Blog La création d'entreprise Freelance et chômage : comment les cumuler en 2026 ?

Freelance et chômage : comment les cumuler en 2026 ?

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Article mis à jour le 23/04/2026

Par Julie Pravaz

Julie Pravaz

Je travaille dans le conseil en entrepreneuriat et en marketing depuis près de 15 ans. J’ai également créé et développé une entreprise dans l’économie circulaire entre 2019 et 2022, et je reste aujourd’hui engagée dans cet écosystème d’entreprises à impact. J’accompagne les entrepreneurs dans le développement de leurs projets, en m’appuyant sur mon expérience terrain, mon écoute et mon énergie pour apporter des solutions concrètes, inspirantes et innovantes.

Sommaire

Résumé de l'article

  • Cumul possible : vous pouvez toucher l'ARE tout en exerçant une activité freelance, à condition de rester inscrit à France Travail et de vous actualiser chaque mois.
  • Plafond de 60 % : depuis avril 2025, le cumul ARE + revenus d'activité créée est limité à 60 % de vos droits restants pour les nouvelles ouvertures de droits.
  • ARE ou ARCE : le maintien mensuel de l'ARE convient si votre CA monte doucement ; l'ARCE (60 % du capital en 2 versements) convient si vous avez besoin de trésorerie immédiate.
  • SASU sans salaire : c'est le statut le plus courant pour conserver l'ARE intégralement, mais il vous prive de couverture sociale tant que vous ne vous versez pas de salaire.
  • ACRE 2026 : la demande n'est plus automatique et doit être déposée à l'URSSAF dans les 60 jours suivant la création, sous peine de perdre aussi l'accès à l'ARCE.

Vous êtes inscrit à France Travail et vous voulez lancer votre activité freelance sans perdre vos allocations ? Bonne nouvelle : le cumul entre ARE (Allocation d'aide au Retour à l'Emploi) et revenus d'indépendant est possible. Mais les règles ont changé depuis avril 2025, et l'ACRE n'est plus automatique depuis janvier 2026. Ce guide fait le point sur les conditions à jour, les calculs concrets et les choix stratégiques (ARE ou ARCE, quel statut juridique) pour sécuriser vos revenus pendant votre lancement.

Peut-on cumuler freelance et chômage en 2026 ?

Le principe du cumul ARE + revenus freelance

Oui, vous pouvez toucher vos allocations chômage tout en percevant des revenus de votre activité freelance. Le principe est simple : France Travail verse un complément d'ARE ajusté en fonction de ce que vous gagnez chaque mois.

Trois conditions doivent être remplies :

  • Vous remplissez les conditions d'attribution de l'ARE (inscription à France Travail, durée d'affiliation suffisante).
  • Vous restez inscrit comme demandeur d'emploi et vous vous actualisez chaque mois, même si votre chiffre d'affaires est de 0 €.
  • Vous n'avez pas demandé l'ARCE (Aide à la Reprise ou à la Création d'Entreprise), car les deux dispositifs sont exclusifs.

Le cumul du complément ARE avec vos revenus d'activité ne peut pas dépasser le montant de votre ancien salaire mensuel de référence. Les jours non indemnisés ne sont pas perdus : ils sont reportés et allongent la durée de vos droits. Si vous envisagez de cumuler chômage et création d'entreprise, comprendre ce mécanisme de report est la première étape.

Ce qui a changé depuis le 1er avril 2025 (plafond à 60 %)

Nouveauté 2025-2026 : pour toute fin de contrat de travail intervenue à compter du 1er avril 2025, le cumul ARE + revenus d'activité créée est plafonné à 60 % du capital de droits restants à la date de création de l'activité. Cette règle est issue de la convention d'assurance chômage du 15 novembre 2024.

Concrètement, si vous avez 30 000 € de droits ARE au moment de créer votre activité freelance, vous ne pouvez cumuler que 18 000 € maximum au titre du maintien de l'ARE.

Pour accéder aux 40 % restants, vous devez saisir l'instance paritaire régionale (IPR). Celle-ci vérifie que vous poursuivez toujours votre activité et que vous n'en tirez pas encore de revenus suffisants.

Bon à savoir : Si votre fin de contrat est antérieure au 1er avril 2025, l'ancien régime s'applique et le plafond de 60 % ne vous concerne pas.

Activité conservée vs activité créée : une distinction clé

France Travail distingue deux situations qui changent tout :

  • Activité conservée : vous avez démarré votre activité freelance avant votre inscription à France Travail, et cette activité a déjà généré des revenus. Dans ce cas, le cumul avec l'ARE est intégral, sans plafond de 60 %.
  • Activité créée : vous lancez votre activité après votre inscription. Le plafond de 60 % s'applique (pour les fins de contrat depuis avril 2025).

Cette distinction a une conséquence stratégique directe : si vous êtes encore salarié et envisagez de vous lancer en freelance, créer votre structure avant la fin de votre contrat de travail peut vous permettre de bénéficier du régime de l'activité conservée, plus avantageux. C'est notamment le cas si vous réfléchissez à une démission pour création d'entreprise : le calendrier de création compte autant que la décision elle-même.

Quel statut juridique choisir pour cumuler freelance et chômage ?

SASU sans salaire : la configuration la plus courante

C'est le montage le plus fréquent chez les freelances qui veulent conserver leur ARE intégralement. En tant que président de SASU (assimilé salarié), si vous ne vous versez aucun salaire, aucune rémunération n'est déclarée. France Travail maintient donc l'ARE à 100 %.

Vous pouvez vous rémunérer via des dividendes en fin d'exercice. En SASU, les dividendes en SASU ne sont pas soumis à cotisations sociales.

Attention cependant : sans salaire, vous ne cotisez ni pour la maladie, ni pour la retraite. Vous n'avez aucune couverture sociale au-delà de celle liée à votre statut de demandeur d'emploi. Prévoyez de vous verser un salaire minimum dès que votre trésorerie le permet, ou souscrivez une prévoyance complémentaire.

EURL à l'IS : un cumul possible mais plus complexe

Le gérant majoritaire d'EURL a le statut de travailleur non salarié (TNS). S'il ne se verse pas de rémunération, des cotisations minimales restent dues.

Le choix du régime fiscal change tout :

  • EURL à l'IS : seule la rémunération versée au gérant est prise en compte par France Travail. Pas de salaire = cumul ARE préservé (comme en SASU, mais avec des cotisations minimales TNS).
  • EURL à l'IR : le bénéfice de la société est directement considéré comme votre revenu professionnel, même si vous ne le touchez pas. Impact direct et immédiat sur l'ARE.

Si vous visez le cumul avec le chômage, l'EURL à l'IS est nettement préférable. Pour approfondir les implications de ce choix, le guide sur l'EURL et le chômage détaille les règles spécifiques à ce statut.

Micro-entreprise : cumul simple mais plafonds à surveiller

En micro-entreprise, vos revenus déclarés à France Travail correspondent à votre chiffre d'affaires après abattement forfaitaire (34 % pour les prestations de services BNC, 50 % pour les prestations BIC).

Si vous payez vos cotisations sociales trimestriellement, France Travail ne connaît pas vos revenus mensuels en temps réel. Vous recevez alors le versement provisoire à 70 % de votre ARE, régularisé une fois par an.

Les nouveaux seuils de la micro-entreprise (77 700 € pour les services en 2026) limitent votre marge de manœuvre si votre activité décolle rapidement.

Tableau récapitulatif : statut, impact sur l'ARE et niveau de complexité

Critère SASU (sans salaire) EURL à l'IS EURL à l'IR Micro-entreprise
Régime social Assimilé salarié TNS TNS TNS
Impact sur l'ARE ✅ Aucun (ARE intégrale) ✅ Faible (si 0 € de rémunération) ❌ Fort (bénéfice = revenu) ✅ Modéré (CA après abattement)
Cotisations si 0 € de rémunération 0 € Cotisations minimales Cotisations minimales Cotisations sur CA réel
Couverture sociale sans salaire ❌ Aucune ❌ Minimale ❌ Minimale ✅ Proportionnelle au CA
Rémunération via dividendes ✅ Sans cotisations sociales ❌ Soumis à cotisations (part > 10 % du capital) Non applicable Non applicable
Complexité administrative Moyenne Moyenne à élevée Moyenne Faible

Swapn propose un service de création de société gratuit (SASU, EURL, SAS, SARL) avec un conseiller dédié qui vous aide à choisir le statut le plus adapté à votre situation, y compris pour le cumul avec vos allocations chômage.

Comment est calculé le complément ARE quand on est freelance ?

La formule de calcul du complément d'allocation

France Travail applique cette formule chaque mois :

Complément ARE = ARE mensuelle - 70 % des rémunérations déclarées

Le total de vos revenus d'activité et de votre complément ARE ne peut pas dépasser la moyenne mensuelle des salaires qui a servi au calcul de votre ARE (le salaire de référence).

Cas particulier : revenus non encore connus (avance de 70 %)

Quand votre revenu professionnel ne peut pas être déterminé immédiatement, ce qui arrive souvent en début d'activité, France Travail verse une avance égale à 70 % de votre ARE mensuelle. C'est le cas typique du président de SASU qui ne se verse aucun salaire les premiers mois.

Une régularisation annuelle intervient ensuite, sur la base des rémunérations réelles déclarées aux organismes sociaux. Vous pouvez donc recevoir un complément ou devoir rembourser un trop-perçu. Pour anticiper ce mécanisme, un simulateur de revenus SASU vous permet d'estimer votre revenu net selon différents scénarios de rémunération.

Cas pratique : consultante freelance avec 1 800 € brut d'ARE

Julie, ex-cadre marketing, crée sa SASU après son licenciement. Son ARE brute est de 1 800 €/mois (salaire journalier de référence de 82 €), et son salaire de référence mensuel est de 3 200 €.

Mois CA freelance Calcul Complément ARE Total perçu Droits reportés
Mois 1 0 € Aucun revenu déclaré 1 800 € 1 800 € 0 jour
Mois 3 2 000 € 1 800 - (70 % × 2 000) = 400 € 400 € 2 400 € ≈ 15 jours
Mois 6 4 000 € 4 000 > 3 200 (plafond) 0 € 4 000 € 30 jours

Au mois 1, Julie touche l'intégralité de son ARE. Au mois 3, elle perçoit 400 € de complément, et les jours non indemnisés sont reportés. Au mois 6, ses revenus dépassent son ancien salaire de référence : l'ARE est suspendue ce mois-là, mais les 30 jours de droits sont conservés pour plus tard.

ARE ou ARCE : que choisir quand on lance son activité freelance ?

Le maintien de l'ARE : sécuriser ses revenus mois par mois

Avec le maintien de l'ARE, vous recevez chaque mois un complément ajusté à vos revenus. C'est un filet de sécurité continu, particulièrement adapté si votre activité monte en charge progressivement.

Les droits non consommés sont reportés : votre durée d'indemnisation s'allonge. En revanche, depuis avril 2025, le cumul est plafonné à 60 % des droits restants pour les nouvelles ouvertures de droits. Cette logique de montée en charge progressive est d'ailleurs au cœur de la réflexion de nombreux consultants freelance qui cherchent à sécuriser leur transition.

L'ARCE : recevoir 60 % de ses droits en capital

L'ARCE vous permet de recevoir 60 % du capital correspondant à vos droits ARE restants, versé en deux fois : la première moitié au moment de la création, la seconde six mois après, à condition que l'activité existe toujours.

Depuis le 1er avril 2025, une condition supplémentaire s'ajoute pour le second versement : vous ne devez pas être titulaire d'un CDI à temps plein. Et pour obtenir l'ARCE, vous devez obligatoirement avoir obtenu l'ACRE (Aide à la Création ou à la Reprise d'Entreprise).

Comparatif chiffré ARE vs ARCE pour un freelance type

Thomas, 30 ans, a 24 mois de droits ARE à 1 500 €/mois (capital total : 36 000 €). Il lance une activité de consultant avec un CA progressif.

Critère Maintien de l'ARE ARCE
Principe Complément mensuel ajusté aux revenus Capital versé en 2 fois
Montant total mobilisable Jusqu'à 21 600 € (60 % de 36 000 €) 21 600 € (60 % de 36 000 €)
Versement Mensuel, variable 10 800 € à la création + 10 800 € à M+6
Conditions Inscription France Travail, actualisation mensuelle ACRE obtenue, activité toujours en cours à M+6
Cumul avec ACRE Oui (mais ACRE non requise) ACRE obligatoire
Récupération en cas d'échec Droits non consommés récupérables 40 % restants (14 400 €) récupérables
Idéal pour quel profil Montée en charge lente, besoin de sécurité mensuelle Besoin de trésorerie immédiate (investissement, matériel, BFR)
Fiscalité ARE soumise à l'impôt sur le revenu ARCE soumise à l'impôt sur le revenu

Simulation sur 12 mois pour Thomas :

  • Option ARE : avec un CA passant de 0 € à 2 000 €/mois sur 12 mois, Thomas perçoit environ 8 200 € de compléments ARE + 14 000 € de CA = 22 200 € au total. Il conserve environ 27 800 € de droits reportés.
  • Option ARCE : Thomas reçoit 10 800 € à la création puis 10 800 € six mois plus tard, soit 21 600 € + 14 000 € de CA = 35 600 € au total. Mais il ne touche aucun complément mensuel entre les deux versements.

L'ARE convient mieux si le CA démarre doucement. L'ARCE est préférable si Thomas doit investir dès le premier jour (matériel, local, stock). Pour affiner cette décision, les aides à la création d'entreprise disponibles en complément peuvent aussi peser dans la balance.

Que se passe-t-il en cas d'échec de l'activité freelance ?

Votre activité ne décolle pas ? Vous pouvez récupérer vos droits ARE restants en vous réinscrivant à France Travail, à condition de le faire avant la fin du délai de déchéance (durée initiale des droits + 3 ans à compter de l'ouverture).

Si vous aviez choisi l'ARCE, les 40 % de droits non versés en capital restent disponibles. Vous retrouvez alors un versement mensuel classique de l'ARE sur la base de ce reliquat. Le choix de l'ARCE n'est donc pas un pari sans filet.

ACRE 2026 : les nouvelles règles à connaître pour les freelances au chômage

Ce qui change depuis le 1er janvier 2026

Alerte 2026 : l'ACRE n'est plus attribuée automatiquement. Depuis le 1er janvier 2026, vous devez déposer une demande auprès de l'URSSAF dans les 60 jours suivant la date de début de votre activité.

Deux documents sont nécessaires : le formulaire de demande ACRE et le justificatif de création d'activité (téléchargeable sur le Guichet unique de l'INPI). Si vous ne faites pas cette démarche dans les délais, vous perdez le bénéfice de l'ACRE. Et sans ACRE, pas d'ARCE possible.

Vous ne devez pas avoir bénéficié de l'ACRE au cours des 3 années précédentes. Pour tout comprendre sur l'évolution de l'ACRE en 2026, un guide dédié détaille les nouvelles modalités de demande.

Les critères d'éligibilité à l'ACRE en 2026

Pour obtenir l'ACRE, vous devez remplir au moins l'une de ces conditions :

  • Être demandeur d'emploi indemnisé (ARE en cours).
  • Être demandeur d'emploi non indemnisé inscrit à France Travail depuis au moins 6 mois sur les 18 derniers mois.
  • Être bénéficiaire du RSA ou de l'ASS.
  • Avoir entre 18 et 25 ans (ou moins de 30 ans si reconnu travailleur handicapé).

L'ACRE donne droit à une exonération de 50 % des cotisations sociales pendant les 12 premiers mois d'activité. Cette exonération ne s'applique plus lorsque votre revenu professionnel atteint ou dépasse le plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS), soit 47 100 € en 2026.

L'ACRE, condition obligatoire pour obtenir l'ARCE

Sans ACRE validée, votre demande d'ARCE sera automatiquement refusée. Le risque est concret : si vous oubliez de déposer votre dossier ACRE dans les 60 jours, vous perdez l'accès aux 60 % de vos droits en capital.

Voici la marche à suivre :

  1. Créez votre entreprise (immatriculation au Guichet unique).
  2. Téléchargez votre justificatif de création sur le site de l'INPI.
  3. Déposez votre demande ACRE à l'URSSAF dans les 60 jours.
  4. Une fois l'ACRE accordée, demandez l'ARCE à France Travail.

Swapn prend en charge l'intégralité des formalités de création d'entreprise en ligne gratuitement, y compris le rappel des démarches ACRE à effectuer dans les 60 jours.

Freelance en cessation d'activité : avez-vous droit au chômage (ATI) ?

L'Allocation des Travailleurs Indépendants (ATI) : conditions et montant

Le sujet « freelance et chômage » ne se limite pas au cumul ARE + création. Si vous êtes déjà travailleur indépendant et que votre activité cesse de manière involontaire et définitive, vous pouvez avoir droit à l'ATI (Allocation des Travailleurs Indépendants).

L'ATI est versée pendant 6 mois maximum. Son montant est compris entre 19,73 €/jour (environ 600 €/mois) et 26,30 €/jour (environ 800 €/mois), selon vos revenus antérieurs.

Les motifs de cessation acceptés sont stricts : liquidation judiciaire ou remplacement du dirigeant dans le cadre d'un redressement judiciaire. Une simple baisse de CA ou un arrêt volontaire ne suffit pas.

Vous devez aussi justifier d'un revenu d'activité indépendante d'au moins 10 000 € par an en moyenne sur les deux années civiles précédant la cessation. Si vous avez créé votre activité en SASU et que vous envisagez de fermer, le guide sur la fermeture SASU et chômage précise les droits applicables selon votre situation.

ATI et ARE : peut-on cumuler les deux ?

L'ATI et l'ARE ne se cumulent pas. Si vous avez des droits ouverts aux deux allocations, un système de coordination s'applique.

Un droit d'option vous est proposé lorsque le montant de l'ARE est inférieur ou égal au montant de l'ATI. Vous choisissez alors l'allocation la plus avantageuse. Attention : cette option est irrévocable. Une fois votre choix fait, vous ne pouvez plus revenir en arrière.

Si vous avez des droits ARE résiduels (par exemple, d'un ancien emploi salarié), vérifiez les montants des deux allocations avant de décider.

Quelles sont les erreurs à éviter quand on cumule freelance et chômage ?

  • Ne pas s'actualiser chaque mois, même avec un CA nul
  • Dépasser le délai de 60 jours pour la demande ACRE
  • Choisir l'ARCE sans simuler les deux options
  • Confondre activité conservée et activité créée
  • Ignorer l'absence de couverture sociale en SASU sans salaire

Erreur 1 : oublier de s'actualiser chaque mois sur France Travail

Même si votre chiffre d'affaires est de 0 €, vous devez vous actualiser avant le 15 du mois suivant. Un oubli entraîne la radiation automatique et la suspension de vos droits ARE. La solution : programmez un rappel récurrent dans votre agenda, et déclarez systématiquement vos revenus, y compris quand ils sont nuls.

Erreur 2 : rater le délai de 60 jours pour demander l'ACRE (depuis 2026)

Depuis janvier 2026, l'ACRE n'est plus automatique. Si vous dépassez le délai de 60 jours après le début de votre activité, vous perdez l'exonération de cotisations ET l'accès à l'ARCE. Déposez votre demande dès réception du justificatif de création, sans attendre. Si vous créez une SASU, le guide sur l'ACRE en SASU détaille la procédure pas à pas.

Erreur 3 : choisir l'ARCE sans avoir vérifié ses besoins de trésorerie

L'ARCE est un choix irréversible. Si vous optez pour le capital sans avoir de besoin d'investissement immédiat, vous vous privez du filet de sécurité mensuel de l'ARE. Simulez les deux scénarios avec vos prévisions de CA avant de trancher. Un générateur de business plan en ligne peut vous aider à formaliser ces projections.

Erreur 4 : confondre activité conservée et activité créée

Si vous pensez bénéficier du cumul intégral alors que votre activité a été créée après votre inscription à France Travail, vous risquez de mal anticiper le plafond de 60 %. Vérifiez votre situation avec votre conseiller France Travail dès le premier rendez-vous.

Erreur 5 : négliger sa couverture sociale en SASU sans salaire

En SASU, ne pas se verser de salaire permet de conserver l'ARE intégralement. Mais cela signifie aussi zéro cotisation maladie, zéro trimestre retraite. Dès que votre activité génère un CA régulier, versez-vous un salaire minimum ou souscrivez une prévoyance individuelle. La question de la retraite en SASU mérite d'être anticipée dès le lancement.

Les questions fréquentes sur le cumul freelance et chômage

Peut-on toucher le chômage et être freelance en même temps ?

Oui. Si vous êtes inscrit à France Travail et percevez l'ARE, vous pouvez cumuler vos allocations avec vos revenus freelance. Depuis avril 2025, ce cumul est plafonné à 60 % de vos droits restants pour les nouvelles ouvertures de droits. Vous devez vous actualiser chaque mois en déclarant vos revenus.

Vaut-il mieux choisir l'ARE ou l'ARCE pour lancer son activité freelance ?

Si votre activité va monter en charge progressivement, le maintien de l'ARE est généralement plus avantageux grâce au filet de sécurité mensuel. Si vous avez besoin d'un capital immédiat pour investir, l'ARCE (60 % de vos droits en capital) est préférable. Les deux options sont exclusives.

Comment est calculée l'allocation chômage quand on est freelance ?

France Travail applique la formule : ARE mensuelle - 70 % de vos rémunérations déclarées. Le total (revenus + complément ARE) ne peut pas dépasser votre ancien salaire de référence. Si vos revenus ne sont pas encore connus, une avance de 70 % de l'ARE est versée, puis régularisée.

Est-ce que la SASU est le meilleur statut pour cumuler freelance et chômage ?

La SASU sans salaire est la configuration la plus courante : en l'absence de rémunération, aucun revenu n'est déclaré et l'ARE est maintenue intégralement. Mais sans salaire, vous n'avez aucune couverture sociale. Les dividendes versés en fin d'exercice ne sont pas soumis à cotisations sociales en SASU.

Puis-je récupérer mes droits chômage si mon activité freelance échoue ?

Oui. Réinscrivez-vous à France Travail avant la fin du délai de déchéance pour récupérer le reliquat de vos droits ARE non consommés. Avec l'ARCE, les 40 % de droits non versés en capital restent disponibles en cas de cessation d'activité.

L'ACRE est-elle toujours automatique pour les freelances en 2026 ?

Non. Depuis le 1er janvier 2026, vous devez déposer une demande à l'URSSAF dans les 60 jours suivant le début de votre activité, avec le justificatif de création. Sans cette démarche, vous perdez aussi le droit à l'ARCE.

Un freelance qui perd son activité a-t-il droit au chômage ?

Oui, sous conditions. L'ATI (Allocation des Travailleurs Indépendants) peut être versée pendant 6 mois si la cessation est involontaire et définitive (liquidation judiciaire, redressement). Son montant est compris entre 600 € et 800 €/mois environ. L'ATI ne se cumule pas avec l'ARE.

Combien de temps peut-on cumuler freelance et allocation chômage ?

Le cumul est possible tant que vous avez des droits ARE en cours, dans la limite de 60 % de vos droits restants (pour les droits ouverts depuis avril 2025). Les jours non indemnisés sont reportés et allongent la durée totale de vos droits.

Sources & Références

Service-Public : Aide à la création ou à la reprise d'une entreprise (Acre)

Urssaf : Acre : nouvelles règles et démarches à partir du 1er janvier 2026

economie.gouv.fr : Entrepreneur : avez-vous droit à l'allocation chômage (ARE) ?

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