Fermeture d'une SAS : démarches, coûts et fiscalité
Blog > Statut juridique > Être salarié et avoir une SARL : ce qu'il faut savoir
Être salarié et avoir une SARL : ce qu'il faut savoir
Temps de lecture : 9 min
Résumé de l'article
- Salarié et SARL : cumuler un emploi salarié avec la création d'une SARL est parfaitement légal.
- Clause d'exclusivité : elle reste inopposable pendant les 12 premiers mois suivant l'immatriculation de la société.
- Associé ou gérant : le simple associé évite toute cotisation sociale supplémentaire, contrairement au gérant.
- Gérant majoritaire : il subit une double affiliation au régime général et à la SSI.
- Dispositifs d'aide : le congé pour création et l'ACRE facilitent le lancement de votre SARL.
- Créer sa SARL avec Swapn : Swapn vous propose la création à 0€ d'honoraires, hors frais légaux et sans engagement.
Créez votre entreprise avec Swapn, c’est gratuit
Expérience de création d’entreprise idéale - Benoit B.
Parfait et rapide ! - Baptiste B.
Se concentrer pleinement sur son activité - Phil T.
Serein et confiant tout au long du processus - Antoine J.
C'est un vrai gain de temps et de sérénité - Minh Thanh N.
Je recommande ce service sans hésiter - Alain L.
Sérieux, humain et ça rassure pour créer - Alain L.
Je recommande les yeux fermés - Bartali S.
Littéralement les meilleurs dans leurs domaines - Yanis H.
Un partenaire essentiel pour la création d'entreprise - Anouar
Professionnalisme et engagement remarquables - Levon B.
Simple, efficace et gratuit ! - Angela I.
Création de société la plus rapide de tous les temps ! - Isabelle M.
4,9 Google
+1000 avis
Grégoire Charroyer
Expert en création d’entreprise chez Swapn
Article mis à jour
Le 04 août 2026
Un salarié peut-il créer et gérer une SARL ?
Oui. Être salarié et avoir une SARL est tout à fait légal en France. La liberté d'entreprendre a valeur constitutionnelle : aucune loi n'interdit de cumuler un emploi salarié avec la création ou la détention d'une société.
Ce cumul repose sur trois conditions à respecter simultanément :
- Rester loyal envers votre employeur (pas de concurrence déloyale, pas d'utilisation de ses ressources)
- Ne pas violer les clauses de votre contrat de travail (exclusivité, non-concurrence)
- Ne pas exercer votre activité SARL pendant vos heures de travail salarié
Un point mérite attention : il y a une vraie différence entre être associé d'une SARL (détenir des parts sociales) et en être le gérant (diriger la société). Le premier rôle est purement patrimonial. Le second implique des responsabilités de gestion et une affiliation à un régime social. Votre choix entre ces deux rôles a des conséquences directes sur vos cotisations, votre protection sociale et les risques juridiques que vous prenez. Être salarié et avoir une entreprise en parallèle est donc possible, mais pas sans précautions. Si vous vous interrogez sur le cumul entre activité salariée et entrepreneuriat, plusieurs dispositifs encadrent cette situation.
Quelles clauses de votre contrat de travail vérifier avant de vous lancer ?
Avant de créer une SARL en étant salarié, prenez le temps de relire votre contrat de travail. Trois éléments peuvent limiter votre liberté d'action, voire vous exposer à un licenciement.
La clause d'exclusivité

Cette clause vous interdit toute autre activité professionnelle, même dans un secteur différent de celui de votre employeur. Si votre contrat en contient une, vous pourriez penser que la création d'une SARL est impossible.
Ce n'est pas le cas. L'article L1222-5 du Code du travail prévoit une dérogation légale : la clause d'exclusivité est inopposable pendant les 12 premiers mois suivant l'immatriculation de votre société. Pendant cette période, votre employeur ne peut pas vous reprocher d'avoir lancé votre SARL.
Passé ce délai d'un an, la clause retrouve son plein effet. Vous devez alors négocier avec votre employeur : demander la levée de la clause, passer à temps partiel ou solliciter un congé pour création d'entreprise. En cas de violation, vous risquez un licenciement pour faute, voire pour faute grave.
Bon à savoir : Même si votre contrat contient une clause d'exclusivité, celle-ci est légalement inopposable pendant les 12 premiers mois suivant l'immatriculation de votre SARL (article L1222-5 du Code du travail). Passé ce délai, la clause retrouve son plein effet : vous devez alors négocier sa levée ou opter pour un congé pour création.
L'obligation de loyauté
Contrairement à la clause d'exclusivité, le devoir de loyauté existe dans tout contrat de travail, même sans mention écrite. Il découle directement du Code civil et s'applique à tous les salariés sans exception.
Concrètement, cette obligation vous interdit de :
- Exercer une activité concurrente de celle de votre employeur
- Démarcher les clients de votre entreprise pour votre SARL
- Utiliser les ressources de votre employeur (matériel, fichiers clients, logiciels)
- Travailler sur votre projet SARL pendant vos heures de travail
Prenons un exemple concret. Un développeur web salarié dans une agence digitale crée une SARL de développement web ciblant les mêmes types de clients. Même sans clause d'exclusivité dans son contrat, ce salarié viole son obligation de loyauté. Il s'expose à un licenciement pour faute grave et à des dommages et intérêts.
La clause de non-concurrence
Ne confondez pas cette clause avec l'obligation de loyauté. La clause de non-concurrence s'applique après la rupture de votre contrat de travail, pas pendant son exécution.
Pour être valide, elle doit remplir quatre conditions : être limitée dans le temps, dans l'espace géographique, à un domaine d'activité précis, et prévoir une contrepartie financière versée par l'employeur.
Si vous envisagez de quitter votre emploi pour vous consacrer à votre SARL, vérifiez cette clause. Elle pourrait vous interdire d'exercer dans le même secteur pendant une durée déterminée après votre départ. Vous pouvez négocier sa levée avec votre employeur, souvent en échange de la renonciation à la contrepartie financière. Certains salariés choisissent à ce stade une démission pour création d'entreprise afin de se consacrer pleinement à leur projet.
Gérant ou simple associé : quel rôle choisir dans votre SARL ?

Le choix de votre rôle dans la SARL a un impact direct sur votre régime social, vos cotisations et vos obligations au quotidien. Voici les trois options qui s'offrent à un salarié créateur d'entreprise.
| Critère | Associé (non gérant) | Gérant minoritaire ou égalitaire | Gérant majoritaire |
|---|---|---|---|
| Détention de parts sociales | Oui | Oui (≤ 50 %) | Oui (> 50 %) |
| Pouvoir de gestion | Aucun (vote en AG uniquement) | Dirige la société | Dirige la société |
| Régime social | Aucune affiliation supplémentaire | Assimilé salarié (régime général) | TNS (Sécurité sociale des indépendants) |
| Cotisations sociales | Aucune (hors prélèvements sur dividendes) | Uniquement si rémunération versée | Cotisations minimales même sans rémunération |
| Rémunération possible | Dividendes uniquement | Rémunération de gérance + dividendes | Rémunération de gérance + dividendes |
| Risque juridique principal | Requalification en dirigeant de fait | Responsabilité de gestion | Responsabilité de gestion + double affiliation |
| Idéal pour quel profil de salarié | Salarié prudent, projet en phase de test | Salarié voulant garder le régime général | Salarié prêt à gérer la double cotisation |
Devenir associé sans être gérant
En tant que simple associé, vous détenez des parts sociales, percevez des dividendes et votez en assemblée générale. Vous n'avez aucune obligation de gestion quotidienne.
C'est l'option la moins contraignante pour un salarié. Pas d'affiliation sociale supplémentaire, pas de cotisations additionnelles (seuls vos dividendes sont imposés). Vous pouvez tester un projet avec un associé-gérant de confiance sans mettre en péril votre situation salariale. Avant de vous lancer à plusieurs, il est utile de connaître les questions à se poser avant de s'associer.
Attention cependant au risque de dirigeant de fait. Si vous prenez des décisions de gestion à la place du gérant (signer des contrats, recruter, négocier avec les fournisseurs), un tribunal peut vous requalifier en dirigeant de fait, avec toutes les responsabilités qui en découlent.
Être gérant minoritaire ou égalitaire
Le gérant minoritaire ou égalitaire détient 50 % ou moins des parts sociales de la SARL. Son régime social est celui d'assimilé salarié : il est affilié au régime général de la Sécurité sociale.
Pour un salarié qui veut cumuler emploi salarié et SARL, c'est un avantage concret. Vous restez dans le même régime social que votre emploi, sans double affiliation à deux régimes différents. Vos cotisations de gérant ne sont dues que si la SARL vous verse une rémunération. Sans rémunération, pas de cotisations supplémentaires.
Être gérant majoritaire
Le gérant majoritaire détient plus de 50 % des parts sociales. Il relève du statut de travailleur non salarié (TNS) et est affilié à la Sécurité sociale des indépendants (SSI).
La conséquence directe pour un salarié : une double affiliation. Vous cotisez au régime général via votre emploi salarié et à la SSI en tant que gérant. Cette double cotisation s'applique même si votre SARL ne vous verse aucune rémunération, car des cotisations minimales sont dues au titre du régime TNS.
Bon à savoir : Pour déterminer si vous êtes gérant majoritaire, on additionne vos parts avec celles de votre conjoint, partenaire pacsé et enfants mineurs. Un gérant détenant 30 % des parts dont le conjoint en détient 25 % est considéré comme majoritaire (55 % au total).
Quels dispositifs pour faciliter le cumul salarié-gérant de SARL ?
Plusieurs dispositifs légaux permettent de lancer votre SARL tout en sécurisant votre situation de salarié. Voici les trois principaux.
Le congé pour création ou reprise d'entreprise

Ce congé vous permet de suspendre votre contrat de travail pour vous consacrer à votre projet, tout en conservant la possibilité de réintégrer votre poste à l'issue.
Les conditions : justifier d'au moins 2 ans d'ancienneté dans votre entreprise (ou dans une entreprise du même groupe). La durée est de 12 mois maximum, renouvelable une fois, soit 24 mois au total.
La procédure est précise. Vous devez envoyer une lettre recommandée avec accusé de réception à votre employeur au moins 2 mois avant la date de départ souhaitée. Cette lettre doit mentionner la date de départ, la durée du congé et l'activité envisagée. Votre employeur a 1 mois pour répondre. S'il ne répond pas, son silence vaut acceptation.
L'employeur peut reporter votre départ de 6 mois maximum, mais il ne peut pas refuser votre demande (sauf dans les entreprises de moins de 300 salariés, sous certaines conditions). Après avoir utilisé ce congé, un délai de carence de 3 ans s'applique avant de pouvoir en demander un nouveau.
Prenons le cas de Marc, salarié depuis 3 ans dans une PME. Il souhaite lancer sa SARL de conseil. Il envoie sa lettre recommandée le 1er mars. Son employeur a jusqu'au 1er avril pour répondre. Sans réponse, le congé est accepté. Marc quitte son poste le 1er mai. Il peut revenir au plus tard le 30 avril de l'année suivante. Pendant ces 12 mois, il ne perçoit plus de salaire mais son contrat de travail est maintenu.
Le passage à temps partiel pour création d'entreprise
Si vous préférez conserver un revenu salarié pendant le lancement de votre SARL, le temps partiel pour création d'entreprise est une alternative au congé. Les conditions d'éligibilité et la procédure sont identiques : 2 ans d'ancienneté, lettre recommandée 2 mois avant, durée de 12 mois renouvelable une fois.
La différence : vous continuez à travailler, mais à horaires réduits. Le volume horaire est négocié avec votre employeur. Vous conservez une partie de votre salaire tout en dégageant du temps pour développer votre SARL.
L'exonération de cotisations sociales (ACRE)
L'ACRE (Aide à la Création ou à la Reprise d'une Entreprise) permet de réduire vos cotisations sociales pendant les 12 premiers mois d'activité de votre SARL. Pour suivre les dernières évolutions de ce dispositif, consultez les informations sur l'ACRE en SARL.
Pour en bénéficier en tant que salarié créateur d'entreprise, vous devez remplir des conditions spécifiques : justifier d'au moins 455 heures d'activité salariée au cours des 12 derniers mois et de 910 heures sur les 24 derniers mois. Votre rémunération salariée ne doit pas dépasser 120 % du SMIC.
L'exonération porte sur les cotisations maladie-maternité, retraite de base et allocations familiales. Elle s'applique pendant les 12 premiers mois suivant le début d'activité de votre SARL.
Quelles conséquences fiscales et sociales quand on cumule salariat et SARL ?
Cumuler emploi salarié et SARL a des répercussions directes sur votre déclaration de revenus et votre protection sociale. Voici ce qui change concrètement.
Comment déclarer vos revenus en situation de cumul
Vos revenus salariés sont déclarés dans la catégorie « Traitements et salaires », comme d'habitude. Pour les revenus tirés de votre SARL, tout dépend du régime fiscal choisi.
Si votre SARL est à l'impôt sur les sociétés (IS), votre rémunération de gérant est déclarée en « Traitements et salaires » (article 62 du CGI). Les dividendes que vous percevez relèvent des « Revenus de capitaux mobiliers ». L'imposition des dividendes en SARL suit des règles spécifiques qu'il est utile de maîtriser avant de décider de votre mode de rémunération.
Si votre SARL est à l'impôt sur le revenu (IR), les bénéfices sont imposés directement à votre nom dans la catégorie BIC (Bénéfices Industriels et Commerciaux) ou BNC (Bénéfices Non Commerciaux) selon la nature de l'activité.
Voyons l'impact concret avec un cas pratique. Sophie est salariée à 2 500 € nets par mois, soit 30 000 € nets annuels. Elle crée une SARL à l'IS dont elle est gérante minoritaire et se verse 1 000 € par mois de rémunération de gérance, soit 12 000 € par an.
- Sans la SARL : revenu imposable après abattement de 10 % = 27 000 €. Impôt sur le revenu (personne seule) ≈ 1 730 €.
- Avec la SARL : revenu imposable total après abattement = 37 800 €. Une partie de ce revenu bascule dans la tranche à 30 % (au-delà de 29 579 €). Impôt ≈ 4 630 €.
Le surcoût fiscal est d'environ 2 900 € par an. Sur les 12 000 € de rémunération de gérance, Sophie supporte un taux marginal effectif d'environ 24 %. Ce calcul ne tient pas compte des cotisations sociales prélevées sur la rémunération de gérance.
Swapn accompagne les gérants de SARL dans leur comptabilité dès 29 € HT/mois, avec bilan certifié par un Expert-Comptable et assistance sous 24 h.
Protection sociale et retraite du salarié-gérant
Si vous êtes gérant majoritaire, vous êtes en situation de pluriactivité (aussi appelée polyactivité) : affilié simultanément au régime général (en tant que salarié) et à la SSI (en tant que TNS).
Pour les prestations maladie, c'est le régime de votre activité principale qui verse les indemnités. L'activité principale est celle qui génère le plus de revenus ou qui occupe le plus de temps de travail.
Côté retraite, vous cumulez les trimestres de retraite validés dans chaque régime, avec un maximum de 4 trimestres par an au total (pas 4 par régime). La LURA (Liquidation Unique des Retraites de Base) simplifie le calcul au moment du départ : vos 25 meilleures années sont calculées tous régimes alignés confondus.
Bon à savoir : En tant que gérant majoritaire TNS, vous devez payer des cotisations sociales minimales à la SSI même si votre SARL ne vous verse aucune rémunération. Les charges sociales en SARL varient selon votre statut de gérant : prévoyez ce coût dès le lancement de votre activité.
Quelles sont les étapes pour créer votre SARL en étant salarié ?
Une fois votre contrat de travail vérifié et votre rôle choisi, voici les 7 étapes pour immatriculer votre SARL.
- Vérifier votre contrat de travail : relisez les clauses d'exclusivité, de non-concurrence et votre obligation de loyauté.
- Informer votre employeur si nécessaire : en cas de clause d'exclusivité ou si vous demandez un congé pour création d'entreprise.
- Choisir votre rôle : associé, gérant minoritaire ou gérant majoritaire, en fonction de vos objectifs et des conséquences sociales de chaque option.
- Rédiger les statuts de la SARL : ils fixent les règles de fonctionnement de la société (objet social, répartition des parts sociales, modalités de gérance). Vous pouvez vous appuyer sur un modèle de statuts SARL pour structurer ce document.
- Déposer le capital social sur un compte bloqué auprès d'une banque ou d'un notaire.
- Publier l'annonce légale dans un journal d'annonces légales (JAL) du département du siège social.
- Déposer le dossier d'immatriculation sur le Guichet Unique de l'INPI pour obtenir votre Kbis. Pour en savoir plus sur cette procédure, consultez le guide sur l'immatriculation SARL.
Le dossier d'immatriculation doit contenir :
- Les statuts signés par tous les associés
- L'attestation de parution de l'annonce légale
- L'attestation de dépôt des fonds (capital social)
- La copie de la pièce d'identité du gérant
- Le justificatif de domiciliation du siège social
- La déclaration de non-condamnation du gérant
Swapn propose la création de SARL en ligne gratuitement (0 €), avec prise en charge complète des formalités et un conseiller dédié disponible en moins de 5 minutes.
Les questions fréquentes sur le cumul salarié et SARL
Peut-on être salarié à temps plein et gérant d'une SARL en même temps ?
Oui, aucune loi n'interdit de cumuler un emploi salarié à temps plein avec la gérance d'une SARL. Vous devez respecter votre obligation de loyauté et vérifier l'absence de clause d'exclusivité dans votre contrat. Si une telle clause existe, elle est inopposable pendant 12 mois après l'immatriculation de votre société.
Est-ce que mon employeur doit être informé si je crée une SARL ?
La loi ne vous oblige pas à informer votre employeur, sauf si votre contrat le prévoit (clause d'information, clause d'exclusivité). Si vous demandez un congé pour création d'entreprise ou un passage à temps partiel, vous devez en informer votre employeur par lettre recommandée.
Quelle différence entre être associé et être gérant d'une SARL quand on est salarié ?
L'associé détient des parts sociales et perçoit des dividendes, sans affiliation sociale supplémentaire. Le gérant dirige la société et doit s'affilier à un régime social (régime général s'il est minoritaire, SSI s'il est majoritaire). Pour un salarié, être simple associé est l'option la moins contraignante.
Un salarié peut-il créer une SARL dans le même secteur que son employeur ?
C'est légalement possible mais très risqué. L'obligation de loyauté interdit toute concurrence déloyale : démarcher les clients de votre employeur, utiliser ses ressources ou capter son savoir-faire. Vous vous exposez à un licenciement pour faute grave et à des dommages et intérêts.
Combien de temps dure le congé pour création d'entreprise ?
Le congé dure 12 mois maximum, renouvelable une fois, soit 24 mois au total. Vous devez justifier d'au moins 2 ans d'ancienneté. Après utilisation, un délai de carence de 3 ans s'applique avant de pouvoir en demander un nouveau.
Quelles cotisations sociales paie-t-on quand on est salarié et gérant majoritaire de SARL ?
Vous cotisez doublement : au régime général en tant que salarié et à la SSI en tant que gérant majoritaire TNS. Des cotisations minimales sont dues à la SSI même sans rémunération versée par la SARL.
Puis-je bénéficier de l'ACRE si je suis salarié et que je crée une SARL ?
Oui, sous conditions. Vous devez justifier d'au moins 455 heures d'activité salariée sur les 12 derniers mois et 910 heures sur les 24 derniers mois, avec une rémunération ne dépassant pas 120 % du SMIC. L'ACRE vous exonère partiellement de cotisations pendant 12 mois.
Est-ce qu'un fonctionnaire peut aussi créer une SARL ?
Les règles sont plus strictes. Un fonctionnaire à temps plein ne peut pas, en principe, exercer une activité privée lucrative comme la gérance d'une SARL. Il doit obtenir une autorisation de cumul d'activités ou se mettre en disponibilité pour création d'entreprise.
Vaut-il mieux créer une SARL ou une micro-entreprise quand on est salarié ?
La micro-entreprise convient si votre activité secondaire génère un chiffre d'affaires modeste et que vous cherchez la simplicité. La SARL est préférable pour un CA plus élevé, si vous souhaitez vous associer, ou si vous avez besoin de séparer patrimoine personnel et professionnel. Pour comparer les deux options, consultez notre analyse SARL ou micro-entreprise.
Peut-on se verser un salaire de sa SARL tout en étant salarié ailleurs ?
Oui. Un gérant de SARL peut percevoir une rémunération de gérance tout en ayant un salaire d'un autre employeur. Cette rémunération est soumise à cotisations sociales et à l'impôt sur le revenu. Vous pouvez aussi choisir de ne percevoir aucune rémunération et d'attendre les dividendes. Pour comprendre les implications comptables de ce choix, il peut être utile de consulter un guide sur la comptabilité de la SARL.
Sources & Références
Legifrance : Article L1222-5 - Code du travail
Service-Public : Cumul d'emplois par un salarié
Urssaf : Pluriactivité et cumul d'activités
Résumer cet article avec :
Créez votre entreprise avec Swapn, c’est gratuit
Expérience de création d’entreprise idéale - Benoit B.
Parfait et rapide ! - Baptiste B.
Se concentrer pleinement sur son activité - Phil T.
Serein et confiant tout au long du processus - Antoine J.
C'est un vrai gain de temps et de sérénité - Minh Thanh N.
Je recommande ce service sans hésiter - Alain L.
Sérieux, humain et ça rassure pour créer - Alain L.
Je recommande les yeux fermés - Bartali S.
Littéralement les meilleurs dans leurs domaines - Yanis H.
Un partenaire essentiel pour la création d'entreprise - Anouar
Professionnalisme et engagement remarquables - Levon B.
Simple, efficace et gratuit ! - Angela I.
Création de société la plus rapide de tous les temps ! - Isabelle M.
Rédigé par Grégoire Charroyer
Expert en création d’entreprise depuis plus de 10 ans. Grégoire a pour objectif de rendre l’entrepreneuriat simple et accessible à tous en France.
Sur le même thème
La gestion des charges en SCM : le guide complet (2026)
Cumuler deux micro-entreprises : est-ce possible ?
Les obligations d’une agence immobilière en 2026
Gestion des congés et jours fériés - Le guide 2026
EURL : définition, avantages, fiscalité (2026)
Comment réaliser une augmentation de capital en SARL ?
Clause d'exclusion d'un associé SARL : ce qu'il faut savoir
Nos articles les plus lus
La création d'entreprise
Création d'une EURL en ligne | Création à 0€ | Tuto simple
SASU
SASU ou EURL : Quelles différences ? - Tableau comparatif
La création d'entreprise
Création d'une SASU en ligne | Création à 0€ | Tuto simple
La création d'entreprise
Création d'une entreprise en ligne | Création à 0€ | Étapes 2026
Logiciel comptable
Top 10 - Meilleurs logiciels de comptabilité en 2026

