Déclaration BNC : régimes, formulaire 2026 et cas pratiques
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Comptabilité e-commerce : obligations, TVA et outils 2026
Temps de lecture : 11 min
Résumé de l'article
- Comptabilité e-commerce : elle impose enregistrement chronologique, conservation des justificatifs dix ans et inventaire annuel du stock.
- TVA en France : le taux standard de 20 % s'applique à la majorité des produits vendus en ligne.
- Ventes B2C dans l'UE : au-delà de 10 000 €, vous appliquez la TVA du pays acheteur via OSS.
- Micro-BIC ou réel : le régime réel devient avantageux dès que vos charges dépassent 29 % du chiffre d'affaires.
- Facturation électronique : les e-commerçants B2C reçoivent des e-factures fournisseurs dès septembre 2026 sans obligation d'émettre.
- Gérer la comptabilité de son e-commerce : Swapn propose une solution tout-en-un à partir de 29€ HT/mois, sans engagement.
Grégoire Charroyer
Expert en création d’entreprise chez Swapn
Article mis à jour
Le 24 juillet 2026
Quelles sont les obligations comptables d'un e-commerce ?
La comptabilité e-commerce suit les mêmes règles de base que toute activité commerciale, avec quelques particularités liées aux ventes en ligne : gestion des retours, suivi multi-plateformes et réconciliation des flux de paiement. Voici ce que vous devez mettre en place selon votre statut.
Les obligations communes à tous les e-commerçants

Quel que soit votre statut juridique (micro-entreprise, SASU, EURL, SARL), quatre règles s'appliquent à votre activité de vente en ligne :
- Tenue d'une comptabilité régulière : chaque opération (vente, achat, remboursement, commission) doit être enregistrée dans l'ordre chronologique.
- Livre journal et grand livre : ces deux documents sont obligatoires pour les commerçants au régime réel. Le livre journal enregistre chaque écriture, le grand livre les classe par compte.
- Conservation des pièces justificatives pendant 10 ans : factures de vente, factures fournisseurs, relevés bancaires, bons de livraison, preuves de retour.
- Compte bancaire dédié : obligatoire pour les sociétés (SASU, EURL, SAS, SARL), recommandé pour les entreprises individuelles dès que le chiffre d'affaires dépasse 10 000 €.
Les comptes annuels obligatoires
Si vous êtes en société ou en entreprise individuelle au régime réel, vous devez produire des comptes annuels à la clôture de chaque exercice.
Le bilan comptable présente votre patrimoine à un instant donné : à l'actif, vos stocks de marchandises, créances clients et trésorerie ; au passif, votre capital social, vos dettes fournisseurs et vos emprunts. Le compte de résultat, lui, mesure votre performance sur l'exercice : produits (ventes, commissions perçues) moins charges (achats de marchandises, frais de port, abonnements logiciels, publicité, commissions marketplace).
L'annexe légale complète ces deux documents en détaillant les méthodes comptables utilisées et les postes significatifs. Les sociétés commerciales doivent déposer leurs comptes annuels au greffe du tribunal de commerce, avec la liasse fiscale transmise à l'administration.
Les obligations spécifiques au e-commerce
Au-delà des obligations classiques, la gestion comptable d'une boutique en ligne implique des traitements particuliers.
L'inventaire annuel est obligatoire si vous détenez du stock physique. Vous devez compter et valoriser vos marchandises au moins une fois par an, à la date de clôture de l'exercice. Cette obligation concerne aussi les e-commerçants qui stockent chez un prestataire logistique.
Les retours clients génèrent des écritures spécifiques. Le droit de rétractation de 14 jours oblige à émettre une facture d'achat ou d'avoir pour chaque remboursement. Cette facture d'avoir vient diminuer le chiffre d'affaires et la TVA collectée de la période.
Le suivi des flux multi-plateformes demande une réconciliation rigoureuse. Si vous vendez à la fois sur votre site (Shopify, WooCommerce, PrestaShop) et sur des marketplaces (Amazon, Cdiscount, Etsy), chaque canal génère ses propres encaissements. Les paiements reçus via Stripe ou PayPal doivent être rapprochés des ventes enregistrées pour éviter les doublons ou les oublis.
Bon à savoir : Les commissions prélevées par les marketplaces (Amazon, Cdiscount) ne sont pas de simples « frais » à ignorer. Elles doivent être comptabilisées comme des charges d'exploitation distinctes, et la facture de commission de la marketplace sert de justificatif. Ne les confondez pas avec un manque à gagner sur le chiffre d'affaires.
Comment fonctionne la TVA pour un e-commerce ?
La TVA est le sujet le plus technique pour un e-commerçant, surtout si vous vendez à des clients situés dans d'autres pays de l'Union européenne ou si vous importez des produits hors UE. Chaque situation a ses propres règles.
TVA sur les ventes en France (B2C et B2B)
Le taux standard de 20 % s'applique à la majorité des produits vendus en ligne en France. Certains produits bénéficient de taux réduits : 5,5 % pour les produits alimentaires, les livres et les produits d'hygiène ; 10 % pour certains services ; 2,1 % pour les médicaments remboursables et la presse.
La franchise en base de TVA vous dispense de collecter et de déduire la TVA si votre chiffre d'affaires reste sous les seuils suivants :
| Seuil | Vente de marchandises | Prestations de services |
|---|---|---|
| Franchise en base | 85 000 € HT/an | 37 500 € HT/an |
| Seuil majoré (assujettissement immédiat) | 93 500 € HT/an | 41 250 € HT/an |
Si vous dépassez le seuil majoré en cours d'année, vous devenez redevable de la TVA dès le premier jour du mois de dépassement. Pour les micro-entrepreneurs, la TVA en micro-entreprise obéit à des règles spécifiques qu'il est utile de connaître avant de franchir ces seuils.
TVA sur les ventes dans l'Union européenne

Depuis juillet 2021, un seuil unique de 10 000 € de chiffre d'affaires annuel s'applique à l'ensemble de vos ventes B2C intra-communautaires (tous pays confondus).
| Situation | CA UE annuel | TVA applicable | Dispositif à utiliser |
|---|---|---|---|
| Ventes B2C intra-UE | < 10 000 € | TVA française (20 %) | Aucun dispositif spécifique |
| Ventes B2C intra-UE | > 10 000 € | TVA du pays de l'acheteur | OSS (guichet unique) |
| Ventes B2B intra-UE | Tout montant | Autoliquidation par le client | Mention sur facture, DEB/DES |
| Importation hors UE | Colis < 150 € | TVA du pays de destination | IOSS |
| Importation hors UE | Colis > 150 € | TVA à l'importation + droits de douane | Déclaration en douane |
Concrètement, si vous vendez pour 8 000 € à des particuliers en Allemagne, Espagne et Italie, vous appliquez la TVA française. Dès que ce total dépasse 10 000 €, vous devez appliquer le taux de TVA de chaque pays de destination.
Le dispositif OSS : déclarer sa TVA UE depuis la France
Le guichet unique OSS (One Stop Shop) vous évite de vous immatriculer à la TVA dans chaque pays européen où vous vendez. Vous déclarez et payez toute la TVA intra-communautaire en une seule déclaration trimestrielle, directement sur impots.gouv.fr.
Trois régimes coexistent : le régime de l'Union pour les ventes intra-UE de biens et services, le régime non-Union pour les services numériques fournis par des entreprises hors UE, et le régime d'importation IOSS (Import One Stop Shop) pour les colis importés de moins de 150 €.
L'inscription au guichet unique est volontaire, mais elle devient quasi indispensable dès que vous dépassez le seuil de 10 000 € de ventes B2C en UE. Sans OSS, vous devriez vous immatriculer et déclarer la TVA séparément dans chaque pays de destination.
TVA et dropshipping : un cas particulier
En dropshipping, vous êtes considéré comme le vendeur, pas comme un simple intermédiaire. Vous collectez et déclarez la TVA sur le prix de vente au client final.
Si votre fournisseur est situé hors de l'UE et que les colis envoyés valent moins de 150 €, le régime IOSS s'applique : vous collectez la TVA au moment de la vente et la déclarez via le guichet unique. Pour les colis dépassant 150 €, la TVA à l'importation s'ajoute aux droits de douane, et la déclaration se fait auprès des services douaniers.
Le piège le plus fréquent en dropshipping : oublier d'intégrer la TVA à l'importation et les droits de douane dans le calcul du prix de vente. Résultat : vous vendez à perte sans le savoir.
Bon à savoir : En dropshipping depuis un fournisseur hors UE, vous êtes redevable de la TVA à l'importation même si vous ne voyez jamais le produit. Si vos colis dépassent 150 €, des droits de douane s'ajoutent. Intégrez systématiquement ces coûts dans votre prix de vente pour ne pas vendre à perte.
Quel régime fiscal choisir pour son e-commerce ?
Le choix du régime fiscal a un impact direct sur vos obligations comptables, votre charge fiscale et votre capacité à déduire vos charges. Trois options principales s'offrent à un e-commerçant. Pour vous aider à trancher, un simulateur de statut juridique peut vous donner une première orientation selon votre situation.
Le régime micro-BIC (micro-entreprise)
Le micro-BIC est le régime le plus simple. Il s'applique automatiquement aux entrepreneurs individuels dont le chiffre d'affaires ne dépasse pas 203 100 € HT/an pour la vente de marchandises. Notez que les plafonds de la micro-entreprise sont révisés régulièrement et qu'il convient de vérifier les seuils en vigueur.
Les obligations comptables sont allégées : un livre chronologique des recettes et un registre des achats suffisent. Pas de bilan, pas de compte de résultat, pas d'annexe. L'administration applique un abattement forfaitaire de 71 % sur votre CA pour déterminer le bénéfice imposable. Sur un CA de 80 000 €, votre bénéfice imposable est donc de 23 200 €.
La limite : vous ne pouvez pas déduire vos charges réelles (achats de marchandises, publicité, commissions) ni récupérer la TVA si vous êtes en franchise en base. Ce régime convient aux e-commerçants en lancement avec un CA modéré et des charges faibles. Si vous vous interrogez sur l'opportunité de recourir à un professionnel, savoir s'il faut prendre un comptable en micro-entreprise peut vous aider à décider.
Le régime réel simplifié
Le régime réel simplifié est obligatoire au-delà de 203 100 € de CA, mais vous pouvez aussi le choisir sur option en dessous de ce seuil.
Vous tenez une comptabilité complète (bilan, compte de résultat, annexe) et vous déduisez toutes vos charges réelles : achats de marchandises, frais de port, abonnements logiciels, publicité en ligne, commissions marketplace, loyer d'entrepôt. Ce régime devient plus avantageux que le micro-BIC dès que vos charges dépassent 29 % de votre CA. En e-commerce, ce seuil est souvent atteint rapidement : entre les achats de stock, les frais de livraison et les commissions, les charges atteignent couramment 50 à 70 % du CA.
IR ou IS : quel impact pour un e-commerçant ?
En entreprise individuelle, vos bénéfices sont imposés à l'impôt sur le revenu (IR) par défaut. Le bénéfice s'ajoute à vos autres revenus et subit le barème progressif (TMI jusqu'à 45 %).
En société (SASU, EURL, SAS, SARL), l'impôt sur les sociétés (IS) s'applique par défaut. Le taux réduit de 15 % s'applique sur les premiers 42 500 € de bénéfice, puis 25 % au-delà. L'IS est intéressant quand vous réinvestissez une partie du bénéfice dans l'activité (stock, publicité, développement du site). Pour les structures en SAS, le choix entre SAS à l'IR ou à l'IS mérite une analyse approfondie selon votre situation personnelle.
L'IR peut être préférable en début d'activité si vous êtes en déficit : le déficit s'impute sur les autres revenus de votre foyer fiscal.
| Critère | Micro-BIC | Réel simplifié (EI/IR) | Société (IS) |
|---|---|---|---|
| Plafond CA | 203 100 € | Illimité | Illimité |
| Comptabilité | Livre de recettes | Complète | Réelles |
| Déduction charges | Forfaitaire (71 %) | Réelles | Réelles |
| TVA | Franchise possible | Collecte/déduction | Collecte/déduction |
| Imposition bénéfice | IR (barème progressif) | IR (barème progressif) | IS 15 % puis 25 % |
| Adapté si… | Lancement, faibles charges | Charges > 29 % du CA | Réinvestissement, croissance |
Facturation électronique : ce qui change pour les e-commerçants
La réforme de la facturation électronique entre en vigueur progressivement. Voici ce qui vous concerne concrètement en tant qu'e-commerçant.
Le calendrier de la réforme
| Taille d'entreprise | Réception obligatoire | Émission obligatoire |
|---|---|---|
| Grandes entreprises (GE) et ETI | 1er septembre 2026 | 1er septembre 2026 |
| PME et TPE | 1er septembre 2026 | 1er septembre 2027 |
| Micro-entreprises | 1er septembre 2026 | 1er septembre 2027 |
Toutes les entreprises assujetties à la TVA doivent pouvoir recevoir des e-factures dès le 1er septembre 2026. L'obligation d'émettre des factures électroniques arrive ensuite, selon la taille de l'entreprise. La loi de finances 2026 et la facturation électronique détaillent les modalités pratiques de cette réforme.
Quel impact concret pour un e-commerce ?
Si votre boutique en ligne vend exclusivement à des particuliers (B2C), vous n'avez pas à émettre de factures électroniques. La réforme concerne uniquement les transactions B2B domestiques (entre professionnels en France).
En revanche, vos achats auprès de fournisseurs professionnels (grossistes, prestataires logistiques, agences marketing) seront reçus au format électronique dès septembre 2026. Vous devez donc vérifier que votre logiciel comptable est compatible avec une plateforme de dématérialisation partenaire (PDP) ou le portail public de facturation.
Si vous avez aussi des clients professionnels (B2B), l'émission de factures électroniques sera obligatoire au 1er septembre 2027 pour les PME, TPE et micro-entreprises.
Bon à savoir : Si votre e-commerce vend exclusivement aux particuliers (B2C), vous n'avez pas à émettre de factures électroniques. En revanche, vous devrez être en capacité de recevoir celles de vos fournisseurs dès septembre 2026. Vérifiez que votre logiciel comptable est compatible.
Quels outils pour gérer la comptabilité de son e-commerce ?
Le choix des bons outils conditionne le temps que vous passez sur votre comptabilité chaque mois. Un logiciel mal adapté au e-commerce vous oblige à des saisies manuelles chronophages et multiplie les risques d'erreur.
Les critères de choix d'un logiciel comptable e-commerce
Six critères sont à vérifier avant de choisir un logiciel de gestion comptable pour votre activité de vente en ligne :
- Intégration native avec votre plateforme de vente : Shopify, WooCommerce, PrestaShop ou Magento. L'import automatique des ventes évite la double saisie.
- Synchronisation des marketplaces : Amazon, Cdiscount, Etsy. Le logiciel doit récupérer le CA brut et les commissions séparément.
- Gestion multi-TVA : calcul automatique du taux de TVA selon le pays de l'acheteur, indispensable si vous vendez en UE.
- Import des flux de paiement : réconciliation bancaire automatisée avec Stripe, PayPal ou Mollie.
- Gestion des retours et avoirs : génération automatique des factures d'avoir et mise à jour du CA.
- Export au format FEC (fichier des écritures comptables) : obligatoire en cas de contrôle fiscal.
Pour comparer les solutions disponibles sur le marché, un comparatif des meilleurs logiciels comptables vous permettra d'identifier celle qui correspond à votre volume de transactions et à vos intégrations e-commerce.
Logiciel comptable seul ou expert-comptable en ligne ?
Un logiciel comptable seul (20 à 60 €/mois) suffit si votre activité reste simple : CA modéré, ventes en France uniquement, régime micro-BIC. Vous gérez vous-même vos déclarations et votre bilan.
Dès que votre activité implique de la TVA UE via le dispositif OSS, du multi-canal (site + marketplaces) ou un régime réel avec bilan et liasse fiscale, un expert-comptable en ligne devient recommandé. Le coût varie de 30 à 150 €/mois selon le volume de transactions et la complexité de votre activité.
Swapn propose une solution de comptabilité en autonomie dès 29 € HT/mois, avec bilan attesté par un expert-comptable inscrit à l'Ordre et un support accessible 24/7.
Aucune loi n'impose de recourir à un expert-comptable, mais les erreurs de déclaration TVA en e-commerce international peuvent coûter cher en redressements. Choisissez un accompagnement qui connaît les règles de TVA intra-communautaire et les spécificités des marketplaces.
Quelle banque professionnelle pour un e-commerce ?
Le compte bancaire professionnel est obligatoire pour les sociétés et recommandé pour les entreprises individuelles. En e-commerce, quatre critères orientent votre choix :
La gestion des encaissements multi-devises est utile si vous vendez hors zone euro. La compatibilité avec Stripe et PayPal permet d'automatiser le rapprochement entre les paiements reçus et les ventes enregistrées. Les exports comptables automatisés facilitent l'import dans votre logiciel de comptabilité. Enfin, les frais de transaction doivent rester cohérents avec vos volumes : comparez le coût par virement entrant et par prélèvement.
Les banques en ligne (Qonto, Shine, Blank) permettent une ouverture rapide d'un compte bancaire professionnel et des intégrations comptables natives. Les banques traditionnelles restent pertinentes si vous avez besoin de financement (découvert autorisé, prêt pour constituer du stock).
Cas pratique : la comptabilité d'un e-commerce selon votre profil
Chaque profil d'e-commerçant a des obligations, une fiscalité et des coûts comptables différents. Voici trois scénarios concrets pour vous situer.
Profil 1 - Micro-entrepreneur qui vend sur Shopify (CA 40 000 €/an)
Marie vend des accessoires faits main sur sa boutique Shopify. Son CA annuel est de 40 000 €, avec des ventes uniquement en France.
Elle relève du régime micro-BIC. Son bénéfice imposable après abattement de 71 % est de 11 600 €. Ses cotisations sociales s'élèvent à 12,3 % du CA, soit 4 920 €/an. Elle bénéficie de la franchise en base de TVA (CA < 85 000 €) : pas de TVA à collecter ni à déduire.
Ses obligations comptables se limitent à un livre de recettes et un registre des achats. Un tableur ou un logiciel simple suffit. Pour estimer précisément son revenu net, elle peut utiliser un simulateur de revenus pour micro-entreprise. Coût comptable estimé : 0 à 20 €/mois.
Profil 2 - SASU e-commerce multi-canal (CA 120 000 €/an, ventes UE)
Thomas a créé une SASU pour vendre des équipements sportifs sur son site WooCommerce et sur Amazon. Son CA annuel atteint 120 000 €, dont 25 000 € de ventes B2C dans l'UE.
Il est au régime réel simplifié avec IS. Sa marge brute est de 35 %, soit un bénéfice estimé à 42 000 € avant impôt. L'IS à 15 % sur ce montant s'élève à 6 300 €. Il collecte la TVA à 20 % sur ses ventes françaises et déclare la TVA UE via le dispositif OSS (CA UE > 10 000 €). Les obligations comptables en SASU s'appliquent pleinement à son activité.
Sa comptabilité est complète : bilan, compte de résultat, annexe, inventaire annuel des stocks, liasse fiscale. Il doit réconcilier les flux WooCommerce, Amazon et Stripe. La facturation électronique l'oblige à recevoir les e-factures de ses fournisseurs dès septembre 2026 et à émettre en B2B dès septembre 2027.
Pour les créateurs de société, Swapn prend en charge gratuitement les formalités de création (statuts, annonce légale, immatriculation) et propose ensuite une offre comptable intégrée pour gérer l'activité dès le lancement. Coût comptable estimé pour ce profil : 50 à 120 €/mois.
Profil 3 - Dropshipper en EURL (CA 60 000 €/an, fournisseur hors UE)
Karim fait du dropshipping depuis un fournisseur chinois. Son CA est de 60 000 €, avec un coût fournisseur moyen de 35 % du prix de vente.
Le régime réel simplifié est recommandé car ses charges réelles dépassent largement 29 % du CA. Voici le détail de sa marge sur une vente à 50 € :
- Prix fournisseur : 17,50 €
- Frais de port international : 4 €
- TVA à l'importation (IOSS, taux moyen 20 %) : 4,30 €
- Commission marketplace : 7,50 € (15 %)
- Marge nette avant impôt : 16,70 € (33 % du prix de vente)
Sur 60 000 € de CA, son bénéfice net avant impôt est d'environ 20 000 €. La complexité vient du suivi de la TVA à l'importation sur chaque colis et de la réconciliation entre les paiements reçus et les coûts fournisseur en devise étrangère. Un expert-comptable connaissant le dropshipping est fortement recommandé. Pour anticiper les charges liées à ce statut, il peut consulter les informations sur les charges en EURL. Coût comptable estimé : 60 à 150 €/mois.
Les questions fréquentes sur la comptabilité e-commerce
Est-il obligatoire de faire appel à un expert-comptable pour un e-commerce ?
Non, aucune loi ne l'impose, quel que soit votre statut juridique. Cependant, dès que votre activité implique de la TVA intra-communautaire (ventes UE > 10 000 €) ou du multi-canal, la complexité comptable rend l'accompagnement fortement recommandé pour éviter les erreurs de déclaration.
Comment déclarer la TVA quand on vend dans plusieurs pays européens ?
Si votre CA de ventes B2C intra-UE dépasse 10 000 €/an, vous devez appliquer la TVA du pays de l'acheteur. Le dispositif OSS vous permet de déclarer et payer toute cette TVA en une seule déclaration trimestrielle sur impots.gouv.fr, sans vous immatriculer dans chaque pays.
Quelle différence entre micro-BIC et régime réel pour un e-commerce ?
En micro-BIC, vos charges sont estimées forfaitairement (abattement de 71 % sur le CA pour la vente de marchandises). En régime réel, vous déduisez vos charges réelles. Le régime réel devient plus avantageux dès que vos charges dépassent 29 % de votre CA, ce qui est fréquent en e-commerce.
Comment comptabiliser les retours et remboursements en e-commerce ?
Chaque retour doit donner lieu à une facture d'avoir qui annule partiellement ou totalement la facture initiale. L'avoir vient en diminution du chiffre d'affaires et de la TVA collectée. Conservez la preuve du retour (numéro de suivi, bon de retour) comme justificatif.
Un micro-entrepreneur e-commerce doit-il tenir une comptabilité ?
Oui, mais allégée : un livre chronologique des recettes et un registre des achats suffisent. Pas de bilan, pas de compte de résultat. Vous devez conserver toutes les factures émises et reçues pendant 10 ans.
Combien coûte la comptabilité d'un e-commerce par mois ?
En micro-entreprise, un logiciel simple suffit (0 à 20 €/mois). En société au régime réel, comptez 30 à 60 €/mois pour un logiciel comptable pas cher avec intégrations e-commerce, ou 50 à 150 €/mois pour un expert-comptable en ligne. Le dropshipping avec import hors UE est le cas le plus coûteux (60 à 150 €/mois).
La facturation électronique est-elle obligatoire pour un site e-commerce ?
Si vous vendez uniquement à des particuliers (B2C), vous n'avez pas à émettre de factures électroniques. Vous devez pouvoir en recevoir de vos fournisseurs dès le 1er septembre 2026. Si vous avez aussi des clients professionnels, l'émission sera obligatoire au 1er septembre 2027 pour les PME et TPE.
Puis-je utiliser Shopify comme logiciel comptable pour mon e-commerce ?
Non, Shopify est une plateforme de vente, pas un logiciel comptable. Il ne produit ni bilan, ni déclaration de TVA, ni liasse fiscale. Shopify exporte vos données de vente que vous pouvez importer dans un logiciel comptable compatible via une intégration native.
Comment gérer la comptabilité quand on vend sur Amazon et sur son propre site ?
Le multi-canal nécessite une réconciliation rigoureuse. Amazon vous verse le produit des ventes après déduction de ses commissions : comptabilisez le CA brut et la commission Amazon comme une charge distincte. Si vous souhaitez structurer votre activité sur cette plateforme, les démarches pour créer une entreprise pour vendre sur Amazon vous guideront sur les aspects juridiques et fiscaux. Utilisez un logiciel qui synchronise les deux canaux pour éviter les doublons.
Vaut-il mieux créer une SASU ou une micro-entreprise pour un e-commerce ?
Si votre CA reste modéré (< 80 000 €) et vos charges faibles, la micro-entreprise est plus simple et moins coûteuse. Dès que votre CA dépasse 80 000 €, que vos charges réelles sont élevées ou que vous vendez dans l'UE, la SASU au régime réel avec IS devient plus avantageuse fiscalement. Pour approfondir cette comparaison, l'article sur micro-entreprise ou SASU pour vendre en ligne détaille les critères de choix selon votre profil.
Sources & Références
Service-Public : Règles comptables
Impots.gouv.fr : J'utilise le guichet unique TVA (IOSS-OSS)
Urssaf : La facturation électronique : obligatoire au 1er septembre 2026
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