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Président SAS non rémunéré : est-ce du travail dissimulé ?

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Temps de lecture : 9 min

Résumé de l'article

  • Président SAS non rémunéré : la non-rémunération est légale, aucune loi n'impose un salaire au mandataire.
  • Travail dissimulé : cette infraction pénale suppose un lien de subordination, absent du mandat social classique.
  • Abus de droit social : l'URSSAF peut requalifier des dividendes élevés en rémunération déguisée.
  • Redressement chiffré : pour 40 000 € de dividendes requalifiés, la facture atteint environ 37 440 €.
  • Sécuriser son montage : verser une rémunération minimale et documenter le choix par un PV.
  • Créer sa SAS avec Swapn : Swapn vous propose la création à 0€ d'honoraires, hors frais légaux et sans engagement.

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Auteur

Grégoire Charroyer

Expert en création d’entreprise chez Swapn

Article mis à jour

Le 04 août 2026

Un président de SAS peut-il légalement ne pas se rémunérer ?

La question revient souvent chez les créateurs de société : un président de SAS non rémunéré risque-t-il d'être accusé de travail dissimulé ? La réponse courte est non, pas automatiquement. Mais certaines situations peuvent faire basculer ce choix du côté de l'illégalité.

Le principe : la non-rémunération est autorisée par la loi

Aucune loi n'impose au président d'une SAS de percevoir une rémunération. Son mandat social est distinct d'un contrat de travail : le président est un mandataire social, pas un salarié. Sa rémunération est fixée librement par les statuts ou par une décision collective des associés.

En pratique, beaucoup de créateurs choisissent de ne pas se rémunérer pendant les premiers mois d'activité, le temps de stabiliser leur chiffre d'affaires. Ce choix est parfaitement légal.

La contrepartie est directe : pas de rémunération = pas de cotisations sociales versées. Le président n'a donc pas de bulletin de paie, pas de charges à payer, mais aussi aucune protection sociale.

Bon à savoir : Sans rémunération, le président assimilé salarié n'a aucune couverture sociale : pas d'indemnités journalières maladie, pas de trimestres de retraite, pas de prévoyance. Seule la PUMA (Protection Universelle Maladie) garantit le remboursement des soins de santé. Pour mieux comprendre ce que recouvre le statut d'assimilé salarié, il est utile d'en connaître les droits et les limites avant de prendre une décision.

SASU vs SAS multi-actionnaires : une nuance importante

En SASU, l'associé unique est aussi le président. Il n'existe aucun lien de subordination : personne ne travaille « pour quelqu'un d'autre ». Le montage est donc plus difficile à contester.

En SAS avec plusieurs actionnaires, la situation change. Un président qui travaille activement sans se rémunérer produit de la valeur pour les autres associés. Ce déséquilibre peut attirer l'attention de l'URSSAF. Le critère déterminant : le travail effectif du président bénéficie-t-il à des tiers sans aucune contrepartie ? Si oui, le risque de requalification augmente. La question de savoir si le président est un travailleur non salarié en SAS est directement liée à ce point.

Quand la non-rémunération bascule-t-elle vers le travail dissimulé ?

La non-rémunération est légale, mais elle peut devenir problématique dans deux cas précis : le travail dissimulé au sens pénal et l'abus de droit social. Ces deux notions sont souvent confondues, alors qu'elles n'ont ni les mêmes conditions ni les mêmes sanctions.

Ce que dit la loi sur le travail dissimulé (art. L8221-5 du Code du travail)

Le travail dissimulé, au sens de l'article L8221-5 du Code du travail, consiste à dissimuler un emploi salarié en omettant la déclaration préalable d'embauche ou l'émission d'un bulletin de paie.

Pour un président de SAS, le mandat social n'est pas un emploi salarié. Le travail dissimulé au sens strict ne s'applique donc pas directement à sa situation.

Mais une exception existe : si le président exerce son activité dans des conditions qui révèlent un véritable lien de subordination (horaires imposés par les associés, directives précises, pouvoir de sanction), un juge peut requalifier le mandat en contrat de travail. À partir de là, l'absence de déclaration et de bulletin de paie devient du travail dissimulé.

Les sanctions pénales sont lourdes : jusqu'à 3 ans d'emprisonnement et 45 000 € d'amende pour une personne physique.

L'abus de droit social : le vrai risque pour le président non rémunéré

Travail dissimulé ou abus de droit : deux risques bien différents

Dans la pratique, le risque le plus fréquent pour un président de SAS non rémunéré n'est pas le travail dissimulé, mais l'abus de droit social.

L'article L243-7-2 du Code de la Sécurité Sociale permet à l'URSSAF de requalifier un montage dont le but principal est d'éluder les cotisations sociales. Le mécanisme est simple : le président ne se verse aucune rémunération, mais perçoit des dividendes importants en fin d'exercice. L'URSSAF considère alors que ces dividendes sont en réalité de la rémunération déguisée. Pour comprendre comment fonctionne la flat tax sur les dividendes et son interaction avec les cotisations sociales, il est utile d'avoir une vision claire du régime fiscal applicable.

La conséquence : l'URSSAF recalcule les cotisations et contributions sociales sur le montant des dividendes requalifiés, avec une majoration de 20 % des cotisations éludées.

Bon à savoir : Ne confondez pas travail dissimulé et abus de droit. Le travail dissimulé est une infraction pénale (jusqu'à 3 ans de prison). L'abus de droit est une procédure URSSAF de redressement de cotisations avec pénalité de 20 %. Dans la pratique, c'est l'abus de droit que les présidents non rémunérés risquent le plus souvent.

Les 4 signaux d'alerte qui déclenchent un contrôle URSSAF

Les signaux qui déclenchent un contrôle URSSAF

L'URSSAF ne contrôle pas au hasard. Quatre signaux, souvent cumulatifs, attirent son attention :

  1. Aucune rémunération versée au président alors qu'il exerce une activité régulière et significative pour la société (rendez-vous clients, gestion quotidienne, prestations facturées).
  2. Des remboursements de frais professionnels conséquents : déplacements, repas, matériel. Ces notes de frais prouvent que le président est actif, ce qui contredit l'idée d'un rôle passif.
  3. Des dividendes importants versés en fin d'exercice : si la société dégage du bénéfice et le distribue intégralement sans avoir rémunéré son dirigeant, le schéma d'optimisation devient visible.
  4. La perception simultanée d'allocations chômage (ARE) : le cumul ARE + dividendes sans aucune rémunération est le signal le plus surveillé par l'URSSAF. Les règles encadrant la création d'une SAS et le chômage méritent d'être bien comprises avant d'adopter ce montage.

Plus ces signaux se cumulent, plus le risque de contrôle et de requalification des dividendes augmente.

Quelles conséquences concrètes en cas de requalification ?

Un redressement URSSAF pour abus de droit peut coûter très cher. Voici ce qui se passe concrètement si vos dividendes sont requalifiés en rémunération.

Le redressement de cotisations sociales

L'URSSAF recalcule les cotisations dues sur les dividendes requalifiés, en appliquant le régime assimilé salarié (régime général de la Sécurité Sociale). La période contrôlée peut remonter jusqu'à 3 ans en arrière.

Prenons un exemple concret. Vous êtes président d'une SASU de conseil BtoB. Vous ne vous versez aucune rémunération et percevez 40 000 € de dividendes par an.

En cas de requalification :

  • Cotisations sociales recalculées (environ 78 % du montant net) : 31 200 €
  • Majoration de 20 % pour abus de droit : 6 240 €
  • Total du redressement sur un exercice : 37 440 €

Sur 3 ans, le montant peut donc dépasser 112 000 €. Un chiffre qui efface largement les « économies » réalisées en évitant les cotisations. Les charges sociales en SASU auraient pourtant permis d'anticiper ce coût réel dès le départ.

L'impact sur la protection sociale et les allocations

Le redressement ne s'arrête pas aux cotisations. Si vous perceviez l'ARE pendant cette période, France Travail peut exiger le remboursement des allocations versées. Un cumul ARE + dividendes requalifiés en rémunération peut aussi entraîner des poursuites pour fraude aux prestations sociales.

Côté retraite, les dividendes requalifiés ouvrent rétroactivement des droits, mais uniquement après paiement effectif des cotisations. Autrement dit, vous payez d'abord, vous bénéficiez ensuite. La question de la retraite en SASU est souvent sous-estimée par les dirigeants qui optent pour le tout-dividendes.

Rémunération vs dividendes : quel coût réel pour la SAS ?

Beaucoup de présidents choisissent le « tout dividendes » en pensant faire une économie importante. En réalité, l'écart est souvent plus faible qu'on ne le croit, surtout quand on intègre la déductibilité fiscale de la rémunération.

Tableau comparatif : se verser 30 000 € nets en rémunération vs en dividendes

Se rémunérer ou tout prendre en dividendes : quel coût réel
Critère Rémunération Dividendes
Bénéfice ou budget nécessaire pour la société 55 800 € 57 150 €
Charges patronales 17 300 € 0 €
Charges salariales 8 500 € 0 €
IS (impôt sur les sociétés) 0 € (charge déductible) 14 290 €
Flat tax / PFU (30 %) 0 € 12 860 €
Montant net perçu par le dirigeant 30 000 € 30 000 €
Économie d'IS grâce à la déductibilité 13 950 € 0 €
Coût réel net pour la société 41 850 € 57 150 €
Protection sociale (maladie, retraite, prévoyance) ✅ Oui ❌ Non
Trimestres de retraite validés par an 4 0
Risque de requalification URSSAF Faible Élevé

Le résultat est net : pour un même montant de 30 000 € perçus, la rémunération coûte 41 850 € à la société (après économie d'IS), contre 57 150 € via les dividendes. L'écart s'explique par la déductibilité de la rémunération du résultat imposable. Pour aller plus loin sur ce calcul, la comparaison entre salaire ou dividende en SASU détaille les arbitrages possibles selon votre situation.

Le piège du "tout dividendes" : un faux calcul ?

Au-delà du coût brut, le « tout dividendes » a un prix caché. Zéro rémunération signifie zéro trimestre de retraite validé et zéro indemnité journalière en cas de maladie.

Le président doit alors financer lui-même une mutuelle individuelle et une prévoyance, dont le coût annuel peut atteindre 2 000 à 4 000 € selon les garanties. Ce surcoût, rarement intégré dans le calcul initial, réduit encore l'avantage apparent des dividendes. La mutuelle pour le dirigeant de SASU est un poste de dépense à intégrer dès le départ dans votre stratégie de rémunération.

Comment sécuriser votre montage de président non rémunéré ?

Si vous choisissez de ne pas vous rémunérer (ou très peu), plusieurs mesures permettent de réduire le risque de requalification et de protéger votre situation.

  • Verser un minimum de rémunération pour prouver votre bonne foi
  • Formaliser les raisons de ce choix dans un document officiel
  • Vérifier les conditions de maintien de vos allocations chômage
  • Confier la validation de votre stratégie à un professionnel du chiffre

Se verser une rémunération minimale ou symbolique

Même un montant modeste suffit à changer la donne. Une rémunération symbolique de 500 à 1 000 € nets par mois démontre votre bonne foi auprès de l'URSSAF et ouvre des droits sociaux de base.

Le coût réel pour la société : environ 1 000 à 2 000 € par mois charges comprises. En contrepartie, vous validez des trimestres de retraite et accédez aux indemnités journalières maladie. Un investissement modéré comparé au montant d'un redressement. Pour les consultants indépendants, se verser un revenu optimal passe souvent par ce type d'arbitrage entre rémunération minimale et dividendes.

Documenter les raisons de la non-rémunération

Consignez dans un PV d'assemblée (ou une décision de l'associé unique en SASU) les raisons précises de l'absence de rémunération : phase d'amorçage, trésorerie insuffisante, investissements prioritaires. Ce document est une preuve de bonne foi en cas de contrôle URSSAF.

Renouvelez cette décision chaque année, même si la situation n'a pas changé. Un PV daté et motivé vaut mieux qu'un silence qui laisse place à l'interprétation.

Avec Swapn, la création de société est gratuite, avec des statuts personnalisés en 24h incluant les clauses relatives à la rémunération du président.

Maintenir les allocations chômage (ARE) en toute légalité

Le maintien de l'ARE est possible si vous ne percevez aucune rémunération de votre SAS. Pour en bénéficier, vous devez rester inscrit à France Travail et avoir obtenu l'ACRE. Les modalités pour bénéficier de l'ACRE en SASU conditionnent directement votre éligibilité à ce dispositif.

L'alternative : l'ARCE (Aide à la Reprise ou à la Création d'Entreprise), qui vous verse 60 % du capital restant de vos droits ARE en deux fois (à la création, puis 6 mois après). Cette option est souvent préférée si vous avez besoin de financer un investissement initial plutôt que de percevoir des revenus mensuels.

Bon à savoir : Les dividendes ne sont pas pris en compte par France Travail pour le calcul de l'ARE. Vous pouvez donc percevoir vos allocations et des dividendes simultanément. Mais attention : ce cumul est précisément le signal d'alerte n°1 pour l'URSSAF.

Faire valider votre stratégie par un expert-comptable

Un expert-comptable peut analyser votre situation personnelle (CA, charges, situation familiale) et valider la cohérence de votre montage rémunération/dividendes. En cas de contrôle URSSAF, cet accompagnement professionnel est un indice de bonne foi. Savoir choisir entre un avocat et un expert-comptable pour la création de société peut aussi orienter votre démarche dès le départ.

L'analyse porte sur le bon équilibre entre rémunération et dividendes, en tenant compte de votre protection sociale, de votre fiscalité personnelle et du coût réel pour la société.

Swapn, inscrit à l'Ordre des Experts-Comptables, accompagne les créateurs de société dès 29 € HT/mois avec une assistance comptable incluse pour valider ce type de choix stratégique.

Quelle protection sociale pour un président de SAS non rémunéré ?

La protection sociale du président de SAS dépend entièrement de sa rémunération. Sans elle, les droits sont quasi inexistants, à une exception près.

Le régime assimilé salarié sans rémunération : aucune couverture

Le président de SAS relève du régime général de la Sécurité Sociale en tant qu'assimilé salarié. Mais ce rattachement n'est effectif que s'il perçoit une rémunération. Sans rémunération, aucune cotisation n'est versée et aucun droit n'est ouvert : pas d'indemnités journalières maladie, pas de trimestres de retraite, pas de prévoyance.

La PUMA : le filet de sécurité minimum

La Protection Universelle Maladie (PUMA) garantit la prise en charge des frais de santé à toute personne résidant en France de manière stable depuis plus de 3 mois. C'est le seul filet de sécurité pour un président non rémunéré.

Ses limites sont nettes : la PUMA couvre uniquement les soins de santé. Pas d'indemnités journalières, pas de retraite, pas de prévoyance. Et si vos revenus d'activité sont faibles alors que vos revenus du capital (dividendes) sont élevés, une cotisation subsidiaire peut vous être réclamée. Cette cotisation est calculée sur les revenus du capital dépassant un certain seuil, ce qui réduit encore l'intérêt du « tout dividendes ». Pour anticiper ces effets, une optimisation fiscale de la SASU bien construite doit intégrer ce paramètre dès la phase de conception du montage.

Les questions fréquentes sur le président de SAS non rémunéré

Peut-on être président de SAS sans se verser de salaire ?

Oui, c'est légal. Le mandat social du président de SAS n'impose aucune rémunération minimale. La décision revient aux associés ou à l'associé unique en SASU. L'absence totale de rémunération a cependant des conséquences sur la protection sociale et peut attirer l'attention de l'URSSAF si elle s'accompagne de dividendes.

Est-ce que l'URSSAF peut requalifier mes dividendes en salaire ?

Oui, via la procédure d'abus de droit prévue à l'article L243-7-2 du Code de la Sécurité Sociale. Si l'URSSAF estime que l'absence de rémunération combinée à des dividendes importants vise à éluder les cotisations sociales, elle peut requalifier tout ou partie des dividendes en rémunération et exiger les cotisations correspondantes, majorées de 20 %. Tout ce qu'il faut savoir sur les dividendes en SASU permet de mieux cerner les conditions dans lesquelles ce risque se matérialise.

Quelle est la différence entre travail dissimulé et abus de droit ?

Le travail dissimulé est une infraction pénale (art. L8221-5 du Code du travail) sanctionnée jusqu'à 3 ans de prison et 45 000 € d'amende. L'abus de droit est une procédure sociale de l'URSSAF qui entraîne un redressement de cotisations avec 20 % de pénalité. Pour un président de SAS non rémunéré, c'est l'abus de droit qui est le risque le plus courant.

Puis-je toucher le chômage (ARE) en étant président de SAS non rémunéré ?

Oui, le maintien de l'ARE est possible si vous ne percevez aucune rémunération de votre SAS. Les dividendes ne sont pas pris en compte par France Travail pour le calcul de l'ARE. Ce cumul ARE + dividendes reste toutefois un signal d'alerte majeur pour l'URSSAF. Les règles du cumul entre chômage et création d'entreprise encadrent précisément ce que vous pouvez faire ou non.

Quelle rémunération minimale pour éviter un redressement URSSAF ?

Il n'existe pas de seuil légal. Se verser même 500 à 1 000 € nets par mois démontre votre bonne foi et ouvre des droits sociaux de base. Documentez votre choix dans un PV d'assemblée pour renforcer votre position en cas de contrôle.

Un président de SASU non rémunéré risque-t-il autant qu'un président de SAS ?

Le risque est moindre en SASU. Quand l'associé unique est aussi le président, il n'existe aucun lien de subordination. En SAS multi-actionnaires, un président actif non rémunéré produit de la valeur pour les autres associés, ce qui renforce le risque de requalification. La différence entre SASU et SAS a des implications directes sur ce point.

Comment est calculé le redressement URSSAF sur des dividendes requalifiés ?

L'URSSAF recalcule les cotisations sociales (régime assimilé salarié, soit environ 78 % du net) sur le montant des dividendes requalifiés, sur une période pouvant remonter à 3 ans. S'y ajoute une majoration de 20 %. Pour 40 000 € de dividendes requalifiés, le redressement total peut atteindre environ 37 000 à 38 400 €.

Vaut-il mieux choisir l'ARE ou l'ARCE quand on crée une SAS ?

Cela dépend de votre besoin de trésorerie. L'ARE verse des allocations mensuelles tant que vous ne vous rémunérez pas. L'ARCE verse 60 % du capital restant de vos droits en 2 fois, ce qui permet d'injecter du capital au démarrage. L'ARCE est souvent préférée si vous devez financer un investissement initial.

Le président de SAS non rémunéré a-t-il droit à la sécurité sociale ?

Sans rémunération, le président n'a aucun droit au régime général (pas d'indemnités maladie, pas de retraite). La PUMA garantit le remboursement des soins de santé à toute personne résidant en France. Une cotisation subsidiaire peut être réclamée si vos revenus du capital sont élevés et vos revenus d'activité faibles.

Faut-il faire un PV d'assemblée pour justifier l'absence de rémunération ?

Ce n'est pas une obligation légale, mais c'est fortement recommandé. Un PV d'assemblée (ou une décision de l'associé unique en SASU) qui motive l'absence de rémunération est une preuve de bonne foi précieuse en cas de contrôle URSSAF. Renouvelez cette décision chaque année. Les obligations comptables d'une SAS incluent la tenue de ces documents, ce qui renforce leur valeur probante.

Sources & Références

Legifrance : Article L8221-5 - Code du travail

Legifrance : Article L243-7-2 - Code de la sécurité sociale

Service-Public : Fiscalité de la société par actions simplifiée (SAS)

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