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Apport en nature SASU : étapes et pièges à éviter
Temps de lecture : 9 min
Résumé de l'article
- Apport en nature SASU : un bien non monétaire transféré à la société en échange d'actions.
- Deux modalités : l'apport en propriété transfère le bien définitivement, l'apport en jouissance seulement temporairement.
- Évaluation : chaque bien se chiffre à sa valeur réelle au jour de l'apport.
- Commissaire aux apports : obligatoire sauf si chaque bien vaut moins de 30 000 €.
- Libération intégrale : les apports en nature sont entièrement transférés dès la création, sans échelonnement.
- Créer sa SASU avec Swapn : Swapn vous propose la création à 0€ d'honoraires, hors frais légaux et sans engagement.
Grégoire Charroyer
Expert en création d’entreprise chez Swapn
Article mis à jour
Le 20 août 2026
Qu'est-ce qu'un apport en nature en SASU ?
L'apport en nature en SASU (société par actions simplifiée unipersonnelle) désigne tout bien non monétaire transféré à la société en échange d'actions. Voici ce que recouvre cette notion, les formes qu'elle peut prendre et les biens concernés.
Définition et rôle dans le capital social
Un apport en nature est un bien, autre que de l'argent, qu'un associé unique met à disposition de sa SASU pour constituer ou augmenter son capital social. En contrepartie, il reçoit des actions dont le nombre dépend de la valeur attribuée au bien et de la valeur nominale choisie.
Cet apport se distingue de deux autres types de contributions :
- L'apport en numéraire : un versement d'argent sur le compte de la société.
- L'apport en industrie : la mise à disposition d'un savoir-faire ou d'une compétence. Ce type d'apport donne droit à des actions, mais il n'entre pas dans le capital social.
Les biens apportables en nature sont variés : véhicule, ordinateur, fonds de commerce, brevet, droit au bail, marque déposée ou encore local commercial. La seule condition : le bien doit être évaluable en argent et transférable à la société.
Apport en propriété ou en jouissance : quelle différence ?
Deux modalités existent pour un apport en nature.
L'apport en propriété transfère définitivement le bien à la SASU. L'associé unique n'en est plus propriétaire. C'est la forme la plus courante en SASU, car elle intègre pleinement le bien au patrimoine de la société.
L'apport en jouissance fonctionne comme une mise à disposition temporaire. La SASU utilise le bien sans en devenir propriétaire, et le restitue à l'associé à une date convenue. L'évaluation porte alors sur la durée d'utilisation du bien, pas sur sa valeur vénale totale.
En pratique, la grande majorité des apports en SASU se font en propriété.
Quels biens peut-on apporter en nature à une SASU ?
Les biens apportables se répartissent en trois catégories :
- Biens corporels mobiliers : véhicule, matériel informatique, outillage, mobilier de bureau, stock de marchandises.
- Biens corporels immobiliers : local commercial, terrain, entrepôt.
- Biens incorporels : fonds de commerce, brevet, marque, licence d'exploitation, droit au bail, logiciel, clientèle.
Pour être apporté, chaque bien doit remplir trois conditions : appartenir à l'apporteur, être évaluable en argent et être transférable à la société.
Comment évaluer un apport en nature en SASU ?
L'évaluation d'un apport en nature détermine la valeur des actions reçues en contrepartie et conditionne le recours éventuel à un commissaire aux apports. Trois méthodes permettent de chiffrer un bien de manière fiable.
Les 3 méthodes d'évaluation concrètes
- Factures et amortissement : partez de la facture d'achat et appliquez un amortissement linéaire sur la durée de vie du bien. Exemple : un ordinateur acheté 1 500 € il y a 2 ans, amorti sur 3 ans, a une valeur résiduelle d'environ 750 €.
- Prix du marché : comparez avec des biens similaires en vente. Pour un véhicule, consultez l'Argus. Pour du matériel professionnel, vérifiez les prix sur les plateformes de revente spécialisées. Un utilitaire acheté 25 000 € il y a 4 ans peut afficher une cote Argus de 12 000 €.
- Recours à un expert : pour les biens complexes (fonds de commerce, brevet, droit au bail), faites appel à un expert-comptable ou un évaluateur agréé. Leur rapport chiffré sécurise l'évaluation et réduit le risque de contestation.
La règle à retenir : l'évaluation doit refléter la valeur réelle du bien au jour de l'apport, pas son prix d'achat initial.
Cas pratique - évaluer un véhicule et du matériel informatique
Marc, consultant en stratégie, crée sa SASU avec un capital social de 15 000 €. Il apporte deux biens en nature et complète par un apport en numéraire.
Ses deux biens apportés :
- Véhicule (Peugeot 308, achetée 18 000 € il y a 3 ans) : cote Argus actuelle = 9 500 €
- MacBook Pro (acheté 2 200 € il y a 18 mois, amorti sur 3 ans) : valeur résiduelle = 1 100 €
Le total de ses apports en nature atteint 10 600 €. Avec un apport en numéraire complémentaire de 4 400 €, les apports en nature pèsent 70,7 % du capital (10 600 / 15 000).
Vérification des seuils de dispense du commissaire aux apports :
- Seuil unitaire : chaque bien est inférieur à 30 000 € (9 500 € et 1 100 €) → condition remplie
- Seuil global : les apports en nature dépassent 50 % du capital → condition non remplie
Résultat : malgré des montants modestes, Marc doit nommer un commissaire aux apports car la part des apports en nature dépasse 50 % du capital social. Pour s'en dispenser, il aurait fallu porter son apport en numéraire à au moins 10 600 € (capital total de 21 200 €).
Avec une valeur nominale de 10 € par action, Marc reçoit 1 060 actions pour ses apports en nature et 440 pour son apport en numéraire, soit 1 500 actions au total.
Commissaire aux apports en SASU : obligatoire ou pas ?

Le commissaire aux apports est un professionnel indépendant chargé de vérifier la valeur attribuée aux biens apportés. Sa désignation est le principe, mais des exceptions existent sous conditions strictes.
Le principe : une intervention obligatoire
Le commissaire aux apports est un commissaire aux comptes ou un expert désigné, indépendant de la société. Son rôle : contrôler que la valeur attribuée à chaque bien correspond à sa valeur réelle. Son rapport est annexé aux statuts de la SASU.
L'associé unique le désigne par décision unilatérale, consignée dans un procès-verbal. À défaut de choix, le Président du Tribunal de commerce peut le nommer par ordonnance.
Côté budget, les honoraires varient entre 500 € et 3 000 € HT selon la nature des biens évalués. Un véhicule ou du matériel simple coûte entre 500 et 1 000 €. Un fonds de commerce ou un brevet peut atteindre 2 000 à 3 000 €.
Les deux conditions cumulatives de dispense
L'associé unique peut se passer d'un commissaire aux apports si deux conditions sont réunies simultanément (article R224-2 du Code de commerce, applicable à la SASU via l'article L227-1) :
- Aucun apport en nature ne dépasse 30 000 € (seuil unitaire).
- La valeur totale des apports en nature ne dépasse pas 50 % du capital social (seuil global).
Si l'une des deux conditions manque, le commissaire est obligatoire.
Un cas de dispense supplémentaire existe : lorsque l'associé unique exerçait auparavant en entreprise individuelle (ex-EIRL) et que les biens apportés figuraient au bilan de son dernier exercice.
| Critère | Commissaire obligatoire | Dispense possible |
|---|---|---|
| Seuil unitaire | Au moins un apport > 30 000 € | Chaque apport ≤ 30 000 € |
| Seuil global | Apports en nature > 50 % du capital | Apports en nature ≤ 50 % du capital |
| Ex-EI / ex-EIRL | - | Biens inscrits au bilan du dernier exercice |
| Conséquence | Rapport annexé aux statuts | Responsabilité de l'associé unique pendant 5 ans |
Quels risques si vous ne faites pas appel à un commissaire aux apports ?

Renoncer au commissaire aux apports engage la responsabilité personnelle de l'associé unique. Prenons un exemple concret : un véhicule évalué à 15 000 € dans les statuts alors qu'il en vaut réellement 8 000 €. L'associé est responsable de l'écart de 7 000 € pendant cinq ans envers les créanciers de la société.
La surévaluation délibérée va plus loin : elle est qualifiée de délit pénal de majoration frauduleuse d'apport en nature, passible de sanctions lourdes.
Un capital social gonflé artificiellement nuit aussi à la crédibilité de la SASU. Les banques et partenaires qui découvrent une surévaluation perdent confiance dans la société.
Bon à savoir : en cas de surévaluation sans commissaire aux apports, l'associé unique est personnellement responsable pendant 5 ans envers les tiers, à hauteur de la différence entre la valeur attribuée et la valeur réelle du bien. Une surévaluation délibérée est un délit pénal.
Réaliser un apport en nature en SASU : les 4 étapes

La procédure d'apport en nature suit un enchaînement précis, de l'évaluation des biens jusqu'à l'immatriculation de la société. Voici les quatre étapes à suivre :
- Chiffrer la valeur de chaque bien à apporter
- Vérifier si la désignation d'un commissaire aux apports s'impose
- Formaliser les apports dans les statuts et le traité
- Remettre les biens et déposer le dossier au Guichet Unique
Étape 1 - Évaluer chaque bien apporté
Commencez par dresser la liste complète des biens que vous souhaitez apporter. Pour chacun, notez la marque, le modèle, l'état, l'année d'acquisition et la méthode d'évaluation retenue.
Appliquez la méthode adaptée au type de bien : facture et amortissement pour le matériel, Argus pour un véhicule, expertise pour un fonds de commerce. Conservez tous les justificatifs (factures d'achat, captures d'écran de cotation, devis d'expert) : ils serviront de preuve en cas de contestation.
Étape 2 - Décider du recours au commissaire aux apports
Vérifiez les deux conditions cumulatives de dispense : chaque bien vaut moins de 30 000 € et le total des apports en nature ne dépasse pas 50 % du capital social.
Si le commissaire est nécessaire, désignez-le par décision de l'associé unique et attendez son rapport avant de finaliser les statuts. Si vous bénéficiez de la dispense, documentez cette décision par écrit. Gardez en tête que vous assumez alors la responsabilité sur 5 ans en cas d'écart entre la valeur déclarée et la valeur réelle.
Étape 3 - Rédiger les statuts et le traité d'apport
Les statuts de la SASU doivent contenir plusieurs mentions obligatoires relatives aux apports en nature :
- Description précise de chaque bien apporté (nature, caractéristiques, état)
- Valeur retenue pour chaque bien
- Nombre d'actions attribuées en contrepartie
- Identité de l'apporteur
- Garanties accordées par l'apporteur
L'associé apporteur doit fournir deux garanties. La garantie contre l'éviction certifie que le bien est libre de tout droit de tiers : personne d'autre ne peut en revendiquer la propriété. La garantie contre les vices cachés protège la société contre des défauts non apparents qui diminueraient la valeur du bien. Par exemple, un véhicule apporté dont le moteur présente un vice caché engage la responsabilité de l'apporteur.
Le traité d'apport est un acte séparé des statuts, facultatif mais recommandé pour les biens complexes (fonds de commerce, brevets). Il détaille les conditions de l'apport : état du bien, charges éventuelles, modalités de transfert et garanties.
Swapn prend en charge la rédaction de vos statuts gratuitement, y compris la description des apports en nature et les clauses de garantie.
Bon à savoir : si vous êtes marié(e) sous le régime de la communauté, l'apport d'un bien commun à votre SASU nécessite le consentement écrit de votre conjoint. Sans cet accord, l'apport peut être contesté.
Étape 4 - Transférer le bien et finaliser l'immatriculation
Le transfert effectif du bien à la société varie selon sa nature :
- Bien mobilier (véhicule, matériel) : remise matérielle à la société
- Bien immobilier (local, terrain) : acte notarié obligatoire
- Bien immatériel (brevet, marque) : cession de droits auprès de l'organisme compétent
Déposez ensuite le dossier d'immatriculation de la SASU au Guichet Unique, en joignant le rapport du commissaire aux apports si applicable. Certains biens nécessitent des formalités complémentaires : changement de carte grise pour un véhicule, publication au BODACC pour un fonds de commerce.
Bon à savoir : contrairement aux apports en numéraire (libérables à 50 % à la constitution, le solde dans les 5 ans), les apports en nature doivent être intégralement libérés dès la création de la SASU. Aucun échelonnement n'est possible.
Cas particuliers d'apports en nature en SASU
Certains biens suivent des règles spécifiques qui s'ajoutent à la procédure classique. Fonds de commerce, immobilier et propriété intellectuelle méritent une attention particulière.
Apport d'un fonds de commerce
Un fonds de commerce regroupe plusieurs éléments : clientèle, enseigne, nom commercial, droit au bail et contrats en cours. Cette complexité rend l'évaluation difficile et justifie quasi systématiquement le recours à un commissaire aux apports.
Les formalités sont plus lourdes qu'un apport classique. L'apport doit être publié au BODACC (Bulletin Officiel des Annonces Civiles et Commerciales), et les créanciers du fonds disposent d'un droit d'opposition.
Sur le plan fiscal, l'apport d'un fonds de commerce à une SASU soumise à l'IS peut être exonéré de droits d'enregistrement, à condition que l'associé unique conserve ses actions pendant au moins 3 ans. Si les actions sont cédées avant ce délai, les droits deviennent exigibles. Pour en savoir plus sur l'achat d'un fonds de commerce, consultez notre guide dédié.
Apport d'un bien immobilier
L'apport d'un bien immobilier (local commercial, terrain, entrepôt) à une SASU nécessite un acte notarié obligatoire. Les frais de notaire s'ajoutent au coût de la procédure.
L'acte doit être publié au service de publicité foncière pour rendre le transfert opposable aux tiers. Des droits de mutation peuvent s'appliquer selon la nature du bien et les conditions de l'apport.
Apport d'un brevet, d'une marque ou d'un logiciel
Les biens immatériels posent un défi d'évaluation : comment chiffrer la valeur économique d'un brevet ou le potentiel de revenus d'une marque ? Le recours à un commissaire aux apports est quasi systématique pour ces biens incorporels.
Le transfert de propriété doit être enregistré auprès de l'INPI pour les brevets et les marques. Sans cette formalité, le transfert n'est pas opposable aux tiers. Si vous envisagez de déposer votre marque avant de l'apporter à votre SASU, cette étape préalable sécurise votre droit de propriété.
Apport en nature en SASU : avantages et limites
L'apport en nature présente des atouts concrets pour l'associé unique, mais aussi des contraintes à anticiper avant de se lancer.
Les avantages de l'apport en nature
- Constituer un capital social solide sans mobiliser de trésorerie : vous conservez votre épargne tout en dotant votre SASU d'actifs utiles à son activité.
- Valoriser des actifs existants (matériel, véhicule, fonds de commerce) en les intégrant au patrimoine de la société.
- Augmenter la crédibilité de la SASU auprès des banques et partenaires grâce à un capital plus élevé.
- Éviter une sortie de cash : l'associé unique apporte des biens qu'il possède déjà, sans décaisser d'argent.
Les limites et points de vigilance
- Procédure plus lourde qu'un apport en numéraire : évaluation formelle, commissaire aux apports éventuel, formalités de transfert spécifiques.
- Coût du commissaire aux apports (500 à 3 000 € HT) si les seuils de dispense sont dépassés. Ces honoraires s'ajoutent au coût global de création d'une SASU, qu'il convient d'anticiper dans votre budget.
- Responsabilité personnelle de l'associé unique pendant 5 ans en cas de surévaluation sans commissaire.
- Complexité accrue pour certains biens (immobilier, fonds de commerce) qui nécessitent des formalités supplémentaires (notaire, BODACC, publicité foncière).
Les conseillers Swapn, inscrits à l'Ordre des Experts-Comptables, accompagnent les entrepreneurs dans l'évaluation et la formalisation de leurs apports en nature dès la création de leur SASU.
Les questions fréquentes sur l'apport en nature en SASU
Est-il obligatoire de nommer un commissaire aux apports en SASU ?
Pas toujours. Vous pouvez vous en passer si deux conditions sont réunies simultanément : aucun apport en nature ne dépasse 30 000 € et la valeur totale des apports en nature ne dépasse pas 50 % du capital social. Si l'une des deux conditions manque, le commissaire aux apports est obligatoire.
Quelle différence entre un apport en nature et un apport en numéraire en SASU ?
L'apport en numéraire est un versement d'argent, libérable à 50 % à la constitution (le solde dans les 5 ans). L'apport en nature est un bien (véhicule, matériel, fonds de commerce) qui doit être intégralement libéré dès la création et faire l'objet d'une évaluation formelle. Pour comprendre l'ensemble des apports en SASU, les deux types de contributions sont détaillés dans notre guide.
Combien coûte un commissaire aux apports pour une SASU ?
Les honoraires varient entre 500 € et 3 000 € HT selon la complexité des biens à évaluer. Pour un apport simple (véhicule, matériel), comptez entre 500 et 1 000 €. Pour un fonds de commerce ou un brevet, le coût peut atteindre 2 000 à 3 000 €.
Peut-on apporter un véhicule personnel à sa SASU ?
Oui, c'est l'un des apports en nature les plus courants. Le véhicule doit être évalué à sa valeur actuelle (via l'Argus ou un site spécialisé), pas à son prix d'achat. Pensez à transférer la carte grise au nom de la société après l'immatriculation. Les frais d'entretien du véhicule seront ensuite pris en charge par la société.
Que se passe-t-il si on surévalue un apport en nature en SASU ?
Sans commissaire aux apports, l'associé unique est personnellement responsable pendant 5 ans envers les tiers, à hauteur de la différence entre la valeur attribuée et la valeur réelle. Une surévaluation délibérée est un délit pénal pour majoration frauduleuse d'apport.
Peut-on faire un apport en nature lors d'une augmentation de capital en SASU ?
Oui, l'apport en nature n'est pas réservé à la création. Lors d'une augmentation de capital en SAS, les mêmes règles s'appliquent : évaluation obligatoire, commissaire aux apports si les seuils sont dépassés, et mention dans la décision de l'associé unique modifiant les statuts.
L'apport en nature en SASU est-il soumis à des droits d'enregistrement ?
Les apports en nature réalisés lors de la constitution d'une SASU soumise à l'IS sont en principe exonérés de droits d'enregistrement, à condition que l'associé conserve ses actions pendant au moins 3 ans. Pour un apport de fonds de commerce en cours de vie sociale, des droits de mutation peuvent s'appliquer.
Puis-je apporter un bien commun à ma SASU si je suis marié(e) ?
Oui, mais vous devez obtenir le consentement écrit de votre conjoint si le bien fait partie de la communauté. Ce consentement doit figurer dans les statuts ou dans un acte séparé. Sans cet accord, votre conjoint pourrait contester l'apport.
Faut-il un notaire pour un apport en nature en SASU ?
Uniquement si l'apport porte sur un bien immobilier (local, terrain, entrepôt). L'acte notarié est alors obligatoire, avec des frais supplémentaires. Pour les biens mobiliers et immatériels, aucun notaire n'est nécessaire.
Quelle est la différence entre un traité d'apport et les statuts de la SASU ?
Les statuts mentionnent obligatoirement la description et la valeur des apports en nature. Le traité d'apport est un acte séparé, facultatif mais recommandé pour les biens complexes. Il détaille les conditions de l'apport : garanties, charges, état du bien et modalités de transfert. Les obligations comptables en SASU imposent par ailleurs de valoriser correctement ces biens dans les comptes de la société dès sa création.
Sources & Références
Legifrance : Article R224-2 - Code de commerce
Legifrance : Article L227-1 - Code de commerce
Service-Public : Transformer une entreprise individuelle en société
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Rédigé par Grégoire Charroyer
Expert en création d’entreprise depuis plus de 10 ans. Grégoire a pour objectif de rendre l’entrepreneuriat simple et accessible à tous en France.
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