre extrait d'immatriculation et lancer votre activité
Étape 1 - Choisir la forme juridique adaptée à votre projet
Quatre formes juridiques concentrent la grande majorité des créations : la SASU, l'EURL, la SAS et la SARL. Votre choix dépend de trois critères principaux :
- Nombre d'associés : seul, vous optez pour la SASU ou l'EURL. À deux ou plus, pour la SAS ou la SARL.
- Régime social souhaité : assimilé salarié (régime général, protection élevée) en SASU/SAS, ou travailleur non salarié - TNS (cotisations plus basses) en EURL/SARL avec gérant majoritaire.
- Projet de levée de fonds : la SAS et la SASU facilitent l'entrée d'investisseurs grâce à la souplesse des statuts.
Un tableau comparatif complet figure plus bas dans cet article pour vous aider à trancher. Si vous hésitez encore entre plusieurs structures, le simulateur de statut juridique en ligne peut vous orienter en quelques minutes.
Étape 2 - Rédiger les statuts de la société
Les statuts sont l'acte fondateur de votre société. Ils fixent ses règles de fonctionnement et doivent contenir plusieurs mentions obligatoires :
- Dénomination sociale (le nom de la société)
- Objet social (les activités exercées)
- Adresse du siège social
- Montant du capital social et répartition des parts ou actions
- Durée de la société (99 ans maximum)
- Identité du ou des dirigeants
- Modalités de prise de décision
Vous pouvez partir d'un modèle type ou faire rédiger des statuts personnalisés par un professionnel. Pour une SASU, un modèle de statuts SASU gratuit et conforme est disponible en téléchargement. Attention à deux erreurs fréquentes : un objet social trop restrictif qui limite vos activités futures, et l'oubli de clauses d'agrément en SAS qui encadrent l'entrée de nouveaux associés. Comptez quelques heures avec un modèle, 24 à 48 h avec un professionnel.
Conseil : évitez un objet social trop restrictif comme « conseil en marketing digital », qui vous empêcherait de facturer de la formation ou de la création de contenu sans modifier vos statuts (coût : 200 à 400 €). Ajoutez « et toute activité connexe » ou « et plus généralement, toutes opérations se rattachant directement ou indirectement à l'objet social » pour garder une marge de manœuvre.
Étape 3 - Déposer le capital social
Le capital social est composé des apports en numéraire (argent) et des apports en nature (matériel, brevet, fonds de commerce). Les apports en industrie (savoir-faire, travail) ne font pas partie du capital.
Le minimum légal est de 1 € en SASU, SAS, EURL et SARL. En pratique, un capital de 500 à 1 000 € est recommandé pour une activité de services, afin de rassurer vos partenaires et d'éviter des capitaux propres négatifs dès le premier exercice. Pour comprendre comment déterminer le bon montant, consultez notre guide sur le capital social d'une SASU.
Vous pouvez déposer vos fonds auprès d'une banque traditionnelle, d'un notaire, de la Caisse des Dépôts ou d'une néobanque professionnelle. L'établissement vous remet ensuite une attestation de dépôt des fonds, document indispensable pour immatriculer votre société. Toutes les modalités pratiques sont détaillées dans notre guide sur le dépôt du capital social en ligne.
Conseil : un capital de 1 € est légal, mais il envoie un signal négatif aux banques et fournisseurs. Vos frais de création (200 à 300 €) dépassent immédiatement votre capital, ce qui rend vos capitaux propres négatifs dès le premier exercice. Pour une activité de services, un capital de 500 à 1 000 € suffit à couvrir les premiers frais et à présenter un bilan sain.
Étape 4 - Publier l'annonce légale de constitution
Avant l'immatriculation, vous devez publier un avis de constitution dans un support habilité à recevoir des annonces légales (SHAL, anciennement appelé journal d'annonces légales ou JAL). Cet avis informe les tiers de la naissance de votre société.
Les tarifs sont forfaitaires et varient selon la forme juridique et le département. Voici les fourchettes indicatives pour 2026 :
| Forme juridique | Fourchette de coût |
|---|---|
| SASU | 140 € - 195 € |
| EURL | 140 € - 195 € |
| SAS | 185 € - 230 € |
| SARL | 145 € - 200 € |
Le SHAL vous délivre une attestation de parution, à joindre à votre dossier d'immatriculation sur le Guichet Unique. Pour une SASU, les règles spécifiques de publication sont détaillées dans notre article sur l'annonce légale en SASU.
Étape 5 - Déclarer les bénéficiaires effectifs
Toute société immatriculée au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS) doit déclarer ses bénéficiaires effectifs. Un bénéficiaire effectif est toute personne physique qui détient plus de 25 % du capital ou plus de 25 % des droits de vote de la société.
Cette déclaration des bénéficiaires effectifs (DBE) est intégrée au dossier d'immatriculation sur le Guichet Unique. Depuis 2024, son coût est inclus dans les frais de greffe : pas de frais supplémentaires à prévoir.
Étape 6 - Immatriculer la société sur le Guichet Unique
Le guichet des formalités des entreprises (formalites.entreprises.gouv.fr) est le point d'entrée unique pour toutes les formalités de création. Votre dossier doit contenir les documents suivants :
- Statuts signés par tous les associés
- Attestation de dépôt des fonds
- Attestation de parution de l'annonce légale
- Justificatif de domiciliation du siège social
- Copie de la pièce d'identité du dirigeant
- Déclaration de non-condamnation et de filiation du dirigeant
- Formulaire de déclaration des bénéficiaires effectifs
Une fois le dossier validé par le greffe du tribunal de commerce (autorité compétente), votre société est immatriculée. Les informations sont inscrites au Registre national des entreprises (RNE) et transmises automatiquement à la DGFiP et à l'Urssaf. Délai moyen : 3 à 7 jours ouvrés pour recevoir votre Kbis. Pour une SAS, le détail des formalités d'immatriculation d'une SAS suit le même processus avec quelques spécificités statutaires.
Étape 7 - Obtenir le Kbis et démarrer l'activité
Après l'immatriculation, vous recevez trois identifiants : le numéro Siren (qui identifie votre société), le numéro Siret (qui identifie votre établissement) et le code APE (qui correspond à votre activité principale).
Plusieurs démarches suivent la réception du Kbis :
- Ouvrir le compte bancaire professionnel définitif et y transférer le capital déposé
- Libérer le capital social (au moins 50 % des apports en numéraire en SARL/EURL, 50 % en SAS/SASU)
- Souscrire une assurance responsabilité civile professionnelle (RC Pro)
- Adhérer à un organisme de gestion agréé si vous êtes imposé à l'impôt sur le revenu (IR)
Pour bien choisir votre établissement bancaire dès cette étape, notre guide sur le compte pro en SASU passe en revue les critères essentiels.

Quelle forme juridique choisir pour créer votre société ?
Le choix de la forme juridique a un impact direct sur vos cotisations sociales, votre fiscalité et la souplesse de gestion de votre société. Voici un guide de décision rapide selon votre profil :
- Vous créez seul et souhaitez maintenir votre ARE ? La SASU vous permet de ne pas vous verser de rémunération et de conserver 100 % de vos allocations chômage.
- Vous créez seul et vous versez un salaire régulier ? L'EURL en TNS réduit vos cotisations sociales d'environ 30 points par rapport à la SASU.
- Vous êtes deux ou plus avec un projet de croissance ? La SAS donne une liberté totale dans l'organisation des pouvoirs et facilite l'entrée d'investisseurs.
- Vous êtes deux ou plus et cherchez un cadre protecteur ? La SARL encadre strictement les relations entre associés, ce qui sécurise les projets familiaux ou stables.
SASU - La société par actions simplifiée unipersonnelle
La SASU est faite pour un associé unique. Le président a le statut d'assimilé salarié (régime général de la Sécurité sociale). Les cotisations sociales représentent environ 75 à 80 % du salaire net versé. Mais si vous ne vous versez aucune rémunération, vous ne payez aucune cotisation.
Capital minimum : 1 €. La SASU est le choix privilégié des demandeurs d'emploi qui veulent maintenir leur ARE, et des créateurs qui envisagent une levée de fonds grâce à la grande flexibilité des statuts. Pour aller plus loin, notre article sur les avantages et inconvénients de la SASU détaille les points forts et les limites de ce statut.
EURL - L'entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée
L'EURL accueille un associé unique. Le gérant associé unique a le statut de TNS (travailleur non salarié, rattaché à la Sécurité sociale des indépendants - SSI). Les cotisations sociales représentent environ 45 % du bénéfice, avec une couverture maladie et retraite via la SSI. Pour tout comprendre sur ce statut, notre guide sur la définition de l'EURL couvre les fondamentaux.
L'EURL est adaptée aux créateurs qui se versent une rémunération régulière et veulent réduire le poids des charges sociales. L'option pour l'impôt sur le revenu (IR) est possible pendant les 5 premières années.
SAS - La société par actions simplifiée (pluripersonnelle)
La SAS nécessite au minimum 2 associés. Elle se distingue par une grande liberté dans la rédaction des statuts : répartition des pouvoirs, droits de vote multiples, clauses de sortie sur mesure. Le président est assimilé salarié.
La SAS est le format le plus utilisé pour les projets à plusieurs associés, les startups et les sociétés qui prévoient de faire entrer des investisseurs. L'entrée et la sortie d'associés sont simples : une cession d'actions suffit, sans passage devant le greffe. Si vous hésitez entre les deux formes unipersonnelles, notre comparatif SASU ou EURL vous aide à trancher selon votre situation.
SARL - La société à responsabilité limitée
La SARL accueille de 2 à 100 associés. Son cadre juridique est très encadré par le Code de commerce : règles de majorité, droit de veto du conjoint sur certaines cessions, encadrement strict des pouvoirs du gérant.
Le gérant majoritaire (qui détient plus de 50 % des parts) est TNS. Le gérant minoritaire ou égalitaire est assimilé salarié. La SARL convient aux projets familiaux, aux activités réglementées et aux associés qui préfèrent un cadre sécurisant avec peu de marge d'interprétation. Avant de vous lancer à plusieurs, notre article sur les questions à se poser avant de s'associer liste les points à clarifier en amont.
Combien coûte la création d'une société ?
Les frais obligatoires (incompressibles)
Quelle que soit la forme juridique, vous devez régler trois postes de dépenses pour créer votre société. Voici le détail par forme juridique, avec les tarifs en vigueur en 2026 :
| Poste de coût | SASU | EURL | SAS | SARL |
|---|---|---|---|---|
| Frais de greffe (activité commerciale) | 37,45 € | 37,45 € | 37,45 € | 37,45 € |
| Annonce légale de constitution | 140 € - 195 € | 140 € - 195 € | 185 € - 230 € | 145 € - 200 € |
| Dépôt de capital (néobanque pro) | 0 € | 0 € | 0 € | 0 € |
| Déclaration bénéficiaires effectifs | Incluse | Incluse | Incluse | Incluse |
| Total frais obligatoires | 177 € - 232 € | 177 € - 232 € | 222 € - 267 € | 182 € - 237 € |
Bon à savoir : si votre activité est artisanale, les frais de greffe passent à environ 45 € au lieu de 37,45 €. Le total augmente d'une dizaine d'euros.
Quelles aides pour financer la création de votre société ?
L'ACRE - Exonération de charges la première année
L'ACRE (Aide à la Création ou à la Reprise d'une Entreprise) est une exonération partielle ou totale de certaines charges sociales pendant votre première année d'activité. Que vous soyez demandeur d'emploi ou non, vous pouvez en bénéficier.
L'exonération s'applique tant que votre revenu professionnel reste inférieur au plafond annuel de la Sécurité sociale, soit 47 100 € en 2026. Au-delà, l'exonération ne s'applique plus. La demande se fait via un formulaire disponible sur le site du guichet des formalités des entreprises, au moment de la création ou dans les 45 jours suivants. Notre article sur l'ACRE en SASU détaille les conditions et la procédure pour en bénéficier.
L'ARCE - Recevoir son chômage en capital
L'ARCE (Aide à la Reprise ou à la Création d'Entreprise) est versée par France Travail sous forme de capital. Elle correspond à 60 % du montant des droits ARE restant dus à la date de création de votre société.
Le versement se fait en deux temps : la première moitié à la création, la seconde 6 mois après. Depuis avril 2025, il faut justifier ne pas être titulaire d'un CDI à temps plein pour recevoir le second versement. L'ARCE n'est pas cumulable avec le maintien de l'ARE : vous devez choisir l'un ou l'autre. Pour approfondir la stratégie à adopter selon votre profil, notre guide sur le chômage et la création d'entreprise couvre tous les cas de figure.
Le maintien de l'ARE - Cumuler chômage et création
Vous pouvez continuer à percevoir vos allocations ARE tout en créant votre société, à condition de rester inscrit à France Travail et de ne pas avoir demandé l'ARCE.
Le statut de votre société a un impact direct. En SASU sans rémunération, vos ARE sont intégralement maintenues car vous n'avez aucun revenu de dirigeant. En EURL à l'IR, le bénéfice de la société est considéré comme votre revenu : il est déduit de vos allocations.
| Critère | ARE (maintien) | ARCE (capital) |
|---|---|---|
| Mode de versement | Mensuel | En 2 fois (création + 6 mois) |
| Montant | Allocations mensuelles (ajustées selon revenus) | 60 % des droits restants |
| Cumul avec revenus de dirigeant | Oui (avec ajustement) | Non applicable |
| Impact sur la couverture chômage | Droits consommés mois par mois | Droits réduits de 60 % immédiatement |
| Profil recommandé | SASU sans rémunération, besoin de revenus réguliers | Besoin de trésorerie immédiate pour investir |
Les prêts d'honneur et garanties bancaires
Les réseaux comme Initiative France ou Réseau Entreprendre accordent des prêts d'honneur à taux zéro, de 10 000 à 29 000 € selon les projets. Ces prêts renforcent vos fonds propres et facilitent l'obtention d'un crédit bancaire.
Bpifrance et France Active proposent des garanties bancaires couvrant jusqu'à 65 % des crédits accordés par votre banque. Ces dispositifs sont accessibles dès la création de votre société, sur dossier. Notre guide complet sur les aides financières à la création d'entreprise recense l'ensemble des dispositifs disponibles selon votre profil.
Par qui se faire accompagner pour la création d'entreprise en ligne ?
| Critère | Seul (Guichet Unique) | Plateforme généraliste | Swapn | Expert-comptable / Avocat |
|---|---|---|---|---|
| Coût de l'accompagnement | 0 € | 0 € – 300 € | 0 € | 500 € – 1 500 € |
| Frais légaux obligatoires | 177 € – 267 € | 177 € – 267 € | 177 € – 267 € | 177 € – 267 € |
| Délai de création | 2 – 4 semaines | 48 h – 5 jours | 48 h – 5 jours | 2 – 6 semaines |
| Rédaction des statuts | Modèles génériques | Automatisée | En 24 h, vérifiée | Sur-mesure |
| Conseil juridique et fiscal | Aucun | Limité | Conseiller dédié | Oui |
| Risque d'erreur dossier | Élevé | Faible | Très faible | Très faible |
| Profil recommandé | Budget serré, profil averti | Création simple et rapide | Création guidée + suivi | Projet complexe, multi-associés |
Faire appel à un expert-comptable ou un avocat
Faire appel à un expert-comptable ou à un avocat permet de bénéficier d'une sécurisation juridique et de conseils fiscaux avisés. Ces professionnels prennent en charge la rédaction des statuts, le suivi des formalités administratives et offrent un accompagnement en gestion. Leur expertise est particulièrement précieuse dans les projets complexes, notamment lorsqu'il y a un grand nombre d'associés ou des structures particulières à mettre en place. Dans ces cas, leur intervention devient souvent indispensable pour garantir la conformité et la pérennité du projet, tout en optimisant les aspects fiscaux et juridiques.
Recourir à une plateforme en ligne
En recourant à une plateforme en ligne, de nombreuses étapes du processus de création d’entreprise sont automatisées, ce qui permet de gagner un temps considérable par rapport à un accompagnement humain traditionnel. Cela accélère donc l'ensemble des démarches.
Cependant, pour bien choisir sa plateforme, il est essentiel de prêter attention à plusieurs critères : la fiabilité de la plateforme, les services inclus dans l'offre (assistance, formalités, conseils) et le coût global de la prestation. En vérifiant ces éléments, vous vous assurez de bénéficier d'un service adapté à vos besoins tout en maîtrisant votre budget.
Se faire accompagner par Swapn
SWAPN est une solution d'accompagnement gratuite pour les sociétés unipersonnelles (EURL, SASU) et pluripersonnelles (SAS, SARL). Un conseiller dédié vous aide à choisir la structure juridique la plus adaptée à votre projet, tandis qu'un formaliste prend en charge l'intégralité des démarches administratives liées à la création de votre entreprise, de A à Z. Il vous suffit de fournir vos documents personnels, et l'équipe s'occupe du reste, vous assurant un processus rapide et sans tracas.
Bon à savoir : Swapn est inscrit à l'Ordre des Experts-Comptables, ce qui lui permet de vous conseiller légalement sur le choix de votre statut juridique, un avantage que la plupart des plateformes en ligne ne sont pas habilitées à offrir.
Tableau comparatif des plateformes d'accompagnement à la création d'entreprise
| Plateforme | Coût | Avance des frais | Délai | Services inclus | Accompagnement | Conseil statut* | Engagement** | Note utilisateurs |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Swapn ⭐ Recommandé | Gratuit | ✅ Oui | Sous 24h | Statuts, formalités, immatriculation, assistance juridique, assurance anti-rejet, compte pro | ✅ Oui | ✅ Oui | ✅ Non | 5/5 (524 avis) |
| Numbr | Gratuit (offert pour tout accompagnement comptable) | ✅ Oui | Sous 48h | Statuts, formalités, dépôt de capital, conseil fiscal, comptabilité | ✅ Oui | ✅ Oui | ⚠️ Oui | 4.4/5 (257 avis Trustpilot) |
| L'Expert-Comptable.com | Gratuit (offert pour toute souscription comptabilité, sans engagement) | ✅ Oui | Sous 48h | Statuts, formalités, conseil fiscal, comptabilité | ✅ Oui | ✅ Oui | ✅ Non | 4.9/5 (1 200+ avis Google) |
| Indy | Offert pour tout abonnement Indy Premium | ❌ Non | Sous 48h | Statuts, formalités, gestion comptable, suivi fiscal | ✅ Oui | ✅ Oui | ⚠️ Oui | 4.8/5 (7 000+ avis) |
| Qonto | 169 € HT/an (Pack Basic, incluant le compte pro) | ❌ Non | Sous 48h | Statuts, formalités, compte pro, dépôt du capital | ✅ Oui | ❌ Non | ⚠️ Oui | 4.8/5 (26 740+ avis) |
| Legalstart | À partir de 0 € (offre starter) | ❌ Non | 24h (premium) / 48h | Formalités, assistance juridique, compte pro | ✅ Oui | ❌ Non | ✅ Non | 4.4/5 (13 600 avis) |
* Conseil sur le choix du statut juridique : seuls les cabinets inscrits à l'Ordre des Experts-Comptables sont légalement habilités à fournir des conseils juridiques.
** Engagement : certaines plateformes peuvent exiger ou inciter à souscrire à des produits ou services complémentaires (assurance, compte bancaire, outils de gestion, etc.) dans le cadre de la création.
Nos conseils pour réussir la création de son entreprise en ligne
Voici les conseils d'experts pour les créateurs de société :
- Simuler les cotisations sociales avant de choisir entre TNS et assimilé salarié
- Comparer l'IR et l'IS dès la création
- Anticiper les obligations qui suivent l'immatriculation
Conseil 1 - Simuler ses charges sociales avant de choisir sa forme juridique
La différence de cotisations entre TNS et assimilé salarié est considérable. Pour un revenu net de 40 000 €, voici ce que cela donne :
- EURL (gérant TNS) : environ 18 000 € de cotisations sociales, soit un coût total de 58 000 €
- SASU (président assimilé salarié) : environ 30 000 à 32 000 € de cotisations, soit un coût total de 70 000 à 72 000 €
La différence atteint 12 000 à 14 000 € par an pour le même revenu net. Attention cependant : en SASU, vous pouvez vous verser 0 € de salaire et percevoir des dividendes soumis à la flat tax de 30 %, ce qui réduit les cotisations à 0 € mais génère un prélèvement forfaitaire sur les bénéfices distribués. Notre article sur la flat tax sur les dividendes explique précisément ce mécanisme.
Conseil 2 - Choisir son régime fiscal dès la création
Par défaut, la SASU, la SAS et la SARL sont soumises à l'impôt sur les sociétés (IS). L'EURL est soumise à l'IR. Mais des options existent : l'EURL peut opter pour l'IS (choix irrévocable), et la SASU, la SAS et la SARL peuvent opter pour l'IR pendant 5 ans maximum.
En 2026, le taux d'IS est de 15 % sur les 42 500 premiers euros de bénéfice, puis 25 % au-delà. Si votre bénéfice dépasse 30 000 à 35 000 €, l'IS est généralement plus avantageux que l'IR (où le bénéfice s'ajoute à vos autres revenus et peut être taxé jusqu'à 45 %). Pour la SAS, notre guide sur le choix entre SAS à l'IS ou à l'IR détaille les simulations selon différents niveaux de bénéfice.
Conseil 3 - Anticiper les démarches post-immatriculation
L'immatriculation n'est pas la ligne d'arrivée. Dès la réception du Kbis, vous devez :
- Ouvrir le compte bancaire professionnel définitif et libérer le capital
- Souscrire une assurance RC Pro (obligatoire dans certains secteurs, recommandée dans tous les cas)
- Adhérer à un organisme de gestion agréé si vous êtes à l'IR
- Mettre en place votre comptabilité dès le jour de l'immatriculation : chaque opération doit être enregistrée
La comptabilité est une obligation légale dès le premier jour. Des solutions comme Swapn permettent de démarrer la comptabilité dès 29 € HT/mois, avec bilan attesté par un expert-comptable et TVA automatisée. Pour choisir l'outil adapté à votre structure, notre comparatif des logiciels de comptabilité pas cher passe en revue les solutions du marché.
Les questions fréquentes sur la création de société
Combien coûte la création d'une société en France en 2026 ?
Les frais obligatoires se situent entre 200 et 300 € selon la forme juridique choisie. Ce montant comprend les frais de greffe (~37,45 € pour une activité commerciale), l'annonce légale de constitution (140 à 230 €) et la déclaration des bénéficiaires effectifs (incluse). Si vous faites appel à un professionnel pour rédiger les statuts, ajoutez 300 à 1 500 €.
Comment créer une société en ligne gratuitement ?
La création d'une micro-entreprise est gratuite. Pour une société (SAS, SARL, SCI…), des frais légaux incompressibles s'appliquent : entre 200 et 300 € selon le statut (greffe, annonce légale). Ces frais restent dus quelle que soit la méthode choisie, que ce soit en passant par le Guichet Unique (formalites.entreprises.gouv.fr) ou via une plateforme. En revanche, l'accompagnement par des spécialistes (rédaction des statuts, gestion des formalités) peut représenter un coût supplémentaire. Swapn propose son accompagnement gratuitement.
Combien de temps pour créer une société en ligne ?
La création d'une société en ligne prend en général 1 à 2 semaines, en comptant la rédaction des statuts (1 jour à plusieurs jours selon le recours à un avocat), l'attestation de dépôt de capital (jusqu'à 72 heures) et l'obtention du Kbis (environ 10 jours si le dossier est complet). En cas de document manquant ou d'erreur, le greffe demande une régularisation qui peut allonger ce délai.
Quels documents faut-il pour créer une entreprise ?
Pour une micro-entreprise ou une EI : une pièce d'identité, un justificatif de domiciliation et une déclaration de non-condamnation. Pour une société (SAS, SARL, SCI…) : ces mêmes pièces, plus les statuts signés, l'attestation de dépôt de capital, le formulaire M0 et l'annonce légale.
Quelle est la différence entre créer une société et créer une entreprise individuelle ?
Créer une société (SASU, EURL, SAS, SARL) donne naissance à une personne morale distincte du créateur, avec un patrimoine séparé. L'entreprise individuelle n'a pas de personnalité morale : l'entrepreneur exerce en nom propre. La société donne plus de protection patrimoniale et de possibilités d'optimisation fiscale, mais les formalités sont plus lourdes. Notre comparatif SASU ou entreprise individuelle détaille les différences concrètes.
Peut-on créer une société en étant salarié ?
Oui, sauf clause de non-concurrence ou d'exclusivité dans votre contrat de travail. Vérifiez votre convention collective et informez votre employeur si votre contrat le prévoit. Le cumul est courant en SASU, où vous pouvez être président sans rémunération tout en conservant votre emploi salarié. Notre guide sur la SASU et le statut salarié couvre toutes les règles applicables.
Quel est le délai pour créer une société en 2026 ?
Comptez 1 à 2 semaines entre la rédaction des statuts et la réception du Kbis. Le dépôt sur le Guichet Unique prend quelques minutes une fois les documents prêts. Le greffe traite les dossiers en 3 à 7 jours ouvrés. Avec une plateforme en ligne, les statuts peuvent être prêts en 24 à 48 h. Notre article sur le délai de création d'entreprise détaille les facteurs qui peuvent accélérer ou ralentir le processus.
Vaut-il mieux créer une SASU ou une EURL en 2026 ?
Cela dépend de votre situation. La SASU est préférable si vous souhaitez maintenir vos allocations chômage (ARE) sans rémunération, ou si vous envisagez une levée de fonds. L'EURL est plus avantageuse si vous vous versez un salaire régulier (cotisations sociales ~45 % vs ~75-80 % en SASU) et si vous n'avez pas besoin de flexibilité statutaire.
Peut-on créer une société avec 1 € de capital ?
Légalement oui, en SASU, EURL, SAS et SARL. En pratique, un capital de 1 € envoie un signal négatif aux banques et fournisseurs, et vos capitaux propres risquent de devenir négatifs dès le premier exercice. Un minimum de 500 à 1 000 € est recommandé pour une activité de services.
Quelles aides existent pour créer une société quand on est demandeur d'emploi ?
Trois dispositifs principaux : l'ACRE (exonération partielle de charges sociales la première année), l'ARCE (60 % de vos droits ARE versés en capital, en deux fois) et le maintien de l'ARE (cumul de vos allocations avec vos revenus de dirigeant). L'ARCE et le maintien de l'ARE ne sont pas cumulables : vous devez choisir l'un ou l'autre. Notre guide sur le cumul freelance et chômage détaille les stratégies selon votre profil.
Est-ce qu'un expert-comptable est obligatoire pour créer une société ?
Non, aucune loi n'impose de faire appel à un expert-comptable pour créer une société. En revanche, une fois la société créée, vous êtes tenu de tenir une comptabilité conforme et de déposer vos comptes annuels. Pour une SASU, notre article sur les obligations comptables en SASU liste précisément ce que vous devez produire chaque année.
Quelle est la différence entre SAS et SARL pour deux associés ?
La SAS donne une grande liberté dans la rédaction des statuts (répartition des pouvoirs, clauses sur mesure) et facilite l'entrée de nouveaux investisseurs. La SARL a un cadre juridique plus rigide mais plus protecteur, avec des règles de majorité et de cession de parts encadrées par la loi. Notre comparatif SAS ou SARL détaille les différences selon la taille et le projet de votre société.
Sources et Références
Service-Public : Comment créer une société ?
Service-Public : Coût des formalités de création d'entreprise
Urssaf : Créer votre entreprise
Offert
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Rédigé par Grégoire Charroyer
Grégoire, avec une décennie d'expertise dans la création de société, il est incollable sur les sujets entrepreneuriaux. Son objectif ? Démystifier la création d'entreprise. Hors du travail, il se passionne pour le tennis, la course à pied et se plonge dans des romans policiers. Sa réalisation la plus folle ? Un service de Dog Sitting couplé à un traiteur à domicile pour chiens, alliant affaires et fantaisie.
