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Démission président SAS : droits, procédure et risques

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Temps de lecture : 10 min

Résumé de l'article

  • Démission président SAS : le président peut partir à tout moment sans motif ni accord des associés.
  • Irrévocabilité : la démission devient définitive dès sa notification écrite à la société.
  • Trois conditions : elle doit être explicite, libre et sans intention de nuire à la société.
  • Risque majeur : sans successeur nommé, la SAS reste paralysée et ne peut plus agir.
  • Coût des formalités : environ 200 à 300 € entre annonce légale et frais de greffe.
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Auteur

Grégoire Charroyer

Expert en création d’entreprise chez Swapn

Article mis à jour

Le 30 juillet 2026

Le président d'une SAS peut-il démissionner librement ?

La démission du président de SAS est un acte courant dans la vie d'une société, mais ses conditions et ses conséquences sont souvent mal comprises. Voici ce que dit le droit, et ce que les statuts peuvent prévoir.

Un droit fondamental du mandataire social

Le président d'une SAS est un mandataire social, pas un salarié. Cette distinction change tout. Il peut démissionner à tout moment, sans avoir à justifier sa décision auprès des associés.

Ce droit repose sur la liberté contractuelle et la nature même du mandat social. Contrairement à un contrat de travail, le mandat de président ne crée pas de lien de subordination. Le président n'a donc besoin d'aucune approbation pour quitter ses fonctions.

Un point mérite votre attention : la démission est irrévocable dès sa notification. Une fois que le président a informé la société de sa décision, il ne peut plus revenir dessus de sa propre initiative. Seule une nouvelle nomination par les associés permettrait un retour à la présidence.

Ce que prévoient les statuts

Les statuts de la SAS peuvent encadrer les modalités de la démission, sans jamais l'interdire. Les clauses les plus fréquentes portent sur trois points : le préavis (généralement 1 à 3 mois), la forme de la notification (lettre recommandée, courrier simple) et le destinataire (associés, directeur général, organe de gouvernance).

En l'absence de toute clause statutaire, la démission est libre et prend effet immédiatement, dès sa réception par la société. La rédaction des statuts d'une SAS est donc une étape déterminante pour encadrer ces situations dès la création.

Bon à savoir : Même si les statuts prévoient un préavis de 3 mois, le président peut démissionner immédiatement. Toutefois, le non-respect du préavis l'expose à des dommages-intérêts si la société subit un préjudice démontrable.

Quelles sont les conditions de validité d'une démission ?

Pour être juridiquement valable, la démission du président de SAS doit remplir trois conditions cumulatives. Si l'une d'elles fait défaut, la démission peut être contestée devant les tribunaux.

Un acte explicite et non équivoque

La démission doit être exprimée clairement. En droit français, il n'existe pas de démission tacite ni implicite du mandataire social. Un simple désengagement progressif, une absence prolongée aux réunions ou un refus de signer des documents ne valent pas démission.

La forme recommandée est la lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR), adressée aux associés ou à l'organe désigné par les statuts. Ce formalisme n'est pas toujours obligatoire, mais il sécurise la preuve de la date et du contenu de la notification.

Une volonté libre et éclairée

La démission doit être donnée sans pression, menace ni contrainte de la part des associés ou de tiers. Si un président démissionne sous la pression lors d'une assemblée houleuse, par exemple sous un ultimatum des associés, sa volonté n'est pas libre.

Dans ce cas, le juge peut requalifier la démission en révocation. Cette requalification a des conséquences directes : le président peut alors obtenir des dommages-intérêts pour révocation abusive, comme si les associés l'avaient révoqué sans respecter les règles. Les situations de conflit entre associés sont précisément celles où ce risque de requalification est le plus élevé.

L'absence d'abus de droit

Le président ne doit pas démissionner dans l'intention de nuire à la société. Une démission « à contretemps », par exemple la veille du dépôt des comptes annuels, en pleine clôture comptable ou juste avant la signature d'un contrat majeur, peut être qualifiée d'abusive par les tribunaux.

Si la démission abusive est établie, la société peut réclamer des dommages-intérêts au président sortant pour compenser le préjudice subi. Le timing de la démission compte autant que l'intention.

Bon à savoir : Démissionner la veille d'une échéance fiscale ou d'un contrôle URSSAF peut être qualifié de démission abusive par les tribunaux. Le timing compte autant que l'intention.

Quelle procédure suivre pour démissionner ?

Les étapes pour démissionner de la présidence d'une SAS

La procédure de démission du président de SAS se déroule en quatre étapes. Voici le parcours à suivre pour sécuriser votre départ.

  • Consulter les clauses statutaires sur le préavis et la notification
  • Rédiger et envoyer la lettre de démission en recommandé
  • Honorer le préavis et gérer les affaires courantes jusqu'à son terme
  • Organiser le vote des associés pour désigner un nouveau président

Étape 1 - Vérifier les statuts de la SAS

Avant toute démarche, relisez les statuts de votre société. Identifiez les clauses relatives à la durée du mandat, au préavis de démission et aux modalités de notification. Repérez aussi le destinataire prévu : les associés, le conseil d'administration ou le directeur général selon l'organisation de votre SAS.

Si les statuts ne mentionnent rien sur la démission, vous êtes libre de démissionner sans préavis ni formalisme particulier.

Étape 2 - Notifier la démission par écrit

Rédigez une lettre de démission claire et datée. Envoyez-la par LRAR au destinataire prévu par les statuts. À défaut de précision statutaire, adressez-la aux associés.

La lettre doit contenir les mentions suivantes :

  • Votre identité complète et votre qualité de président
  • La dénomination sociale et le numéro SIREN de la SAS
  • Votre volonté explicite de démissionner (acte non équivoque)
  • La date de prise d'effet souhaitée
  • Le rappel du préavis statutaire, le cas échéant

Aucune justification n'est obligatoire. La démission prend effet à la date de réception de la lettre, sauf si un préavis s'applique.

Étape 3 - Respecter le préavis et assurer la continuité

Pendant le préavis, le président reste en fonction. Il conserve l'ensemble de ses pouvoirs et doit continuer à gérer les affaires courantes de la société : signature des contrats en cours, déclarations fiscales, relations avec les banques et les fournisseurs.

Cette obligation de continuité de gestion est importante. Le président sortant reste responsable des actes accomplis jusqu'à la fin effective de son mandat. Les obligations comptables d'une SAS font partie des responsabilités qui lui incombent jusqu'au terme de son préavis.

Étape 4 - Convoquer une assemblée pour nommer un successeur

La nomination du nouveau président relève des associés, par décision collective. Les modalités de vote (majorité simple, qualifiée ou unanimité) sont définies par les statuts.

Un procès-verbal (PV) de nomination doit être rédigé et signé. Ce document est indispensable pour les formalités de changement de président auprès du greffe.

En cas de blocage entre associés, par exemple dans une SAS à deux associés à 50/50, il est possible de demander au tribunal de commerce la désignation d'un administrateur provisoire (mandataire ad hoc) pour débloquer la situation. Ce type de blocage est particulièrement fréquent dans les sociétés créées à 50-50, où aucune majorité ne peut se dégager naturellement.

Quelles formalités accomplir après la démission ?

Une fois le nouveau président nommé, trois formalités administratives doivent être réalisées pour officialiser le changement de dirigeant SAS.

  • Mettre à jour les statuts si le président y est nommément désigné
  • Faire paraître un avis dans un journal d'annonces légales
  • Déclarer la modification sur le Guichet unique de l'INPI

Modifier les statuts de la SAS

Si les statuts mentionnent nommément le président (nom, prénom, adresse), ils doivent être mis à jour pour refléter la nomination du successeur. Un acte de modification des statuts est alors rédigé et annexé au PV de nomination.

Si les statuts se contentent de renvoyer à une décision collective pour la désignation du président, aucune modification n'est nécessaire.

Publier une annonce légale

La publication d'un avis de changement de président dans un journal d'annonces légales (JAL) du département du siège social est obligatoire. Le coût se situe entre 150 et 200 € en moyenne.

L'annonce doit mentionner la dénomination sociale, la forme juridique (SAS), l'adresse du siège, le numéro SIREN, l'identité de l'ancien et du nouveau président, ainsi que la date d'effet du changement.

Déposer le dossier sur le Guichet unique (INPI)

Depuis 2023, toutes les formalités de modification passent par le Guichet unique de l'INPI (formalites.entreprises.gouv.fr). Le dossier doit contenir :

  • Le PV de nomination du nouveau président
  • Les statuts mis à jour (si applicable)
  • L'attestation de parution de l'annonce légale
  • Le formulaire de modification en ligne

Les frais de greffe s'élèvent à environ 50 à 60 €. Le délai de traitement est de 7 à 15 jours ouvrés en moyenne. Le greffe délivre ensuite un Kbis de la SAS actualisé mentionnant le nouveau président.

Swapn prend en charge l'intégralité des formalités de modification de votre SAS, de la rédaction du PV au dépôt sur le Guichet unique.

Démission ou révocation du président : quelles différences ?

Démission ou révocation : qui décide et sous quelles conditions

Démission et révocation sont deux modes distincts de fin de mandat du président de SAS. Les deux sont souvent confondus, mais leurs mécanismes, leurs conséquences et les recours possibles diffèrent sur plusieurs points.

Tableau comparatif démission vs révocation

Critère Démission Révocation
Qui décide ? Le président seul Les associés (décision collective)
Motif requis ? Non Selon les statuts (avec ou sans motif)
Préavis Selon les statuts (souvent 1 à 3 mois) Aucun (sauf clause statutaire)
Procédure LRAR au destinataire prévu par les statuts Vote en assemblée (majorité statutaire)
Accord des associés nécessaire ? Non Oui
Indemnités Non (sauf clause spécifique) Possible si prévue par les statuts ou le contrat
Recours possibles Dommages-intérêts si démission abusive Dommages-intérêts si révocation abusive
Prise d'effet Réception de la lettre (+ préavis éventuel) Décision de l'assemblée

Dans quels cas la démission peut-elle être requalifiée en révocation ?

La requalification intervient quand la démission n'a pas été donnée librement. Deux situations typiques : le président démissionne sous la pression ou les menaces des associés, ou il est poussé à la démission lors d'une assemblée sous ultimatum (« tu démissionnes ou on te révoque »).

Le président peut alors saisir le tribunal de commerce pour faire requalifier sa démission en révocation et obtenir des dommages-intérêts. La charge de la preuve lui revient : c'est à lui de démontrer que sa volonté n'était pas libre au moment de la notification.

Qu'est-ce qu'une révocation abusive ?

En SAS, les statuts peuvent prévoir une révocation ad nutum, c'est-à-dire sans motif. Cette liberté ne signifie pas que la révocation peut être vexatoire ou brutale.

Une révocation est qualifiée d'abusive quand elle intervient sans respecter le principe du contradictoire (le président n'a pas pu s'exprimer), dans des circonstances humiliantes, ou de manière soudaine sans aucun avertissement. Le président révoqué peut alors obtenir des dommages-intérêts devant le tribunal de commerce. Les statuts peuvent aussi prévoir une indemnité de révocation pour encadrer cette situation. Pour anticiper ces risques, il est utile de comprendre le fonctionnement de la direction d'une SAS et les pouvoirs de chaque organe.

Quels risques en cas de démission sans successeur ?

Pourquoi une SAS sans président est-elle paralysée

Quitter la présidence sans qu'un successeur soit nommé place la SAS dans une situation juridique délicate. Voici les risques concrets et les solutions pour en sortir.

La SAS sans président : une situation à haut risque

L'article L227-6 du Code de commerce impose à toute SAS d'avoir un président. Sans représentant légal, la société est paralysée : elle ne peut plus signer de contrats, émettre de factures, engager la société vis-à-vis des tiers ni effectuer de déclarations fiscales.

Les banques, fournisseurs et administrations peuvent refuser d'interagir avec une SAS dépourvue de président. Cette situation entraîne un blocage total de l'activité. Le rôle du représentant légal d'une société est en effet indispensable pour que la personne morale puisse agir valablement.

Responsabilité du président démissionnaire

Le président sortant reste responsable des actes accomplis pendant son mandat, même après sa démission effective. Si une faute de gestion est découverte après son départ, sa responsabilité peut être engagée.

En revanche, il n'est pas responsable des actes postérieurs à la date effective de sa démission. Et si sa démission est qualifiée d'abusive (intention de nuire, contretemps volontaire), la société peut lui réclamer des dommages-intérêts pour le préjudice subi.

Comment débloquer la situation ?

Trois solutions s'offrent aux associés, par ordre de priorité :

  • Nommer un nouveau président en urgence via une assemblée extraordinaire
  • En cas de blocage entre associés, saisir le tribunal de commerce pour demander la désignation d'un mandataire ad hoc (administrateur provisoire)
  • En dernier recours, demander la dissolution anticipée de la société
Bon à savoir : Sans président, la SAS ne peut plus émettre de factures, signer de contrats ni effectuer de déclarations fiscales. Les associés disposent en pratique de quelques semaines pour nommer un successeur avant que la situation ne devienne critique.

Cas pratiques : 3 scénarios courants de démission

Chaque situation de démission a ses particularités. Voici trois scénarios fréquents, avec les solutions adaptées à chacun.

Président unique associé à 100 % qui souhaite partir

Marc est consultant freelance. Il a créé une SASU au capital de 1 000 € et en est le président et l'associé unique. Après deux ans, il souhaite confier la présidence à un collaborateur tout en restant associé.

Marc peut démissionner de son mandat de président sans céder ses parts. Il rédige une lettre de démission, puis prend une décision de l'associé unique pour nommer le nouveau président. Les deux qualités (président et associé) sont juridiquement indépendantes. Pour mieux comprendre ce fonctionnement, il est utile de se pencher sur le statut d'associé unique en SASU et les décisions qu'il peut prendre seul.

Coût des formalités : environ 200 à 250 € (annonce légale + frais de greffe). Aucun préavis n'est prévu dans ses statuts, la transition peut se faire en quelques jours.

Conflit entre associés 50/50 et démission du président

Julie et Thomas détiennent chacun 50 % d'une SAS qui réalise 80 000 € de chiffre d'affaires annuel. Julie, présidente, démissionne après un désaccord stratégique. Thomas refuse de la remplacer et bloque toute nomination.

Résultat : aucune majorité ne se dégage pour nommer un successeur. La SAS se retrouve sans dirigeant. Trois issues sont possibles : activer une clause de sortie de crise si les statuts en prévoient une, recourir à une médiation, ou saisir le tribunal de commerce pour la désignation d'un mandataire ad hoc. Coût d'un mandataire ad hoc : 1 500 à 5 000 € selon la complexité du dossier.

Ce scénario montre l'importance de prévoir une clause de résolution des blocages dans les statuts dès la création de la société. Un pacte d'associés bien rédigé permet précisément d'anticiper ces situations et d'éviter l'impasse judiciaire. Lors de la création de votre SAS avec Swapn, un conseiller dédié vous aide à rédiger des statuts qui anticipent ces situations de blocage, gratuitement.

Double démission (président + directeur général)

Dans une SAS de 3 associés, le président et le directeur général démissionnent simultanément. La société se retrouve sans aucun représentant légal.

Les associés doivent agir en urgence : convoquer une assemblée extraordinaire pour nommer au minimum un nouveau président. Si les associés ne parviennent pas à s'accorder, la saisine du tribunal de commerce reste la solution de secours.

Point important : les dettes et engagements en cours restent à la charge de la société (personne morale), pas des dirigeants démissionnaires à titre personnel. Seule une faute de gestion avérée, commise pendant leur mandat, pourrait engager leur responsabilité personnelle. La responsabilité des associés en SAS suit des règles distinctes de celle des dirigeants.

Quelles sont les autres causes de fin de mandat du président ?

La démission n'est pas la seule cause de fin de mandat du président de SAS. Quatre autres situations peuvent mettre un terme à ses fonctions.

Expiration du mandat

Si les statuts prévoient une durée déterminée (par exemple 3 ans), le mandat prend fin automatiquement à son terme. Le président peut être renouvelé par décision des associés, ou un nouveau dirigeant est nommé.

Révocation par les associés

Les associés peuvent révoquer le président selon les modalités prévues par les statuts. Cette décision collective peut intervenir à tout moment, avec ou sans motif selon ce que prévoient les statuts. Le PV de révocation doit être rédigé et les mêmes formalités de changement de président s'appliquent (annonce légale, Guichet unique). Ces formalités sont identiques à celles d'un changement d'adresse d'une SAS sur le plan du circuit administratif à suivre.

Décès, incapacité ou interdiction de gérer

Le décès du président met fin immédiatement à son mandat. Les associés doivent nommer un successeur dans les meilleurs délais.

L'incapacité juridique (placement sous tutelle ou curatelle) entraîne aussi la fin du mandat. De même, une interdiction de gérer prononcée par un tribunal, par exemple à la suite d'une faillite personnelle ou d'une condamnation pénale, met automatiquement fin aux fonctions du président.

Changement de forme juridique de la société

La transformation de la SAS en SARL, SA ou autre forme juridique met fin au mandat de président SAS. Un nouveau dirigeant est alors nommé selon les règles propres à la nouvelle forme juridique (gérant pour une SARL, par exemple). La transformation d'une SAS en SARL implique notamment de nommer un gérant en remplacement du président sortant.

Les questions fréquentes sur la démission du président de SAS

Le président d'une SAS peut-il démissionner sans préavis ?

Oui, sauf si les statuts prévoient un préavis. En l'absence de clause statutaire, la démission prend effet dès sa notification. Démissionner sans respecter un préavis statutaire expose toutefois le président à des dommages-intérêts si la société subit un préjudice.

Faut-il un motif pour démissionner de la présidence d'une SAS ?

Non, aucun motif n'est requis. Le président est libre de démissionner à tout moment et pour n'importe quelle raison. Il n'a pas à justifier sa décision auprès des associés.

Quelle est la différence entre démission et révocation du président de SAS ?

La démission est décidée par le président seul, sans accord des associés. La révocation est décidée par les associés, selon les modalités prévues par les statuts. La révocation peut ouvrir droit à des indemnités si elle est jugée abusive.

Que se passe-t-il si le président de SAS démissionne sans qu'un successeur soit nommé ?

La SAS se retrouve sans représentant légal, ce qui la paralyse juridiquement. Les associés doivent nommer un nouveau président en urgence ou demander la désignation d'un administrateur provisoire au tribunal de commerce.

Le président démissionnaire reste-t-il responsable des dettes de la SAS ?

Non, le président n'est pas personnellement responsable des dettes de la société, sauf en cas de faute de gestion commise pendant son mandat. La démission ne le libère pas de la responsabilité pour les actes accomplis avant son départ.

Combien coûtent les formalités de changement de président de SAS ?

Le coût total est d'environ 200 à 300 € : annonce légale (150 à 200 €) + frais de greffe via le Guichet unique INPI (environ 50 à 60 €). Ce montant ne comprend pas les éventuels honoraires d'un professionnel pour la rédaction du PV et la mise à jour des statuts. Pour avoir une idée du coût global d'une modification, vous pouvez consulter notre page sur le coût de création d'une SAS, qui détaille la structure des frais liés aux formalités.

Le président d'une SAS peut-il démissionner et rester associé ?

Oui. La qualité de président (mandataire social) est distincte de la qualité d'associé (détenteur d'actions). Le président peut quitter son mandat tout en conservant ses actions dans la société. Pour en savoir plus sur ce que recouvre exactement le statut d'associé, consultez notre article sur le statut d'associé en SAS.

Comment rédiger une lettre de démission de président de SAS ?

La lettre doit être claire, datée et envoyée en recommandé avec accusé de réception. Elle mentionne l'identité du président, la dénomination de la société, la volonté explicite de démissionner et la date de prise d'effet souhaitée. Aucune justification n'est obligatoire.

La démission du président de SAS peut-elle être annulée ?

En principe non. La démission est irrévocable dès sa notification. Le président ne peut pas revenir sur sa décision unilatéralement. Seul un accord mutuel entre le président et les associés, suivi d'une nouvelle nomination, permettrait un retour à la présidence.

Quel délai pour déclarer le changement de président au greffe ?

Le changement doit être déclaré dans un délai d'un mois suivant la prise d'effet de la démission. La déclaration se fait via le Guichet unique de l'INPI. Le greffe délivre ensuite un Kbis actualisé sous 7 à 15 jours ouvrés.

Sources & Références

Legifrance : Article L227-6 - Code de commerce

Legifrance : Chapitre VII : Des sociétés par actions simplifiées (Articles L227-1 à L227-20-1)

INPI : Les étapes clés pour modifier son entreprise

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