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Déclaration BNC : régimes, formulaire 2026 et cas pratiques

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Temps de lecture : 9 min

Résumé de l'article

  • Déclaration BNC : elle concerne les revenus d'une activité ni commerciale, ni artisanale, ni agricole.
  • Deux régimes : le micro-BNC s'applique sous 77 700 € de recettes, la déclaration contrôlée au-delà.
  • Seuil de bascule : optez pour le réel dès que vos charges dépassent 34 % des recettes.
  • Formulaire 2035 : à déposer en ligne avec les annexes 2035-A et 2035-B.
  • Prélèvement à la source : vos BNC sont réglés via des acomptes mensuels ou trimestriels modulables.
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Auteur

Grégoire Charroyer

Expert en création d’entreprise chez Swapn

Article mis à jour

Le 23 juillet 2026

Qu'est-ce que la déclaration BNC et qui est concerné ?

La déclaration BNC concerne tous les professionnels dont les revenus entrent dans la catégorie fiscale des bénéfices non commerciaux. Deux régimes coexistent (micro-BNC et déclaration contrôlée), chacun avec ses propres formulaires et obligations comptables.

Définition des bénéfices non commerciaux (BNC)

Les bénéfices non commerciaux (BNC) désignent les revenus tirés d'une activité professionnelle qui n'est ni commerciale, ni artisanale, ni agricole. C'est une catégorie de l'impôt sur le revenu (IR), distincte des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) et des bénéfices agricoles (BA).

Les BNC couvrent deux types de revenus :

  • Les BNC professionnels : revenus d'une activité exercée à titre habituel (médecin libéral, consultant, avocat)
  • Les BNC non professionnels : revenus perçus en complément d'une autre activité (droits d'auteur occasionnels, gains de jeux, sous-locations d'immeubles nus)

Quelles professions relèvent des BNC ?

Les BNC regroupent un large éventail d'activités :

  • Professions libérales réglementées : médecins, avocats, architectes, experts-comptables, notaires, huissiers, kinésithérapeutes, infirmiers
  • Professions libérales non réglementées : consultants, coaches, formateurs, développeurs freelances
  • Titulaires de charges et offices : greffiers, commissaires-priseurs
  • Artistes, auteurs et compositeurs
  • Agents commerciaux (mandataires)
  • Sociétés soumises à l'IR : SCP (société civile professionnelle), SCM (société civile de moyens), SNC (société en nom collectif)

BNC professionnels vs BNC non professionnels

La distinction entre BNC professionnels et non professionnels a un impact direct sur le traitement fiscal des déficits.

Un déficit issu d'une activité BNC professionnelle s'impute sur votre revenu global de l'année. Vous réduisez ainsi l'ensemble de vos revenus imposables. Un déficit BNC non professionnel, en revanche, ne peut s'imputer que sur les revenus de même nature.

Bon à savoir : Un déficit BNC non professionnel ne s'impute pas sur votre revenu global. Il est reportable uniquement sur les BNC non professionnels des 6 années suivantes. Vérifiez bien la nature de vos revenus avant de déclarer.

Micro-BNC ou déclaration contrôlée : quel régime choisir ?

Le choix du régime fiscal détermine la manière dont vous calculez votre bénéfice imposable, les formulaires à remplir et les obligations comptables à respecter. Voici les deux options possibles.

Le régime micro-BNC

Le micro-BNC s'applique automatiquement si vos recettes annuelles HT ne dépassent pas 77 700 €. L'administration applique un abattement forfaitaire de 34 % sur vos recettes (avec un minimum de 305 €). Vous êtes imposé sur les 66 % restants, sans possibilité de déduire vos charges réelles.

Côté obligations, vous tenez simplement un livre des recettes. La déclaration se fait sur le formulaire 2042 C PRO (cases 5HQ ou 5IQ), directement dans votre déclaration de revenus personnelle.

Si vos recettes restent sous 36 800 €, vous pouvez bénéficier de la franchise en base de TVA et ne pas facturer de TVA à vos clients.

Le régime de la déclaration contrôlée

La déclaration contrôlée s'applique de plein droit lorsque vos recettes annuelles HT dépassent 77 700 € pendant deux années consécutives. Vous pouvez aussi y opter volontairement, même en dessous de ce seuil.

Le bénéfice imposable se calcule selon la formule : recettes encaissées - dépenses professionnelles réelles. Ce régime vous permet de déduire toutes vos charges justifiées.

Les obligations comptables sont plus lourdes : vous devez tenir un livre-journal des recettes et des dépenses, ainsi qu'un registre des immobilisations et des amortissements. La déclaration se fait sur le formulaire 2035 et ses annexes, qui forment votre liasse fiscale.

L'adhésion à une AGA (association de gestion agréée) reste recommandée. Historiquement, la non-adhésion entraînait une majoration du bénéfice imposable, progressivement réduite ces dernières années. Vérifiez le dispositif en vigueur lors de votre déclaration.

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Tableau comparatif micro-BNC vs déclaration contrôlée

Critère Micro-BNC Déclaration contrôlée
Seuil de CA Recettes ≤ 77 700 € HT/an Recettes > 77 700 € HT/an ou sur option
Calcul du bénéfice Abattement forfaitaire sur les recettes Recettes encaissées - dépenses réelles
Abattement ou déduction 34 % (minimum 305 €) Charges réelles justifiées
Obligations comptables Livre des recettes Livre-journal + registre des immobilisations
Formulaire de déclaration 2042 C PRO 2035 + annexes (2035-A, 2035-B, etc.)
TVA Franchise en base possible (≤ 36 800 €) Assujettissement selon le CA
Option possible Régime par défaut sous le seuil Option volontaire possible même sous le seuil

Quand opter volontairement pour la déclaration contrôlée ?

L'option pour la déclaration contrôlée devient intéressante dès que vos charges professionnelles réelles dépassent 34 % de vos recettes.

Prenons un exemple concret. Un professionnel libéral encaisse 60 000 € de recettes annuelles et supporte 25 000 € de charges réelles :

  • Micro-BNC : bénéfice imposable = 60 000 × 66 % = 39 600 €
  • Déclaration contrôlée : bénéfice imposable = 60 000 - 25 000 = 35 000 €

Ses charges réelles (41,7 % des recettes) dépassent l'abattement forfaitaire de 34 %. La déclaration contrôlée lui fait économiser 4 600 € de base imposable.

L'option est valable 1 an et se renouvelle tacitement. Pour revenir au micro-BNC, vous devez dénoncer l'option avant le 1er février de l'année concernée.

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Comment calculer votre bénéfice BNC imposable ?

En déclaration contrôlée, le calcul du bénéfice repose sur un principe simple : recettes encaissées moins dépenses professionnelles payées dans l'année. Chaque poste mérite une attention particulière.

Les recettes à déclarer

La comptabilité BNC fonctionne selon le principe de la comptabilité de caisse : vous déclarez les sommes effectivement encaissées au cours de l'année civile, pas les montants facturés.

Les recettes à inclure :

  • Honoraires, commissions, vacations
  • Rétrocessions reçues d'un confrère
  • Subventions d'équipement
  • Remboursements de frais par des tiers
  • Indemnités journalières

Les débours (sommes avancées pour le compte d'un client et remboursées à l'identique) ne sont pas des recettes et n'entrent pas dans votre chiffre d'affaires.

Les dépenses professionnelles déductibles

Pour être déductible, une dépense doit remplir trois conditions : être engagée dans l'intérêt de votre activité, être justifiée par une pièce comptable, et avoir été effectivement payée dans l'année.

Frais de fonctionnement

Loyer du local professionnel, charges locatives, électricité, téléphone, internet, fournitures de bureau. Si vous travaillez depuis votre domicile, vous déduisez la quote-part professionnelle : par exemple, 30 % du loyer si votre bureau occupe 30 % de la surface du logement.

Frais de déplacement et de véhicule

Vous avez le choix entre les indemnités kilométriques (selon le barème fiscal publié chaque année) et les frais réels (carburant, assurance, entretien, amortissement du véhicule). Les frais de déplacement comme les frais de stationnement et de péage sont aussi déductibles.

Charges sociales et cotisations

Vos cotisations sociales obligatoires (URSSAF, caisse de retraite complémentaire type CIPAV, CARMF ou CNBF) sont intégralement déductibles. Les cotisations Madelin (prévoyance, retraite supplémentaire) le sont aussi, dans les limites fixées par la loi.

Frais de repas et de réception

Pour les repas pris seul sur le lieu de travail, seule la part comprise entre le forfait repas à domicile (environ 5,35 €) et le plafond de déduction (environ 20,70 €) est déductible. Ces montants sont revalorisés chaque année par l'administration fiscale. Les repas d'affaires avec un client ou un partenaire sont intégralement déductibles sur justificatif.

Autres dépenses courantes

  • Primes d'assurance professionnelle (RC Pro, multirisque)
  • Frais de formation professionnelle
  • Honoraires rétrocédés à des confrères
  • Frais de premier établissement et publicité de lancement
  • Impôts et taxes professionnels (CFE, CVAE)
  • Frais vestimentaires spécifiques à la profession (blouse médicale, robe d'avocat)

Avec l'application Swapn, la catégorisation de vos dépenses professionnelles est automatisée à partir de vos relevés bancaires et justificatifs, ce qui vous fait gagner en moyenne 5 h par mois sur votre gestion comptable.

Amortissements et immobilisations

Un bien professionnel d'une valeur supérieure à 500 € HT doit être inscrit au registre des immobilisations et des amortissements, puis amorti sur sa durée d'utilisation. En dessous de ce seuil, la dépense est déductible immédiatement en charge.

L'amortissement linéaire est le cas général : le coût du bien est réparti en parts égales sur sa durée de vie. Un ordinateur à 1 500 € HT, amorti sur 3 ans, génère une déduction de 500 € par an. Du mobilier de bureau à 2 000 € HT, amorti sur 10 ans, donne 200 € par an.

L'amortissement dégressif est possible pour certains biens comme les logiciels ou le matériel industriel. Il permet de déduire davantage les premières années d'utilisation.

Déductions forfaitaires spécifiques par profession

Certaines professions bénéficient de déductions supplémentaires, en plus des charges réelles. Ces abattements tiennent compte de frais difficilement justifiables au réel.

Médecins conventionnés secteur 1

Les médecins exerçant en secteur 1 et adhérents d'une AGA peuvent appliquer une déduction complémentaire de 2 % sur leurs recettes conventionnées. Cette déduction couvre les frais de représentation, réception, cadeaux professionnels et petits déplacements. Un abattement supplémentaire de 3 % (groupe III) s'y ajoute.

Exemple : un médecin généraliste avec 120 000 € de recettes conventionnées déduit 2 400 € au titre des 2 %, puis 3 600 € au titre des 3 %, soit 6 000 € de déductions forfaitaires en plus de ses charges réelles.

Artistes en début d'activité

Les artistes (peintres, sculpteurs, graveurs, dessinateurs) dont les revenus proviennent de la vente d'œuvres originales bénéficient d'un abattement de 50 % sur le bénéfice imposable pendant leurs 5 premières années d'activité. Cet abattement est plafonné (vérifiez le montant en vigueur auprès de l'administration fiscale).

Autres professions bénéficiant de déductions spécifiques

  • Agents généraux d'assurance : abattement de 10 % sur les commissions
  • Auteurs et compositeurs : régime spécial de retenue à la source sur les droits d'auteur

Pour les cas particuliers, consultez les instructions du BOFIP (Bulletin officiel des finances publiques).

Comment remplir le formulaire 2035 étape par étape ?

Le dépôt de la déclaration 2035 se fait en ligne sur impots.gouv.fr. Voici les quatre étapes à suivre pour compléter votre liasse fiscale.

  • Repérer les formulaires et annexes à renseigner
  • Se connecter à votre espace professionnel sur impots.gouv.fr
  • Renseigner vos données et valider le dépôt
  • Ventiler le résultat entre associés (sociétés de personnes uniquement)

Présentation du formulaire 2035 et de ses annexes

La déclaration 2035 se compose de plusieurs documents :

  • Formulaire 2035 : page de garde avec identification et récapitulatif du résultat fiscal
  • Annexe 2035-A : compte de résultat fiscal (détail des recettes et dépenses professionnelles)
  • Annexe 2035-B : détermination du résultat (plus-values, moins-values professionnelles, réintégrations)
  • Annexe 2035-E : calcul de la valeur ajoutée (pour la CVAE, si applicable)
  • Annexe 2035-F : composition du capital social (sociétés de personnes)
  • Annexe 2035-G : filiales et participations
  • Formulaire 2069-RCI : réductions et crédits d'impôt

En pratique, la plupart des professionnels libéraux en exercice individuel remplissent principalement les annexes 2035-A et 2035-B.

Accéder au service de déclaration en ligne

  1. Connectez-vous à votre espace professionnel sur impots.gouv.fr (si vous n'en avez pas, la création prend quelques jours)
  2. Rendez-vous dans le menu « Déclarer » puis « Résultat »
  3. Sélectionnez « BNC » comme type de déclaration

Si vous exercez en société de personnes (SCP, SCM, SNC), la déclaration se fait au nom de la société, pas en votre nom personnel.

Saisir et déposer votre déclaration

Remplissez d'abord l'annexe 2035-A avec le détail de vos recettes et dépenses, puis l'annexe 2035-B pour déterminer votre résultat fiscal. Vous pouvez sauvegarder un brouillon à tout moment, mais attention : un brouillon n'a aucune valeur juridique.

Une fois toutes les données saisies, cliquez sur « Déposer ». Le système génère un certificat de dépôt en PDF, à conserver comme preuve. Tant que la date limite n'est pas dépassée, vous pouvez modifier et redéposer votre déclaration : la nouvelle version remplace automatiquement la précédente.

La date limite de dépôt tombe généralement dans la 2e quinzaine de mai. Vérifiez le calendrier fiscal publié chaque année par l'administration.

Bon à savoir : Le mode brouillon ne représente pas un dépôt. Tant que vous n'avez pas cliqué sur « Déposer » et reçu votre certificat de dépôt, votre déclaration n'a aucune valeur juridique auprès de l'administration fiscale.

La solution de comptabilité Swapn, dès 29 € HT/mois avec bilan attesté par un expert-comptable BNC inscrit à l'Ordre, automatise la préparation de votre déclaration 2035.

Exercice en société de personnes : comment répartir le résultat ?

La société dépose une seule déclaration 2035 pour l'ensemble de son résultat. Chaque associé déclare ensuite sa quote-part de bénéfice sur sa déclaration personnelle 2042 C PRO. La répartition suit les droits définis dans les statuts ou le pacte d'associés.

Déclaration BNC et prélèvement à la source : comment ça fonctionne ?

Les revenus BNC ne sont pas soumis à une retenue à la source par un employeur. L'impôt est prélevé sous forme d'acomptes directement sur votre compte bancaire.

Le mécanisme de l'acompte contemporain

L'administration fiscale calcule votre acompte sur la base de votre dernier bénéfice BNC déclaré. Ce montant est prélevé le 15 de chaque mois sur votre compte bancaire. Vous pouvez opter pour un prélèvement trimestriel à la place.

L'acompte est recalculé automatiquement chaque année en septembre, après le traitement de votre déclaration de revenus.

Moduler ou reporter vos acomptes

Si votre revenu évolue significativement en cours d'année (hausse ou baisse d'activité), vous pouvez moduler votre acompte depuis votre espace particulier sur impots.gouv.fr. Vous pouvez aussi reporter jusqu'à 3 échéances mensuelles par an (ou 1 échéance trimestrielle).

Bon à savoir : Si vous modulez votre acompte à la baisse et que l'écart entre l'acompte versé et l'impôt réellement dû dépasse 10 %, une majoration de 10 % s'applique sur la différence. Modulez avec prudence.

Première année d'activité : quel acompte ?

La première année, aucun acompte n'est prélevé : l'administration ne dispose d'aucun revenu de référence pour le calculer. La régularisation intervient l'année suivante, lors du traitement de votre première déclaration de revenus.

Pour éviter une mauvaise surprise, mettez de côté 25 à 30 % de votre bénéfice net dès le démarrage de votre activité.

Cas pratique - Déclaration BNC d'un consultant indépendant

Ce cas pratique compare les deux régimes pour un même professionnel, avec deux niveaux de charges différents. L'objectif : identifier le point de bascule entre micro-BNC et déclaration contrôlée.

Profil et données de l'exemple

Marc est consultant freelance en stratégie, profession libérale non réglementée, en exercice individuel. Sur l'année, il a encaissé 65 000 € HT de recettes.

Ses charges professionnelles réelles s'élèvent à 18 500 € :

  • Loyer du bureau : 4 800 €
  • Déplacements professionnels : 3 200 €
  • Cotisations sociales (URSSAF + CIPAV) : 7 500 €
  • Logiciels et téléphone : 1 500 €
  • Formation professionnelle : 1 500 €

Comparaison micro-BNC vs déclaration contrôlée

  Micro-BNC Déclaration contrôlée
Recettes 65 000 € 65 000 €
Abattement ou charges déduites 34 % = 22 100 € 18 500 € (charges réelles)
Bénéfice imposable 42 900 € 46 500 €
Régime le plus avantageux

Avec 18 500 € de charges (soit 28,5 % des recettes), Marc reste en dessous de l'abattement forfaitaire de 34 %. Le micro-BNC lui donne un bénéfice imposable inférieur de 3 600 €. Il a intérêt à rester au micro-BNC.

Le point de bascule se situe à 22 100 € de charges (34 % × 65 000 €). Au-delà de ce montant, la déclaration contrôlée devient plus avantageuse.

Et si les charges augmentent ? Scénario alternatif

L'année suivante, Marc embauche un assistant freelance (6 000 €) et investit dans du matériel amorti sur l'exercice (3 500 €). Ses charges passent à 28 000 €.

  Micro-BNC Déclaration contrôlée
Recettes 65 000 € 65 000 €
Abattement ou charges déduites 34 % = 22 100 € 28 000 € (charges réelles)
Bénéfice imposable 42 900 € 37 000 €
Régime le plus avantageux

Avec 28 000 € de charges (43 % des recettes), la déclaration contrôlée réduit le bénéfice imposable de 5 900 € par rapport au micro-BNC. La règle est simple : dès que vos charges dépassent 34 % de vos recettes, passez à la déclaration contrôlée.

Les questions fréquentes sur la déclaration BNC

Quelle est la différence entre micro-BNC et déclaration contrôlée ?

Le micro-BNC applique un abattement forfaitaire de 34 % sur vos recettes, sans déduire vos charges réelles, et se déclare sur le formulaire 2042 C PRO. La déclaration contrôlée déduit vos dépenses professionnelles réelles et se déclare sur le formulaire 2035. Le micro-BNC est réservé aux recettes ≤ 77 700 € HT par an.

Comment remplir le formulaire 2035 en ligne ?

Connectez-vous à votre espace professionnel sur impots.gouv.fr, allez dans « Déclarer » puis « Résultat », et sélectionnez « BNC ». Remplissez les annexes 2035-A (recettes et dépenses) et 2035-B (résultat fiscal), puis cliquez sur « Déposer ». Conservez le certificat de dépôt généré en PDF.

Quelles dépenses puis-je déduire en déclaration contrôlée BNC ?

Toute dépense professionnelle justifiée et payée dans l'année : loyer du local, frais de déplacement, cotisations sociales, assurance professionnelle, fournitures, formation, frais de repas (dans les limites fiscales), honoraires rétrocédés, amortissement du matériel. La dépense doit être engagée dans l'intérêt direct de votre activité. Pour aller plus loin, consultez notre guide sur les frais déductibles.

Quand faut-il passer du micro-BNC à la déclaration contrôlée ?

Le passage est obligatoire lorsque vos recettes annuelles HT dépassent 77 700 € pendant deux années consécutives. Vous pouvez aussi opter volontairement si vos charges réelles dépassent 34 % de vos recettes, seuil à partir duquel le régime réel devient plus avantageux.

Est-ce que les cotisations URSSAF sont déductibles en BNC ?

Oui, en déclaration contrôlée, les cotisations sociales obligatoires (URSSAF, caisse de retraite complémentaire type CIPAV ou CARMF) sont intégralement déductibles de votre bénéfice imposable. Les cotisations Madelin (prévoyance, retraite supplémentaire) le sont aussi, dans les limites fixées par la loi.

Quelle est la date limite pour déposer la déclaration 2035 ?

La date limite tombe généralement dans la 2e quinzaine de mai (entre le 15 et le 20 mai selon les années). Le calendrier exact est publié chaque année par l'administration fiscale. Un dépôt tardif expose à une majoration de 10 % du montant de l'impôt dû.

Comment fonctionne le prélèvement à la source pour les BNC ?

Vos revenus BNC sont soumis au prélèvement à la source sous forme d'acomptes prélevés mensuellement (le 15 du mois) ou trimestriellement sur votre compte bancaire. Le montant est calculé par l'administration sur la base de votre dernier bénéfice déclaré. Vous pouvez moduler cet acompte si votre revenu évolue.

Faut-il adhérer à une AGA pour déclarer ses BNC ?

L'adhésion à une association de gestion agréée (AGA) n'est pas obligatoire mais reste recommandée. Historiquement, la non-adhésion entraînait une majoration de 25 % du bénéfice imposable, progressivement réduite puis supprimée. Vérifiez le dispositif en vigueur l'année de votre déclaration.

Un auto-entrepreneur doit-il remplir une déclaration BNC ?

Si votre activité relève des BNC (prestation de service libérale), vous êtes au régime micro-BNC. Vous déclarez vos recettes sur le formulaire 2042 C PRO dans votre déclaration de revenus personnelle. Vous n'avez pas à remplir le formulaire 2035, réservé à la déclaration contrôlée. Pour en savoir plus sur l'imposition de la micro-entreprise, consultez notre article dédié.

Peut-on déduire l'achat d'un ordinateur en BNC ?

Oui, en déclaration contrôlée. Si l'ordinateur coûte moins de 500 € HT, il est déductible immédiatement en charge. Au-delà, il est une immobilisation à amortir sur sa durée d'utilisation (généralement 3 ans). Un ordinateur à 1 500 € HT se déduit donc à hauteur de 500 € par an pendant 3 ans.

Sources & Références

Service-Public : Bénéfices non commerciaux (BNC) : régime réel d'imposition

Impots.gouv.fr : Déclarer le résultat BNC

URSSAF : Déclarer vos revenus en bénéfices non commerciaux (BNC)

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