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Simulateur versement de dividendes gratuit et rapide (2026)
Mis à jour le 07 septembre 2026
Comment fonctionne notre simulateur de dividendes ?
Notre outil vous donne en quelques secondes le montant net que vous percevrez après imposition de vos dividendes. Voici comment l'utiliser et quelles informations rassembler avant de lancer votre calcul.
Ce que vous pouvez calculer
Le simulateur de dividendes Swapn vous permet de calculer instantanément le montant net de vos dividendes selon le mode d'imposition choisi. Il fonctionne en deux étapes :
- Vous renseignez le montant brut des dividendes versés dans le champ « Votre situation »
- Vous sélectionnez le mode d'imposition à simuler : Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) ou barème progressif de l'impôt sur le revenu
Le résultat s'affiche aussitôt : montant des prélèvements sociaux, montant de l'impôt sur le revenu, et montant net perçu après déductions. Relancez la simulation avec l'autre régime pour comparer les deux options et identifier la plus avantageuse.
Quelles données préparer avant votre simulation ?
- Montant brut des dividendes votés en assemblée générale ordinaire
- Votre taux marginal d'imposition (TMI) estimé si vous souhaitez simuler le barème progressif : il dépend du revenu net imposable de votre foyer fiscal et du nombre de parts fiscales
- Votre statut de dirigeant : président de SASU/SAS ou gérant majoritaire de SARL/EURL, car les cotisations sociales diffèrent (voir la section sur la règle des 10 %)
Flat tax ou barème progressif : comment sont imposés vos dividendes ?
Deux régimes d'imposition s'appliquent aux dividendes perçus par les associés de sociétés soumises à l'impôt sur les sociétés (IS). Le choix entre les deux peut représenter plusieurs centaines, voire milliers d'euros d'écart sur votre net perçu.
Le Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) ou flat tax
Le PFU est le régime par défaut. Il s'applique automatiquement, sans aucune démarche de votre part.
Son taux global est de 30 %, décomposé ainsi :
- 12,8 % d'impôt sur le revenu
- 17,2 % de prélèvements sociaux (CSG, CRDS)
Le calcul est direct : sur 10 000 € de dividendes bruts, vous payez 3 000 € de prélèvements et percevez 7 000 € nets. Ce taux peut monter à 31,4 % si vous êtes redevable de la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus (CEHR). Pour aller plus loin sur le fonctionnement de la flat tax PFU, consultez notre article dédié.
Le barème progressif de l'impôt sur le revenu
Si votre TMI est faible, le barème progressif peut réduire votre imposition. Pour en bénéficier, vous devez cocher la case 2OP sur votre déclaration de revenus. Cette option est irrévocable pour l'année.
Voici comment le calcul fonctionne :
- Un abattement de 40 % s'applique sur vos dividendes bruts avant le calcul de l'IR
- Les prélèvements sociaux de 17,2 % restent dus sur le montant brut (sans abattement)
- La CSG déductible de 6,8 % du montant brut vient réduire votre revenu imposable l'année suivante
Ce régime est avantageux quand votre TMI est inférieur ou égal à 11 %. Au-delà, la flat tax est généralement plus intéressante. Pour comparer les deux options en détail, notre article sur la flat tax ou barème progressif vous guidera dans votre choix.
Bon à savoir : L'option pour le barème progressif (case 2OP) s'applique à l'ensemble de vos revenus de capitaux mobiliers, pas uniquement aux dividendes. Si vous détenez aussi des intérêts de livrets ou des plus-values mobilières, l'option les concerne tous. Simulez l'impact global avant de cocher.
Tableau comparatif PFU vs barème progressif
| Critère | PFU (flat tax) | Barème progressif |
|---|---|---|
| Taux d'imposition IR | 12,8 % | Selon TMI (0 %, 11 %, 30 %, 41 %, 45 %) |
| Prélèvements sociaux | 17,2 % | 17,2 % |
| Taux global effectif | 30 % | Variable selon TMI |
| Abattement sur dividendes | Aucun | 40 % avant calcul de l'IR |
| CSG déductible | Non | Oui, 6,8 % du brut |
| Démarche requise | Aucune (régime par défaut) | Cocher la case 2OP |
| Profil avantagé | TMI ≥ 30 % | TMI ≤ 11 % |
Pour les TMI entre 11 % et 30 %, le résultat dépend de votre situation exacte. C'est là que la simulation dividendes prend tout son sens : testez les deux régimes sur votre montant réel.
Comment calculer le montant net de vos dividendes ? (cas pratiques)
Trois scénarios sur un même montant de 20 000 € de dividendes bruts versés par une SAS à l'IS permettent de comparer concrètement les deux régimes :
- Scénario flat tax : appliquer le taux unique de 30 % sur le brut
- Scénario barème à 11 % : calculer l'IR après abattement, puis ajouter les prélèvements sociaux
- Scénario barème à 30 % : même méthode, avec un TMI plus élevé
Cas pratique n°1 - Flat tax (PFU) sur 20 000 € de dividendes
- Dividendes bruts : 20 000 €
- Prélèvements sociaux (17,2 %) : 3 440 €
- Impôt sur le revenu (12,8 %) : 2 560 €
- Total prélevé : 6 000 €
- Net perçu : 14 000 €
Le calcul est simple : 20 000 € × 30 % = 6 000 € de prélèvements. Vous conservez 70 % du brut.
Cas pratique n°2 - Barème progressif sur 20 000 € (TMI à 11 %)
- Dividendes bruts : 20 000 €
- Abattement de 40 % : 8 000 € déduits → base imposable IR : 12 000 €
- IR à 11 % sur 12 000 € : 1 320 €
- Prélèvements sociaux (17,2 %) sur 20 000 € bruts : 3 440 €
- Total prélevé : 4 760 €
- Net perçu : 15 240 €
Vous économisez 1 240 € par rapport au PFU. La CSG déductible (6,8 % × 20 000 € = 1 360 €) viendra en plus réduire votre revenu imposable l'année suivante.
Cas pratique n°3 - Barème progressif sur 20 000 € (TMI à 30 %)
- Dividendes bruts : 20 000 €
- Abattement de 40 % → base imposable IR : 12 000 €
- IR à 30 % sur 12 000 € : 3 600 €
- Prélèvements sociaux (17,2 %) sur 20 000 € : 3 440 €
- Total prélevé : 7 040 €
- Net perçu : 12 960 €
Le barème progressif coûte ici 1 040 € de plus que le PFU. Dès que votre TMI atteint 30 %, la flat tax est plus avantageuse. Les dividendes en SAS suivent ces mêmes règles d'imposition selon le régime choisi.
Comment fonctionne le prélèvement à la source sur les dividendes ?
Au moment du versement, votre société retient un acompte sur vos dividendes. Ce mécanisme, souvent confondu avec la flat tax elle-même, mérite une explication claire.
Le Prélèvement Forfaitaire Non Libératoire (PFNL)
Le PFNL est un acompte de 12,8 % prélevé à la source par votre société lors du versement des dividendes. Il s'ajoute aux prélèvements sociaux de 17,2 % retenus au même moment.
Voici la chronologie concrète :
- Versement : la société retient 30 % du brut (12,8 % de PFNL + 17,2 % de prélèvements sociaux) et vous verse 70 %
- Déclaration annuelle : vous déclarez vos dividendes et choisissez votre régime fiscal (PFU ou barème progressif)
- Régularisation : l'acompte de 12,8 % déjà payé est imputé sur votre IR. Si vous devez moins, le trop-perçu vous est remboursé
Le PFNL n'est pas un impôt supplémentaire. C'est un mécanisme de collecte anticipée qui affecte votre trésorerie au moment du versement, quel que soit votre choix fiscal final.
Peut-on être dispensé du prélèvement à la source ?
Oui, sous conditions de revenus. Vous pouvez demander la dispense du PFNL si votre revenu fiscal de référence (RFR) de l'avant-dernière année (N-2) est inférieur à :
- 50 000 € pour une personne seule
- 75 000 € pour un couple soumis à imposition commune
La dispense ne porte que sur l'acompte IR de 12,8 %. Les prélèvements sociaux de 17,2 % restent dus. Résultat : vous percevez 82,8 % du brut au lieu de 70 %, ce qui améliore votre trésorerie au moment du versement.
Bon à savoir : La demande de dispense de PFNL doit être adressée à votre société avant le 30 novembre de l'année précédant le versement. Passé ce délai, l'acompte de 12,8 % sera automatiquement retenu, même si vous remplissez les conditions de revenus.
Gérant majoritaire de SARL/EURL : la règle des 10 % du capital social
Si vous êtes travailleur non salarié (TNS), le calcul de vos dividendes nets change radicalement. Une règle spécifique alourdit la facture au-delà d'un certain seuil. Le statut du travailleur non salarié TNS implique en effet des règles d'assujettissement aux cotisations sociales très différentes de celles applicables aux présidents de SAS.
Quels dividendes sont soumis aux cotisations sociales ?
La part des dividendes qui dépasse 10 % du capital social (+ primes d'émission + apports en compte courant d'associé) est soumise aux cotisations sociales SSI, soit environ 45 %. Cette règle ne concerne que les TNS : gérant majoritaire de SARL et associé unique gérant d'EURL.
La part inférieure au seuil de 10 % reste soumise au PFU ou au barème progressif classique, sans cotisations SSI.
Bon à savoir : Le seuil de 10 % se calcule sur le capital social + primes d'émission + apports en compte courant d'associé (CCA). Un compte courant d'associé important peut donc relever ce seuil et réduire la part de vos dividendes soumise aux cotisations SSI (~45 %). Pour comprendre le fonctionnement du compte courant d'associé en SARL, consultez notre article dédié.
Exemple chiffré pour un gérant majoritaire
Prenons un gérant majoritaire de SARL avec un capital social de 10 000 €, sans compte courant d'associé, qui se verse 30 000 € de dividendes.
- Seuil de 10 % : 10 000 € × 10 % = 1 000 €
- Part au PFU classique (≤ 1 000 €) : 1 000 € × 30 % = 300 €
- Part soumise aux cotisations SSI (> 1 000 €) : 29 000 € × ~45 % = ~13 050 €
- Total des prélèvements : ~13 350 €
À titre de comparaison, un président de SASU qui se verse les mêmes 30 000 € au PFU paie 9 000 € de prélèvements (30 000 € × 30 %). L'écart dépasse 4 000 €. Pour une analyse complète de la comparaison entre ces deux statuts, notre article SASU vs SARL détaille les différences en matière de charges et de rémunération.
Un moyen d'optimisation courant : augmenter le capital social pour relever le seuil de 10 %. Pour simuler précisément l'impact de cette stratégie sur votre rémunération globale (salaire + dividendes), un accompagnement comptable est recommandé. Swapn donne accès à cet accompagnement dès 29 € HT/mois, sans engagement, avec l'assistance de comptables par téléphone, visio ou chat.
Comment déclarer vos dividendes aux impôts ?
La déclaration de vos dividendes dépend du régime fiscal que vous choisissez. Dans les deux cas, la démarche reste simple grâce à l'IFU (Imprimé Fiscal Unique) transmis par votre société à l'administration.
Déclaration au PFU (régime par défaut)
Vos dividendes sont pré-remplis sur votre déclaration de revenus. Vérifiez les cases suivantes :
- Case 2DC : montant brut des dividendes perçus
- Case 2CK : acompte d'impôt déjà versé (PFNL de 12,8 %)
Si le PFU vous convient, vous n'avez rien d'autre à faire. L'imposition à 30 % est calculée automatiquement.
Déclaration au barème progressif (option 2OP)
Pour opter pour le barème progressif, cochez la case 2OP sur votre déclaration. L'abattement de 40 % est calculé automatiquement par l'administration fiscale.
Cette option s'applique à tous vos revenus de capitaux mobiliers du foyer, pas seulement aux dividendes. Elle est irrévocable pour l'année fiscale en cours. Si vous détenez d'autres placements (intérêts, plus-values), vérifiez que le barème reste avantageux sur l'ensemble avant de cocher.
Comment déterminer le montant de dividendes distribuables ?
Avant de lancer votre simulation d'imposition, encore faut-il savoir combien vous pouvez distribuer. Le résultat distribuable est encadré par la loi.
La formule de calcul du résultat distribuable
Le résultat distribuable se calcule ainsi :
Bénéfice net de l'exercice, dotation à la réserve légale + report à nouveau bénéficiaire, report à nouveau déficitaire
Ce montant doit être voté en assemblée générale ordinaire, dans les 6 mois suivant la clôture de l'exercice comptable. Il est aussi possible de verser un acompte sur dividendes en cours d'exercice, à condition de faire certifier un bilan intermédiaire par un commissaire aux comptes.
La mise en réserve légale
Chaque année, vous devez affecter 5 % du bénéfice net à la réserve légale. Cette obligation cesse quand la réserve atteint 10 % du capital social.
Avec un capital de 10 000 €, la réserve légale est plafonnée à 1 000 €. Les premières années, cette dotation réduit le montant distribuable, mais l'impact reste limité sur la durée.
Les questions fréquentes sur le simulateur de dividendes
Comment calculer le montant des dividendes à verser ?
Le montant maximum distribuable se calcule ainsi : bénéfice net de l'exercice, dotation à la réserve légale (5 % du bénéfice, dans la limite de 10 % du capital social) + report à nouveau bénéficiaire, report à nouveau déficitaire. Ce montant est voté en assemblée générale ordinaire, dans les 6 mois suivant la clôture.
Est-il plus intéressant de se verser un salaire ou des dividendes ?
Cela dépend de votre statut et de votre TMI. En SASU, les dividendes (flat tax 30 %) sont souvent plus avantageux que le salaire (charges patronales + salariales ~75-80 % du net). En SARL, la règle des 10 % du capital social réduit l'intérêt des dividendes au-delà du seuil. Un mix salaire + dividendes est souvent la stratégie la plus efficace. Notre article sur la rémunération en SASU : salaire ou dividende détaille les arbitrages à effectuer selon votre situation.
Comment ne pas payer la flat tax sur les dividendes ?
Vous ne pouvez pas échapper à toute imposition, mais vous pouvez opter pour le barème progressif (case 2OP) si votre TMI est inférieur ou égal à 11 %. Après abattement de 40 % et déduction de la CSG (6,8 %), votre imposition effective sera inférieure à 30 %. Cette option est irrévocable pour l'année et s'applique à tous vos revenus de capitaux mobiliers. Pour comprendre l'impact de la flat tax sur les dividendes, consultez notre analyse complète.
Quelle est la différence entre PFU et PFNL ?
Le PFU (Prélèvement Forfaitaire Unique) est le régime fiscal final : 30 % tout compris. Le PFNL (Prélèvement Forfaitaire Non Libératoire) est un acompte de 12,8 % prélevé à la source au moment du versement, imputé ensuite sur votre IR lors de la déclaration annuelle. Le PFNL est un mécanisme de collecte, pas un impôt supplémentaire.
Peut-on se verser des dividendes la première année de création ?
Oui, à condition que la société ait réalisé un bénéfice sur son premier exercice. Les dividendes ne peuvent être distribués qu'après l'approbation des comptes annuels en AG. Si le premier exercice est déficitaire, aucun dividende ne peut être versé, même si la trésorerie le permet.
Quand faut-il demander la dispense de prélèvement à la source sur les dividendes ?
La demande de dispense du PFNL doit être formulée avant le 30 novembre de l'année précédant le versement. Elle est réservée aux contribuables dont le revenu fiscal de référence (N-2) est inférieur à 50 000 € (personne seule) ou 75 000 € (couple soumis à imposition commune).
Les dividendes sont-ils soumis aux cotisations sociales en SASU ?
Non. En SASU ou SAS, les dividendes versés au président ou aux associés ne sont pas soumis aux cotisations sociales. Seuls les prélèvements sociaux de 17,2 % (CSG, CRDS) s'appliquent. C'est une différence majeure avec la SARL/EURL, où les dividendes excédant 10 % du capital social sont soumis aux cotisations SSI. Pour tout savoir sur les dividendes en SASU, consultez notre guide complet.
Comment sont imposés les dividendes d'une SARL à l'IR ?
Dans une SARL à l'IR, les bénéfices sont directement imposés au nom de l'associé, qu'ils soient distribués ou non. Il n'y a pas de « dividendes » au sens fiscal : le bénéfice est intégré au revenu imposable selon le barème progressif, sans flat tax ni abattement de 40 %. L'option IR est possible les 5 premières années ou de plein droit pour la SARL de famille. Pour en savoir plus sur l'imposition des dividendes en SARL, notre article détaille les règles applicables.
Vaut-il mieux augmenter son capital social pour réduire les cotisations sur les dividendes en SARL ?
C'est un moyen d'optimisation courant. En augmentant le capital social, vous relevez le seuil de 10 % au-delà duquel les dividendes sont soumis aux cotisations SSI. Passer de 1 000 € à 50 000 € de capital relève le seuil de 100 € à 5 000 €. L'opération a un coût (formalités, immobilisation de trésorerie) à mettre en balance avec l'économie de cotisations. Notre article sur l'augmentation de capital en SARL vous guide dans cette démarche.
À quelle date faut-il verser les dividendes pour optimiser sa fiscalité ?
Les dividendes doivent être votés dans les 6 mois suivant la clôture de l'exercice (soit avant le 30 juin pour un exercice clos au 31 décembre). Le versement peut intervenir à la date décidée en AG. Planifiez en amont pour anticiper la demande de dispense de PFNL (avant le 30 novembre N-1) et la gestion de trésorerie.
Sources & Références
Service-Public : Impôt sur le revenu - Revenus d'épargne et de placement