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Comment devenir prof particulier en 2026 ?

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Temps de lecture : 12 min

Résumé de l'article

  • Accessible à tous : aucun diplôme n'est légalement requis, mais un niveau bac+2/bac+3 est attendu par les familles et les plateformes.
  • Trois statuts possibles : micro-entreprise (liberté et autonomie), CESU (simplicité, la famille vous déclare) ou organisme de soutien scolaire (élèves fournis, commission prélevée).
  • Cotisations à prévoir : 25,60 % du CA en micro-BNC, plus l'impôt sur le revenu (abattement de 34 % ou versement libératoire à 2,2 %).
  • Revenus variables : de 300 € nets/mois pour un étudiant à temps partiel jusqu'à 3 000 € nets/mois pour une activité à temps plein.
  • Crédit d'impôt familles : les cours à domicile ouvrent droit à un crédit d'impôt de 50 % pour les familles, un argument commercial à ne pas négliger.
  • Évoluer vers une société avec Swapn : prise en charge la création à 0€ (hors frais légaux) et la comptabilité dès 29€HT/mois, sans engagement.

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Auteur

Grégoire Charroyer

Expert en création d’entreprise chez Swapn

Article mis à jour

Le 29 juin 2026

Qui peut devenir prof particulier ?

Donner des cours particuliers est accessible à un large éventail de profils. Étudiant, enseignant titulaire, retraité ou salarié en quête d'un complément de revenus : chaque situation a ses règles et ses avantages. Voici les quatre profils les plus courants.

Les étudiants (bac+2 minimum recommandé)

Aucun diplôme n'est légalement exigé pour devenir prof particulier en France. En pratique, les familles et les plateformes de mise en relation attendent un niveau bac+2 ou bac+3 dans la matière enseignée.

Un étudiant en licence de mathématiques pourra donner des cours de maths du collège au lycée sans difficulté.

Pour exercer en micro-entreprise, il faut être majeur (ou mineur émancipé). C'est la seule condition administrative liée à l'âge.

L'avantage principal du statut étudiant reste la flexibilité :

  • vous organisez vos cours autour de votre emploi du temps universitaire

  • vous choisissez le nombre d'heures que vous souhaitez assurer chaque semaine

Les matières enseignables correspondent à votre cursus ou à votre spécialité. Un étudiant en école de commerce peut très bien donner des cours d'anglais ou d'économie, à condition de maîtriser le programme du niveau visé.

Si vous hésitez encore sur la forme juridique à adopter, un simulateur de statut juridique peut vous aider à trancher rapidement, vous pouvez également nous contacter.

Les enseignants de l'Éducation nationale

Un fonctionnaire de l'Éducation nationale peut donner des cours particuliers en tant qu'activité accessoire. Cette possibilité est encadrée par le décret n° 2020-69, qui a remplacé le décret 2007-658.

Deux obligations à respecter impérativement :

  • Déclaration préalable : vous devez informer votre autorité hiérarchique (chef d'établissement, inspecteur) avant de commencer.
  • Interdiction d'enseigner à vos propres élèves : un professeur de lycée ne peut pas facturer des cours de soutien à un élève inscrit dans sa classe.

L'activité ne doit pas porter atteinte au fonctionnement normal du service public. Concrètement, si votre hiérarchie estime que vos cours particuliers nuisent à votre disponibilité ou à votre impartialité, elle peut refuser ou retirer l'autorisation.

Les professionnels en reconversion et les retraités

Vous avez passé 20 ans en comptabilité, en informatique ou en langues étrangères ? Cette expertise métier est un atout majeur pour enseigner à des adultes ou à des étudiants du supérieur. Les profils expérimentés sont très recherchés pour les cours de niveau avancé, les préparations aux concours ou les formations professionnelles.

Aucune limite d'âge n'existe pour créer une micro-entreprise. Un retraité peut se lancer à 65 ans comme à 75 ans. Le cumul emploi-retraite est autorisé sous conditions : renseignez-vous auprès de votre caisse de retraite pour vérifier les plafonds applicables à votre situation. Pour les profils en transition professionnelle, notre article sur la reconversion en tant qu'indépendant détaille les étapes clés à anticiper.

Les salariés en complément d'activité

Le cumul d'un emploi salarié et d'une micro-entreprise est parfaitement légal. Avant de vous lancer, vérifiez trois points dans votre contrat de travail :

  • Clause d'exclusivité : certains contrats interdisent toute activité parallèle. Si cette clause existe, elle doit être limitée dans le temps et justifiée.
  • Clause de non-concurrence : si vous travaillez dans l'enseignement ou la formation, cette clause pourrait poser problème.
  • Obligation de loyauté : même sans clause spécifique, vous ne devez pas concurrencer votre employeur ni utiliser ses ressources pour votre activité personnelle.

En pratique, un salarié dans un secteur sans lien avec l'enseignement (banque, industrie, commerce) n'aura aucune difficulté à donner des cours particuliers le soir ou le week-end. La question du cumul entre statut d'entrepreneur et emploi salarié mérite d'être examinée attentivement avant de se lancer.

Quelles sont les étapes pour devenir prof particulier ?

Passer de l'idée à la première heure de cours demande quelques formalités. Voici les quatre étapes à suivre pour démarrer votre activité de prof particulier en micro-entreprise.

  • Immatriculer son activité sur le guichet unique pour obtenir un SIRET.
  • Configurer ses déclarations URSSAF pour payer ses cotisations au fil de l'eau.
  • Définir ses tarifs et trouver ses premiers élèves via les bons canaux.
  • Mettre en place sa facturation avec un outil conforme.

Étape 1 - Créer sa micro-entreprise

L'inscription se fait en ligne sur formalites.entreprises.gouv.fr (le guichet unique de l'INPI). La procédure prend une quinzaine de minutes. Notre tutoriel sur la création d'entreprise gratuite en ligne vous guide pas à pas si vous n'avez jamais réalisé cette démarche.

  1. Créez votre compte sur le guichet unique.
  2. Choisissez l'activité « Enseignement de disciplines diverses » ou « Soutien scolaire » (catégorie BNC).
  3. Renseignez vos informations personnelles et votre adresse d'exercice.
  4. Validez votre dossier.

Vous recevez votre numéro SIRET sous 1 à 4 semaines. Si vous êtes éligible à l'ACRE (aide à la création ou reprise d'entreprise), déposez votre demande dans les 60 jours suivant la création.

L'ACRE réduit vos cotisations sociales la première année d'activité. Les évolutions de l'ACRE en 2026 méritent d'être consultées avant de constituer votre dossier.

Étape 2 - S'inscrire à l'URSSAF et déclarer son chiffre d'affaires

Après votre immatriculation, votre compte URSSAF est créé automatiquement. Vous recevez vos identifiants par courrier ou par e-mail pour vous connecter sur autoentrepreneur.urssaf.fr.

Vous déclarez votre chiffre d'affaires chaque mois ou chaque trimestre (vous choisissez la périodicité à la création). Les cotisations sociales s'élèvent à 25,60 % du CA encaissé en 2026 pour une activité BNC.

Le principe est simple : pas de chiffre d'affaires = pas de cotisations. Si vous n'avez donné aucun cours sur la période, déclarez zéro. La déclaration reste obligatoire même à zéro.

Pour mieux anticiper vos revenus nets, utilisez le simulateur de revenus pour micro-entreprise disponible gratuitement en ligne.

Étape 3 - Fixer ses tarifs et trouver des élèves

Les tarifs constatés pour les cours particuliers varient de 15 à 50 € de l'heure. Plusieurs facteurs influencent le prix :

  • La matière : maths et physique-chimie sont les plus demandées et les mieux rémunérées.
  • Le niveau : un cours de terminale se facture plus cher qu'un cours de CM2.
  • La zone géographique : les tarifs sont plus élevés en Île-de-France qu'en zone rurale.
  • Votre expérience : un diplômé d'école d'ingénieur facture plus qu'un étudiant en L2.

Pour trouver vos premiers élèves, combinez plusieurs canaux : bouche-à-oreille (famille, amis, voisins), plateformes spécialisées (Superprof, Kelprof, les Sherpas), groupes Facebook locaux et petites annonces en ligne. Une astuce pour démarrer : proposez un premier cours gratuit ou à tarif réduit. Les premiers avis positifs sont votre meilleur levier de prospection. Notre guide sur la façon de trouver des clients en freelance vous donnera des méthodes concrètes applicables à votre activité.

Étape 4 - Facturer et encaisser ses paiements

Chaque cours donné doit faire l'objet d'une facture. En franchise en base de TVA, vos factures portent obligatoirement la mention « TVA non applicable, art. 293 B du CGI ».

Les moyens d'encaissement les plus courants : virement bancaire, espèces (dans la limite de 1 000 € par transaction) ou applications de paiement mobile.

Depuis la réforme de la facturation, vous devez utiliser un logiciel de facturation qui garantit une piste d'audit fiable. Un simple fichier Excel ne suffit plus. Des outils comme Swapn permettent aux micro-entrepreneurs de générer des factures conformes grâce à un modèle de facture et de suivre leur chiffre d'affaires en temps réel, sans compétence comptable préalable.

Quel statut juridique choisir pour devenir prof particulier ?

Le choix du statut détermine votre niveau de liberté, votre fiscalité et la charge administrative que vous devrez gérer. Trois options principales s'offrent à vous pour devenir professeur particulier.

La micro-entreprise : le statut le plus courant

La micro-entreprise est le statut privilégié par la grande majorité des profs indépendants. La création est gratuite et se fait en ligne sur le guichet unique (formalites.entreprises.gouv.fr).

Votre activité relève des BNC (bénéfices non commerciaux), avec le code APE 85.59B « Autres enseignements ». Voici les chiffres clés à retenir pour 2026 :

Donnée Valeur 2026
Taux de cotisations sociales (BNC) 25,60 % du CA
Plafond de chiffre d'affaires 83 600 €
Franchise en base de TVA (seuil N-1) 37 500 €
Seuil majoré de TVA (assujettissement immédiat) 41 250 €
Abattement forfaitaire pour l'IR 34 % du CA
Versement libératoire de l'IR (optionnel) 2,2 % du CA

Tant que votre CA reste sous 37 500 €, vous ne facturez pas de TVA. Vos factures portent la mention « TVA non applicable, art. 293 B du CGI ». Pas de comptabilité complexe : un simple livre de recettes suffit. Pour aller plus loin sur ce régime, notre guide sur la TVA en micro-entreprise vous explique toutes les règles applicables.

Le CESU (Chèque Emploi Service Universel) : cours à domicile comme salarié

Avec le CESU, c'est la famille de l'élève qui devient votre employeur. Elle vous déclare sur le site cesu.urssaf.fr, paie vos cotisations sociales et vous verse un salaire net.

L'avantage principal est du côté des familles : elles bénéficient d'un crédit d'impôt de 50 % sur les sommes versées, au titre des services à la personne. Pour vous, le CESU signifie moins de liberté sur les tarifs (la famille fixe le salaire horaire) et un lien de subordination juridique.

Ce statut convient bien aux étudiants qui donnent quelques heures par semaine et ne souhaitent pas gérer de formalités administratives.

Passer par un organisme de soutien scolaire

Des structures comme Acadomia, Complétude ou les Sherpas recrutent des professeurs et les mettent en relation avec des familles. L'organisme gère la prospection, la facturation et souvent l'administratif.

Deux modèles coexistent : soit vous êtes salarié de l'organisme, soit vous intervenez en tant que micro-entrepreneur référencé. Dans les deux cas, une commission est prélevée sur chaque heure de cours. Le taux varie selon les organismes.

L'avantage est clair : vous n'avez pas à chercher vos élèves.

L'inconvénient : votre rémunération nette est plus faible qu'en indépendant pur.

Micro-entreprise vs CESU vs organisme : quel statut pour quel profil ?

Critère Micro-entreprise CESU Organisme
Liberté de fixation des tarifs Totale Limitée (négociation avec la famille) Faible (grille imposée)
Gestion administrative Autonome (déclaration CA, facturation) Très simple (la famille déclare) Prise en charge par l'organisme
Protection sociale Régime micro-entrepreneur (TNS) Régime général (salarié) Salarié ou micro-entrepreneur selon le modèle
Crédit d'impôt pour les familles Non (sauf si SAP agréé) Oui (50 % des sommes versées) Oui (si organisme agréé SAP)
Plafond de revenus 83 600 € de CA annuel Aucun plafond légal Selon volume d'heures attribuées
Prospection des élèves Autonome (bouche-à-oreille, plateformes) Autonome Fournie par l'organisme

En résumé : vous êtes étudiant et donnez quelques heures par semaine ? Le CESU est le plus simple. Vous voulez en faire une vraie activité régulière avec liberté sur vos tarifs ? La micro-entreprise s'impose. Vous débutez sans réseau et cherchez des élèves rapidement ? Un organisme vous met le pied à l'étrier.

Combien gagne un prof particulier ?

La rémunération d'un professeur particulier dépend de trois variables : le tarif horaire, le nombre d'heures assurées par semaine et les charges sociales. Voici les chiffres concrets pour vous projeter.

Les tarifs horaires moyens par matière et par niveau

Niveau Fourchette basse Fourchette haute Matières les mieux rémunérées
Primaire 15 €/h 20 €/h Français, mathématiques
Collège 20 €/h 30 €/h Maths, anglais
Lycée 25 €/h 40 €/h Maths, physique-chimie, SES
Supérieur / Prépa 35 €/h 60 €/h Maths, physique, informatique

Les cours en ligne sont généralement facturés 10 à 20 % moins cher que le présentiel. Un cours de maths niveau lycée à 35 €/h en face-à-face se négocie autour de 28-30 €/h en visioconférence.

Revenus mensuels réalistes selon le volume horaire

Trois profils types pour illustrer ce que vous pouvez réellement gagner, après déduction des cotisations sociales à 25,60 %.

Cas pratique 1 : l'étudiant à temps partiel

  • Volume : 5 heures/semaine à 20 €/h
  • CA mensuel brut : 5 × 4 × 20 = 400 €
  • Cotisations sociales : 400 × 25,60 % = 102,40 €
  • Revenu net avant IR : 297,60 €
  • CA annuel : 4 800 € → avec versement libératoire (2,2 %) : 105,60 €/an d'IR
  • Revenu annuel net après cotisations et IR : environ 3 466 €

Cas pratique 2 : le prof expérimenté à mi-temps

  • Volume : 15 heures/semaine à 35 €/h
  • CA mensuel brut : 15 × 4 × 35 = 2 100 €
  • Cotisations sociales : 2 100 × 25,60 % = 537,60 €
  • Revenu net avant IR : 1 562,40 €
  • CA annuel : 25 200 € → avec versement libératoire (2,2 %) : 554,40 €/an d'IR
  • Revenu annuel net après cotisations et IR : environ 16 195 €

Cas pratique 3 : l'activité à temps plein

  • Volume : 25 heures/semaine à 40 €/h
  • CA mensuel brut : 25 × 4 × 40 = 4 000 €
  • Cotisations sociales : 4 000 × 25,60 % = 1 024 €
  • Revenu net avant IR : 2 976 €
  • CA annuel : 48 000 € → avec versement libératoire (2,2 %) : 1 056 €/an d'IR
  • Revenu annuel net après cotisations et IR : environ 34 496 €
Bon à savoir : l'activité de cours particuliers est fortement saisonnière. La demande est au plus haut de septembre à juin, avec des pics avant les examens (brevet, bac, partiels). L'été est généralement creux, sauf si vous proposez des stages de révision intensifs.

Comment optimiser ses revenus

Plusieurs stratégies permettent d'augmenter votre rémunération sans multiplier les heures :

  • Se spécialiser sur une matière à forte demande. Les maths niveau lycée et prépa restent la matière reine. Un prof spécialisé peut facturer 40 à 60 €/h sans difficulté.
  • Proposer des stages intensifs pendant les vacances scolaires. Deux semaines de stage à 4 h/jour pour 3 élèves à 30 €/h chacun = 3 600 € de CA sur 10 jours.
  • Donner des cours en petit groupe. Regrouper 2 ou 3 élèves du même niveau permet de facturer 20-25 €/h par élève au lieu de 35 €/h en individuel. Votre revenu horaire passe de 35 € à 50-75 €.
  • Enseigner en ligne pour élargir votre zone géographique. Un prof basé à Limoges peut donner des cours à des élèves parisiens en visioconférence.
  • Fidéliser vos élèves. Un suivi pédagogique personnalisé, des bilans réguliers envoyés aux parents et une vraie progression visible sont les meilleurs arguments pour garder un élève toute l'année scolaire. Savoir comment fixer ses tarifs de manière cohérente avec le marché est également un levier de fidélisation souvent sous-estimé.

Quelles sont les obligations fiscales et comptables pour devenir prof particulier ?

Donner des cours particuliers génère des revenus imposables. Que vous soyez en micro-entreprise, en CESU ou via un organisme, vous avez des obligations déclaratives à respecter. Voici le détail pour chaque volet fiscal.

Déclaration de revenus et imposition

En micro-BNC, votre chiffre d'affaires bénéficie d'un abattement forfaitaire de 34 %. Seuls les 66 % restants sont soumis au barème progressif de l'impôt sur le revenu.

Exemple : vous encaissez 15 000 € de CA annuel. L'administration applique un abattement de 5 100 € (34 %). Votre revenu imposable est de 9 900 €, intégré à vos autres revenus pour le calcul de l'IR.

Vous pouvez opter pour le versement libératoire de l'impôt sur le revenu : 2,2 % du CA prélevé chaque mois ou trimestre en même temps que vos cotisations sociales. Cette option est accessible si votre revenu fiscal de référence N-2 ne dépasse pas 29 315 € pour une part de quotient familial. Notre guide complet sur le versement libératoire en micro-entreprise vous explique comment activer cette option et dans quels cas elle est avantageuse.

La déclaration annuelle se fait sur le formulaire 2042-C-PRO, en complément de votre déclaration de revenus classique (formulaire 2042).

TVA : franchise en base ou assujettissement

Tant que votre chiffre d'affaires de l'année précédente (N-1) reste inférieur ou égal à 37 500 €, vous bénéficiez de la franchise en base de TVA. Vous ne facturez pas de TVA et ne la récupérez pas sur vos achats.

Si votre CA dépasse 41 250 € en cours d'année (seuil majoré), vous devenez immédiatement assujetti à la TVA. Vous devez alors facturer la TVA à 20 % sur vos cours et effectuer des déclarations de TVA régulières.

Chaque facture émise en franchise en base doit porter la mention : « TVA non applicable, art. 293 B du CGI ».

CFE (Cotisation Foncière des Entreprises)

La CFE est un impôt local dû par toutes les entreprises, y compris les micro-entreprises. Trois cas d'exonération à connaître :

  • Première année d'activité : exonération totale, automatique.
  • Deuxième année : réduction de 50 % de la base d'imposition.
  • CA annuel inférieur ou égal à 5 000 € : exonération de la cotisation minimum.

Vous devez déposer la déclaration initiale 1447-C-SD avant le 31 décembre de l'année de création. Le paiement intervient chaque année en décembre. Pour tout comprendre sur ce fonctionnement, notre article dédié à la CFE en micro-entreprise détaille les modalités de calcul et les exonérations possibles.

Le crédit d'impôt pour les familles : un argument commercial

Les cours dispensés au domicile de l'élève ouvrent droit à un crédit d'impôt de 50 % pour les familles, au titre des services à la personne. Concrètement, une famille qui paie 30 €/h de cours à domicile ne dépense réellement que 15 €/h après crédit d'impôt.

Deux conditions à remplir :

  1. Le professeur doit intervenir physiquement au domicile de l'élève.
  2. Le paiement doit passer par le CESU ou un organisme agréé services à la personne.

Ce crédit d'impôt ne s'applique pas aux cours en ligne, ni aux cours donnés dans un local du professeur. C'est un argument de vente puissant : il vous permet de justifier un tarif horaire plus élevé tout en restant compétitif pour la famille après avantage fiscal. Si vous envisagez de créer une structure dédiée aux services à la personne, notre guide sur la création d'une entreprise de service à la personne vous donnera toutes les clés.

Bon à savoir : si vous exercez en micro-entreprise sans agrément SAP, les familles ne peuvent pas bénéficier du crédit d'impôt. Pour leur ouvrir ce droit, vous pouvez passer par le CESU ou travailler via un organisme agréé.

Quelles sont les erreurs à éviter en tant que prof particulier ?

Les premiers mois d'activité sont les plus risqués. Voici les quatre erreurs que commettent la majorité des profs particuliers débutants.

Ne pas déclarer ses revenus

Même quelques heures de cours par semaine génèrent des revenus imposables. Ne pas les déclarer, c'est du travail dissimulé. Les sanctions sont lourdes : redressement fiscal, rappel de cotisations sociales majorées et amende pouvant atteindre 45 000 € dans les cas les plus graves (article L8224-1 du Code du travail).

La règle est simple : dès le premier euro encaissé, vous devez être déclaré (micro-entreprise, CESU ou salarié d'un organisme). Notre article sur comment devenir auto-entrepreneur vous guide à travers toutes les étapes d'une immatriculation en bonne et due forme.

Sous-estimer ses charges sociales et fiscales

Avec 25,60 % de cotisations sociales auxquelles s'ajoutent l'impôt sur le revenu, prévoyez entre 30 et 40 % de votre CA en charges globales. Un prof qui encaisse 2 000 €/mois ne dispose réellement que de 1 200 à 1 400 € nets.

La bonne pratique : mettez systématiquement 30 % de chaque encaissement sur un compte séparé. Vous éviterez ainsi les mauvaises surprises lors des échéances de cotisations ou de l'avis d'imposition. Pour avoir une vision précise de vos charges en micro-entreprise, consultez notre récapitulatif complet.

Fixer un tarif trop bas pour « se lancer »

Proposer 10 €/h « pour se faire connaître » est contre-productif. Un tarif trop bas dévalorise votre prestation aux yeux des familles et attire des élèves peu engagés, qui annulent facilement. Étudiez les tarifs pratiqués dans votre zone géographique et pour votre matière avant de fixer votre prix. Un étudiant en L3 de maths peut légitimement facturer 20-25 €/h pour du soutien au collège.

Négliger la facturation et la comptabilité

En micro-entreprise, vous devez tenir un livre de recettes à jour, mentionnant pour chaque encaissement : la date, le montant, le nom du client et le mode de paiement. Tous les justificatifs (factures émises, relevés bancaires) doivent être conservés pendant 10 ans. Les spécificités de la comptabilité en BNC sont à connaître pour éviter tout écart avec les obligations légales.

Si vous vous demandez s'il est utile de prendre un comptable en micro-entreprise, notre analyse vous aidera à peser le pour et le contre selon votre situation. Utiliser un logiciel de facturation conforme dès le départ, c'est gagner du temps et éviter les risques en cas de contrôle.

Les questions fréquentes sur le métier de prof particulier

Faut-il un diplôme pour devenir prof particulier ?

Aucun diplôme n'est légalement requis pour donner des cours particuliers en France. Les plateformes et les familles attendent généralement un niveau bac+2 ou bac+3 dans la matière enseignée. Votre expertise et vos résultats avec les élèves comptent plus que le diplôme lui-même.

Quel statut choisir pour donner des cours particuliers ?

La micro-entreprise (BNC) est le statut le plus courant : création gratuite, cotisations proportionnelles au CA (25,60 % en 2026) et gestion simplifiée. Le CESU convient si vous intervenez à domicile et que la famille vous déclare. Un organisme de soutien scolaire est idéal si vous débutez sans réseau d'élèves. Pour comparer les options disponibles, notre guide sur le bon statut juridique à choisir vous donnera une vision d'ensemble.

Un enseignant de l'Éducation nationale peut-il donner des cours particuliers ?

Oui, sous conditions. Le fonctionnaire doit déclarer cette activité accessoire à son autorité hiérarchique (décret n° 2020-69). Il est interdit de donner des cours payants à ses propres élèves. L'activité ne doit pas nuire au fonctionnement du service public d'enseignement.

Combien peut-on gagner en donnant des cours particuliers ?

Les revenus varient selon le volume et le tarif. Un étudiant à 5 h/semaine (20 €/h) gagne environ 298 € nets/mois. Un prof expérimenté à 15 h/semaine (35 €/h) atteint environ 1 562 € nets/mois après cotisations sociales de 25,60 %.

Les revenus de cours particuliers sont-ils imposables ?

Oui. En micro-BNC, un abattement forfaitaire de 34 % est appliqué sur le chiffre d'affaires. Le solde est soumis au barème progressif de l'IR. Vous pouvez opter pour le versement libératoire (2,2 % du CA) si votre revenu fiscal de référence ne dépasse pas 29 315 € pour 1 part. Pour comprendre tous les mécanismes d'imposition de la micro-entreprise, notre guide complet fait le tour de la question.

Peut-on donner des cours particuliers en étant mineur ?

C'est très limité. Un mineur ne peut pas créer de micro-entreprise (il faut être majeur ou mineur émancipé). Il peut donner des cours de manière occasionnelle, mais les revenus doivent être déclarés par les parents. La plupart des plateformes exigent la majorité.

Les familles bénéficient-elles d'un avantage fiscal pour les cours particuliers ?

Oui, si les cours sont dispensés au domicile de l'élève. Les familles bénéficient d'un crédit d'impôt de 50 % au titre des services à la personne. Cet avantage ne s'applique pas aux cours en ligne ni aux cours dans un local du professeur.

Doit-on facturer la TVA quand on donne des cours particuliers ?

En micro-entreprise, vous bénéficiez de la franchise en base de TVA tant que votre CA annuel (N-1) ne dépasse pas 37 500 €. Vos factures portent la mention « TVA non applicable, art. 293 B du CGI ». Au-delà de 41 250 € en cours d'année, vous devenez immédiatement assujetti.

Peut-on donner des cours particuliers en complément d'un emploi salarié ?

Oui. Le cumul salariat + micro-entreprise est autorisé. Vérifiez votre contrat de travail : une clause d'exclusivité ou de non-concurrence pourrait limiter cette possibilité. Vous devez aussi respecter votre obligation de loyauté envers votre employeur principal.

Comment déclarer ses revenus de cours particuliers à l'URSSAF ?

En micro-entreprise, vous déclarez votre chiffre d'affaires chaque mois ou chaque trimestre sur autoentrepreneur.urssaf.fr. Les cotisations sociales (25,60 % du CA en 2026) sont calculées automatiquement et prélevées. Si votre CA est nul, déclarez zéro : vous ne payez rien. Pour anticiper les plafonds de la micro-entreprise et éviter les mauvaises surprises en cas de croissance rapide de votre activité, consultez notre récapitulatif dédié.

Sources & Références

Service-Public : Cumul d'activités d'un agent public

URSSAF : Devenir auto-entrepreneur

Impôts.gouv.fr : Comment bénéficier du crédit d'impôt pour l'emploi d'un salarié à domicile ?

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