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Charges d'exploitation : calcul et exemples 2026

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Temps de lecture : 9 min

Résumé de l'article

  • Charges d'exploitation : elles regroupent les dépenses de l'activité courante, enregistrées dans les comptes 60 à 68.
  • 8 postes : achats, charges externes, impôts, salaires, cotisations, stocks, gestion courante et amortissements.
  • Fixe ou variable : le loyer reste stable, les achats évoluent avec le chiffre d'affaires.
  • Résultat d'exploitation : il s'obtient en soustrayant les charges d'exploitation des produits d'exploitation.
  • Déductibilité : la plupart sont déductibles, sauf amendes, charges somptuaires et part personnelle des dépenses mixtes.
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Auteur

Grégoire Charroyer

Expert en création d’entreprise chez Swapn

Article mis à jour

Le 10 août 2026

Les charges d'exploitation regroupent toutes les dépenses liées à l'activité courante d'une entreprise, enregistrées dans les comptes de classe 6 du Plan Comptable Général (PCG). Déduites des produits d'exploitation dans le compte de résultat, elles forment en général 80 à 95 % du total des charges et se distinguent des charges financières et exceptionnelles.

Type de charge Définition Exemples Localisation dans le compte de résultat
Charges d'exploitation Dépenses liées à l'activité courante Achats, salaires, loyers, amortissements Première partie (comptes 60 à 68)
Charges financières Coût de l'endettement et de la trésorerie Intérêts d'emprunt, agios, escomptes accordés Deuxième partie (compte 66)
Charges exceptionnelles Dépenses inhabituelles ou non récurrentes Pénalités, cessions d'actifs à perte Troisième partie (compte 67)

Quels sont les 8 postes de charges d'exploitation ?

En comptabilité, le PCG répartit les charges d'exploitation en plusieurs comptes numérotés de 60 à 68. Voici le détail de chaque poste, avec sa nature (fixe, variable ou mixte) et un exemple concret.

Achats de marchandises et de matières premières (compte 60)

Ce poste regroupe les achats de marchandises destinées à la revente (compte 607), les matières premières (compte 601) et les fournitures consommables (compte 602). Il inclut aussi les variations de stocks (compte 603), qui ajustent la charge entre le stock initial et le stock final de l'exercice comptable.

La nature de ce poste est variable : plus votre activité augmente, plus vos achats augmentent. Un prestataire BTP qui achète des fournitures de chantier voit ce poste fluctuer directement avec le nombre de chantiers en cours. Les entreprises du secteur peuvent d'ailleurs consulter les aides à la création d'entreprise dans le BTP pour optimiser leur démarrage.

Charges externes - services extérieurs (comptes 61 et 62)

Les charges externes se répartissent en deux comptes :

  • Compte 61 : sous-traitance, locations de locaux ou de matériel, crédit-bail, entretien et réparations, primes d'assurance
  • Compte 62 : honoraires (expert-comptable, avocat), publicité, frais de déplacements, frais postaux et télécommunications, services bancaires

La nature de ce poste est mixte. Un loyer de bureau à 1 200 €/mois reste identique quel que soit le chiffre d'affaires : c'est une charge fixe. La sous-traitance, elle, varie selon le volume de missions : c'est une charge variable.

Impôts, taxes et versements assimilés (compte 63)

Ce poste couvre la Cotisation Foncière des Entreprises (CFE), la CVAE, la taxe d'apprentissage et la taxe sur les salaires. La CFE annuelle d'une TPE de services à Nancy se situe par exemple entre 500 et 1 500 € selon la valeur locative du local. À noter que l'augmentation de la CFE en 2026 mérite d'être anticipée dans votre budget prévisionnel.

Ces charges sont fixes : leur montant ne dépend pas du volume d'activité.

Bon à savoir : L'impôt sur les sociétés (IS) n'est pas une charge d'exploitation. Il apparaît en bas du compte de résultat, après le résultat courant avant impôt. Ne le confondez pas avec la CFE ou la CVAE, qui sont bien des charges d'exploitation enregistrées au compte 63.

Charges de personnel (comptes 64)

Les charges de personnel comprennent les salaires bruts (compte 641) et les cotisations sociales patronales (compte 645). Pour le dirigeant, la comptabilisation dépend du statut : salaire en SASU, rémunération de gérance en EURL ou SARL. Le choix entre salaire ou dividende en SASU a un impact direct sur le montant de ces charges.

Ce poste est souvent le premier poste de charges d'exploitation d'une entreprise. Sa nature est fixe quand les salaires sont mensuels constants, mais peut devenir partiellement variable si des primes sont indexées sur le chiffre d'affaires.

Depuis la réforme du PCG applicable aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2025, les remboursements de charges de personnel (indemnités journalières versées par la CPAM, par exemple) s'enregistrent dans le nouveau compte 649, et non plus en transfert de charges via le compte 791 qui a été supprimé.

Autres charges de gestion courante (compte 65)

Ce poste regroupe les redevances de concession, brevets et licences, les pertes sur créances irrécouvrables et les cotisations aux organisations professionnelles. Sa nature est généralement fixe : les montants sont prévisibles et indépendants du volume d'activité.

Dotations aux amortissements et aux provisions (compte 68)

Les dotations aux amortissements répartissent le coût d'un actif sur sa durée d'utilisation. Un ordinateur acheté 3 000 € s'amortit sur 3 ans (soit 1 000 €/an), un véhicule utilitaire sur 5 ans. Les dotations aux provisions anticipent des charges futures probables : litige en cours, garantie client, dépréciation de créances.

Ce poste est une charge fixe, calculée indépendamment de l'activité. Point important : c'est une charge comptable sans décaissement de trésorerie. L'argent a été dépensé au moment de l'achat de l'actif, pas au moment de la dotation.

Voici le tableau récapitulatif des 8 postes de charges d'exploitation :

N° de compte Intitulé Nature Exemple concret
60 Achats (marchandises, matières premières, fournitures) Variable Fournitures de chantier, matières premières
603 Variations de stocks Variable Ajustement stock initial / stock final
61/62 Charges externes (services extérieurs) Mixte Loyer 1 200 €/mois, honoraires comptables 350 €/mois
63 Impôts, taxes et versements assimilés Fixe CFE annuelle : 500 à 1 500 €
641 Salaires bruts Fixe Rémunération mensuelle du dirigeant
645 Cotisations sociales patronales Fixe Charges sociales sur salaires
65 Autres charges de gestion courante Fixe Redevances, cotisations professionnelles
68 Dotations aux amortissements et provisions Fixe Amortissement ordinateur : 1 000 €/an sur 3 ans

Charges fixes et charges variables : comment les distinguer ?

Charges fixes et charges variables : la différence à connaître

La distinction entre charges fixes et charges variables est un outil de pilotage pour tout dirigeant de TPE. Elle permet de comprendre comment vos coûts évoluent avec votre activité et de calculer votre seuil de rentabilité.

Qu'est-ce qu'une charge fixe ?

Une charge fixe est une dépense dont le montant ne varie pas en fonction du volume d'activité. Que vous réalisiez 20 000 € ou 100 000 € de chiffre d'affaires, son montant reste le même.

  • Loyer du bureau ou du local commercial
  • Primes d'assurance (RC Pro, multirisque)
  • Salaires fixes des employés
  • Abonnements logiciels (comptabilité, CRM)
  • Honoraires de l'expert-comptable
  • Dotations aux amortissements

Ces charges pèsent sur la rentabilité même en l'absence de chiffre d'affaires. C'est pourquoi les réduire améliore directement votre point mort.

Qu'est-ce qu'une charge variable ?

Une charge variable évolue proportionnellement au chiffre d'affaires ou au volume de production. Si votre activité double, ces charges doublent aussi (ou presque).

  • Achats de matières premières et de marchandises
  • Frais de sous-traitance
  • Commissions commerciales
  • Frais de transport et de livraison

Ces charges sont plus faciles à ajuster : en réduisant le volume d'activité, elles diminuent mécaniquement.

Quel lien avec le seuil de rentabilité ?

Le seuil de rentabilité (ou point mort) est le chiffre d'affaires minimum pour couvrir l'ensemble de vos charges fixes. Au-delà, chaque euro de CA supplémentaire génère du bénéfice.

Seuil de rentabilité = Charges fixes / Taux de marge sur coûts variables

Prenons un exemple concret. Un consultant a 24 000 € de charges fixes annuelles (loyer, assurance, abonnements, amortissements). Son taux de marge sur coûts variables est de 60 % (il conserve 60 centimes sur chaque euro de CA après avoir payé ses charges variables). Son seuil de rentabilité est de 24 000 / 0,60 = 40 000 € de CA. En dessous de ce montant, il perd de l'argent. Pour calculer ce seuil avec précision, un simulateur SASU peut vous aider à modéliser différents scénarios de rémunération et de charges.

Caractéristique Charges fixes Charges variables
Définition Montant constant quel que soit le CA Montant proportionnel au CA
Évolution selon le CA Stable Augmente ou diminue avec l'activité
Exemples Loyer, assurance, amortissements Achats, sous-traitance, commissions
Prévisibilité Forte (montants connus à l'avance) Moyenne (dépend du volume d'activité)
Moyen d'optimisation Renégociation, mutualisation Ajustement du volume, choix fournisseurs

Comment calculer le résultat d'exploitation ?

Le résultat d'exploitation mesure la performance de l'activité courante, avant prise en compte du financement et des éléments exceptionnels. Voici les deux formules à connaître et un cas pratique complet pour une TPE de services.

La formule du résultat d'exploitation

Résultat d'exploitation = Produits d'exploitation - Charges d'exploitation

Les produits d'exploitation incluent le chiffre d'affaires (ventes de biens et prestations de services), la production stockée, les subventions d'exploitation et les reprises sur amortissements et provisions.

Un résultat positif signifie que l'activité courante est rentable. Un résultat négatif indique une perte opérationnelle : l'entreprise dépense plus qu'elle ne génère avec son activité principale.

La formule de la marge d'exploitation

Marge d'exploitation (%) = (Résultat d'exploitation / Chiffre d'affaires) × 100

La marge d'exploitation, aussi appelée rentabilité opérationnelle, exprime la part du chiffre d'affaires qui reste après déduction de toutes les charges d'exploitation. C'est un indicateur suivi de près par les banquiers, les investisseurs et les dirigeants eux-mêmes.

Quelques repères sectoriels pour vous situer :

  • Services : 5 à 10 %
  • Commerce : 2 à 5 %
  • Conseil : 15 à 25 %

Cas pratique - TPE de conseil avec 80 000 € de CA

Prenons le cas de Marie, consultante indépendante en SASU. Elle exerce une activité de conseil BtoB et termine sa première année d'exercice avec un chiffre d'affaires de 80 000 €. Les avantages de la SASU pour les consultants expliquent pourquoi ce statut est souvent privilégié dans ce type d'activité.

Voici le détail de ses charges d'exploitation :

  • Achats et fournitures (compte 60) : papeterie, cartouches d'encre, petit matériel = 2 400 €
  • Charges externes (comptes 61/62) : loyer coworking (4 800 €), abonnements logiciels (1 200 €), assurance RC Pro (600 €), honoraires comptables (4 200 €), déplacements clients (4 000 €) = 14 800 €
  • Impôts et taxes (compte 63) : CFE = 800 €
  • Charges de personnel (comptes 64) : rémunération nette du dirigeant + cotisations sociales = 36 000 €
  • Dotations aux amortissements (compte 68) : ordinateur portable amorti sur 3 ans = 1 000 €
Poste de charge Montant annuel
Achats et fournitures 2 400 €
Charges externes 14 800 €
Impôts et taxes (CFE) 800 €
Charges de personnel 36 000 €
Dotations aux amortissements 1 000 €
Total charges d'exploitation 55 000 €

Résultat d'exploitation : 80 000 - 55 000 = 25 000 €

Marge d'exploitation : 25 000 / 80 000 × 100 = 31,25 %

Cette marge est confortable pour une activité de conseil. Elle se situe au-dessus de la moyenne du secteur (15 à 25 %), ce qui laisse une bonne capacité d'autofinancement après paiement de l'impôt sur les sociétés.

Quelles charges d'exploitation sont déductibles fiscalement ?

La plupart des charges d'exploitation sont déductibles du résultat fiscal de l'entreprise. Mais toutes ne le sont pas. Voici les règles à connaître pour éviter un redressement lors de l'établissement de la liasse fiscale.

Les 3 conditions de déductibilité

Les conditions pour qu'une charge soit deductible

Pour qu'une charge d'exploitation soit déductible, elle doit remplir trois conditions cumulatives :

  1. Être engagée dans l'intérêt de l'exploitation : la dépense doit avoir un lien direct avec l'activité professionnelle de l'entreprise
  2. Être justifiée par une pièce comptable : facture, contrat, note de frais avec justificatif
  3. Se rattacher à l'exercice comptable au cours duquel elle a été engagée (principe de séparation des exercices)

Si l'une de ces trois conditions manque, l'administration fiscale peut refuser la déduction et réintégrer la charge au résultat imposable.

Les charges non déductibles à connaître

Certaines charges, bien que comptabilisées dans les comptes de classe 6, ne sont pas déductibles du résultat fiscal. Elles doivent être réintégrées lors du calcul du résultat fiscal (on parle de réintégration fiscale) :

  • Amendes et pénalités : infractions au code de la route, majorations fiscales, pénalités de retard URSSAF
  • Charges somptuaires : dépenses de chasse, de pêche, résidences de plaisance, yachts
  • Part personnelle des dépenses mixtes : par exemple, un véhicule utilisé à 30 % à titre personnel voit 30 % de ses charges réintégrées
  • Rémunérations jugées excessives par rapport au service rendu

La conséquence est directe : ces montants augmentent la base imposable à l'IS ou à l'IR, et donc le montant d'impôt à payer. Pour aller plus loin sur ce sujet, le détail des frais déductibles en SASU donne une vision complète des postes acceptés par l'administration fiscale.

Bon à savoir : Une charge comptabilisée n'est pas toujours déductible fiscalement. Les amendes, les charges somptuaires et la part personnelle des dépenses mixtes doivent être réintégrées au résultat fiscal. En cas de doute, consultez votre expert-comptable avant la clôture de l'exercice.

PCG 2025 - ce qui change pour les charges d'exploitation

Comment sont desormais enregistres les remboursements de charges

La réforme ANC n°2014-03 est entrée en vigueur pour les exercices ouverts à compter du 1er janvier 2025. Elle modifie la façon dont certaines charges d'exploitation sont enregistrées dans le Plan Comptable Général.

Le changement principal concerne la suppression du compte 791 (transferts de charges d'exploitation). Avant cette réforme, les remboursements reçus par l'entreprise (indemnités journalières de la CPAM, remboursements d'assurance) étaient enregistrés dans ce compte « fourre-tout ». Le problème : cette écriture masquait la nature réelle de l'opération dans le compte de résultat.

Depuis 2025, ces remboursements sont enregistrés directement dans le compte de charge concerné. Deux nouveaux comptes ont été créés :

  • Compte 649 : remboursements de charges de personnel (indemnités journalières de sécurité sociale, par exemple)
  • Compte 6419 : remboursements sur rémunérations du personnel

Pour le dirigeant de TPE, le bénéfice est concret : la lecture du compte de résultat devient plus transparente, car chaque compensation apparaît au bon endroit. Cette réforme impose en revanche de mettre à jour le plan de comptes et le logiciel de comptabilité utilisé.

Bon à savoir : Si votre exercice comptable a débuté à partir du 1er janvier 2025, le compte 791 (transferts de charges) n'existe plus. Les remboursements de charges de personnel passent désormais par le compte 649. Vérifiez que votre logiciel comptable a bien été mis à jour.

Les comptables Swapn, inscrits à l'Ordre des Experts-Comptables, intègrent automatiquement les évolutions du PCG dans la tenue comptable de leurs clients.

Comment réduire ses charges d'exploitation ?

Réduire ses charges d'exploitation ne signifie pas couper dans tous les budgets. L'objectif est de cibler les postes où des économies sont possibles sans dégrader la qualité de votre activité.

Renégocier les charges externes

  • Comparez les offres d'assurance (RC Pro, multirisque) chaque année : un simple appel d'offres peut faire baisser la prime de 10 à 20 %
  • Renégociez votre loyer ou passez en coworking si vous n'avez pas besoin d'un bureau permanent. Une domiciliation coûte entre 15 et 50 €/mois contre 500 à 1 500 € pour un bureau individuel
  • Mutualisez certains services avec d'autres indépendants : standard téléphonique, abonnements logiciels, achats groupés

Optimiser les charges de personnel

  • Recourez à la sous-traitance ponctuelle plutôt qu'à l'embauche pour les besoins non récurrents (graphisme, développement web, rédaction)
  • Vérifiez votre éligibilité aux exonérations de cotisations : l'ACRE permet une réduction de cotisations sociales la première année d'activité, et certaines zones franches urbaines donnent droit à des exonérations supplémentaires
  • Adaptez la rémunération du dirigeant en SASU : l'arbitrage entre salaire et dividendes a un impact direct sur le montant des cotisations sociales comptabilisées en charges d'exploitation

Piloter ses charges avec des outils adaptés

Attendre le bilan annuel pour découvrir le montant de ses charges d'exploitation, c'est piloter à l'aveugle. Un suivi en temps réel permet de détecter les dérives dès qu'elles apparaissent, pas six mois plus tard.

Catégoriser automatiquement chaque dépense par poste comptable (achats, charges externes, personnel) aide à identifier rapidement quel poste augmente et pourquoi. Comparer vos ratios de charges aux moyennes sectorielles vous donne un repère objectif : si vos charges externes dépassent 25 % de votre CA dans une activité de conseil, il y a probablement une marge de manœuvre. Les logiciels comptables pour consultants indépendants permettent justement ce type de suivi en temps réel.

L'app comptable Swapn, dès 29 € HT/mois, catégorise automatiquement vos dépenses et donne une vision temps réel de votre trésorerie, avec l'assistance de comptables inscrits à l'Ordre des Experts-Comptables.

Les questions fréquentes sur les charges d'exploitation

Quelle est la différence entre charges d'exploitation et charges financières ?

Les charges d'exploitation sont liées à l'activité courante de l'entreprise : achats, salaires, loyers, amortissements. Les charges financières concernent le coût de l'endettement et de la trésorerie : intérêts d'emprunt, agios bancaires, escomptes accordés. Elles apparaissent dans des rubriques distinctes du compte de résultat.

Est-ce que l'impôt sur les sociétés fait partie des charges d'exploitation ?

Non. L'impôt sur les sociétés (IS) apparaît en bas du compte de résultat, après le résultat courant avant impôt. La CFE et la CVAE, en revanche, sont bien des charges d'exploitation enregistrées au compte 63. Pour les micro-entrepreneurs, la CFE en micro-entreprise obéit à des règles spécifiques à connaître.

Comment savoir si une charge est fixe ou variable ?

Posez-vous la question : « Si mon chiffre d'affaires double, cette charge double-t-elle aussi ? » Si oui, c'est une charge variable (achats, sous-traitance). Si le montant reste identique quel que soit le volume d'activité, c'est une charge fixe (loyer, assurance, amortissements).

Quelles charges d'exploitation sont déductibles des impôts ?

La plupart sont déductibles du résultat fiscal, à condition d'être engagées dans l'intérêt de l'entreprise, justifiées par une pièce comptable et rattachées à l'exercice concerné. Les exceptions principales : amendes, charges somptuaires et la part personnelle des dépenses mixtes.

Comment réduire ses charges d'exploitation sans impacter l'activité ?

Trois moyens principaux : renégocier les charges externes chaque année (assurances, loyer, abonnements), recourir à la sous-traitance ponctuelle plutôt qu'à l'embauche, et piloter ses dépenses en temps réel pour détecter les dérives avant la clôture.

Où trouve-t-on les charges d'exploitation dans le compte de résultat ?

Elles figurent dans la première partie du compte de résultat, regroupées sous les comptes de classe 6 (comptes 60 à 68 du PCG). Elles sont soustraites des produits d'exploitation pour donner le résultat d'exploitation.

Qu'est-ce qui a changé pour les charges d'exploitation avec le PCG 2025 ?

La réforme ANC n°2014-03 a supprimé le compte 791 (transferts de charges d'exploitation). Les remboursements sont désormais enregistrés directement dans le compte de charge concerné, via le nouveau compte 649 pour les remboursements de charges de personnel.

Les dotations aux amortissements sont-elles de vraies dépenses ?

Non. Les dotations aux amortissements (compte 68) sont des charges comptables, pas des décaissements de trésorerie. Elles répartissent le coût d'achat d'un actif sur sa durée d'utilisation. Le décaissement a eu lieu au moment de l'achat, pas au moment de la dotation.

Combien de charges d'exploitation prévoir pour une TPE de services ?

Pour une TPE de services avec un CA de 80 000 €, les charges d'exploitation se situent généralement entre 50 000 et 65 000 €, dont 50 à 65 % de charges de personnel. La marge d'exploitation typique dans le conseil se situe entre 15 et 30 %. Pour modéliser votre propre situation, un prévisionnel financier vous permettra d'anticiper ces montants avant même de démarrer.

Puis-je comptabiliser mon loyer personnel en charge d'exploitation si je travaille de chez moi ?

Vous pouvez déduire une quote-part de votre loyer personnel si votre domicile est le siège de votre société. La répartition doit être justifiée (surface dédiée à l'activité / surface totale). L'entreprise verse alors un loyer au dirigeant via une convention d'occupation, comptabilisé en charges externes (compte 613).

Sources & Références

BOFiP : BIC - Frais et charges - Conditions générales de déduction

Economie.gouv.fr : Quelles charges peuvent être déduites du résultat fiscal d'une entreprise ?

Economie.gouv.fr : Le compte de résultats

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