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Loyer et TVA : taux, option et obligations selon votre bail
Temps de lecture : 10 min
Résumé de l'article
- Loyer et TVA : les locations immobilières sont exonérées par principe, sauf exceptions de plein droit ou sur option.
- Habitation : les logements nus ou meublés restent exonérés, sans possibilité d'option pour le bailleur.
- Local professionnel nu : le bailleur peut opter pour la TVA auprès du SIE.
- Taux applicables : 20 % sur les locaux professionnels et parkings, 10 % sur la para-hôtellerie.
- Option irrévocable : l'engagement dure 9 ans mais permet de récupérer la TVA et supprime la CRL.
- Gérer la comptabilité de sa société : Swapn propose une solution tout-en-un à partir de 29€ HT/mois, sans engagement.
Grégoire Charroyer
Expert en création d’entreprise chez Swapn
Article mis à jour
Le 24 juillet 2026
Quel régime de TVA s'applique à votre loyer ?
Le régime de TVA sur les loyers dépend du type de bien loué, de son usage et du statut du bailleur. La règle générale est l'exonération, mais plusieurs exceptions existent, de plein droit ou sur option.
Le principe : les locations immobilières sont exonérées de TVA

L'article 261 D du CGI pose un principe clair : les locations de biens immobiliers sont exonérées de TVA. Cette exonération couvre les locations nues et meublées à usage d'habitation, quel que soit le statut du propriétaire (particulier, SCI, société commerciale).
Deux exceptions viennent nuancer ce principe :
- Certaines locations sont soumises à la TVA de plein droit : locaux aménagés, parkings isolés, para-hôtellerie
- D'autres peuvent être soumises à la TVA sur option du bailleur : locaux professionnels nus, locaux ruraux
Le détail de ces règles figure dans le BOI-TVA-CHAMP-10-10-50-30, qui précise les conditions d'application pour chaque type de location.
Tableau récapitulatif - TVA applicable selon le type de location
| Type de location | Régime TVA par défaut | Taux applicable | Option possible ? | Référence CGI |
|---|---|---|---|---|
| Habitation nue | Exonéré | - | Non | Art. 261 D |
| Habitation meublée | Exonéré | - | Non | Art. 261 D |
| Para-hôtellerie (≥ 3/4 prestations) | Taxable de plein droit | 10 % | - | Art. 261 D, 4° |
| Local professionnel nu | Exonéré | - | Oui | Art. 260, 2° |
| Local professionnel aménagé | Taxable de plein droit | 20 % | - | - |
| Parking isolé | Taxable de plein droit | 20 % | - | - |
| Local rural / agricole | Exonéré | - | Oui (si preneur assujetti) | Art. 260, 6° |
| Local mixte (habitation + pro) | Ventilation obligatoire | Selon partie | Oui (partie pro) | - |
Ce tableau vous donne une vue d'ensemble. Les sections suivantes détaillent chaque cas avec les conditions précises et les conséquences fiscales.
Location d'habitation : une exonération de TVA quasi systématique
Que vous louiez un appartement vide ou meublé à usage d'habitation, la TVA ne s'applique pas. Seule la para-hôtellerie fait exception à cette règle.
Location nue à usage d'habitation
La location d'un logement nu est exonérée de TVA sans possibilité d'option. Le bailleur ne peut pas choisir de soumettre le loyer à la TVA, même s'il le souhaite.
Cette exonération s'applique quel que soit le statut du propriétaire : particulier, SCI à l'IR ou société commerciale. La conséquence directe : aucune TVA déductible sur les travaux, charges ou investissements liés au bien. Si vous rénovez un appartement locatif pour 30 000 € TTC, les 5 000 € de TVA inclus dans ce montant restent à votre charge.
Location meublée d'habitation (hors para-hôtellerie)
La location meublée à usage d'habitation suit le même régime que la location nue : exonération totale de TVA. Le fait de fournir des meubles ne change rien au traitement fiscal du loyer.
Attention à ne pas confondre location meublée classique et para-hôtellerie. La différence tient aux prestations fournies en plus du logement (voir ci-dessous).
Les revenus de location meublée non professionnelle (LMNP) sont soumis à un taux d'imposition forfaitaire de 10,60 % à compter de 2026. Cette imposition est distincte de la TVA : le loyer reste exonéré de TVA dans tous les cas.
Para-hôtellerie : quand la location meublée devient taxable

La location meublée bascule dans le champ de la TVA dès que le bailleur fournit au moins 3 des 4 prestations suivantes :
- Petit-déjeuner
- Nettoyage régulier des locaux
- Fourniture de linge de maison
- Réception de la clientèle (accueil personnalisé)
Le taux applicable est de 10 % sur l'hébergement et de 20 % sur les prestations annexes (restauration, services complémentaires).
Prenons un exemple concret : vous louez un appartement sur une plateforme de type Airbnb. Vous assurez le ménage entre chaque séjour, vous fournissez les draps et serviettes, et vous accueillez les voyageurs en personne. Trois prestations sur quatre sont remplies : votre activité relève de la para-hôtellerie. Vous devez facturer la TVA à 10 % sur le prix de la nuitée.
Si votre chiffre d'affaires annuel reste en dessous de 85 000 €, vous pouvez bénéficier de la franchise en base de TVA et ne pas facturer la taxe. Vous perdez alors le droit de déduire la TVA sur vos achats et travaux. Ce mécanisme est similaire à celui qui s'applique dans le cadre de la TVA en micro-entreprise, où la franchise en base suit les mêmes principes.
Location de locaux professionnels : TVA de plein droit ou sur option ?
Le traitement de la TVA sur un bail professionnel ou commercial dépend d'un critère simple : le local est-il loué nu ou aménagé ?
Local professionnel aménagé (équipé) : TVA obligatoire à 20 %
Un local aménagé est un local loué avec les équipements nécessaires à l'exercice de l'activité : mobilier, matériel, installations techniques. Le bailleur est redevable de la TVA à 20 % de plein droit, sans aucune formalité.
Concrètement, le bailleur collecte la TVA sur chaque loyer de bureau ou de local commercial et peut déduire la TVA sur ses propres charges (travaux, entretien, honoraires). Le locataire assujetti à la TVA déduit de son côté la TVA payée sur le loyer.
La jurisprudence exige que les aménagements soient suffisants pour permettre l'exercice immédiat de l'activité (CE, 2013, SCI Rostand). Un local livré avec un simple compteur électrique et un lavabo ne suffit pas. En revanche, un bureau livré avec postes de travail, connexion internet et mobilier professionnel remplit le critère.
Local professionnel nu : l'option pour la TVA
Par défaut, la location d'un local professionnel nu est exonérée de TVA (art. 261 D, 2° du CGI). Le bailleur ne collecte pas de TVA sur le loyer et ne peut pas déduire la TVA sur ses investissements.
Le bailleur peut toutefois opter pour la TVA en vertu de l'article 260, 2° du CGI. Cette option lui permet de récupérer la TVA sur ses travaux, acquisitions et charges liées au bien.
Condition importante : l'option est possible sans restriction si le locataire est lui-même assujetti à la TVA. Si le locataire n'est pas assujetti (profession libérale exonérée, association non assujettie), l'option nécessite son accord écrit, car la TVA sur le loyer devient un surcoût définitif pour lui.
Cas pratique chiffré - Avec ou sans option TVA sur un loyer professionnel
Imaginons une SCI qui loue un local nu de 80 m² à une SASU de conseil. Le loyer est de 1 500 € par mois. La SCI a réalisé des travaux de rénovation pour 50 000 € TTC (41 667 € HT + 8 333 € de TVA).
| Critère | Sans option TVA | Avec option TVA |
|---|---|---|
| Loyer mensuel facturé | 1 500 € (exonéré) | 1 500 € HT + 300 € TVA = 1 800 € TTC |
| Coût réel pour le locataire assujetti | 1 500 € | 1 500 € (TVA déduite par la SASU) |
| TVA récupérable sur travaux | 0 € | 8 333 € |
| CRL annuelle (2,5 % × 18 000 €) | 450 €/an | 0 € |
| Économie totale sur 5 ans grâce à l'option | - | 10 583 € |
Le bilan est net : quand le locataire est assujetti à la TVA, l'option est presque toujours avantageuse pour le bailleur. Le locataire ne supporte aucun surcoût (il déduit la TVA), tandis que le bailleur récupère la TVA sur ses investissements et échappe à la contribution sur les revenus locatifs.
Comment opter pour la TVA sur les loyers : démarches étape par étape
L'option pour la TVA sur les loyers suit une procédure en quatre temps. Voici un aperçu rapide avant le détail :
- Confirmer que le bailleur et le locataire remplissent les conditions requises
- Envoyer la demande écrite au SIE compétent
- Modifier les clauses du bail pour distinguer HT et TVA
- Déclarer et reverser la TVA selon le régime applicable
Étape 1 - Vérifier l'éligibilité du bailleur et du preneur
Plusieurs catégories de bailleurs peuvent exercer l'option : propriétaire en direct, locataire principal (pour une sous-location), crédit-bailleur, ou usufruitier en cas de démembrement de propriété.
Côté preneur, la condition principale porte sur son statut fiscal. Si le locataire est assujetti à la TVA, l'option peut être exercée librement. S'il est non-assujetti, son accord écrit est nécessaire.
L'option peut être exercée bien par bien. Vous n'êtes pas obligé de l'appliquer à l'ensemble de votre patrimoine immobilier. Pour les entrepreneurs qui louent un local dans le cadre d'un bail commercial, ces règles s'appliquent de la même façon.
Étape 2 - Notifier l'option au service des impôts
Le bailleur adresse une déclaration écrite au Service des Impôts des Entreprises (SIE) dont il dépend. Aucun formulaire spécifique n'est imposé : un courrier simple suffit, mentionnant l'adresse du bien concerné et la date souhaitée de prise d'effet.
L'option prend effet au 1er jour du mois de la demande. Vous pouvez même opter avant l'acquisition du bien, pour anticiper la récupération de TVA dès l'achat.
Étape 3 - Adapter le bail et la facturation
Le bail doit mentionner explicitement que le loyer est stipulé hors taxes, avec TVA en sus. La facture de loyer doit comporter : montant HT, taux de TVA (20 %), montant de TVA, montant TTC et numéro de TVA intracommunautaire du bailleur.
Bon à savoir : Si le bail indique un montant « toutes charges comprises » ou un loyer global sans distinguer HT et TVA, le bailleur devra absorber la TVA sur le montant convenu. La clause doit impérativement stipuler un loyer HT avec TVA en sus pour éviter ce piège contractuel. Pour bien structurer vos documents, vous pouvez vous appuyer sur un modèle de facture conforme aux exigences légales.
Étape 4 - Respecter les obligations déclaratives
Une fois l'option exercée, le bailleur doit déclarer et reverser la TVA collectée sur les loyers :
- Déclaration CA3 (mensuelle ou trimestrielle) si vous relevez du régime réel normal
- Déclaration CA12 (annuelle) si vous relevez du régime réel simplifié
Par défaut, la TVA sur les loyers est exigible à la date de l'encaissement (TVA sur encaissements). Vous ne reversez la TVA au Trésor que lorsque le locataire a effectivement payé le loyer, ce qui vous protège en cas d'impayé. Si vous préférez, vous pouvez opter pour la TVA sur les débits (exigible à la date de facturation).
Les pièces justificatives (factures de loyer, baux, déclarations) doivent être conservées pendant 6 ans. Si la TVA collectée dépasse la TVA déductible, vous reversez la différence. Dans le cas inverse, vous obtenez un crédit de TVA, remboursable sur demande auprès du SIE.
Swapn permet de gérer sa comptabilité en autonomie dès 29 € HT/mois, avec déclaration de TVA automatisée en 3 clics et bilan attesté par un expert-comptable inscrit à l'Ordre.
Bon à savoir : L'option pour la TVA est irrévocable pendant 9 ans. Au terme de cette période, elle se renouvelle tacitement par périodes de 9 ans, sauf dénonciation expresse adressée au SIE avant la date anniversaire. Avant d'opter, assurez-vous que l'avantage fiscal justifie cet engagement long.
Récupérer la TVA sur un achat immobilier grâce à l'option
L'option pour la TVA sur les loyers ouvre un autre avantage : la possibilité de déduire la TVA payée lors de l'acquisition du bien immobilier.
Conditions pour déduire la TVA sur l'acquisition
Trois conditions doivent être réunies :
- L'immeuble doit être neuf (achevé depuis moins de 5 ans) ou avoir fait l'objet de travaux de rénovation lourde
- Le bailleur doit avoir opté pour la TVA sur les loyers ou louer un local aménagé (TVA de plein droit)
- Le bien doit être affecté à une activité soumise à la TVA
Le montant récupérable correspond à la TVA à 20 % sur le prix d'acquisition. Pour un local acheté 200 000 € HT, la TVA déductible atteint 40 000 €.
La règle des 20 ans d'engagement de conservation
En contrepartie de cette déduction, le bailleur s'engage à conserver le bien et à le louer avec TVA pendant 20 ans. Si le bien est revendu ou change d'affectation avant ce délai, une régularisation proportionnelle s'applique : le bailleur doit reverser une fraction de la TVA initialement déduite.
Exemple : vous achetez un local neuf à 200 000 € HT et déduisez 40 000 € de TVA. Vous revendez le bien au bout de 8 ans. La régularisation de TVA se calcule ainsi : 40 000 € × (20 - 8) / 20 = 24 000 € à reverser au Trésor public. Vous conservez le bénéfice de 16 000 € de TVA déduite pour les 8 années d'utilisation effective. Les marchands de biens sont particulièrement concernés par ces règles de fiscalité immobilière et doivent les anticiper dès l'acquisition.
Cas particuliers : SCI, parkings, locaux mixtes et locaux ruraux
Certaines situations méritent une attention spécifique car elles combinent plusieurs règles ou présentent des pièges fréquents.
SCI et TVA sur les loyers
Le régime de TVA d'une SCI dépend du type de location, pas de la forme juridique elle-même :
- SCI à l'IR louant un local nu d'habitation : exonérée, aucune option possible
- SCI à l'IR louant un local professionnel nu : exonérée par défaut, option possible (art. 260, 2° du CGI)
- SCI à l'IS louant un local aménagé : TVA de plein droit à 20 %
Bon à savoir : Une SCI à l'IR qui loue en meublé de manière habituelle risque la requalification en activité commerciale et le basculement automatique à l'IS. Ce changement est irréversible et modifie le régime de TVA applicable. La transformation d'une SCI en SAS est parfois envisagée pour adapter la structure à une activité locative plus complexe.
Un conseiller Swapn peut vous aider à choisir la structure adaptée à votre projet lors de la création de votre société, gratuitement et sans engagement.
Parkings et garages
La location d'un parking ou d'un garage isolé est soumise à la TVA à 20 % de plein droit. Le bailleur doit collecter et reverser la TVA, même si le locataire est un particulier.
Exception : un parking loué comme accessoire d'un bail d'habitation, dans le même ensemble immobilier, suit le régime du logement et reste exonéré. En revanche, un parking loué séparément à une personne qui n'est pas locataire dans l'immeuble est taxable à 20 %.
Locaux à usage mixte (habitation + professionnel)
Quand un local sert à la fois d'habitation et de lieu d'activité professionnelle, une ventilation obligatoire s'impose entre les deux parties :
- La partie habitation reste exonérée de TVA
- La partie professionnelle peut être soumise à la TVA sur option
Cette ventilation doit figurer dans le bail et sur chaque facture de loyer. La clé de répartition est généralement basée sur la surface occupée par chaque usage.
Locaux ruraux et agricoles
Les locations de terrains et bâtiments à usage agricole sont exonérées de TVA par défaut. Le bailleur peut opter pour la TVA si le locataire (exploitant agricole) est lui-même assujetti à la TVA.
Cas fréquent : un exploitant au régime réel agricole est assujetti à la TVA. L'option du bailleur lui permet de récupérer la TVA sur les investissements (hangars, bâtiments d'élevage, améliorations foncières) tout en restant neutre pour le preneur qui déduit la TVA de son côté.
Franchise en base de TVA et contribution sur les revenus locatifs (CRL)
Deux mécanismes fiscaux influencent directement la décision d'opter ou non pour la TVA sur les loyers.
Franchise en base : quand le bailleur ne facture pas la TVA malgré l'assujettissement
Si le chiffre d'affaires du bailleur (loyers taxables) reste en dessous de 85 000 € par an, il peut bénéficier de la franchise en base de TVA. Il ne facture alors pas de TVA sur les loyers et ne dépose pas de déclaration de TVA.
La contrepartie : aucune TVA déductible sur les achats, travaux ou charges. Même en cas de location taxable de plein droit (local aménagé, parking), le bailleur en franchise ne facture pas la TVA. Pour récupérer la TVA sur ses investissements, il doit renoncer à la franchise et opter pour un régime réel d'imposition à la TVA (régime réel normal ou régime réel simplifié).
La contribution sur les revenus locatifs (CRL)
La CRL est une taxe de 2,5 % applicable aux revenus tirés de la location d'immeubles achevés depuis plus de 15 ans. Elle ne concerne que les locations exonérées de TVA.
Conséquence pratique : opter pour la TVA supprime la CRL. Pour un loyer annuel de 18 000 €, la CRL atteint 450 € par an. Sur la durée minimale de l'option (9 ans), l'économie s'élève à 4 050 €, un argument supplémentaire en faveur de l'option quand le locataire est assujetti. Pour les SASU qui louent leurs locaux professionnels, le régime de TVA en SASU interagit directement avec ces règles.
Facturation électronique des loyers avec TVA : ce qui change en 2027
La réforme de la facturation électronique concerne aussi les bailleurs qui facturent des loyers avec TVA.
Obligation de facturation électronique pour les factures de loyer
À compter de 2027, les factures de loyer avec TVA devront être émises au format électronique via une Plateforme de Dématérialisation Partenaire (PDP). Cette obligation concerne tous les bailleurs assujettis qui émettent des factures de loyer soumises à la TVA.
Les quittances de loyer sans TVA (locations exonérées à usage d'habitation) ne sont pas concernées par cette réforme. Si vous louez un local professionnel avec TVA, anticipez dès maintenant le choix d'une solution de facturation compatible avec le format électronique obligatoire. La loi de finances 2026 et la facturation électronique détaillent le calendrier et les obligations à respecter selon votre situation.
Les questions fréquentes sur le loyer et la TVA
Un bail d'habitation est-il soumis à la TVA ?
Non. Les locations nues ou meublées à usage d'habitation sont exonérées de TVA de plein droit (art. 261 D du CGI). Le bailleur ne peut pas opter pour la TVA sur ce type de bail. Seule exception : la para-hôtellerie, soumise à la TVA à 10 % si au moins 3 prestations sur 4 sont fournies.
Quel est le taux de TVA sur un loyer commercial ?
Le taux applicable est de 20 %, que le local soit aménagé (TVA de plein droit) ou nu (TVA sur option). Le taux de 10 % s'applique uniquement aux prestations d'hébergement en para-hôtellerie.
Comment opter pour la TVA sur un loyer professionnel ?
Le bailleur adresse une déclaration écrite au Service des Impôts des Entreprises (SIE) dont il dépend. L'option prend effet au 1er jour du mois de la demande. Elle est irrévocable pendant 9 ans et doit être mentionnée dans le bail (loyer stipulé HT + TVA).
La TVA sur les loyers est-elle récupérable pour le locataire ?
Oui, si le locataire est assujetti à la TVA. Il déduit la TVA sur le loyer dans sa propre déclaration, comme n'importe quelle charge professionnelle. Si le locataire n'est pas assujetti (médecin, association exonérée), la TVA sur le loyer reste un surcoût définitif.
Faut-il payer la TVA sur un parking loué séparément ?
Oui. La location d'un parking isolé est soumise à la TVA à 20 % de plein droit, même si le locataire est un particulier. Exception : un parking loué comme accessoire d'un bail d'habitation dans le même ensemble immobilier reste exonéré.
Une SCI doit-elle facturer la TVA sur ses loyers ?
Cela dépend du type de location. Une SCI louant un local nu d'habitation est exonérée. Une SCI louant un local professionnel nu peut opter pour la TVA. Une SCI louant un local aménagé est soumise à la TVA de plein droit à 20 %. Le régime fiscal de la SCI (IR ou IS) ne change pas les règles de TVA applicables.
Peut-on récupérer la TVA sur l'achat d'un local loué avec TVA ?
Oui, à condition que l'immeuble soit neuf (achevé depuis moins de 5 ans) ou ait fait l'objet de travaux lourds. Le bailleur s'engage à conserver le bien pendant 20 ans. En cas de revente anticipée, une régularisation proportionnelle de la TVA déduite est exigée.
Quelle est la différence entre un local nu et un local aménagé pour la TVA ?
Un local nu est livré sans équipement : il est exonéré de TVA par défaut, avec option possible. Un local aménagé est livré avec le mobilier et les installations permettant l'exercice immédiat de l'activité : il est soumis à la TVA à 20 % de plein droit.
La TVA sur les loyers est-elle calculée sur les encaissements ou sur la facturation ?
Par défaut, la TVA sur les loyers est exigible à la date de l'encaissement. Le bailleur ne reverse la TVA qu'au moment où il encaisse effectivement le loyer. Il peut toutefois opter pour la TVA sur les débits, exigible dès la facturation.
L'option pour la TVA sur les loyers est-elle définitive ?
L'option est irrévocable pendant 9 ans. Au terme de cette période, elle se renouvelle tacitement par périodes de 9 ans. Le bailleur peut y renoncer uniquement à l'échéance d'une période, par courrier au SIE avant la date anniversaire.
Sources & Références
Legifrance : Article 261 D - Code général des impôts
Legifrance : Article 260 - Code général des impôts
BOFiP : TVA - Opérations imposables sur option - Locations immobilières
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